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Les logiques de développement de l'oléiculture

Sur les rives de la Méditerranée, l’olivier est de plus en plus densément cultivé et représente un secteur d’activité en forte croissance. Cette activité va être accompagnée par le développement d’organisations professionnelles et fait l’objet d’une gestion publique. Ceci nous intéresse particulièrement car cela influence directement les stratégies de développement auxquelles nous nous intéressons.

Nous sommes donc en présence de deux corps de gestion : les organisations professionnelles et les institutions publiques d’aménagement du territoire. Chacune d’entre-elles est dotée de logiques propres qui, en principe, convergent vers un même objectif : favoriser le développement. Pour l’instant, entendons développement au sens économique du terme. Cela désigne, à minima, le maintien d’une activité mais implique l’idée d’un effort d’expansion.

Les organisations professionnelles, s’inscrivent dans une forme de logique plutôt corporative. Dans la configuration d’une économie de marché globalisée, la commercialisation des produits de l’olivier représente un challenge. Chaque nation, région ou terroir oléicole doit donc s’adapter à ces échanges régis par l’offre et la demande qui disqualifient souvent les zones où les coûts de productions sont élevés. Cet état de fait influence les secteurs agricoles.

En effet, un fort contexte concurrentiel et une tendance à la globalisation incitent ces secteurs de production à s’organiser et se structurer afin de pouvoir penser leur stratégie à des niveaux pertinents. Les filières professionnelles oléicoles n’échappent pas à cette tendance.

En parallèle, les institutions publiques territoriales ont leur propre logique. Nous avons vu que le développement d’une branche agricole consistait principalement à améliorer son activité. Les institutions d’aménagement du territoire, organiquement et légalement reliées aux instances professionnelles agricoles, sont investies d’une mission spécifique dont voici une définition générale :
« Le développement territorial est une transformation (du territoire, sociale, etc.) vers un mieux-être global, au moyen de démarches de projet, avec valorisation des ressources locales dans une vision à long terme. La mission du développement territorial est d’impulser, concevoir et animer des projets qui s’inscrivent dans une politique territoriale de développement durable, d’anticipation des mutations et dans une démarche de démocratie participative ». (G. Morin – 2006).

Nous percevons ici les points de convergence entre les deux logiques et en quelle mesure les exigences de performance des schémas de développement économiques et de gestion de l’aménagement du territoire des régions engendrent, de facto, une coopération bilatérale entre le secteur oléicole et les institutions publiques. L’objectif étant de favoriser le maintien et le développement de l’activité des secteurs socioéconomiques visés tout en les intégrant harmonieusement à ce que l’on appelle le développement territorial.
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L’Oléiculture : c’est quoi ?

Si l’on se réfère à la majorité des dictionnaires, l’oléiculture est tout simplement la culture de l’olivier au sens agricole du terme. Pourtant l’oléiculture semble évoquer d’autres notions.

Dans la vision que nous proposons, l’oléiculture dépasse le simple cadre de la culture d’un fruit. Ainsi, lors de sa mise en perspective, l’oléiculture renvoie à des pratiques et des procédés anciens, elle évoque une gamme variée de produits culinaires et cosmétiques, mais transporte aussi l’imaginaire et sculpte encore les paysages au gré de l’évolution de ses techniques culturales. Arbre maintes fois sacralisé, le port altier de l’olivier et sa générosité firent de lui une figure mythique, il n’en reste pas moins une culture agricole actuelle. Rites, fêtes et chants lui sont dédiés et de nombreuses communautés humaines ont calqué leurs rythmes de vie sur les siens.

Le concept d’oléiculture est certes, en première instance cultural mais aussi culturel.
Avec le temps, ce terme dont le sens premier était de désigner une technique agricole spécialisée, s’est rempli de sens et de références.

Le jargon économique est en cela symptomatique en désignant le « milieu de l’oléiculture », le « secteur agricole », etc. Cela revient à mettre en avant, dans un esprit systémique, le caractère polyvalent des activités qui s’articulent autour de l’olivier. Cette précision est importante car à chaque fois que sera utilisé le terme oléiculture c’est à cette polysémie que sera fait référence.

Actuellement l’olivier domine les paysages de beaucoup de nos régions : il représente une amélioration savante de la végétation naturelle; c’est une culture qui respecte l’environnement et qui, en plus de favoriser de nombreuses activités économiques et la création d’emplois, contribue d’une manière efficace à l’installation des populations et à leur niveau de vie.

Cependant, il comporte une dimension plus profonde: c’est un signe d’identité culturelle, un élément enraciné dans nos usages, coutumes et expressions, qui s’est consolidé, progressivement, jusqu’à devenir la souche essentielle de ce que l’on appelle la Culture Méditerranéenne.
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QU’EST CE QU’UNE ÉTUDE STRATÉGIQUE ET POURQUOI AUJOURD’HUI UNE NOUVELLE STRATÉGIE OLÉICOLE

La vision à court terme se brouille et se modifie quotidiennement et seule une vision à long terme se dégageant des contingences quotidiennes permet de tenir le cap sur des objectifs clairement identifiés.
La présente démarche est dite “Stratégique”.

Qu’est ce que cela veut dire et qu’est ce que cela implique à la fois au niveau de son contour mais également de ses résultats et pourquoi fallait-il aujourd’hui redéfinir une stratégie de développement du secteur oléicole ?

Il est difficile de proposer une définition de la stratégie sans aborder la tactique et la politique. Si les deux termes “Tactique” et “Stratégie” viennent de la Grèce antique à travers le langage militaire, ils ont aujourd’hui pénétré les domaines des mathématiques, de l’économie pour s’appliquer aux actions les plus diverses dès qu’elles requièrent organisation et calcul.

La tactique désigne la manière de combiner et d’optimiser les moyens pour atteindre des objectifs préalablement définis.

La politique représente quant à elle les voies suivies, les lignes de conduite adoptées qui donnent une cohésion à la gestion et à l’action quotidienne.

La stratégie, elle, s’inscrit plus dans la durée. C’est d’abord une règle de comportement et de prise de décision qui s’appuie sur des principes simples :
• une vision globale et à long terme,
• la prise en compte des incertitudes et des aléas,
• la définition d’objectifs précis et réalistes, et je voudrais à ce propos citer une définition de la stratégie empruntée à l’Encyclopédie Universalis :
«La stratégie consiste à faire concourir des moyens hétérogènes et des actions dissemblables à la réalisation d’objectifs globaux. Elle implique … la prise en considération … de variables de nature diverse, dont certaines parmi les plus importantes ne sont pas quantifiables. Elle combine les hommes et les choses, les grandeurs et les qualités, la nécessité et les aléas»

Alors que la tactique, dont relève notamment la planification à moyen terme, se meut dans un registre précis, la vision stratégique combine des actions variées et multiples pour atteindre un objectif global.

L’objectif recherché est de disposer d’une vision globale et à long terme qui intègre les incertitudes et les aléas pour aboutir à la définition d’objectifs précis et réalistes.
Alors qu’un plan définit une politique, des actions, des projets précis, une stratégie se situe à plus long terme. Elle définit une vision et des objectifs globaux et laisse à la tactique et à la politique le soin de définir les voies et moyens pour les atteindre.

La vision stratégique est rendue aujourd’hui nécessaire car l’Algérie a pris l’engagement de s’inscrire de manière graduelle mais irréversible dans un environnement économique international de plus en plus ouvert et soumis à la seule règle de la performance et de l’efficience.

La vision se doit donc aujourd’hui d’aller au delà de l’horizon 2014 pour s’inscrire dans une perspective stratégique à plus long terme et mettre en œuvre les actions et politiques de reconversion compétitive du secteur oléicole afin de le préparer à affronter le démantèlement tarifaire face à l’Europe dans des conditions plus avantageuses.
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Stratégies de développement de l'oléiculture

Le contexte général des logiques étant posé, nous comprenons qu’une planification pour un développement (économique et territorial) s’exprime en termes de stratégies.
Ceci est d’autant plus vrai que l’oléiculture, est un secteur multidimensionnel.

Une stratégie consiste à élaborer un plan d’action pour un objectif donné, en prenant en compte le maximum de paramètres du secteur analysé et en s’attachant à mesurer ses forces et ses faiblesses et y repérer les risques et les opportunités.

Partant du principe que toute activité économique doit être performante, elle doit être analysée et réajustée périodiquement sur le plan stratégique, afin de conserver sa compétitivité et améliorer ses résultats. L’élaboration d’une stratégie de développement nécessite de caractériser la performance de l’activité avant d’en envisager l’amélioration. Concernant l’oléiculture, le caractère multidimensionnel d’un tel secteur, les fluctuations économiques, les contraintes liées à l’environnement de l’activité, soulignent que la justesse de l’évaluation de la performance d’une activité, pour en définir une amélioration pertinente et durable, est un exercice incontournable.

Dans le contexte complexe d’une filière agricole et de ses marchés, l’analyse stratégique peut aujourd’hui, à l’image de l’industrie, faire appel à des méthodologies externalisées de diagnostic, d’analyse et d’aide à la décision.

Bien que les procédures participatives de décision publique aient l’ambition de prendre en compte le maximum de paramètres et s’efforcent de concilier les intérêts de nombreux acteurs, les multiples dimensions d’une filière rendent problématique le processus de décision. De fait, aucune solution particulière n’optimise l’ensemble des objectifs simultanément en raison de leurs caractères, parfois antagonistes, il n’existe pas de décision unique qui soit la meilleure simultanément pour tous les points de vue.
La problématique ici soulevée pourrait se résumer par une question : Comment peut-on optimiser le développement de la filière oléicole tout en prenant en compte la diversité des logiques des acteurs directs et indirects du secteur qui s’unissent dans un effort de lecture et de planification stratégique visant à améliorer les performances de ce dernier ?

En tout état de cause, l’amélioration de la filière ne pourra être constatée qualifiée, quantifiée que si la performance globale de cette filière a été caractérisée dans toute la complexité de ses strates. Formaliser l’évaluation objective des performances de la filière oléicole constitue l’objectif principal de cette démarche.

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"Avec fierté, j'accepte de faire partie de la communauté de l'Olivier. Je promets par mes paroles, mes écrits, mes actes, de me conduire en franc oléiculteur, de défendre l'olivier et toutes les vraies richesses tant matérielles que spirituelles, qu'il nous apporte, de pratiquer les vertus et les bienfaits qu'il représente, d'aider dans la mesure de mes moyens à maintenir et à promouvoir sa culture, d'œuvrer pour l'olivier, nourriture et lumière, symbole d'abondance, de sagesse et de paix, symbole de vie."
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