Je marche dans le silence de l’aurore

Je marche dans le silence de l’aurore,
non loin de moi tintent
les cloches de la cathédrale Notre-Dame,

je longe les quais de Seine
où dorment des péniches,
les peupliers se courbent quand bruissent les rimes du vent,

mon sac à main se balance dessous mon bras,
tandis que résonne sur le bitume
la scansion de mes escarpins.

Je marche vers toi, ma Douce, mon Impératrice de lumière,
toi que j’ai rencontrée un jour de mai
pareil à celui-ci dans mon hameau du Maine,

ta tunique de lin voletait, dévoilant la clarté de ta grâce,
le fruit rouge de tes lèvres
murmurait l’océan de ta sensualité.

Je viens vers toi,
toi qui m’as fait découvrir
les orgues de nos amours si belles et si féminines

que psalmodiaient déjà
voilà vingt-cinq siècles Sappho et ses prêtresses,
je veux te tenir entre mes bras, et sentir tes seins contre les miens,

je veux te posséder à nouveau,
je veux entendre tes râles d’amour s’élever
vers les solives des cieux, et récolter le miel de ton corps,

je suis maintenant arrivée au bas de ton escalier,
je sais que tu m’attends, haletante,
dans quelques minutes,

nous nous retrouverons,
et nous glorifierons
le vin de nos blanches noces !

Sophie Rivière

Mes bras se referment sur moi

Tu es absente depuis quelques heures,
ma Douce, mon amante,
mes bras se referment sur moi,

je me nourris de ton ombre,
les arbres de notre borde connaissent
le sonnet de nos amours féminines

que nous enseignons à la Création
quand nous marchons
parmi les bois et les prés du Maine.

Je vénère les narcisses que tu as cueillies à l’aurore
alors que je dormais encore,
alanguie par les versets de notre union,

et les roses de notre quiétude,
je n’en peux plus,
je pleure, je veux te dire la force de ta sève,

la joliesse de tes traits,
et l’hymne de ta Grâce
quand je caresse l’amphore de tes hanches,

reviens mon amour, je t’en supplie.
Je vais, tremblante, dans notre boudoir,
je respire le taffetas de tes robes,

et les émaux de tes bas de soie
qui brillent
dans l’attente de ta Beauté,

soudain, je reconnais
la scansion de tes escarpins,
je vais à ta rencontre et

je t’épelle à genoux, en sanglotant de liesse,
face au zénith de ta présence,
l’ode de notre Jouissance et de notre tendresse !

Sophie Rivière

Mes bras se referment sur moi

Tu es absente depuis quelques heures,
ma Douce, mon amante,
mes bras se referment sur moi,

je me nourris de ton ombre,
les arbres de notre borde connaissent
le sonnet de nos amours féminines

que nous enseignons à la Création
quand nous marchons
parmi les bois et les prés du Maine.

Je vénère les narcisses que tu as cueillies à l’aurore
alors que je dormais encore,
alanguie par les versets de notre union,

et les roses de notre quiétude,
je n’en peux plus,
je pleure, je veux te dire la force de ta sève,

la joliesse de tes traits,
et l’hymne de ta Grâce
quand je caresse l’amphore de tes hanches,

reviens mon amour, je t’en supplie.
Je vais, tremblante, dans notre boudoir,
je respire le taffetas de tes robes,

et les émaux de tes bas de soie
qui brillent
dans l’attente de ta Beauté,

soudain, je reconnais
la scansion de tes escarpins,
je vais à ta rencontre et

je t’épelle à genoux, en sanglotant de liesse,
face au zénith de ta présence,
l’ode de notre Jouissance et de notre tendresse !

Sophie Rivière

Je te dirai des mélopées de douceur

Dès que je te revois, en notre chambre, sur notre couche,
ô mon aimée,
mon coeur flamboie de joie,
le vin de mon sang se souvient de tes baisers

que tu me distilles dessus
la félicité des saisons,
dessus le soleil de nos nuits de Grâce.
Aujourd’hui, je veux te posséder,

sentir contre moi la clarté de tes hanches,
et la rose de tes seins pigeonnants
qui se dressent arrogants
devant la ciselure de mes caresses,

je veux effeuiller lentement
ta robe de lin blanche,
ta culotte, tes bas de soie, et tes escarpins,
les jeter sur le sol, et entendre ton coeur

battre à l’unisson du mien,
puis, nue comme le vent des forêts,
agenouillée devant la cathédrale de ton pertuis,
je te dirai des mélopées de douceur,

le dais de ta rivière d’amour frémira
des heures durant sous ma langue et mes paumes,
tu hurleras de liesse, tu gémiras,
emportée par la houle de la Jouissance,

ô ma Fée de lumière, et
je laperai ton nectar d’amour,
je m’allongerai, épuisée
au creux de ton épaule,

et entremêlées
dans les bras l’une de l’autre,
nous vendangerons
les lys de notre passion et de notre tendresse !

Sophie Rivière

J’ai porté sur ton front des sonnets de volupté

Le Loir reflète
en son miroir d’azur,
sous le dais du printemps,

l’hymne de nos amours
si belles et si féminines,
ô mon amante,

au loin,
les arbres s’adossent
aux cathédrales des cieux,

nos robes de taffetas
voltigent
aux rires du vent.

Cette nuit
je t’ai murmuré
des odes de langueur,

ô ma Douce,
j’ai porté sur ton front
et ta bouche

des sonnets de volupté,
mes doigts ont découvert
les tertres de tes seins,

les aveux d’amour de ton pertuis,
et depuis lors, tu es devenue mienne,
mon Epousée.

A notre retour, en ma borde,
pour
preuve de notre amour,

tu inscriras,
en
lettres de cyprine,

à même notre couche,
le péan de notre passion,
et la Jouissance sans fin du sexe lesbien !

Sophie Rivière

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Kkkkkk
Vidro engraçado mas visível que é montagem

La clarté de ton Impudeur

Quand je retourne dans le Maine,
je repense à toi,
mon Epousée,

toi dont la robe flottait
dans l’écume du vent.
Ta longue chevelure brune

flottait aux haubans de ton dos,
tu étais si belle et si douce
que le monde se prosternait à ton approche,

et lors de nos joutes charnelles,
ta taille se cambrait, tu invoquais
en sanglotant de liesse la clarté de ton Impudeur,

tu étais ma Proie,
nous nous endormions, ensuite,
parmi notre couche dévastée,

seins contre seins,
sexe contre sexe,
sur les ressacs de la tendresse,

jusqu’à
nos
prochains abordages.

Tu as disparu un matin de printemps
sans mot dire, et depuis je te cherche
dessus l’archipel de notre Passion,

mais
je sais que je te retrouverai,
car nous sommes unies

par
l’amphore de nos amours
si belles et si féminines !

Sophie Rivière
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