Post has attachment
Les Shuars sont un peuple de langue jivaro de la forêt amazonienne du pays nommé Equateur. Les Maikiuants sont des Shuars. Autrefois ils coupaient la tête de leurs ennemis et la « réduisaient » par ébullition puis séchage notamment. Aujourd’hui les guerres tribales ont cessé face à la menace que représente l’homme blanc et les Shuars sont devenus plus pacifiques. Ces « gardiens de la forêt » n’auront bientôt plus beaucoup d’espace vert à protéger car l’industrie minière (surtout) s’approprie peu à peu leurs terres.
Lien vers l’article d’ICRA, mouvement de solidarité avec les peuples autochtones dits « peuples premiers »

http://www.icrainternational.org/actions/?post=la-terre-des-maikiuants-menacee-par-lindustrie-miniere

Post has attachment
La civilisation naquit en Orient proche et moyen
-------------
Naissance du Néolithique puis de la Cité-Etat puis de l’impérialisme à vocation universelle… en Asie. Le Néolithique africain a été un concurrent assez différent de l’asiatique, mais ensuite l’Egypte est devenue assez rapidement un Etat unitaire alors qu’en Asie, on reste longtemps au stade de la Cité-Etat (sauf en Iran, une grande partie de son territoire actuel étant dominé par l’Elam, avec Suse pour capitale).
J’ai publié sur le site d’Atramenta un long article sur les Peuples et les langues en Asie à l’époque des premières Cités-Etats. On peut le télécharger gratuitement ou le lire sur le site. C’est une ébauche que je reverrai et que je complèterai plus tard, mais on peut déjà connaître ainsi le résultat actuel de mes investigations.
Voici un extrait de ce petit livre à propos de Sumer.
« Vers -5400, les sites des villes futures de la Basse Mésopotamie sont déjà présents sous forme de villages néolithiques, avec pratique abondante de l’agriculture et de l’élevage. Ils ressemblent alors à ceux de toutes les autres riches bourgades du croissant fertile. C’est au début du 4eme millénaire avant notre ère que se produit une révolution à l’intérieur de la révolution néolithique (en réalité, à l’intérieur du monde du chalcolithique) : la puissante cité nommée Uruk se transforme en une véritable VILLE. Cette révolution urbaine s’accompagne bientôt de la naissance de l’écriture à l’intérieur d’un temple vers -3300 (elle existait déjà en germe depuis plusieurs siècles auparavant sous des formes plus rudimentaires, incomplètes). La langue de ces premiers textes, le sumérien, est unique, isolée et très particulière. Mais elle nous est bien connue grâce aux traductions ultérieures des principales inscriptions et œuvres par les Akkadiens, un peuple de langue sémitique. Ainsi la langue du peuple « mystérieux » qui a créé la première grande civilisation n’appartient à aucun des groupes linguistiques existant aujourd’hui ! Et son isolement est aussi la cause de sa disparition précoce et totale (comme langue vivante en tout cas, car on en conserve une importante littérature). On ne sait rien sur l’origine de cette importante Nation : une légende veut qu’ils soient arrivés en Mésopotamie par la mer seulement au 4eme millénaire. Cela signifierait qu’ils apportaient la civilisation urbaine toute prête dans leurs bagages alors qu’elle n’existait encore nulle part ailleurs : ils seraient des sortes d’extra-terrestres. L’évolution de la Société sur place a sans doute plus influencé le changement que l’arrivée d’éléments extérieurs. La langue elle-même pourrait bien être autochtone : rien jusqu’à présent ne prouve le contraire. Plusieurs villages proches d’Uruk vont également devenir de véritables villes après -3000 : elles sont toutes également de langue sumérienne et elles adoptent et pratiquent la même écriture (cunéiforme). Elles sont toutes entourées d’une longue muraille, à l’extérieur de laquelle chacune revendique sa part de territoires pour l’agriculture et l’élevage. Elles subjuguent aussi les villages qui leur sont proches. Plutôt que de se fédérer entre elles volontairement, elles préfèrent rivaliser entre elles pour la suprématie dans de vains combats, aucune n’étant jamais capable de soumettre toutes les autres simultanément. Ainsi naît la Cité-Etat qui servira encore de modèle à la société grecque 2.500 ans plus tard. »

Pour lire gratuitement ou télécharger le livret sur le site, Utiliser le lien :
http://www.atramenta.net/lire/en-asie-du-neolithique-a-la-ville/61845

Post has attachment

Post has attachment
Langues et dialectes malais
---------

Le malais (bahasa melayu) était la langue de communication entre les tribus d’ethnies diverses de l’Insulinde, déjà avant la colonisation européenne. Avec ses dialectes puis langues nationales, il constitue la branche principale du groupe linguistique malayo-polynésien (nommé aussi « austronésien »). Ces langues austronésiennes sont agglutinantes avec suffixes, préfixes et infixes. Elles sont donc très différentes de celles du groupe indo-européen et du groupe chamito-sémitique, par exemple.
Outre sa fonction commerciale, le malais fut surtout la langue officielle de l’empire du Srivijaya centré sur Sumatra et qui comprenait la province Malayu (qui donna son nom à cette langue). C’était une thalassocratie conquérante et commerciale qui n’hésitait pas à recruter les pirates locaux. Cet Etat naquit vers le 7ème siècle de notre ère et tomba sous la domination javanaise au 14èms siècle. C’est dans cet Etat rival de Java (île où on parlait un dialecte local, toujours important aujourd’hui) que le malais est devenu une langue plus littéraire, avec quelques inscriptions dès les 7ème et 8ème siècles. Le malais a donc réussi à évincer le javanais et d’autres rivaux.
Les tribus parlant des dialectes malais très diversifiés étaient innombrables dans les actuelles Malaisie, Indonésie et Philippines surtout. Il est question de plus de 700 idiomes différents. Le malais était donc la langue standard de communication pour tous ces jargons. Il est aujourd’hui concurrencé par les langues nationales.
En effet, le malais a donné naissance à plusieurs langues nationales actuelles : le malaisien (bahasa malaysia, langue nationale de Malaisie), l’indonésien, le philippin, ainsi que la langue officielle du Brunei et celle de Singapour. Il est essentiel de distinguer le malais, prototype traditionnel pour tous ces idiomes, et le malaisien, langue nationale de l’Etat de Malaisie. Le malais était parlé essentiellement dans l’Insulinde tandis que le malaisien est une langue « améliorée » avec notamment beaucoup de vocabulaire étranger afin de l’adapter au monde moderne et de lui permettre de traduire la littérature mondiale. Il en va de même pour l’indonésien et le philippin, qui sont au départ des adaptations locales du malaisien et du malais.
Le malgache est issu de langues malaises particulières, de Bornéo notamment (le maanjan). Par la suite il y eut de nombreux emprunts au bantou, à l’arabe, au français. Les Malgaches auraient émigré vers l’Afrique avant 200 de notre ère, donc avant que l’Insulinde devienne hindouiste. Ils ont conservé un culte des ancêtres qui ressemble à celui de l’Indonésie « primitive ». Ils n’ont rien emprunté au vocabulaire du sanskrit, contrairement au malais de Srivijaya.

Lien pour des précisions sur la langue :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Malais_(langue)

Post has attachment
E con la lingua di Virgilio la sua bocca fu più dolce del miele:
“Romanos bibimus primum te consule fontes
Et Latiae cessit Graia Thalia togae”
“La prima volta, quando tu eri console,
Io venni a bere alle fonti romane,
Vinta la Musa greca
Dalla toga latina”.

Post has attachment
IL MONASTERO DI CAIRATE
IL MONASTERO DI CAIRATE
lucatraini.blogspot.com

Post has attachment
WOMEN WANT MOZART
WOMEN WANT MOZART
lucatraini.blogspot.com

Post has attachment
Ma nouvelle publication sur Atramenta à propos de dialectes de nos régions (du français ou du germanique). Peut être lue sur le site ou téléchargée gratuitement :

https://www.atramenta.net/lire/quelques-dialectes-de-nos-regions-franco-belges/70730

Post has attachment
IL DITTICO DI AOSTA Romanzo d'arte
IL DITTICO DI AOSTA Romanzo d'arte
lucatraini.blogspot.com

Post has attachment
Wait while more posts are being loaded