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IL Y A DES GENS QUI N'ONT PAS ENCORE COMPRIS QU'ICI CEST POÉSIE ET ART
ET RIEN D'AUTRE.
MERCI DE POSTER VOS PHOTOS AGUICHANTES AILLEURS
IL Y A DES SITES POUR CE GENRE DE CHOSES. ........
TOUTES LES PERSONNES QUI PERSISTERONT SERONT BANNIS DE LA COMMUNAUTÉ .

La propriétaire

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L’astre virginal de la volupté

L’aube s’éveille lentement, tandis que s’enfuient
les voiles des étoiles, les oiselles montent dans les cieux,
et annoncent aux bocages l’astre virginal de la volupté.
Je m’attarde au seuil de notre logis, non loin du Loir,

vêtue de ma micro-robe de satin noir qui flotte
au vent du printemps, je t’attends, ma Douce, mon amante,
je te veux depuis que tu es partie à Paris, en l’île de la Cité,
pour une affaire d’héritage,

mes seins inapaisés te réclament, reviens, et mêlons à nouveau
nos chairs jusqu’à la brune, le silence règne parmi les champs,
réapparais, je souhaite avec des frissons suivre le pourtour
de tes hanches, et tenir en mes paumes les lys de tes mamelons.

Je vais dans notre chambre, j’ouvre notre armoire,
je prends tes bas de soie, tes porte-jarretelles,
je les hume tendrement, et je pleure,
je contemple maintenant la photo de notre couple enlacé,

le Désir monte en moi, implacable.
Je sors alors d’un endroit connu de nous seules
un godemichet, cet objet que tu as béni voilà peu de tes baisers,
je le oins longuement avec ma salive,

j’ôte mon vêtement, je m’assieds sur notre couche,
puis face à la cathédrale de ta Beauté,
face à la splendeur de ta Grâce,
ô mon Impératrice de pureté,

je le fais entrer en ma rivière d’amour jusqu’à la grotte de ma matrice,
je répète l’opération à maintes reprises,
je gémis, je hoquette, je geins de liesse,
je crie sans cesse ton nom de baptême

par delà les bourgs et les cités de fer,
soudain, je suis emportée par la houle de la Jouissance,
le lait de ma sève sourd, et je bois en ton honneur
le Saint-chrême de notre Amour.

A ton retour, je ne dirai rien, je te guiderai languissamment
sur les plages de la félicité,
mais, je te posséderai,
et tu seras mienne !

Sophie Rivière

Ma micro-robe de lin brasille sous le glaive du Soleil

Les ronces du chemin blessent parfois
mes paumes si belles et si douces,
je leur préfère les frêles églantines, et les violettes
que je t’apporte chaque jour à genoux,

car elles ont ta perfection et ta joliesse.
Aujourd’hui, je chemine parmi les bocages,
et les forêts du Maine, le souffle me pousse vers toi,
et soulève par à-coups ma micro-robe de lin noir,

tandis que brasillent mes bas de soie et mes porte-jarretelles
assortis sous le glaive du Soleil,
ô ma Fée, ma Princesse d’harmonie, ma Maîtresse,
les cieux te glorifient en ce matin de printemps,

les vaisseaux des oiselles m’indiquent le chemin,
seule la scansion de mes escarpins
rompt l’étreinte infinie du silence.
J’ai composé pour toi des cantiques de liesse,

et des hymnes saphiques, moi qui ne suis que ta poétesse,
ta lumière me guide,
je m’approche de notre borde, près de l’Anille,
où tu m’attends, fière et sauvage,

ô ma divine, je veux chanter ta clarté et ta Grâce,
la mer d’azur de tes iris, la citadelle de tes seins lourds
qui se meuvent sans attache sous ta tunique,
et l’hermine de ton pubis,

tu ceins chaque nuit la royauté de ma Grâce
quand tu me chevauches,
et que
je sanglote de liesse.

Cependant à mon arrivée, sur notre couche,
je deviendrai ton égale, et comme les tribades,
nous frotterons notre sexe l’un contre l’autre,
seins contre seins, sexe contre sexe

dans l’éclat virginal de la Luxure,
ô mon Epousée, puis je te posséderai passionnément,
je laperai le lait de ta Jouissance,
et tendrement, tu deviendras enfin mienne !

Sophie Rivière

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Un poème de ma composition :
Qui pourrait comprendre, en dehors de toi ?

Qui pourrait comprendre,
Ce qui en nous, ne fonctionne pas,
Qui pourrait nous dire,
Ce qui, en nous, se dissimule,
Personne hormis, notre conscience,
Qui se terre, qui se moque,
Sachant beaucoup,
N’offrant que rarement,
À qui écoute et s’ouvre.

Toi,
Écoutes-tu ?
Toi,
T’ouvres-tu ?
Qui le pourrait,
Sinon, toi ?

Toi, et chacun d’entre nous,
Toi et moi,
Toi, moi et nous,
Eux,
Nous tous, à la fois.
Ouvre-toi et écoute,
Le chant du monde,
Qui murmure, qui chante, s’élève,
Tente de se faire entendre.
Hélas,
Pour si peu d’entre nous !

Je pleure de cette indifférence,
Je pleure de notre indifférence,
Si commune,
Si austère,
Qu’elle en devient d’un ennui monstre,
Que personne ne voit plus.

L’homme est-il ce monstre ?
L’homme est-il ainsi,
Vraiment ?
Où, n’est-ce qu’une façade nauséabonde ?
Une fausse pudeur devenue véracité profonde.
Non, l’homme n’est pas cet homme,
L’homme n’est pas ainsi.
L’homme est plus,
Tellement plus !

Simple protection,
Simple bouclier, armure ou mur d’abîme,
Au travers duquel,
Il se débat,
Pour pallier le froid,
Pour laisser transparaître,
En un effort immense,
Son moi, son vrai moi,
Puissant et riche,
De toutes les promesses d’un monde en devenir.

L’homme est tout cela,
Envers et contre tout.
Christine Barsi
Christine Barsi
christinebarsi.com

J’ai tant besoin de la langueur de tes baisers

La pluie ruisselle le long des vitres de notre borde,
le tonnerre gronde en ce jour d’avril,
les éclairs illuminent les bocages,
non loin de moi, coulent le Loir, et nos amours,

les meubles de notre chambre craquent.
Je suis seule depuis que tu es partie hier à la Ville
pour une course anodine,
cependant l’angoisse m’étreint, je n’en puis plus,

j’ai tant besoin de toi, de la langueur de tes baisers,
du diadème de ta chevelure d’ébène mêlée à la mienne,
du frémissement de ta bouche,
ô mon Epousée, mon Impératrice de douceur.

Je suis allée voilà peu dans notre armoire,
j’ai respiré ton musc, et tes parfums
qui embaument notre logis, j’ai pleuré alors,
et mes beaux bras blancs se sont refermés

sur le puits du vide, j’ai essuyé mes larmes,
j’ai revêtu alors en ton honneur, et
pour me redonner du courage,
la micro-robe de satin noir que tu m’as offerte voilà peu,

et qui resplendit sous les chandeliers de notre salon,
des bas de soie, des porte-jarretelles, et des escarpins assortis,
mais rien n’y fait, mes sanglots redoublent.
J’implore longuement Vénus, et les prêtresses de Sappho

de venir à mon aide pour calmer ma peine, soudain, la pluie s’arrête,
le ciel redevient clément, et j’entends bientôt le bruit de tes pas
sur notre gravier, ô mon amante, je vais au-devant de toi, et
face aux beffrois de tes seins pigeonnants, arrogants, et lourds,

face à l’hymne de ton sexe-Soleil,
je t’entraîne par la main dessus notre couche,
j’ôte fébrilement nos vêtements, et je t’emmène des heures durant
sur les plaines de la Luxure,

tu gémis des motets de Grâce, et par ces mots que voilà,
par l’éloquence de nos étreintes,
nous atteignons, triomphantes
les versets de la Jouissance et de la tendresse !

Sophie Rivière

Le souffle des lys me murmure les langueurs du printemps

La lumière agonise dessus les bocages,
les oiselles se taisent peu à peu
sous les arcs-boutants des forêts du Maine,
le souffle des lys me murmure les langueurs du printemps.

Ma robe courte à plis ruisselle au gré de mes pas,
j’écarte en cheminant les ronces des sentiers,
je viens vers toi,
ô ma Maîtresse, ma Sirène,

j’ai encore la corolle de tes lèvres sur les miennes,
et en mon coeur le diadème de ton sourire
quand je t’ai quittée ce matin,
j’ai tant besoin de toi, j’ai tant envie de toi,

moi qui ne suis que ta poétesse
qui clame à tout instant la lumière de ta Grâce.
Les algues de ta chevelure de jais flottent le long de ton dos,
je brûle et je frissonne devant la royauté de tes seins

pigeonnants, arrogants, et lourds contre les miens,
et l’astre de ta rivière d’amour,
parfois le linceul du brouillard me cerne,
cependant, je n’en ai que faire, car seul m’importe

la force de notre Passion si pure et de notre tendresse,
mes bas de soie crissent dès que je croise mes jambes,
les pierres du chemin connaissent la scansion de mes escarpins
à l’éveil propice de l’aurore.

Je viens vers toi, tu m’attends en notre borde,
belle et perverse, près des berges du Loir,
dès mon arrivée, j’étreindrai ta chair d’ambre et d’ivoire,
je te conduirai sur notre couche,

nous unirons nos paumes, et jusqu’à l’aube,
je te posséderai, tu te cambreras
lorsque triompheront tes sens grisés,
tu hoquetteras de liesse,

je boirai le vin de ta Jouissance,
et nous goûterons enfin,
épuisées,
la volupté d’être Femmes !

Sophie Rivière
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