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Table des matières
SECTION 1

LES RELATIONS FAMILIALES

7 1 Comment parler avec mes parents ?

14 2 Pourquoi on n’arrête pas de se disputer ?

21 3 Comment obtenir plus de liberté ?

28 4 Pourquoi papa et maman ne sont plus ensemble ?

34 5 Comment accepter le remariage de mon père ou de ma mère ?

40 6 Comment bien m’entendre avec mes frères et sœurs ?

49 7 Suis-je prêt à quitter la maison ?

SECTION 2

TON IDENTITÉ

57 8 Comment choisir mes amis ?

64 9 Comment résister aux tentations ?

71 10 Pourquoi prendre soin de ma santé ?

77 11 Mais comment m’habiller ?

85 12 Comment avoir plus confiance en moi ?

91 13 Comment arrêter d’être aussi triste ?

98 14 Pourquoi ne pas en finir ?

105 15 Est-ce mal de vouloir un peu d’intimité ?

111 16 Est-ce normal que j’aie tant de mal à faire mon deuil ?

SECTION 3

À L’ÉCOLE ET EN DEHORS

121 17 Pourquoi ai-je peur de défendre mes croyances ?

128 18 Comment gérer mon stress à l’école ?

134 19 Devrais-je arrêter mes études ?

142 20 Comment m’entendre avec mon professeur ?

150 21 Comment gérer mon temps ?

156 22 Pris entre deux cultures : que faire ?

SECTION 4

SEXE, MORALITÉ ET AMOUR

165 23 Comment expliquer le point de vue biblique sur l’homosexualité ?

172 24 Faut-il qu’on couche ensemble ?

178 25 Comment arrêter de me masturber ?

183 26 “ Le sexe pour le sexe ” : est-ce mal ?

188 27 Pourquoi je ne plais pas aux garçons ?

195 28 Pourquoi je ne plais pas aux filles ?

203 29 Comment savoir si c’est vraiment de l’amour ?

212 30 Sommes-nous vraiment prêts pour le mariage ?

221 31 Comment surmonter une rupture ?

228 32 Comment me protéger des prédateurs sexuels ?

SECTION 5

COMPORTEMENTS AUTODESTRUCTEURS

237 33 Que dois-je savoir sur la cigarette ?

246 34 Qu’y a-t-il de mal à se soûler ?

252 35 Comment me libérer de la drogue ?

SECTION 6

TON TEMPS LIBRE

259 36 Suis-je accro aux nouvelles technologies ?

265 37 Pourquoi mes parents ne me laissent-ils pas m’amuser ?

SECTION 7

TA PRATIQUE RELIGIEUSE

273 38 Comment trouver du plaisir à adorer Dieu ?

282 39 Comment atteindre mes objectifs ?

289 Appendice : Les parents s’interrogent
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Chapitre 7
Suis-je prêt à quitter la maison ?
“ J’ai parfois l’impression qu’on me regarde de haut parce qu’à 19 ans j’habite toujours chez mes parents. Genre tu n’es pas adulte tant que tu ne vis pas seule. ” — Katie.

“ Je ne supporte pas, à bientôt 20 ans, de ne pas vraiment avoir mon mot à dire sur la façon de mener ma vie. Je pense quitter la maison. ” — Fiona.

SANS doute as-tu commencé à rêver d’indépendance bien avant d’être prêt à partir de chez toi. Et c’est normal : comme on l’a vu au chapitre 3, c’est Dieu qui à l’origine a voulu que les jeunes deviennent adultes et quittent un jour leur père et leur mère pour fonder leur propre famille (Genèse 2:23, 24 ; Marc 10:7, 8). Mais comment savoir si tu es vraiment prêt à partir ? En te posant trois questions importantes. Voici la première :

“ Quelle est ma motivation ? ”

Dans la liste ci-dessous, numérote par ordre d’importance les raisons pour lesquelles tu veux partir.

․․․․․ Échapper à des problèmes familiaux.
․․․․․ Avoir plus de liberté.
․․․․․ Gagner l’estime de mes amis.
․․․․․ Dépanner un(e) ami(e) qui cherche un(e) colocataire.
․․․․․ Faire du bénévolat dans une autre ville.
․․․․․ Apprendre à me débrouiller seul.
․․․․․ Soulager mes parents d’un poids financier.
․․․․․ Autre : ․․․․․
Ces raisons ne sont pas forcément mauvaises. La vraie question est : Quelle est ta motivation ? Si, par exemple, c’est juste pour échapper à des contraintes, tu risques d’avoir des surprises !

Danielle, qui a beaucoup appris en vivant ailleurs quelque temps à l’âge de 20 ans, explique : “ On a tous des contraintes d’une sorte ou d’une autre. Quand on s’assume, les horaires de travail ou un budget serré limitent ce qu’on peut faire. ” Carmen, qui a passé six mois à l’étranger, raconte : “ Ça m’a plu, mais j’avais souvent l’impression de ne pas avoir de temps libre ! Avec tout ce qu’il y avait à faire : nettoyage de l’appartement, réparations, désherbage, lessive, brossage du sol, etc. ”

Ne prends pas de décision hâtive sous la pression des autres (Proverbes 29:20). Même si tu as des raisons valables de partir, les bonnes intentions ne suffisent pas. Tu dois posséder certaines aptitudes. Ce qui nous amène à la deuxième question :

“ Y suis-je préparé ? ”

S’installer seul, c’est comme entreprendre une randonnée dans une région sauvage. T’y lancerais-tu sans savoir monter une tente, allumer un feu, cuisiner ou lire une carte ? Probablement pas ! C’est pourtant ce que font beaucoup de jeunes en partant de chez eux sans savoir tenir une maison.

“ L’homme astucieux est attentif à ses pas ”, a déclaré le roi Salomon (Proverbes 14:15). Pour déterminer si tu es prêt à franchir le pas, considère les points qui suivent. Coche ainsi : ✔ les aptitudes que tu possèdes, et ainsi : X celles qu’il te faut développer.

□ Savoir gérer son argent : “ Je n’ai jamais eu à payer moi-même quoi que ce soit, confie Serena, 19 ans. Ce qui me fait peur, si je pars de la maison, c’est de devoir établir un budget. ” Alors, comment apprendre à gérer ton argent ?

“ Un sage écoutera et gagnera en enseignement ”, affirme la Bible (Proverbes 1:5). Demande donc à tes parents à combien par semaine peuvent s’élever, pour une personne, les frais de loyer (ou de remboursement de crédit), de nourriture, et de voiture ou d’autres transports. Puis dis-leur de t’expliquer comment monter un budget et payer les factures*.

□ Savoir tenir une maison : Ce que Brian, 17 ans, redoute le plus s’il quitte la maison, c’est d’avoir à laver lui-même son linge. Comment vérifier si tu es prêt à te débrouiller tout seul ? Aron, 20 ans, suggère : “ Essaie de vivre une semaine comme si tu étais seul. Mange uniquement les aliments que tu te prépares et que tu vas acheter toi-même avec l’argent que tu as gagné. Porte les vêtements que tu laves et repasses. Fais tout ton ménage. Quand tu dois te rendre quelque part, vas-y par tes propres moyens, sans te faire emmener ou déposer. ” Ce petit exercice aura ce double intérêt : 1) il sera très formateur, et 2) il augmentera ta reconnaissance pour tout ce que font tes parents.

□ Savoir s’entendre avec les autres : T’entends-tu bien avec tes parents et tes frères et sœurs ? Non ? Alors tu penses peut-être que la vie sera plus facile quand tu auras emménagé avec un(e) de tes ami(e)s. Mais regarde ce que dit Eve, 18 ans : “ Deux de mes copines se sont mises en colocation. Avant, elles étaient les meilleures amies du monde. Mais la cohabitation était impossible. L’une était soigneuse ; l’autre, désordonnée. L’une était attachée à sa religion ; l’autre, pas tant que ça. Ça n’a pas du tout marché ! ”

Quelle est la solution ? Erin, 18 ans, observe : “ Quand on vit chez ses parents, on peut en apprendre beaucoup sur la façon de s’entendre avec les autres : on apprend à résoudre les problèmes et à faire des concessions. J’ai remarqué que ceux qui partent pour éviter les désaccords avec leurs parents apprennent à fuir les conflits, pas à les régler. ”

□ Pratiquer personnellement sa religion : Certains quittent le foyer avec l’intention précise d’échapper à la pratique religieuse de leurs parents. D’autres, pourtant déterminés à conserver un bon programme d’étude biblique et d’activités cultuelles, prennent vite de mauvaises habitudes. Comment éviter ‘ le naufrage de ta foi* ’ ? — 1 Timothée 1:19.

Jéhovah Dieu veut que chacun se convainque personnellement de ce qu’il croit (Romains 12:1, 2). Fixe-toi un bon programme d’étude biblique et d’activités cultuelles, et respecte-le. Que dirais-tu de l’écrire sur un calendrier et de voir si tu es capable de le suivre pendant un mois sans que tes parents soient derrière toi ?

Pour finir, voici la troisième question :

“ Quel est mon objectif ? ”

Veux-tu partir pour fuir des problèmes ? Pour te libérer de l’autorité parentale ? Si oui, tu te focalises sur ce que tu laisses, pas sur ce qui t’attend. C’est comme essayer de conduire une voiture les yeux fixés sur le rétroviseur : on est si préoccupé par ce dont on s’éloigne qu’on ne voit pas ce qu’il y a devant. Moralité : ne te concentre pas sur l’idée de quitter la maison ; vise un objectif valable.

De jeunes adultes Témoins de Jéhovah déménagent pour aller évangéliser ailleurs dans leur pays ou même à l’étranger. D’autres pour participer à la construction de lieux de culte ou être volontaires dans un siège national des Témoins de Jéhovah. D’autres encore trouvent judicieux d’habiter seuls quelque temps avant de se marier*.

Quel que soit ton objectif, réfléchis-y bien. “ Les projets de l’homme actif sont tout profit, dit encore la Bible, mais celui qui agit avec précipitation n’arrive qu’à la misère. ” (Proverbes 21:5, Segond 21). Écoute les conseils de tes parents (Proverbes 23:22). Prie. Puis prends ta décision à la lumière des principes bibliques examinés dans ce chapitre.

La vraie question n’est pas : ‘ Suis-je prêt à quitter la maison ? ’ mais : ‘ Suis-je prêt à tenir une maison ? ’ Si tu réponds oui à la deuxième question, c’est sans doute que tu es prêt à voler de tes propres ailes.

[Notes]

Lis également à ce sujet le chapitre 19 du volume 2.

Lis également à ce sujet les chapitres 34 et 35 du volume 2.

Dans certaines cultures, la coutume veut que les enfants, les filles en particulier, restent chez leurs parents jusqu’au mariage. La Bible ne donne aucune recommandation précise à ce sujet.

VERSET BIBLIQUE CLÉ

“ L’homme quittera son père et sa mère. ” — Matthieu 19:5.

UN CONSEIL

Pendant une période, paie à tes parents tout ce que tu leur coûtes en nourriture, en logement, etc. Si tu ne peux pas ou ne veux pas couvrir tes frais alors que tu es encore chez eux, c’est que tu n’es pas vraiment prêt à vivre seul.

LE SAIS-TU... ?

Les raisons pour lesquelles tu veux partir peuvent déterminer si tu seras heureux ou malheureux après coup.

MON PLAN DE BATAILLE

L’objectif que j’aimerais atteindre en quittant la maison est : ․․․․․

Ce que j’aimerais demander à mon père et/ou à ma mère à ce sujet : ․․․․․

QU’EN PENSES-TU ?

● Quels avantages as-tu à rester un certain temps à la maison, même si la vie n’y est pas facile ?
● Tant que tu es chez tes parents, que peux-tu faire qui à la fois profite à ta famille et te prépare à tenir un jour une maison ?
[Entrefilet, page 52]

“ C’est normal de vouloir son indépendance. Mais si on s’en va juste pour échapper à des règles, tout ce que ça montre, c’est qu’on n’est pas vraiment prêt. ’’ — Aron.

[Illustration, pages 50, 51]

Quitter la maison, c’est comme entreprendre une randonnée dans une région sauvage. Il faut acquérir certaines aptitudes avant de se lancer.

Chapitre 6
Comment bien m’entendre avec mes frères et sœurs ?
Sur une échelle de 1 à 5 (1 pour “ distante ” et 5 pour “ étroite ”), où situerais-tu ta relation avec tes frères et sœurs ? ․․․․․

CERTAINS frères et sœurs sont très proches. Felicia, 19 ans, commente : “ Ma sœur Irena, qui a 16 ans, est une de mes meilleures amies. ” Carly, 17 ans, dit à propos d’Éric, son frère de 20 ans : “ On s’entend super bien. On ne se dispute jamais. ”

Beaucoup, par contre, sont comme Lauren et Marla. “ On se dispute pour tout, dit Lauren, même pour des bêtises. ” Peut-être te retrouves-tu en Alice, 12 ans, qui dit de son frère Dennis, 14 ans : “ Il me tape sur les nerfs ! Il déboule dans ma chambre et ‘ emprunte ’ des trucs sans demander. Un vrai gamin ! ”

L’un de tes frères et sœurs a-t-il le don de te taper sur les nerfs ? Évidemment, c’est à tes parents de maintenir l’ordre dans la famille. Mais il faudra bien qu’un jour tu apprennes à t’entendre avec les autres. Commence donc à la maison.

Repense à vos disputes. Quelle en est la cause la plus fréquente ? Ci-dessous, coche (✔) le genre de situation qui te fait bouillir.

□ Affaires personnelles. Mon frère (ou ma sœur) “ emprunte ” mes affaires sans demander.
□ Caractères opposés. Il (ou elle) est égoïste ou tête en l’air ou essaie de régenter ma vie.
□ Vie privée. Il (ou elle) entre dans ma chambre sans frapper, ou lit mes mails ou mes textos sans permission.
□ Autre : ․․․․․
Si ton frère ou ta sœur t’énerve constamment, en faisant son petit chef ou en étant envahissant, ce peut être difficile de ne pas accumuler de rancune. Or la Bible déclare : “ Un coup sur le nez fait jaillir le sang, et un coup de colère provoque des querelles. ” (Proverbes 30:33, Bible des peuples). En effet, aussi sûrement qu’un coup sur le nez te ferait saigner, la rancune accumulée finirait par te faire exploser de rage. La situation ne ferait qu’empirer (Proverbes 26:21). Comment empêcher qu’une contrariété dégénère en déchaînement de colère ? Commence par discerner le vrai problème.

Cherche la cause

Les conflits entre frères et sœurs, c’est un peu comme de l’acné. Le symptôme de l’acné, ce sont d’affreux boutons, mais la cause, c’est une infection. De même, une affreuse dispute n’est souvent que le symptôme d’un problème plus profond.

On peut tenter de traiter un bouton en le perçant, mais dans ce cas-là on ne s’attaque qu’au symptôme, et on risque d’aggraver l’infection ou de garder une cicatrice. Mieux vaut soigner l’infection, ce qui préviendra de nouvelles éruptions. C’est pareil pour les conflits entre frères et sœurs. Apprends à discerner le problème de fond. Ainsi, sans t’arrêter à l’incident, tu t’attaqueras directement à sa cause. Tu appliqueras également ce conseil du sage roi Salomon : “ La perspicacité d’un homme retarde sa colère. ” — Proverbes 19:11.

Revenons sur la réflexion d’Alice à propos de son frère : “ Il déboule dans ma chambre et ‘ emprunte ’ des trucs sans demander. ” Ça, c’est l’incident. Mais quel est selon toi le vrai problème ? Sans doute une question de respect. Alice peut essayer de résoudre la situation en interdisant à Dennis d’entrer dans sa chambre ou de toucher à ses affaires. Mais cette solution ne traite que le symptôme et mènera probablement à d’autres crises. Par contre, si Alice parvient à convaincre son frère de respecter son intimité et sa propriété, leur relation s’améliorera sûrement.

Apprends à résoudre ou à éviter les conflits

Évidemment, cerner le problème n’est qu’un début. Que faire pour le régler de manière à éviter d’autres querelles ? Nous te proposons six suggestions.

1. Établis avec lui (ou elle) des règles de base. Qu’as-tu coché à la page 41 ? En fonction de ta réponse, essaie d’établir avec ton frère ou ta sœur quelques règles sur lesquelles vous serez d’accord et qui s’attaqueront au problème de fond. Par exemple, si tu as coché “ affaires personnelles ”, la règle numéro un pourrait être : “ Toujours demander avant de prendre un objet qui appartient à quelqu’un d’autre. ” Et la numéro deux : “ Respecter le droit de mon frère ou de ma sœur de dire : ‘ Ne touche pas à ça ! ’ ” N’oublie pas ce commandement de Jésus : “ Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, de même vous aussi, vous devez le faire pour eux. ” (Matthieu 7:12). Comme cela, vous fixerez des règles faciles à suivre tant pour toi que pour ton frère ou ta sœur. Puis discutez-en avec vos parents pour savoir s’ils sont d’accord avec votre arrangement. — Éphésiens 6:1.

2. Joue le jeu. L’apôtre Paul a écrit : “ Toi, [...] l’homme qui enseigne quelqu’un d’autre, tu ne t’enseignes pas toi-même ? Toi, l’homme qui prêche : ‘ Ne vole pas ’, tu voles ? ” (Romains 2:21). Quelle leçon en tirer ? Par exemple, si tu veux que ton frère ou ta sœur respecte ton intimité, tu dois, toi aussi, frapper avant d’entrer dans sa chambre, ou demander avant de lire ses mails ou ses textos.

3. Ne sois pas susceptible. Voilà un bon conseil. En effet, comme le déclare la Bible, “ seuls les sots se mettent en colère facilement ”. (Ecclésiaste 7:9, Parole de Vie.) Si tu te fâches pour un rien, ta vie sera un cauchemar. C’est sûr, tes frères et sœurs feront ou diront des choses qui te contrarieront. Mais réfléchis : ne t’est-il pas arrivé de leur faire pareil (Matthieu 7:1-5) ? “ À 13 ans, je me croyais meilleure que tout le monde, se souvient Jenny, je pensais que mon point de vue était le plus important et qu’il fallait absolument m’écouter. En ce moment, ma petite sœur passe par là, alors j’essaie de ne pas trop m’irriter de ce qu’elle dit. ”

4. Pardonne et oublie. Les désaccords graves, il faut en parler et les résoudre. Mais es-tu obligé de réclamer des comptes pour la moindre erreur ? Jéhovah Dieu est content quand tu es disposé à “ passer sur la transgression ”. (Proverbes 19:11.) Alison, 19 ans, témoigne : “ En général, ma sœur Rachel et moi arrivons à régler nos différends. On se demande facilement pardon, puis on s’explique ce qui a déclenché la dispute. Des fois, j’attends le lendemain avant de remettre une question sur le tapis. Et souvent, au réveil, c’est comme si l’ardoise était effacée ; je n’ai même plus besoin d’en parler. ”

5. Demande l’arbitrage de tes parents. Si tu n’arrives pas à régler un problème important, tes parents peuvent t’aider à faire la paix (Romains 14:19). Mais sache que la capacité de résoudre les conflits sans faire appel aux parents est un signe de véritable maturité.

6. Sois sensible aux qualités de tes frères et sœurs. Ils ont certainement des qualités que tu admires. Inscris ci-dessous un trait de caractère que tu apprécies chez chacun d’eux.

Prénom Ce que j’apprécie chez lui (ou elle)
․․․․․ ․․․․․
Au lieu de te focaliser sur les défauts de tes frères et sœurs, cherche une occasion de leur dire ce que tu admires chez eux ! — Psaume 130:3 ; Proverbes 15:23.

La Bible reconnaît qu’un frère ou une sœur n’est pas toujours l’ami le plus proche qu’on puisse avoir (Proverbes 18:24). Cela dit, tu renforceras ton amitié avec tes frères et sœurs si tu “ continue[s] ” à les “ supporter ”, même quand tu as un “ sujet de plainte ” justifié (Colossiens 3:13). En agissant ainsi, tu les trouveras probablement moins énervants, et toi, qui sait ? tu les énerveras moins !

DANS LE CHAPITRE SUIVANT

Comment savoir si tu es vraiment prêt à quitter la maison ?

VERSET BIBLIQUE CLÉ

“ Que [ta] nature raisonnable soit connue de tous. ” — Philippiens 4:5.

UN CONSEIL

Si tu t’entends mal avec un de tes frères et sœurs, vois le bon côté des choses : il ou elle te donne l’occasion de cultiver des qualités qui te seront précieuses toute ta vie !

LE SAIS-TU... ?

Quand tu auras quitté la maison, il t’arrivera de côtoyer des gens (collègues de travail ou autres) impolis, indélicats ou égoïstes. Et ce sera énervant. Le foyer est l’endroit idéal pour apprendre à réagir pacifiquement face à de tels défauts.

MON PLAN DE BATAILLE

Voici quelques règles de base que je pourrais établir avec mon frère ou ma sœur : ․․․․․

Ce que je compte faire pour moins énerver mon frère ou ma sœur : ․․․․․

Ce que j’aimerais demander à mon père et/ou à ma mère à ce sujet : ․․․․․

QU’EN PENSES-TU ?

● Pourquoi est-ce important de différencier l’incident du problème de fond ?
● À ton avis, quels sont les avantages d’avoir des frères et sœurs ?
[Entrefilet, page 46]

“ Sans mes frères et sœurs, mes meilleurs souvenirs partiraient en fumée. J’ai envie de dire à ceux qui ont des frères et sœurs : ‘ Soyez conscients de la chance que vous avez ! ’ ’’ — Marilyn.

[Encadré, page 42]

Fiche de réflexion

Discerne le vrai problème

Envie d’affûter ton discernement dans ce domaine ? Si oui, lis la parabole de Jésus dans laquelle un fils part de chez lui et dilapide son héritage (Luc 15:11-32). Remarque la façon dont son frère aîné réagit en le voyant revenir. Puis réponds aux questions suivantes :

Quel incident déclenche la réaction de l’aîné ? ․․․․․

D’après toi, quel est le problème de fond ? ․․․․․

Comment le père s’efforce-t-il de régler le problème ? ․․․․․

Que doit faire le fils aîné pour régler le problème ? ․․․․․

Maintenant, réfléchis à une dispute que tu as eue récemment avec ton frère ou ta sœur. Puis inscris tes réponses après chaque question. ․․․․․

Quel incident a mis le feu aux poudres ? ․․․․․

D’après toi, quel est le problème de fond ? ․․․․․

De quelles règles de base pourriez-vous convenir ensemble, qui s’attaqueraient à ce problème de manière à empêcher d’autres conflits ? ․․․․․

[Illustration, page 43]

Les conflits entre frères et sœurs, c’est un peu comme de l’acné : pour les traiter, il faut s’attaquer à la cause et pas qu’au symptôme.

Chapitre 2
Pourquoi on n’arrête pas de se disputer ?
Dans le scénario de la page suivante, Rachel contribue à la dispute de trois façons. Vois-tu lesquelles ? Écris tes réponses ci-dessous, puis compare-les avec l’encadré “ Réponses ” à la page 20.

․․․․․

Mercredi soir. Rachel, 17 ans, a fini ses tâches ménagères et s’offre une pause bien méritée. Enfin ! Elle allume la télé et s’affale dans son fauteuil préféré.

Pile à ce moment-là, sa mère apparaît dans l’embrasure de la porte. Elle n’a pas l’air contente. “ Rachel ! Pourquoi tu perds ton temps devant la télé alors que tu es censée aider ta sœur à faire ses devoirs ? Tu ne fais jamais ce qu’on te dit ! ”

“ Et allez, ça recommence ”, marmonne Rachel, assez fort pour être entendue.

Sa mère se penche : “ Quoi ? Qu’est-ce que tu as dit, là ? ”

“ Rien, m’man ”, soupire Rachel en levant les yeux au ciel.

À présent, sa mère est vraiment en colère. “ Ne me parle pas sur ce ton ! ” lance-t-elle.

“ Et toi, tu as vu sur quel ton tu me parles ? ” rétorque Rachel.

Finie la pause... C’est parti pour une nouvelle dispute.

LE SCÉNARIO ci-dessus te rappelle-t-il quelque chose ? Est-ce constamment la guerre entre toi et tes parents ? Si oui, prends un instant pour analyser la situation. Quels sont les sujets les plus brûlants ? Coche (✔) une ou plusieurs des cases ci-dessous, ou complète la mention “ Autre ”.

□ Mentalité.
□ Tâches ménagères.
□ Habillement.
□ Heure de rentrée.
□ Divertissements.
□ Amis.
□ Sexe opposé.
□ Autre : ․․․․․
Quel qu’en soit le sujet, les disputes te rendent malade, toi autant que tes parents. Bien sûr, tu pourrais te mordre la langue et faire semblant d’être d’accord avec tout ce qu’ils disent. Mais est-ce là ce que Dieu veut ? Non. C’est vrai que la Bible te demande d’“ honore[r] ton père et ta mère ”. (Éphésiens 6:2, 3.) D’un autre côté, elle t’encourage à développer ta “ capacité de réflexion ” et à utiliser ta “ raison ”. (Proverbes 1:1-4 ; Romains 12:1.) Cela t’amène inévitablement à savoir ce que tu veux, et certaines de tes convictions diffèrent de celles de tes parents. Toutefois, dans les familles qui appliquent les principes bibliques, parents et adolescents savent communiquer paisiblement, même quand ils ne sont pas du même avis. — Colossiens 3:13.

Comment t’exprimer sans qu’une banale conversation dégénère en guerre ouverte ? C’est facile de dire : “ C’est le problème de mes parents. C’est quand même eux qui sont toujours sur mon dos ! ” Mais réfléchis : peux-tu changer les autres, y compris tes parents ? Non. En réalité, la seule personne que tu peux changer, c’est toi. Et la bonne nouvelle, c’est que, si tu fais ta part pour apaiser la tension, il y a plus de chances que tes parents t’écoutent jusqu’au bout sans s’énerver quand tu as quelque chose à dire.

Voyons donc ce que tu peux faire, toi, pour enterrer la hache de guerre. Applique les suggestions qui suivent, et tu risques fort d’épater tes parents, et toi-même, tant tu deviendras un as de la communication.

● Réfléchis avant de répondre. Quand tu te sens agressé, ne sors pas la première chose qui te passe par la tête. Suppose que ta mère s’écrie : “ Pourquoi tu n’as pas fait la vaisselle ? Tu ne fais jamais ce qu’on te dit ! ” Une réponse impulsive serait : “ Pourquoi tu ne me lâches pas ? ” Fais plutôt marcher ta “ capacité de réflexion ”. Essaie de percevoir ce qui se cache derrière les mots. Généralement, une phrase qui contient un “ toujours ” ou un “ jamais ” n’est pas à prendre au pied de la lettre. Par contre, elle révèle un sentiment non exprimé. Lequel ?

Peut-être la contrariété : ta mère croule sous le ménage et a juste besoin d’être rassurée, de savoir qu’elle peut compter sur ton soutien. Dans ce cas, dire : “ Pourquoi tu ne me lâches pas ? ” ne te mènera à rien... sauf sans doute à une dispute. Et si, au contraire, tu tranquillisais ta mère, en disant par exemple : “ Tu as l’air contrariée, maman. Je fais la vaisselle tout de suite. ” Mais, attention, sans ironie ! Sois compréhensif, et ta mère sera plus disposée à s’adoucir et à t’expliquer où est le vrai problème*.

Écris ci-dessous une remarque de ton père ou de ta mère qui t’énerverait si tu ne te retenais pas.

․․․․․
Maintenant, imagine une réponse compréhensive qui tiendrait compte du sentiment caché derrière la remarque.

․․․․․
● Parle respectueusement. Michelle sait par expérience que la manière dont elle parle à sa mère est importante. “ Quel que soit le sujet, maman finit toujours par me reprocher le ton que j’utilise. ” Si c’est souvent pareil pour toi, apprends à parler doucement et lentement ; ne lève pas les yeux au ciel et ne donne pas d’autres signes non verbaux d’agacement (Proverbes 30:17). Si tu sens que tu vas exploser, fais une brève prière dans ta tête (Nehémia 2:4). Évidemment, pas pour que Dieu empêche tes parents d’être toujours sur ton dos, mais pour que tu te maîtrises et ne jettes pas d’huile sur le feu. — Jacques 1:26.

Ci-dessous, inscris quelques réactions verbales et non verbales que tu as tendance à avoir et que tu ferais bien d’éviter.

Réactions verbales (ce que tu dis) :

․․․․․
Réactions non verbales (mimiques, langage du corps) :

․․․․․
● Écoute. “ Qui parle trop cause forcément du tort ”, affirme la Bible (Proverbes 10:19, BFC). Veille donc à laisser parler ton père ou ta mère, et prête-lui toute ton attention. Ne lui coupe pas la parole pour te justifier. Bref, écoute. Ensuite, quand il ou elle aura terminé, tu auras tout loisir de poser des questions ou d’exposer ton point de vue. Par contre, si tu campes sur tes positions et insistes pour être entendu tout de suite, tu risques d’envenimer la situation. Même si tu as des choses à ajouter, pour l’instant c’est “ un temps pour [te] taire ”. — Ecclésiaste 3:7.

● Sois prêt à demander pardon. C’est toujours bien de dire : “ Je suis désolé ” pour avoir, d’une manière ou d’une autre, contribué au conflit (Romains 14:19). Tu peux même dire que tu es désolé qu’il y ait conflit. Si tu as du mal à le faire de vive voix, écris un petit mot. Puis va plus loin en corrigeant le comportement qui a contribué à déclencher l’incident (Matthieu 5:41). Par exemple, si la dispute a éclaté parce que tu n’as pas accompli une certaine tâche, surprends donc tes parents en t’en acquittant ! Même si cette tâche te rebute, n’est-ce pas mieux de l’effectuer, plutôt que de subir les foudres de tes parents lorsqu’ils constateront qu’elle n’a pas avancé (Matthieu 21:28-31) ? Réfléchis à tout ce que tu gagnerais à faire ta part pour réduire la tension entre tes parents et toi.

Les familles heureuses ont des conflits, mais elles savent les régler dans la paix. Applique les suggestions de ce chapitre, et tu verras que tu es capable d’aborder même des sujets explosifs avec tes parents... sans dispute !

DANS LE CHAPITRE SUIVANT

Que faire si tu penses que tes parents devraient t’accorder plus de liberté ?

[Note]

Lis également à ce sujet le chapitre 21 du volume 2.

VERSET BIBLIQUE CLÉ

“ Le juste réfléchit bien avant de répondre. ” — Proverbes 15:28, Bible du Semeur.

UN CONSEIL

Quand tes parents te parlent, éteins ta musique, pose ton livre ou ta revue, et regarde-les dans les yeux.

LE SAIS-TU... ?

En t’efforçant de résoudre ou d’empêcher les conflits, tu te faciliteras la vie. La Bible affirme en effet : “ La bonté fait du bien à celui qui l’exerce. ” — Proverbes 11:17, Bible en français courant.

MON PLAN DE BATAILLE

La suggestion de ce chapitre que j’ai le plus besoin de suivre est : ․․․․․

Je décide d’appliquer cette suggestion à partir de (inscrire une date) : ․․․․․

Ce que j’aimerais demander à mon père et/ou à ma mère à ce sujet : ․․․․․

QU’EN PENSES-TU ?

● Pourquoi certains jeunes pensent-ils que c’est bien d’avoir le dernier mot ?
● Pourquoi Jéhovah Dieu considère-t-il que les querelleurs sont sots ? — Proverbes 20:3.
● Qu’as-tu à gagner personnellement à réduire la tension entre tes parents et toi ?
[Entrefilet, page 18]

“ Parfois, ma mère me dit : ‘ Je suis désolée ’ en me serrant dans ses bras, et c’est chouette. Après, on peut passer à autre chose. Moi aussi, j’essaie de faire ça. Quand je ravale ma fierté et que je dis sincèrement : ‘ Je suis désolée ’, ça aide, même si, j’avoue, ce n’est pas facile ! ’’ — Lauren.

[Encadré, page 20]

Réponses

1. Le sarcasme (“ Et allez, ça recommence ”) n’a fait qu’attiser la colère de la maman.

2. La mimique (lever les yeux au ciel) n’a fait qu’envenimer les choses.

3. L’insolence (“ Et toi, tu as vu sur quel ton tu me parles ? ”) se retourne presque toujours contre soi.

[Illustration, page 19]

Te disputer avec tes parents, c’est comme courir sur un tapis de jogging : tu dépenses beaucoup d’énergie, mais tu ne vas nulle part.

Un modèle : Jacob
Ésaü et Jacob sont deux frères qui ne se parlent plus depuis des années. En effet, Ésaü déteste Jacob. Jacob n’a rien fait de mal, pourtant c’est lui qui prend l’initiative de renouer. Il fait des concessions. Il ne cherche pas à gagner une bataille, mais à gagner l’affection de son frère. Il ne transige pas avec ses principes, mais il n’exige pas non plus des excuses pour pouvoir faire la paix avec son frère. — Genèse 25:27-34 ; 27:30-41 ; 32:3-22 ; 33:1-9.

Comment règles-tu les disputes avec ton frère, ta sœur, ton père ou ta mère ? Sans doute penses-tu parfois que tu as absolument raison, et lui ou elle absolument tort. Dans ces situations, attends-tu que l’autre fasse le premier pas ? Ne peux-tu pas imiter Jacob ? Quand il n’y a pas de principes bibliques en jeu, seras-tu prêt à faire des concessions pour préserver la paix (1 Pierre 3:8, 9) ? Jacob n’a pas laissé l’orgueil diviser sa famille. Il s’est humilié et a regagné son frère. N’agiras-tu pas de même avec les membres de ta famille ?

Chapitre 5
Comment accepter le remariage de mon père ou de ma mère ?
TON père ou ta mère est rayonnant(e) le jour de son remariage. Mais toi, tu es tout sauf joyeux ! Pourquoi ? Parce que cette union anéantit ton espoir de revoir tes parents vivre ensemble. Ou bien, plus douloureux encore, parce qu’elle suit de près la mort de ton autre parent.

Qu’as-tu ressenti quand ton père ou ta mère s’est remarié(e) ? Coche (✔) ta réponse.

Je me suis senti...

□ Heureux.
□ Angoissé.
□ Trahi.
□ Jaloux de mon beau-parent.
□ Coupable de trahison parce que je commençais à aimer mon beau-parent.
Si tu t’es senti coupable de trahison, c’est probablement par fidélité à ton parent absent. Mais, peu importe la raison, si tu éprouves un sentiment négatif, tu l’exprimes peut-être de façons destructrices.

Par exemple, tu t’emploies à empoisonner la vie de ton beau-parent. Tu essaies même de semer la zizanie entre ton parent et ton beau-parent dans l’espoir de les désunir. Cependant, un proverbe prévient : “ Celui qui sème le trouble dans sa famille héritera le vent ”, autrement dit n’aboutira à rien (Proverbes 11:29, Bible du Semeur). Ne tombe pas dans ce piège. Tu peux gérer le désordre de tes sentiments de façons plus constructives. Analysons trois problèmes.

1er problème : Accepter l’autorité d’un beau-parent

Ce n’est pas facile d’avoir à obéir à un nouveau parent. Quand il te demande de faire quelque chose, tu pourrais être tenté de crier : “ Tu n’es pas mon vrai père/ma vraie mère ! ” Ça te ferait peut-être du bien cinq minutes, mais ce serait terriblement immature.

Par contre, accepter son autorité est une façon de suivre le conseil biblique de ‘ raisonner comme un adulte ’. (1 Corinthiens 14:20, Bible des peuples.) En effet, il remplit envers toi les devoirs d’un parent biologique et mérite donc ton respect. — Proverbes 1:8 ; Éphésiens 6:1-4.

La discipline de ton beau-parent est en général l’expression de son amour et de son intérêt pour toi (Proverbes 13:24). “ Bien sûr que mon beau-père nous discipline, dit Yvonne, 18 ans, mais c’est ce que tout père normal est censé faire. Je pense que, si je repoussais ses conseils, je montrerais que je n’en ai rien à faire qu’il ait pris soin de nous matériellement et spirituellement au fil des années. Ce serait ingrat. ”

Cela dit, tu as peut-être des sujets de plainte légitimes. Dans ce cas, montre-toi ‘ adulte ’ en suivant cette recommandation de Colossiens 3:13 : “ Continuez à vous supporter les uns les autres et à vous pardonner volontiers les uns aux autres, si quelqu’un a un sujet de plainte contre un autre. ”

Inscris deux qualités (ou plus) de ton beau-parent.

․․․․․
Pourquoi peut-on dire que tu respecteras davantage ton beau-parent si tu te concentres sur ses qualités ?

․․․․․
2e problème : Apprendre à partager et à faire des concessions

“ Mon père s’est remarié deux fois, raconte Aaron, 24 ans. À chaque fois, j’ai eu du mal à avoir de l’affection pour ma nouvelle famille. Au début, c’étaient des étrangers pour moi, mais on m’a dit que j’étais bien obligé de les aimer. Je ne savais plus où j’en étais. ”

C’est peut-être dur pour toi aussi. Par exemple, tu dois renoncer à ton statut d’aîné(e) ou d’enfant unique. Ou, si tu es un garçon, tu as depuis longtemps le sentiment d’être l’homme de la maison, et te voilà détrôné par ton beau-père. Ou encore, tu vis la même chose qu’Yvonne : “ Comme mon père biologique ne s’est jamais occupé de maman, j’étais habituée à l’avoir pour moi toute seule. Mais depuis qu’elle s’est remariée, mon beau-père est aux petits soins pour elle. Ils passent du temps ensemble, ils parlent ensemble. Au début, je trouvais qu’il me la volait. Mais bon, à force, j’ai réussi à m’adapter. ”

Comment t’adapter, toi aussi ? “ Que votre nature raisonnable soit connue de tous les hommes ”, préconise la Bible (Philippiens 4:5). “ Nature raisonnable ” rend un terme grec signifiant “ indulgent, conciliant ” ; il désigne l’état d’esprit de celui qui n’insiste pas sur ses droits. Comment appliquer ce conseil ? 1) Ne ressasse pas le passé (Ecclésiaste 7:10). 2) Sois disposé à partager avec ton beau-parent et ses enfants (tes quasi-frères et tes quasi-sœurs) (1 Timothée 6:18). 3) Ne les traite pas comme des étrangers.

Laquelle de ces trois suggestions as-tu le plus besoin de suivre ? ․․․․․

3e problème : Supporter d’être traité différemment

“ Mon beau-père aimait beaucoup plus ses enfants que ma sœur et moi, explique Tara. Il leur achetait tout ce qu’ils aimaient manger et il louait les films qu’ils voulaient voir. Il faisait tout pour leur faire plaisir. ” C’est dur d’être traité différemment des autres. Qu’est-ce qui peut t’aider ? Essaie de comprendre pourquoi un beau-parent n’éprouve pas les mêmes sentiments pour ses enfants que pour ses beaux-enfants. Ce n’est sans doute pas à cause des liens du sang, mais parce qu’ils ont un vécu commun. Après tout, toi, tu es certainement plus proche de ton parent que de ton beau-parent.

De plus, il faut bien faire la distinction entre égalité et justice. Nous avons tous des personnalités et des besoins différents. Alors, au lieu de te torturer l’esprit pour savoir si ton beau-parent traite tous les enfants de la famille à égalité, demande-toi s’il s’efforce de combler tes besoins.

Lesquels de tes besoins ton beau-parent comble-t-il ?

․․․․․
Lesquels penses-tu qu’il ne comble pas ?

․․․․․
Si tu estimes que ton beau-parent ne comble pas certains de tes besoins, que dirais-tu d’en parler respectueusement avec lui ?

La patience est payante !

Normalement, il faut plusieurs années pour que la confiance s’installe et qu’enfin les membres d’une famille recomposée se sentent bien les uns avec les autres. Alors seulement, les habitudes et les valeurs de chacun fusionnent et la famille fonctionne en harmonie. Bref, patience ! Ne crois pas que vous vous aimerez tous aussitôt ou qu’un foyer uni naîtra en un jour.

Pour Thomas, le remariage de sa mère, qui avait quatre enfants, avec un homme qui en avait trois a été un événement perturbant, et c’est peu dire. “ On s’est battus, on s’est disputés, on s’est fâchés ; c’était affreusement tendu ”, témoigne-t-il. Comment s’en sont-ils sortis ? Réponse de Thomas : “ On a résolu nos problèmes en appliquant les principes bibliques. ”

DANS LE CHAPITRE SUIVANT

Tu vis avec tes vrais frères et sœurs, mais ils te tapent sur les nerfs. Que faire ?

VERSET BIBLIQUE CLÉ

“ Mieux vaut l’aboutissement d’une entreprise que son début. Mieux vaut un esprit patient que prétentieux. ” — Ecclésiaste 7:8, Bible du Semeur.

UN CONSEIL

Si tu vis avec un jeune de l’autre sexe qui n’est pas de ton sang, cela peut éveiller une attirance sexuelle. Aussi, interdis-toi toute pensée érotique, et fais attention à ne pas t’habiller ou te conduire de façon provocante.

LE SAIS-TU... ?

Les enfants de ton beau-parent ont peut-être, eux aussi, du mal à s’adapter à la nouvelle situation familiale.

MON PLAN DE BATAILLE

Je compte essayer de mieux respecter mon beau-parent en me souvenant des bonnes choses qu’il fait pour la famille. En voici deux : ․․․․․

Ce que je compte faire pour appliquer le principe de Romains 12:21 si mes nouveaux frères et sœurs me snobent : ․․․․․

Ce que j’aimerais demander à mon père et/ou à ma mère à ce sujet : ․․․․․

QU’EN PENSES-TU ?

● De quoi ton beau-parent et ses enfants ont-ils peut-être peur à l’idée d’entrer dans ta famille ?
● Pourquoi est-ce important d’envisager tes nouveaux liens familiaux à long terme ?
[Entrefilet, page 38]

“ Le remariage de maman n’a pas tenu. Mais aujourd’hui encore je suis très proche des enfants de mon ex-beau-père. Leur entrée dans ma vie a été une des meilleures choses qui me soient jamais arrivées. ’’ — Tara.

[Illustration, page 39]

Fusionner deux familles, c’est comme mélanger de l’eau et du ciment : ça demande du temps et des efforts, mais ça peut donner un résultat solide et durable.

Chapitre 4
Pourquoi papa et maman ne sont plus ensemble ?
“ J’étais là le jour où papa nous a quittées, maman et moi. Je n’avais que six ans, alors je ne comprenais pas ce qui se passait. Je regardais la télé, assise par terre, et j’entendais maman sangloter et supplier mon père de rester. Il a descendu l’escalier, une valise à la main, s’est agenouillé et m’a embrassée en disant : ‘ Papa t’aimera toujours. ’ Puis il est sorti. Je n’allais pas le revoir de sitôt. Après ça, j’ai vécu dans la peur que ma mère s’en aille aussi. ” — Elaine, 19 ans.

POUR un enfant, le divorce de ses parents, c’est la fin du monde, c’est une catastrophe qui traumatise à vie. En général, il soulève un raz-de-marée de sentiments douloureux : honte, colère, angoisse, peur de l’abandon, culpabilité, déprime, vide immense, et même désir de vengeance.

Si tes parents sont divorcés ou séparés depuis peu, tu éprouves sans doute des sentiments semblables. C’est normal, puisque le Créateur veut que les enfants soient élevés par un père et une mère (Éphésiens 6:1-3). Or te voilà privé de la présence quotidienne d’un être particulièrement cher. “ J’admirais tellement mon père, je voulais être avec lui, se souvient Daniel, dont les parents se sont séparés quand il avait sept ans. Mais c’est maman qui a obtenu le droit de garde. ”

Pourquoi les parents se séparent

Souvent, la rupture prend les enfants au dépourvu parce que les parents leur ont soigneusement caché leurs problèmes. “ Ç’a été le coup de massue, dit Rachel, qui avait 15 ans au divorce de ses parents. J’avais toujours cru qu’ils étaient amoureux. ” Et même quand les parents se disputent, c’est un choc quand ils se séparent pour de bon !

Dans de nombreux cas, c’est l’infidélité de l’un des deux qui est en cause. En pareille circonstance, Dieu permet au conjoint trompé de divorcer et de se remarier s’il le souhaite (Matthieu 19:9). Dans d’autres cas, ce sont “ colère, et cri, et injure ” qui ont dégénéré en violence, au point que l’un des parents craint pour sa sécurité et celle de ses enfants. — Éphésiens 4:31.

Certes, d’autres couples se défont pour des raisons moins impérieuses. Au lieu de chercher à résoudre leurs problèmes, certains divorcent par égoïsme, en affirmant : “ On est malheureux ” ou : “ On ne s’aime plus. ” Cela déplaît à Dieu, qui “ déteste le divorce ” de ce genre (Malaki 2:16, Bible des peuples). Par ailleurs, Jésus a laissé entendre que des couples se briseraient parce que l’un des conjoints serait devenu chrétien. — Matthieu 10:34-36.

Dans tous les cas, ce n’est pas parce que tes parents préfèrent ne rien dire ou répondre évasivement à tes questions sur leur divorce qu’ils ne t’aiment pas. Peut-être, tout simplement, ont-ils du mal à t’en parler parce qu’ils sont accablés par leur propre chagrin (Proverbes 24:10). Ou bien ça les gêne d’avouer qu’ils ont échoué tous les deux.

Ce que tu peux faire

Définis tes craintes. Comme le divorce de tes parents risque de bouleverser ta vie, tu te préoccupes maintenant de choses auxquelles, avant, tu ne pensais même pas. Malgré cela, tu peux ramener ces craintes à des proportions gérables en commençant par les définir. Coche (✔) ci-dessous ta plus grande crainte, ou définis-la toi-même après “ Autre ”.

□ Mon autre parent va m’abandonner aussi.
□ Ma famille n’aura pas assez d’argent pour vivre.
□ C’est plus ou moins ma faute s’ils ont divorcé.
□ Si je me marie un jour, mon mariage échouera.
□ Autre : ․․․․․
Exprime tes inquiétudes. Comme l’a dit le roi Salomon, il y a “ un temps pour parler ”. (Ecclésiaste 3:7.) Choisis donc le bon moment pour exprimer à tes parents les craintes que tu as définies ci-dessus. Dis-leur à quel point tu es triste ou désorienté. Ils arriveront peut-être à t’expliquer ce qu’il se passe, ce qui atténuera ton angoisse. S’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas t’apporter le soutien dont tu as besoin à ce moment-là, confie-toi à un(e) ami(e) mûr(e). Prends l’initiative d’aller vers cette personne. Ça soulage énormément d’avoir quelqu’un à qui parler. — Proverbes 17:17.

Mais surtout, tu peux trouver une oreille attentive en la personne de ton Père céleste, Celui ‘ qui entend la prière ’. (Psaume 65:2.) Épanche ton cœur devant lui, “ parce qu’il se soucie de [toi] ”. — 1 Pierre 5:7.

Ce que tu ne dois pas faire

Ne garde pas rancune. “ Mes parents ont été égoïstes, dit Daniel, déjà cité. Ils n’ont pas vraiment pensé à nous, ni aux répercussions que leur décision aurait sur nous. ” Réflexion compréhensible, et peut-être exacte. Mais analyse la situation en répondant aux questions suivantes :

Quel risque Daniel courrait-il s’il ne chassait pas sa colère et sa rancune ? (Lis Proverbes 29:22.) ․․․․․
Pourquoi serait-il bon pour Daniel d’essayer, même si c’est difficile, de pardonner à ses parents le mal qu’ils lui ont fait ? (Lis Éphésiens 4:31, 32.) ․․․․․
Comment la vérité fondamentale de Romains 3:23 pourrait-elle aider Daniel à porter un regard objectif sur ses parents ? ․․․․․
N’aie pas un comportement autodestructeur. “ Après le divorce, raconte Denny, j’étais malheureux et déprimé. J’ai commencé à avoir des problèmes à l’école, et j’ai raté une année. Après ça, [...] je suis devenu le pitre de la classe, et je me bagarrais tout le temps. ”

À ton avis, que cherchait Denny en devenant le pitre de la classe ? ․․․․․
Pourquoi Denny se bagarrait-il tout le temps ? ․․․․․
S’il te prend l’envie de punir tes parents en te conduisant mal, comment le principe de Galates 6:7 t’aidera-t-il à garder le bon point de vue ? ․․․․․
À quoi t’attendre ensuite

Il faut des semaines, ou même des mois, pour guérir d’une blessure comme une fracture. Pareillement, il faut du temps pour guérir d’une blessure affective. Des spécialistes pensent qu’après un divorce le pire est passé au bout de trois ans. Cela peut sembler long, mais dis-toi bien qu’il doit se produire beaucoup de choses avant que ta vie se stabilise.

Déjà, il faut retrouver les habitudes familiales que le divorce a perturbées. Tes parents doivent refaire surface affectivement, ce qui prendra du temps. Alors seulement ils pourront t’apporter le soutien dont tu as besoin. Mais, à mesure que ta vie retrouvera un semblant de régularité, tu te sentiras guéri.

LIS ÉGALEMENT À CE SUJET LE CHAPITRE 25 DU VOLUME 2.

DANS LE CHAPITRE SUIVANT

Le remariage de ton père ou de ta mère t’angoisse ? Comment l’accepter ?

VERSET BIBLIQUE CLE

“ Il y a [...] un temps pour guérir. ” — Ecclésiaste 3:1, 3.

UN CONSEIL

Si tes parents ont divorcé, c’est parce que l’un d’eux (ou très probablement les deux) a fait des erreurs. Essaie de définir ces erreurs pour ne pas les reproduire si un jour tu te maries. — Proverbes 27:12.

LE SAIS-TU... ?

L’échec conjugal n’est pas héréditaire.

MON PLAN DE BATAILLE

Je peux exprimer mes craintes à (inscrire le nom d’une personne mûre à qui tu aimerais parler) : ․․․․․

Ce que je peux faire pour me maîtriser s’il me prend l’envie de punir mes parents en me conduisant mal : ․․․․․

Ce que j’aimerais demander à mon père et/ou à ma mère à ce sujet : ․․․․․

QU’EN PENSES-TU ?

● Tes parents ont peut-être du mal à te parler de leur divorce. Pourquoi ?
● Pourquoi dois-tu bien comprendre que le divorce de tes parents est une rupture entre eux, et pas une rupture avec toi ?
[Entrefilet, page 32]

“ Après le départ de maman, j’étais déprimée, je pleurais tous les jours. Mais je priais souvent, je m’occupais à aider les autres, et je restais proche d’amis mûrs. C’est comme ça que Jéhovah m’a aidée à m’en sortir. ’’ — Natalie.

[Illustration, page 33]

Se remettre du divorce de ses parents, c’est comme se remettre d’une fracture : on traverse des moments douloureux, mais on finit par guérir.

Chapitre 3
Comment obtenir plus de liberté ?
“ J’aimerais que mes parents me laissent sortir un peu. ” — Sarah, 18 ans.

“ Je n’arrête pas de demander à mes parents pourquoi ils ne me font pas confiance quand je veux sortir avec des amis. Souvent, ils me disent : ‘ À toi, on te fait confiance, mais à tes amis, non. ’ ” — Christine, 18 ans.

TOI aussi, aspires-tu à plus de liberté ? Si oui, il te faut gagner la confiance de tes parents. Mais la confiance, c’est un peu comme l’argent : difficile à gagner, facile à perdre, et quoi qu’on te donne, ce n’est jamais assez. “ À chaque fois que je veux sortir, dit Iliana, 16 ans, mes parents me bombardent de questions pour savoir où je vais, avec qui, pour faire quoi et quand je rentrerai. Je sais que ce sont mes parents, mais qu’est-ce que ça m’énerve, cet interrogatoire ! ”

Que faire pour que tes parents aient davantage confiance en toi et t’accordent plus de liberté ? Avant de répondre, voyons pourquoi la confiance est un sujet si sensible entre parents et adolescents.

Crise de croissance

La Bible déclare que “ l’homme quittera son père et sa mère ”. (Genèse 2:24.) Évidemment, cela s’applique aussi à la femme. En effet, que tu sois un garçon ou une fille, l’adolescence sert essentiellement à te préparer à devenir adulte, et apte à quitter la maison, peut-être pour fonder ta propre famille*.

Cependant, le passage à l’état adulte n’est pas une porte qu’on franchit à un âge donné. C’est plutôt un escalier qu’on monte, marche après marche, pendant toute l’adolescence. Bien entendu, toi et tes parents n’êtes pas forcément d’accord au sujet de la marche sur laquelle tu es. Maria, par exemple, trouve qu’on ne lui fait pas confiance pour ce qui est du choix de ses amis : “ J’ai 20 ans, et c’est toujours un problème ! Mes parents croient que je n’aurais pas la force de me tirer d’une mauvaise situation. J’ai beau leur dire que je me suis déjà tirée d’une mauvaise situation, ça ne leur suffit pas ! ”

Comme le révèle ce témoignage, la question de la confiance est une source de tension considérable entre les jeunes et leurs parents. Est-ce le cas dans ta famille ? Si oui, comment obtenir de tes parents une plus grande confiance ? Maintenant, si tu as perdu leur confiance parce que tu as fait des bêtises, comment réparer les dégâts ?

Montre-toi digne de confiance

“ Faites vous-mêmes votre propre critique ”, a écrit l’apôtre Paul aux chrétiens du Ier siècle (2 Corinthiens 13:5, Traduction Œcuménique de la Bible). Certes, il ne s’adressait pas spécialement à des adolescents, mais ce principe vaut pour toi. En général, plus tu es digne de confiance, plus on t’accorde de liberté. Cela ne veut pas dire qu’il te faut être parfait. L’erreur est humaine (Ecclésiaste 7:20). Toutefois, dans l’ensemble, ta conduite donne-t-elle à tes parents des raisons de te refuser leur confiance ?

Prenons cette déclaration de Paul : “ Nous voulons nous conduire d’une manière droite en toutes choses. ” (Hébreux 13:18). Demande-toi : ‘ Jusqu’ici, ai-je été franc avec mes parents sur mes allées et venues et mes activités ? ’ Voici les remarques de deux jeunes filles qui ont dû faire leur autocritique. Après les avoir lues, réponds aux questions qui figurent à la suite.

Lori : “ Je correspondais en cachette par mail avec un garçon qui me plaisait. Mes parents l’ont découvert et m’ont dit d’arrêter. J’ai promis de ne plus le faire, mais je n’ai pas tenu parole. Ça a duré un an. J’écrivais à ce garçon, mes parents le découvraient, je m’excusais et je promettais d’arrêter, mais je recommençais. À force, mes parents ne m’ont plus fait confiance du tout ! ”

À ton avis, pourquoi les parents de Lori ne lui ont-ils plus fait confiance ? ․․․․․
Si tu avais été le père ou la mère de Lori, qu’aurais-tu fait, et pourquoi ? ․․․․․
Quelle conduite plus responsable Lori aurait-elle pu avoir dès que ses parents lui ont parlé du problème ? ․․․․․
Beverly : “ Mes parents ne me faisaient pas confiance en ce qui concernait les garçons, mais maintenant, je comprends pourquoi : je flirtais avec deux garçons qui avaient deux ans de plus que moi. En plus, je leur téléphonais pendant des heures et, quand on se retrouvait entre amis, je ne parlais pratiquement qu’avec eux. Mes parents m’ont confisqué mon téléphone pour un mois et m’ont défendu d’aller à des sorties si ces garçons y étaient. ”

Si tu avais été le père ou la mère de Beverly, qu’aurais-tu fait, et pourquoi ? ․․․․․
Penses-tu que les limites fixées par ses parents n’étaient pas raisonnables ? Si oui, pourquoi ? ․․․․․
Qu’aurait-pu faire Beverly pour regagner la confiance de ses parents ? ․․․․․
Comment regagner leur confiance

Comme ces deux jeunes filles, as-tu perdu la confiance de tes parents ? Si oui, sois certain que tu peux retourner la situation. Mais comment ?

Tes parents t’accorderont sûrement plus de confiance et de liberté si tu fais tes preuves. C’est ce qu’Annette a fini par comprendre : “ Quand on est plus jeune, on ne discerne pas vraiment l’importance d’avoir la confiance des autres. Maintenant, j’ai un peu plus de plomb dans la tête, et je me sens obligée d’agir de manière à garder la confiance de mes parents. ” Moralité : au lieu de te plaindre que tes parents n’ont pas confiance en toi, efforce-toi de faire tes preuves de personne fiable. Tu gagneras probablement davantage de liberté.

Es-tu digne de confiance par exemple dans les domaines suivants ? Coche (✔) ceux où tu dois t’améliorer.

□ Rentrer à l’heure convenue.
□ Tenir mes promesses.
□ Être ponctuel.
□ Bien gérer mon argent.
□ Finir mes tâches ménagères.
□ Me lever sans qu’on me tire du lit.
□ Tenir ma chambre propre.
□ Dire la vérité.
□ Utiliser raisonnablement le téléphone ou l’ordinateur.
□ Admettre mes erreurs et m’excuser.
□ Autre : ․․․․․
Pourquoi ne pas prendre la résolution de te montrer digne de confiance dans les domaines que tu as cochés ? Suis ces conseils bibliques : “ Rejete[z] la vieille personnalité qui correspond à votre conduite passée. ” (Éphésiens 4:22). “ Que votre Oui signifie Oui. ” (Jacques 5:12). “ Dites la vérité chacun à son prochain. ” (Éphésiens 4:25). “ Obéissez en tout à vos parents. ” (Colossiens 3:20). Avec le temps, tes progrès ne manqueront pas d’être manifestes, notamment pour tes parents. — 1 Timothée 4:15.

Et si tu as l’impression que, malgré tous tes efforts, tes parents ne t’accordent pas la liberté que tu mérites ? Parles-en avec eux. Au lieu de dire qu’ils devraient te faire plus confiance, demande-leur respectueusement ce que tu devrais faire pour gagner leur confiance. Explique clairement tes objectifs à ce sujet.

N’espère pas des concessions immédiates. Tes parents voudront sûrement vérifier que tu tiens tes promesses. Saisis l’occasion pour te montrer digne de confiance. Sans doute que, petit à petit, ils t’accorderont davantage de confiance et de liberté. Beverly en sait quelque chose : “ C’est beaucoup plus dur de gagner la confiance que de la perdre. Je suis en train de la regagner, et ça fait du bien ! ”

LIS ÉGALEMENT À CE SUJET LE CHAPITRE 22 DU VOLUME 2.

DANS LE CHAPITRE SUIVANT

Tes parents ont divorcé ? Comment garder ton équilibre quand tu as l’impression que tout s’écroule autour de toi ?

[Note]

Lis également à ce sujet le chapitre 7 du présent livre.

VERSET BIBLIQUE CLÉ

“ [Ta] liberté ne doit pas devenir comme une couverture pour cacher des actes mauvais. ” — 1 Pierre 2:16, Parole de Vie.

UN CONSEIL

Ne compare pas les limites qu’on t’impose avec la liberté qu’on donne à ton aîné(e). Compare plutôt les limites qu’on t’imposait quand tu étais petit avec la liberté qu’on te donne maintenant.

LE SAIS-TU... ?

Une liberté illimitée n’est pas l’indice que tes parents t’aiment, mais qu’ils te négligent.

MON PLAN DE BATAILLE

Les domaines dans lesquels je veux être davantage digne de confiance sont : ․․․․․

Ce que je compte faire si je perds la confiance de mes parents : ․․․․․

Ce que j’aimerais demander à mon père et/ou à ma mère à ce sujet : ․․․․․

QU’EN PENSES-TU ?

● Pourquoi tes parents hésitent-ils peut-être à t’accorder une plus grande liberté malgré tous tes efforts pour te montrer digne de confiance ?
● Pourquoi peut-on dire que, si tu communiques bien avec tes parents, ils seront plus enclins à t’accorder davantage de liberté ?
[Entrefilet, page 24]

“ Quand je parle avec mes parents, je ne cache rien de mes problèmes et de mes inquiétudes. Du coup, ça leur est plus facile de me faire confiance. ’’ — Dianna.

[Tableau/Illustration, page 23]

Le passage à l’état d’adulte fiable est un escalier qu’on monte, marche après marche, pendant toute l’adolescence.

[Tableau]

(Voir la publication)

ÉTAT ADULTE

ADOLESCENCE

ENFANCE

Chapitre 1
Comment parler avec mes parents ?
“ J’ai vraiment essayé de dire à mes parents ce que je ressentais, mais ce n’est pas bien sorti, et ils m’ont coupé la parole. C’était déjà un gros effort de leur parler, mais ça a été un vrai désastre ! ” — Rosa.

QUAND tu étais plus jeune, tes parents étaient probablement les premiers vers qui tu courais pour avoir un conseil. Tu leur racontais tout, du plus important au plus banal. Tu leur exprimais librement tes pensées et tes sentiments, et tu avais confiance en leurs conseils.

Aujourd’hui cependant, tu as l’impression que tes parents ne te captent plus. “ Un soir, à l’heure du repas, je me suis mise à pleurer et j’ai vidé mon sac, raconte Élodie. Mes parents écoutaient, mais ils n’avaient pas l’air de comprendre. ” Résultat ? “ Je suis partie dans ma chambre et j’ai pleuré encore plus. ”

Inversement, parfois tu préfères ne pas te confier à tes parents. “ Je parle de beaucoup de choses avec mes parents, dit Christopher. Mais il y a des fois où j’aime bien qu’ils ne sachent pas tout ce que je pense. ”

Est-ce mal de garder certaines pensées pour soi ? Pas forcément, à condition de ne pas être un faux jeton (Proverbes 3:32). Mais, que tes parents n’aient pas l’air de te comprendre ou que tu ne veuilles pas tout dire, une chose est sûre : tu dois leur parler, et ils doivent t’entendre t’exprimer.

Ne renonce pas à parler !

En un sens, communiquer avec tes parents, c’est comme prendre la route. Quand tu tombes sur un barrage, tu ne renonces pas ; tu empruntes un autre chemin. Considérons deux cas de figure.

1er BARRAGE Tu as besoin de parler, mais tes parents ne te semblent pas à l’écoute. “ J’ai du mal à communiquer avec mon père, se plaint Leah. Quelquefois, je lui parle, et au bout d’un moment il me sort : ‘ Excuse-moi, tu me parlais ? ’ ”

QUESTION : Et si Leah a vraiment besoin de discuter d’un problème ? Elle a au moins trois options.

Option A

Crier après son père. Leah hurle : “ Allez, quoi ! C’est important ! Écoute-moi ! ”
Option B

Ne plus rien dire à son père. Leah renonce tout simplement à essayer de parler de son problème.
Option C

Attendre un meilleur moment pour réaborder le sujet. Leah parle face à face avec son père plus tard, ou bien elle lui explique son problème dans une lettre.
Selon toi, quelle option devrait-elle choisir ? ․․․․․

Voyons à quoi chacune de ces options pourrait mener.

Le père de Leah est distrait : il ne discerne pas la frustration de sa fille. Alors si elle choisit l’option A, il risque de se demander quelle mouche l’a piquée. Leah ne le rendra sûrement pas plus réceptif, et elle ne lui témoignera pas le respect et l’honneur qui lui sont dus (Éphésiens 6:2). Non, vraiment, cette option ne l’avance à rien.

L’option B est sans doute la solution de facilité, mais ce n’est pas la plus judicieuse. Pourquoi ? Parce que “ quand on ne consulte personne, les projets échouent ”. (Proverbes 15:22, Bible en français courant.) Pour résoudre ses problèmes, Leah doit se confier à son père ; et lui, pour pouvoir l’aider, doit savoir ce qui se passe dans sa vie. Renoncer à parler ne remplit aucun de ces objectifs.

Par contre, avec l’option C, Leah ne se laisse pas bloquer par un barrage. Elle guette plutôt une meilleure occasion. Ou si elle choisit d’écrire, peut-être se sentira-t-elle mieux aussitôt. Et cela lui permettra de formuler exactement ce qu’elle veut dire. Quand son père lira la lettre, il saura ce qu’elle cherchait à exprimer et ainsi il comprendra mieux sa détresse. L’option C est donc avantageuse tant pour Leah que pour son père.

Quelles autres options Leah aurait-elle pu prendre ? S’il t’en vient une à l’esprit, écris-la ci-dessous, puis indique à quoi elle pourrait mener.

․․․․․
2e BARRAGE Tes parents veulent parler, mais c’est toi qui n’en as pas envie. “ Il n’y a rien de pire que d’être bombardé de questions dès qu’on rentre d’une dure journée, dit Sarah. Je n’ai qu’une envie, c’est d’oublier l’école. Mais tout de suite, mes parents me demandent : ‘ Ça a été, ta journée ? Tu n’as pas eu de problèmes ? ’ ” Ses parents ont sans aucun doute les meilleures intentions du monde. “ Mais ça me soûle de parler de l’école quand je suis fatiguée et stressée ”, soupire Sarah.

QUESTION : Que peut faire Sarah dans cette situation ? Comme dans le cas de figure précédent, elle a au moins trois options.

Option A

Refuser de parler. Sarah réplique : “ Pitié, laissez-moi tranquille. Je n’ai pas envie de parler maintenant ! ”
Option B

Parler quand même. Bien que stressée, Sarah répond, mais à contrecœur.
Option C

Remettre à plus tard la discussion sur l’école, mais poursuivre la conversation sur un autre sujet. Sarah suggère de discuter de l’école à un moment où elle sera de meilleure humeur. Puis elle demande, avec un intérêt sincère : “ Racontez-moi plutôt votre journée à vous. Ça a été ? ”
Selon toi, quelle option devrait-elle choisir ? ․․․․․

De nouveau, voyons à quoi chacune de ces options pourrait mener.

Sarah est stressée et peu disposée à parler. Si elle choisit l’option A, elle sera toujours aussi stressée, mais, en plus, elle s’en voudra de s’être emportée contre ses parents. — Proverbes 29:11.

Par ailleurs, ses parents n’apprécieront pas son explosion... ou le mutisme qui suivra. Ils risquent de supposer qu’elle cache quelque chose et d’insister encore plus pour qu’elle se confie, ce qui, évidemment, l’exaspérera davantage. Au bout du compte, cette option ne l’avance à rien.

L’option B est bien sûr préférable à l’option A, car au moins, il y a dialogue. Mais comme le cœur n’y est pas, ni Sarah ni ses parents n’obtiendront ce qu’ils veulent, c’est-à-dire une discussion ouverte et détendue.

Par contre, avec l’option C, Sarah sera soulagée d’avoir remis à plus tard la discussion sur l’école. Sensibles à son effort pour faire la conversation, ses parents aussi seront contents. Cette option offre les meilleures chances de réussite, car des deux côtés on applique ce principe contenu en Philippiens 2:4 : “ Ne cherchez pas votre intérêt à vous, mais cherchez l’intérêt des autres. ” — Parole de Vie.

N’envoie pas de messages confus

Attention, ce que tu dis n’est pas toujours ce que tes parents entendent. Exemple : tes parents te demandent pourquoi tu as l’air de mauvaise humeur. Tu réponds : “ Je n’ai pas envie d’en parler. ” Mais ils entendent : “ Je n’ai pas assez confiance en vous. J’en parlerai à mes amis, mais pas à vous. ” Nous te proposons un petit exercice : Imagine que tu rencontres un problème difficile et que tes parents te proposent leur aide.

Si tu dis : “ Ne vous inquiétez pas. Je peux gérer ça tout seul. ”

Ils risquent d’entendre : ․․․․․

Ce serait peut-être mieux de dire : ․․․․․

Conclusion ? Choisis tes mots soigneusement. Parle sur un ton respectueux (Colossiens 4:6). Considère tes parents comme tes alliés, pas comme tes ennemis. Et puis, avouons-le, tu as besoin de tous les alliés possibles pour surmonter tes difficultés.

DANS LE CHAPITRE SUIVANT

Et si, pour toi, le problème n’est pas le dialogue, mais les disputes systématiques avec tes parents, que faire ?

VERSET BIBLIQUE CLÉ

“ Je vais te parler avec sincérité et je te dirai clairement ce que je sais. ” — Job 33:3, PDV.

UN CONSEIL

Si tu trouves difficile de parler d’un problème face à face avec ton père et/ou ta mère, discutes-en durant un trajet à pied ou en voiture, ou quand vous faites des courses ensemble.

LE SAIS-TU... ?

Peut-être que tu as du mal à parler de sujets sérieux avec tes parents, mais peut-être qu’eux aussi sont gênés et ne se sentent pas à la hauteur quand ils essaient d’aborder ces mêmes sujets avec toi.

MON PLAN DE BATAILLE

Ce que je compte faire la prochaine fois que j’aurai envie d’arrêter de parler à mes parents : ․․․․․

Ce que je compte dire si mon père ou ma mère me pousse à parler d’un sujet dont je n’ai pas envie de discuter : ․․․․․

Ce que j’aimerais demander à mon père et/ou à ma mère à ce sujet : ․․․․․

QU’EN PENSES-TU ?

● Pourquoi faut-il choisir le bon moment pour communiquer ? — Proverbes 25:11.
● Pourquoi vaut-il la peine de parler à tes parents ? — Job 12:12.
[Entrefilet, page 10]

“ Ce n’est pas toujours facile de communiquer avec ses parents. Mais quand on fait l’effort de leur parler, on se libère d’un grand poids. ’’ — Devenye.

[Illustration, page 8]

Malgré un barrage sur la route, tu saurais trouver un moyen d’arriver à destination. De même, tu peux trouver un moyen de communiquer avec tes parents !
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