17 avril 2014 – Maison des sciences de l’Homme Dijon (salle des thèses)

Journée d’étude :

L’approche formulaire des corpus spécialisés

LLC – ELLIADD, Université de Franche-Comté [EA 4661]

Maison des Sciences de l’Homme Dijon [USR CNRS-uB 3516]

Programme

9h30 – Accueil des participants

10h– 10h45 Laurent Gautier, PR, Université de Bourgogne (EA4182) & MSH Dijon (USR uB-CNRS 3516) : Discours spécialisés et analyse de discours : plaidoyer pour une approche formulaire

10h45-11h30  Arthur Joyeux, doctorant, Université de Franche-Comté, ELLIADD-LLC (EA 4661), L’Union Européenne et la production des formules : approche critique de la généralisation du soft law. Le cas de « dialogue social ».

11h30-12h15          Karine Collette, enseignant-chercheur, Université de Sherbrooke, Canada :Habitus informationnel, dispositifs et règles du genre : de quelques difficultés à observer une formule dans les discours spécialisés d’une municipalité.

14h15-15h Anca Gata, PR, Université de Galati & Laurent Gautier, PR, Université de Bourgogne (EA4182) & MSH Dijon (USR uB-CNRS 3516) : Le discours des rapports de responsabilité sociale: formules et langue de bois ?

15h-15h45 Olivier Méric, doctorant, Université de Bourgogne (EA4182) : La formule est-elle vectrice d’une éthique orientée dans le discours professionnel du tourisme?

15h45-16h30 Ludivic Domont-Lévêque, doctorante, Université de Bourgogne (EA4182) & Pascale Deneulin, doctorante, Université de Bourgogne (EA4182) & Université de Lausanne & Changins : La notion de formule appréhendée dans le discours prescriptif de la filière vitivinicole (titre de travail)

16h40 -  17h00 : conclusions

 

Contacts

arthur.joyeux@univ-fcomte.fr etlaurent.gautier@u-bourgogne.fr

#CfP Nouvelles approches terminologiques, new deadline 10.05
Publié le avril 16, 2014
New deadline : 10.05.2014

  #terminology   #lsp  

26 juin 2014

Journée d’étude

Ere des discours « experts » et dilution des frontières institutionnelles :

Nouvelles approches terminologiques

 

Grand Salon, UFR SLHS, Université de Franche-Comté

 

Les travaux en terminologie et sur les discours de spécialité ont fréquemment été considérés comme des branches pauvres et austères des recherches en sciences du langage. Les équipes de recherche, en dehors des laboratoires développant une recherche terminologique dans une perspective sociolinguistique[1], ont, jusqu’à peu, le plus souvent travaillé à la marge des recherches en linguistique générale. Les recherches en terminologie sont en effet le plus souvent victimes d’une illusion entretenue par la tradition rationaliste ou sensualiste françaises, initiée notamment par Condillac formulant la nécessité pour faire avancer les sciences d’avoir une langue bien faiteet poursuivie par M. Bréal pour lequel les « langues artificielles » comme la « nomenclature chimique par exemple » sont « une sorte de catalogue parlé », un « idiome qui n’arrive à la précision que par la plus stricte spécialité, au contraire du langage ordinaire » (Les idées latentes du langage, 1868).

Le pionnier de la terminologie, E. Würster – dont on redécouvre progressivement l’œuvre à la lumière de travaux récents sur sa réception comme ceux de Danielle Candel et John Humbley –, se situait lui-même dans cette démarche positiviste que, d’une certaine manière, les développements des sciences et des techniques rendent toujours nécessaire. Cette exigence, dont l’initiative de Condillac et des Idéologues ne sont que l’expression ultime, a été en effet un puissant moteur de création néologique et grammaticale depuis six siècles et, en dernière analyse, ont largement contribué à l’enrichissement des langues. Pour autant, participer activement aux politiques linguistiques (en particulier dans les cadres des commissions générales et spécialisées de terminologie et de néologie), comme c’est le cas de la France, ne peut obérer les recherches critiques qui permettent de remettre les recherches terminologiques au cœur des enjeux linguistiques et discursifs.

Si la compréhension des discours spécialisés nécessite la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes sont les représentants langagiers, la circulation des termes en synchronie et diachronie, la construction du sens en discours spécialisé – jusque dans les interactions orales –, les problématiques liées à la vulgarisation des connaissances et à la diffusion internationale, le développement des discours « experts » et la dilution des frontières institutionnelles, exigent de réinterroger la spécificité des emplois terminologiques.

Nous invitons ici à entrevoir la terminologie dans une dimension sociocritique, comme toute « sémantique du discours car elle relie la production des sens des termes avec les conditions de leur apparition » (Gaudin 2010). La circulation des termes sera envisagée sous l’angle de la diversité de leurs usages sociaux, ce qui englobe à la fois l’étude des conditions de circulation et d’appropriation des termes envisagés comme des signes et non comme des étiquettes de concepts. On privilégiera ainsi l’exploration de l’emploi terminologique dans des corpus moins « canoniques » et dans des champs de spécialité aux contours plus fous que dans les travaux usuels visant la constitution de bases de données qui de facto ne constituent pas le cœur de cible de cette journée.

 

Les personnes intéressées pour intervenir à cette journée d’études sont priées d’envoyer leur proposition (titre + résumé de 400-500 mots présentant le type de discours spécialisé, la problématique et le corpus d’étude) avant le 10 mai 2014 à arthur.joyeux@univ-fcomte.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr.

 

Organisation et coordination scientifique :

Laurent Gautier (MSH Dijon [USR CNRS-uB 3516] & Centre Interlangues TIL [EA4182])

Arthur Joyeux (ELLIAD-LLC [EA4661], UFC)

 

[1] Nous pouvons évoquer par exemple en France le laboratoire rouennais, regroupant, à l’initiative de Guilbert, des chercheurs d’importance comme P. Lerat, Y. Gambier, F. Gaudin, ainsi que la dynamique recherche québécoise de l’Université de Laval, dans le cadre de la construction de l’Office de Langue Française, autour des travaux de P. Auger, dans une perspective plus spécifique d’aménagement linguistique.

#CfP  #Law and #Language Tozeur, November 2014
New deadline May, 15th

CfP, Lange et droit, new deadline 15 May
Publié le avril 16, 2014
Nouvelle date limite de soumission : 15 mai 2014

Langue et droit

Etat des lieux et perspectives de la recherche

 

Tozeur (Tunisie) – 19-21 novembre 2014

 

Si les liens entre langue et droit ont souvent été considérés comme allant de soi (à travers des adages comme « Le droit a besoin de la langue pour exister »), leur étude précise et approfondie ne peut se faire ni au sein des seules sciences juridiques, ni au sein des seules sciences du langage. Dans cet évident contexte de dialogue des disciplines, le présent colloque souhaiterait donc interroger la contribution de la recherche francophone non seulement à l’intérieur de la ‘jurilinguistique’, mais de façon plus large dans toutes les disciplines – ou plutôt : à l’intersection entre toutes les disciplines – ayant pour objet l’étude des discours juridiques au sens large, sans exclusive d’écoles ou d’approches théoriques et méthodologiques.

Au vu de la littérature existante et des tendances de la recherche actuelle sur ce sujet, l’accent sera mis sur les 4 axes suivants :

 

Approches pragmatiques des discours juridiques : si la théorie des Actes de Langage, en particulier à travers la catégorie de la performativité, est généralement convoquée par principe pour l’approche discursive du droit, des analyses concrètes et empiriquement fondées sont encore nécessaires dans plusieurs domaines, par exemple au niveau de l’expression des modalités déontiques (le permis et l’interdit, l’obligation et la possibilité, etc.), au niveau de l’inscription de la logique juridique dans le discours ou encore au niveau des participants à ce qu’il est convenu d’appeler l’interaction juridique. Ces interrogations pourront amener à aborder la question des modes et des limites de l’interprétation des discours juridiques et à considérer leur inscription au sein de la catégorie des discours constituants. Par ailleurs, bien que le langage juridique soit censé exprimer des concepts précis, il comporte des concepts vagues, qui ne peuvent être définis. En droit tunisien, le discours juridique contient des « notions floues » telles que bon goût, bon père de famille, bonnes mœurs, bonne foi, intérêt, ordre public, …Ces notions floues relèvent d’un paradoxe : les termes plus précis sont moins confus et en même temps moins avantageux, les termes vagues ne constituent pourtant pas une entrave à la compréhension, mais ils concurrent à la bonne réalisation du droit.L’inintelligibilité et l’obscurité des normes juridiques est-elle à l’origine de l’ineffectivité ou l’inefficacité de l’action législative ?
Approches formulaires des discours juridiques : par delà les nombreux travaux abordant les discours juridiques à travers l’angle terminologique et phraséologique, on s’intéressera à leur possible étude en termes de formules permettant d’éclairer d’un jour nouveau nombre de problématiques discursives : typologie de ces discours, théorie des genres oratoires, accessibilité des contenus, etc. Ce sera aussi l’occasion, dans des études contrastives, de dégager les parts d’universel et de culturellement spécifique.
Circulation et appropriation des discours juridiques : ce dernier angle d’attaque privilégiera le ‘devenir’ des discours juridiques dès qu’ils quittent la sphère spécialisée (professionnelle ou académique) qui a présidé à leur production. On les abordera donc essentiellement au niveau de leur réception et/ou de leur passage dans d’autres sphères discursives (discours politique, médiatique par exemple). On pourra, ce faisant les aborder sous l’angle polyphonique.
Approches en TAL : un dernier axe de recherche plus appliquée regroupera enfin des études analysant de vastes corpus juridiques en termes de traitement automatique que ce soit pour la fouille de données ou en vue de la traduction.
 

Les propositions de communication (titre + 5 mots clefs + résumé de 500 mots + 5 références bibliographiques) devront préciser dans quel axe elles s’inscrivent  et expliciter clairement la problématique, le corpus interrogé, la méthodologie employée et les principaux résultats. Elles seront envoyées avant le 15 mai 2014 aux deux adresses laurent.gautier@u-bourgogne.fr et mohamedbouattour@yahoo.fr.

 

Une sélection de communications fera l’objet, après expertise en double aveugle par le comité scientifique, d’une publication sous forme d’ouvrage avec chapitres.

 

Calendrier

Lancement de l’appel : 20 janvier 2014

Date limite pour la soumission de propositions : 15 mai 2014

Décision du comité scientifique : 31 mai 2014

Colloque : 19-21 novembre 2014

 

Frais d’inscription (Ces montants sont des maximums en fonction du programme social proposé : sorties, musées et dîner gala dans le désert sous forme de village berbère. Ils seront payables à l’hôtel. Des détails seront donnés ultérieurement.) :

Enseignants-chercheurs : 100 euros

Doctorants : 50 euros

 

Comité d’organisation

Mohamed Bouattour, Professeur, Sfax

Laurent Gautier, Professeur, Dijon

Arthur Joyeux, Doctorant, Besançon

Larbi, Béchir

Mselmi Mohamed, Professeur, Sfax

Rochdi Fki, Professeur, Sfax

 

Comité scientifique

Béchir Larbi, Professeur, Sfax

Mohamed Bouattour, Professeur, Sfax

Rochdi Fki, Professeur, Sfax

Sami Jribi, Professeur, Sfax

Laurent Gautier, Professeur, Dijon

John Humbley, Professeur, Paris-Diderot

Pierre Lerat, Professeur émérite, Paris 13

Philippe Monneret, Professeur, Dijon

Cristiana Teodorescu, Professeur, Craiova

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The new issue (Spring 2014, N°27) of Ibérica, the Journal of the European Association of LSP is online. Many interesting research papers.

http://www.aelfe.org/?s=revista

Program of a workshop on formulae in specialized discourses to be held in Dijon on April, 17th 2014

17 avril 2014 – Maison des sciences de l’Homme Dijon (salle des thèses) Journée d’étude :
L’approche formulaire des corpus spécialisés
LLC – ELLIADD, Université de Franche-­‐Comté [EA 4661]
Maison des Sciences de l’Homme Dijon [USR CNRS-­‐uB 3516] Programme
9h30 – Accueil des participants
10h– 10h45 Laurent Gautier, PR, Université de Bourgogne (EA4182) & MSH Dijon (USR uB-­‐CNRS 3516) : Discours spécialisés et analyse de discours : plaidoyer pour une approche formulaire
10h45-­‐11h30 Arthur Joyeux, doctorant, Université de Franche-­‐Comté, ELLIADD-­‐LLC (EA 4661), L’Union Européenne et la production des formules : approche critique de la généralisation du soft law. Le cas de « dialogue social ».
11h30-­‐12h15 Karine Collette, enseignant-­‐chercheur, Université de Sherbrooke, Canada : Habitus informationnel, dispositifs et règles du genre : de quelques difficultés à observer une formule dans les discours spécialisés d’une municipalité.
14h15-­‐15h Anca Gata, PR, Université de Galati & Laurent Gautier, PR, Université de Bourgogne (EA4182) & MSH Dijon (USR uB-­‐CNRS 3516) : Le discours des rapports de responsabilité sociale: formules et langue de bois ?
15h-­‐15h45 Olivier Méric, doctorant, Université de Bourgogne (EA4182) : La formule est-­‐elle vectrice d'une éthique orientée dans le discours professionnel du tourisme?
15h45-­‐16h30 Ludivine Domont-­‐Lévêque, doctorante, Université de Bourgogne (EA4182) & Pascale Deneulin, doctorante, Université de Bourgogne (EA4182) & Université de Lausanne & Changins : La notion de formule appréhendée dans le discours prescriptif de la filière vitivinicole (titre de travail)
16h40 -­‐ 17h00 : conclusions
Contacts
arthur.joyeux@univ-fcomte.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr

Le discours spécialisé des divers domaines (droit, économie, médecine, politique, sciences, etc.) est le produit de pratiques langagières de communautés ou de milieux spécialisés, tant académiques que professionnels (Michel Petit); il est déterminé par une interdisciplinarité intrinsèque qui fait de l’analyse de ces pratiques la parente pauvre des recherches en linguistique alors même que le développement des corpus, tant écrits qu’oraux, y invite expressément.
Si la compréhension des discours de spécialité nécessite la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes sont les représentants langagiers, le développement des discours « experts » et l’actuelle dilution des frontières institutionnelles, exigent de réinterroger la spécificité de ces discours et leurs possibles mutations.
Les travaux récents en socioterminologie (F. Gaudin, P. Lerat, T. Cabré) et les développements d’une branche discursive des sciences de la communication (pensons notamment aux recherches actuelles sur les discours institutionnels), amènent à nous interroger en particulier sur une possible approche formulaire des discours de spécialité que permettent les corpus de grande envergure évoqués précédemment.
C’est, pour illustrer cette problématique générale par un exemple concret, le cas du discours juridique communautaire, qui développe un important arsenal formulaire (promotion du développement durable ou du dialogue social), dont l’étude pourrait être enrichie par cette perspective et permettrait de renouveler les perspectives jusque-là cantonnées à l’étude de la phraséologie, des stéréotypes et de la terminologie.
Développée à la suite des travaux de J.-P. Faye et approfondie par P. Fiala, M. Ebel et A. Krieg-Planque, cette approche semble pouvoir être étendue aux productions discursives des organisations politiques, politico-économiques et professionnelles à l’échelle locale et transnationale, publiques comme privées. Définie par A. Krieg-Planque comme une unité du lexique (simple ou complexe) dotée d’un certain degré de figement et dont la circulation en fait un référent social, la formule est un procédé de construction du consensus discursif. Peut-on parler de formules dès lors qu’on s’emploie à analyser des corpus spécialisés ? Quel enjeu pour leur compréhension, quel enjeu pour les disciplines en question ?
La journée du 17 avril se veut ainsi un espace de discussion entre jeunes chercheurs et chercheurs confirmés autour des enjeux de la notion et de son application à des corpus numériques spécialisés comme ceux constitués au sein de la MSH de Dijon à travers son Centre de Ressources Numériques Thématique. Elle s’inscrit donc dans une perspective plus générale d’exploitation interdisciplinaire de ressources pas forcément constituées, au départ, en vue de problématiques strictement micro-linguistiques.

Call for Papers for one-day-workshop at the University Le Havre on Corpora for German for Specific Purposes

APPEL A COMMUNICATIONS
Journée d'études du GERALS à l’Université du Havre
Jeudi 12 juin 2014
Les corpus et l’allemand de spécialité 

Coorganisateurs: GERALS, Groupe de Recherche et d’Etude en Allemande de Spécialité,
CIRTAI,  Centre interdisciplinaire de recherche en sciences humaines sur les mobilités - Identités et différenciations dans les espaces, l’environnement et les sociétés (UMR CNRS IDEES 6228), Faculté des Affaires Internationales de l’Université du Havre.
 
Comité d’organisation: Jean-Marc DELAGNEAU (Université du Havre), Laurent GAUTIER (Université de Dijon), Thierry GRASS (Université de Strasbourg)

Après deux premières journées organisées à Grenoble (mars 2012), puis Strasbourg (mars 2013), le GERALS souhaite consacrer sa deuxième manifestation scientifique à une problématique d’inspiration plus méthodologique, celle des corpus en tant que supports de l’enseignement et de la recherche en allemand de spécialité.  
Cette thématique semble en effet s’imposer pour plusieurs raisons :
(i) tant l’enseignement que la recherche en allemand de spécialité repose sur l’identification et la compilation de corpus authentiques adéquats qui ne peuvent être saisis de façon satisfaisante par une définition négative comme « discours non-littéraires » ;
(ii) l’essor des corpus en ligne, souvent de très grande taille et bien documentés – tant en métadonnées qu’en informations morphosyntaxiques, voire sémantiques – permet de travailler un type donné d’allemand de spécialité in vivo (lexique, macrostructures textuelles, constructions, etc.), mais à la condition sine quoi non de disposer des outils conceptuels et méthodologiques idoines ;
(iii) la terminologie – qui a longtemps constitué, de façon réductrice, l’unique porte d’entrée dans ce que l’on appelait encore « langues de spécialité » – est non seulement aujourd’hui en grande partie alimentée par les corpus, mais ces derniers ont aussi eu pour effet de revitaliser le terme envisagé au sein de sa mise en texte et de la place qu’il occupe dans l’organisation conceptuelle de la spécialité visée ;
(iv) la didactique intègre désormais elle aussi de plus en plus les acquis de la linguistique de corpus permettant ainsi aux apprenants de s’approprier eux-mêmes ces ressources pour en faire de véritables aides au niveau de la production.
Au vu de ce contexte général, le GERALS invite donc tous les collègues engagés dans l’enseignement et la recherche en allemand de spécialité, ainsi que dans une perspective interdisciplinaire les collègues experts dans l’utilisation et la diffusion d’outils spécifiques d’analyses des corpus au niveau recherche comme enseignement, de partager leurs expériences et leurs réflexions, autour des questions suivantes (liste non exhaustive) :
• quels corpus pour les langues de spécialité et quel allemand de spécialité  (spécialisé professionnel, spécialisé académique, discours de vulgarisation) ?
• utiliser les corpus existants ou constituer son propre corpus ? selon quels standards ?
• quelle synergie entre germanistes et experts des spécialités pour la constitution des corpus ?
• quelle place pour les corpus d’interactions orales ?
• comment passer du corpus de recherche au corpus d’enseignement ?
• quels outils pour l’analyse des corpus dans leurs approches scientifiques et pédagogiques ?

Les collègues désirant présenter une communication sont priés d’envoyer leur propositions (titre + résumé de maxi 500 mots) avant le 10 mai 2014 à l’adresse fachdiskurse@gmail.com.
Les contributions retenues pourront être présentées en français ou en allemand. Les auteurs recevront une notification d’acceptation mi-mai.

Call for Papers : one-day-workshop at the University of Besançon on new approaches to terminology

26 juin 2014
Journée d’étude
Ere des discours « experts » et dilution des frontières institutionnelles : Nouvelles approches terminologiques
Grand Salon, UFR SLHS, Université de Franche-Comté
Les travaux en terminologie et sur les discours de spécialité ont fréquemment été considérés comme des branches pauvres et austères des recherches en sciences du langage. Les équipes de recherche, en dehors des laboratoires développant une recherche terminologique dans une perspective sociolinguistique1, ont, jusqu’à peu, le plus souvent travaillé à la marge des recherches en linguistique générale. Les recherches en terminologie sont en effet le plus souvent victimes d’une illusion entretenue par la tradition rationaliste ou sensualiste françaises, initiée notamment par Condillac formulant la nécessité pour faire avancer les sciences d’avoir une langue bien faite et poursuivie par M. Bréal pour lequel les « langues artificielles » comme la « nomenclature chimique par exemple » sont « une sorte de catalogue parlé », un « idiome qui n’arrive à la précision que par la plus stricte spécialité, au contraire du langage ordinaire » (Les idées latentes du langage, 1868).
Le pionnier de la terminologie, E. Würster – dont on redécouvre progressivement l’œuvre à la lumière de travaux récents sur sa réception comme ceux de Danielle Candel et John Humbley –, se situait lui-même dans cette démarche positiviste que, d’une certaine manière, les développements des sciences et des techniques rendent toujours nécessaire. Cette exigence, dont l’initiative de Condillac et des Idéologues ne sont que l’expression ultime, a été en effet un puissant moteur de création néologique et grammaticale depuis six siècles et, en dernière analyse, ont largement contribué à l’enrichissement des langues. Pour autant, participer activement aux politiques linguistiques (en particulier dans les cadres des commissions générales et spécialisées de terminologie et de néologie), comme c’est le cas de la France, ne peut obérer les recherches critiques qui permettent de remettre les recherches terminologiques au cœur des enjeux linguistiques et discursifs.
Si la compréhension des discours spécialisés nécessite la connaissance de l’appareil conceptuel dont les termes sont les représentants langagiers, la circulation des termes en synchronie et diachronie, la construction du sens en discours spécialisé – jusque dans les interactions orales –, les problématiques liées à la vulgarisation des connaissances et à la diffusion internationale, le développement des discours « experts » et la dilution des frontières institutionnelles, exigent de réinterroger la spécificité des emplois terminologiques.
1 Nous pouvons évoquer par exemple en France le laboratoire rouennais, regroupant, à l’initiative de Guilbert, des chercheurs d’importance comme P. Lerat, Y. Gambier, F. Gaudin, ainsi que la dynamique recherche québécoise de l’Université de Laval, dans le cadre de la construction de l’Office de Langue Française, autour des travaux de P. Auger, dans une perspective plus spécifique d’aménagement linguistique.

Nous invitons ici à entrevoir la terminologie dans une dimension sociocritique, comme toute « sémantique du discours car elle relie la production des sens des termes avec les conditions de leur apparition » (Gaudin 2010). La circulation des termes sera envisagée sous l’angle de la diversité de leurs usages sociaux, ce qui englobe à la fois l’étude des conditions de circulation et d’appropriation des termes envisagés comme des signes et non comme des étiquettes de concepts. On privilégiera ainsi l’exploration de l’emploi terminologique dans des corpus moins « canoniques » et dans des champs de spécialité aux contours plus fous que dans les travaux usuels visant la constitution de bases de données qui de facto ne constituent pas le cœur de cible de cette journée.
Les personnes intéressées pour intervenir à cette journée d’études sont priées d’envoyer leur proposition (titre + résumé de 400-500 mots présentant le type de discours spécialisé, la problématique et le corpus d’étude) avant le 15 avril 2014 à arthur.joyeux@univ-fcomte.fr et laurent.gautier@u-bourgogne.fr.
Organisation et coordination scientifique :
Laurent Gautier (MSH Dijon [USR CNRS-uB 3516] & Centre Interlangues TIL [EA4182])
Arthur Joyeux (ELLIAD-LLC [EA4661], UFC) 
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