Fraternité soixante-douze

Première rencontre - Mardi 18 octobre 2016 - Saint Luc

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »
(Lc 10, 1-9)

Deuxième rencontre - Mardi 22 novembre 2016
- - Sainte Cécile --

En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
- Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »
(Lc 21, 5-11-

Troisième rencontre chez Sylvie -

Mercredi 21 décembre 2016

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Lc 1, 39-45)-


Quatrième rencontre chez Alex -

jeudi 26 janvier 2017

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »
(Mc 4, 21-25)


5e rencontre - le 22mars 2017

Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ. C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ?Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ? Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée. Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit » 1cor 3, 1-9

22 mai 2017
6 rencontre Lydie

 Actes des Apôtres 16,11-15.

Avec Paul, de Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis, 
et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine. Nous avons passé un certain temps dans cette ville 
et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies. 
L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul. 
Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation : « Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. » C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main. 

7e rencontre soixante-douze

jeudi 05 octobre 2017

(Lc 10, 1-12)
En ce temps-là, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »
COMMENTAIRE de l'Évangile
72 = 70 + 2 ! Ce chiffre fait référence à l’épisode rapporté dans le livre des Nombres (Nb 11) où, en plus des 70 anciens choisis par Moïse, Dieu donna son Esprit à 2 autres hommes. Cet envoi en mission des disciples par Jésus annonce ainsi que le temps de l’accomplissement de la parole de Moïse est advenu : « Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! » (Nb 11,29). Tous les peuples sont invités à recevoir l’Esprit et à goûter ainsi à la paix qui vient de Dieu, paix qui est plénitude. Prier pour que des ouvriers soient envoyés, c’est donc prier pour que des disciples fassent l’expérience de ce don de l’Esprit.
Nb 11,24-34
« Moïse sortit pour transmettre au peuple les paroles du Seigneur. Puis il réunit soixante-dix hommes parmi les anciens du peuple et les plaça autour de la Tente. Le Seigneur descendit dans la nuée pour parler avec Moïse. Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci, et le mit sur les soixante-dix anciens. Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais cela ne dura pas. Or, deux hommes étaient restés dans le camp ; l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad. L’esprit reposa sur eux ; eux aussi avaient été choisis, mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente, et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser. Un jeune homme courut annoncer à Moïse : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! » Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole : « Moïse, mon maître, arrête-les ! » Mais Moïse lui dit : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! » Puis Moïse se retira dans le camp et, avec lui, les anciens d’Israël. Envoyé par le Seigneur, le vent se leva ; depuis la mer, il amena des cailles, il les rabattit sur le camp et tout autour du camp sur une largeur d’une journée de marche à peu près ; elles couvraient la surface du sol sur deux coudées d’épaisseur environ. Le peuple resta debout tout ce jour-là, toute la nuit et toute la journée du lendemain ; ils ramassèrent les cailles. Celui qui en eut le moins en ramassa dix grandes mesures. Ils prirent beaucoup de temps pour les étaler tout autour du camp. La viande était encore entre leurs dents, ils n’avaient pas fini de la mâcher que déjà la colère du Seigneur s’enflammait contre le peuple et qu’il frappait le peuple ; il le frappa d’un très grand coup. On appela donc ce lieu Qibroth-ha-Taawa (c’est-à-dire : Tombeaux-de-la-convoitise) car c’est là qu’on enterra la foule de ceux qui avaient été pris de convoitise. »

8e rencontre chez Nicole

Lecture du livre du prophète Ézékiel

En ces jours-là,
au cours d’une vision reçue du Seigneur,
l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison,
et voici : sous le seuil de la Maison,
de l’eau jaillissait vers l’orient,
puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient.
L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison,
au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord
et me fit faire le tour par l’extérieur,
jusqu’à la porte qui fait face à l’orient,
et là encore l’eau coulait du côté droit.
Il me dit :
« Cette eau coule vers la région de l’orient,
elle descend dans la vallée du Jourdain,
et se déverse dans la mer Morte,
dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent,
tous les animaux pourront vivre et foisonner.
Le poisson sera très abondant,
car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre,
et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives,
toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ;
leur feuillage ne se flétrira pas
et leurs fruits ne manqueront pas.
Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux,
car cette eau vient du sanctuaire.
Les fruits seront une nourriture,
et les feuilles un remède. »

« Vous êtes un sanctuaire de Dieu » (1 Co 3, 9c-11.16-17)

Frères,
vous êtes une maison que Dieu construit.
Selon la grâce que Dieu m’a donnée,
moi, comme un bon architecte,
j’ai posé la pierre de fondation.
Un autre construit dessus.
Mais que chacun prenne garde
à la façon dont il contribue à la construction.
La pierre de fondation, personne ne peut en poser d’autre
que celle qui s’y trouve : Jésus Christ.

Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,
et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,
cet homme, Dieu le détruira,
car le sanctuaire de Dieu est saint,
et ce sanctuaire, c’est vous.

« Il parlait du sanctuaire de son corps » (Jn 2, 13-22)

Comme la Pâque juive était proche,
Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner
pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.

Les perles du Bac 2004

Histoire :
Comme Bonaparte, Jules César pouvait dicter plusieurs lettres à la fois, c’était un dictateur.
Les dolmens étaient des espèces d’abribus postés tous les 100 mètres.
L’histoire de Rome commence en 753 avenue Jésus-Christ.
Les amazones étaient des femmes, mais encore plus méchantes.
Jeanne d’Arc voyait des apparitions invisibles.
Au moyen âge, la bonne santé n’avait pas encore été inventée.
François 1er était le fils de François 0.
C’est Richelieu qui fonda la Star Academy française.
Louis XV était l’arrière-petit-fils de son oncle Louis XIV.
La drôle de guerre, cependant, n’a fait rire personne.

Géographie :
Le pôle est recouvert de glace : c’est la capote glaciaire.
Dans le monde, il n’y a que la France qui n’est pas un pays étranger.
Le Mexique était autrefois le pays des pastèques.
La Suisse est une fée des rations.
La mer des Caraïbes baigne les lentilles françaises.
L’eau de mer sert, en particulier, à remplir les océans.
On peut suivre une rivière dans un sens en amont et dans l’autre sens en l’avalant.
Les quatre points cardinaux sont le haut, le bas, l’est et l’ouest.
La Terre tourne en rond dans un sens et en travers dans l’autre sens.

Lettres :
Socrate parlait beaucoup car il avait la langue bien pendante.
Au pluriel, on dit les « cristaux » car il y a plusieurs cristals.
Les devoirs où il y a des conjugaisons s’appellent les devoirs conjugaux.
Victor Hugo est né à l’âge de 2 ans.
Les fables de La Fontaine sont si anciennes qu’on ignore le nom de l’auteur.
Un sonnet est formé de deux quatrains et de deux tiercés.
Toute sa vie, Montaigne a voulu écrire mais il n’a fait que des essais.
A la fin de sa vie, l’écrivain Hemingway s’est suicidé pour mettre fin à ses jours.

Maths :
Un polygone est une figure qui a des côtés un peu partout.
On dit qu’une ligne droite est perpendiculaire quand elle se met à tourner d’un coup.
L’ovale est un cercle presque rond, mais quand même pas.
Le losange est un carré tordu en biais.
Le zéro est très utile, surtout si on le met derrière les autres nombres.
Un nombre réel est un nombre que l’on peut toucher du doigt.
La loi des probabilités s’appelle ainsi car on n’est pas sûr qu’elle existe.
L’ordinateur peut faire plus de calculs que le cerveau de l’homme car il n’a que ça à faire.

Sciences :
L’air pur est uniquement formé de gaz naturels.
Une bouteille d’eau explose s’il gèle car, sous l’effet du froid, l’eau devient un explosif.
En cas de grossesse on fait une chorégraphie.
Plus le train ralentit, moins sa vitesse est plus grande.
Un corps lâché d’une certaine hauteur choisit toujours de tomber.
C’est le cerveau qui donne les ordres et les autres parties sont obligées d’obéir.

La lune était dans l’église ?


C’était le lundi 19 octobre à la soirée du parcours Alpha, et Virginie du service cuisine était sortie fumer une clope.

-Venez voir, on voit la lune dans l’église ?

La lune se reflétait dans les vitraux de l’église, à l’envers, sous sa forme inversée. Une belle lune, comme un visage, comme on aime à la représenter, quand elle n’est pas encore totalement entrée dans son premier quartier. Comme un visage d’homme -
La lune nous révélait son côté sombre, la face cachée de la lune de miel, l'ombre qui réalise la pleine lune…là dans l’église. La lune était dans l’église et ce n’était pas Ça le visage du Christ.

 

 

CARNET DE CHANTS   ALPHA

p.1

QUE MA BOUCHE CHANTE TA LOUANGE

1. De toi, Seigneur, nous attendons la vie,
Que ma bouche chante ta louange.
Tu es pour nous un rempart, un appui,
Que ma bouche chante ta louange.
La joie du cœur vient de toi ô Seigneur,
Que ma bouche chante ta louange.
Notre confiance est dans ton nom très saint !
Que ma bouche chante ta louange.

R. Sois loué Seigneur, pour ta grandeur,
Sois loué pour tous tes bienfaits.
Gloire à toi Seigneur, tu es vainqueur,
Ton amour inonde nos cœurs.
Que ma bouche chante ta louange.

2. Seigneur, tu as éclairé notre nuit,
Que ma bouche chante ta louange.
Tu es lumière et clarté sur nos pas,
Que ma bouche chante ta louange.
Tu affermis nos mains pour le combat,
Que ma bouche chante ta louange.
Seigneur tu nous fortifies dans la foi !
Que ma bouche chante ta louange.

3. Tu viens sauver tes enfants égarés,
Que ma bouche chante ta louange.
Qui dans leur cœur espèrent en ton amour,
Que ma bouche chante ta louange.
Dans leur angoisse, ils ont crié vers toi,
Que ma bouche chante ta louange.
Seigneur tu entends le son de leur voix !
Que ma bouche chante ta louange.

4. Des ennemis, toi tu m´as délivré,
Que ma bouche chante ta louange.
De l´agresseur, tu m´as fait triompher,
Que ma bouche chante ta louange.
Je te rends grâce au milieu des nations,
Que ma bouche chante ta louange.
Seigneur, en tout temps, je fête ton Nom !
Que ma bouche chante ta louange.

POUR TES MERVEILLES

R. Pour tes merveilles,
Je veux chanter ton Nom
Proclamer combien, tu es bon !
De toi et de toi seul, Seigneur,
Dépend mon sort,
Ô mon roi, mon Dieu je t´adore.

1. Quand je t´appelle dans la détresse,
Sensible à mon cri tu t´abaisses,
Ta droite douce et forte me redresse,
Contre ton sein me tient sans cesse.

2. À ta tendresse je m´abandonne,
Car sûre est ta miséricorde.
Qui comme toi, Seigneur sauve et pardonne ?
Pas de salut que tu n´accordes !

3. Je ne peux vivre qu´en ta présence,
Que ne me soit cachée ta face !
Ne déçois pas Seigneur mon espérance :
À tout jamais je rendrai grâce.

OUI, LE SEIGNEUR EST NOTRE JOIE

R Oui, le Seigneur est notre joie, alegria !
Il nous partage son amour, alegria !
Oui, le Seigneur est notre joie, alegria !
Il est fidèle pour toujours, alegria !
1.Il est notre joie, alegria !
Il est notre paix, alegria !
Il est notre frère, alegria !
Il est la lumière, alegria !

2.Il est le Sauveur, alegria !
Il est le pardon, alegria !
Il est le Seigneur, alegria !
Il est notre Dieu, alegria !


p.2

JE T´EXALTE, Ô ROI MON DIEU

R. Je t´exalte, ô Roi mon Dieu,
Je bénis ton Nom à jamais,
Je veux te bénir chaque jour,
Louer ton Nom toujours et à jamais !

1. Le Seigneur est tendresse et pitié,
Il est lent à la colère et plein d´amour,
Le Seigneur est bonté envers tous,
Ses tendresses vont à toutes ses œuvres.

2. Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce.
Que tes amis bénissent ton Nom,
Qu´ils disent la gloire de ton règne,
Qu´ils parlent, ô Dieu de ta prouesse.

3. Le Seigneur est vérité en ses paroles,
Il est amour en toutes ses œuvres,
Il retient tous ceux qui tombent,
Il redresse tous ceux qui sont courbés.

4. Je veux dire la louange du Seigneur,
Que toute chair bénisse son Saint Nom,
Maintenant, toujours et à jamais,
Alléluia, alléluia !

DEBOUT, RESPLENDIS

R. Jérusalem, Jérusalem, quitte ta robe de tristesse !
Jérusalem, Jérusalem, chante et danse pour ton Dieu !

1.Debout, resplendis, car voici ta lumière,
Et sur toi la gloire du Seigneur. (bis)
Lève les yeux et regarde au loin,
Que ton cœur tressaille d´allégresse.
Voici tes fils qui reviennent vers toi,
Et tes filles portées sur la hanche.

2.Toutes les nations marcheront vers ta lumière,
Et les rois à ta clarté naissante. (bis)
De nombreux troupeaux de chameaux te couvriront,
Les trésors des mers afflueront vers toi.
Ils viendront d´Epha, de Saba, de Qédar,
Faisant monter vers Dieu la louange.

3.Les fils d´étrangers rebâtiront tes remparts
Et leurs rois passeront par tes portes. (bis)
Je ferai de toi un sujet de joie.
On t´appellera ´Ville du Seigneur´,
Les jours de ton deuil seront tous accomplis,
Parmi les nations tu me glorifieras.

p.3

JE VEUX CHANTER POUR TOI

R. Je veux chanter pour toi, Seigneur,
Chaque instant de ma vie.
Je veux pour tous mes frères
Être témoin de ton amour.

1. Seigneur, tu me conduis tous les jours de ma vie,
Tu prends soin de moi,
Je veux te rendre grâce, te louer à jamais,
Toi le Dieu de ma joie.

2. En ton amour, Seigneur, garde-moi de tout mal,
Je veux rester en toi,
Marcher en tes chemins, faire ta volonté,
Dieu de fidélité.

JE VEUX CHANTER TON AMOUR, SEIGNEUR

R. Je veux chanter ton amour, Seigneur,
Chaque instant de ma vie.
Danser pour toi en chantant ma joie
Et glorifier ton Nom.

1. Ton amour pour nous
Est plus fort que tout
Et tu veux nous donner la vie,
Nous embraser par ton Esprit.
Gloire à toi !

2. Oui, tu es mon Dieu,
Tu es mon Seigneur.
Toi seul es mon libérateur,
Le rocher sur qui je m´appuie.
Gloire à toi !

3. Car tu es fidèle,
Tu es toujours là,
Tout près de tous ceux qui te cherchent,
Tu réponds à ceux qui t´appellent.
Gloire à toi !

4. Voici que tu viens
Au milieu de nous,
Demeurer au cœur de nos vies
Pour nous mener droit vers le Père.
Gloire à toi !

5. Avec toi, Seigneur
Je n´ai peur de rien.
Tu es là sur tous mes chemins.
Tu m´apprends à vivre l´amour.
Gloire à toi !

p.4

TU PEUX NAÎTRE DE NOUVEAU

Tu peux naître de nouveau,
Tu peux tout recommencer,
Balayer ta vie passée,
 
Et repartir à zéro,
Et repartir à zéro,
Avec Jésus pour berger. (Bis)
 
Tu peux boire de cette eau,
Source de pureté,
Source de vérité.
Tu peux boire de cette eau, (Bis)
Source de l'éternité.
Tu peux boire de cette eau, (Bis)
Source de l'éternité.
 
Tu peux être pardonné
Pour tous tes péchés passés
Car Jésus a tout payé.
Tu peux recevoir la paix, (Bis)
Source de la liberté,
Et repartir à zéro, (Bis)
Avec Jésus pour berger.

JE SUIS VENU POUR LA VIE

Je suis venu pour la vie
Je suis venu pour la vie
Je suis venu pour la vie éternelle.

1 - Je suis le pain vivant,
Qui me suit n'aura plus jamais faim,
Qui croit en moi n'a plus soif,
Celui qui me suit vient de la lumière.

2 - Je suis venu du ciel,
Non pas pour faire ma volonté,
Quiconque croit dans le Fils,
Ressuscitera un jour dans la gloire.

3 - Venez manger ce pain,
Venez boire la coupe du vin,
Qui mangera de ce pain,
Et boira ce vin, recevra la vie.

4 - O Père sois béni,
De cacher ce mystère aux puissants,
De révéler aux petits,
L'incroyable amour de ton cœur de Père.               


ALLÉLUIA, PROCLAMEZ QUE LE SEIGNEUR EST BON

R. Alléluia, alléluia, alléluia.

1. Proclamez que le Seigneur est bon,
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d'lsraël,
Éternel est son amour !

2. Dans l'angoisse j'ai crié vers lui,
Le Seigneur m'a exaucé.
Le Seigneur est là pour me défendre,
J'ai bravé mes ennemis.

3. Le Seigneur est ma force et mon chant,
Le Seigneur est mon salut.
Je ne mourrai pas, non, je vivrai,
Je dirai l'oeuvre de Dieu.

4. Ouvrez-moi les portes de justice,
J'entrerai, je rendrai grâce ;
C'est ici la porte du Seigneur,
Tous les justes y entreront.

5. Oui, c'est toi mon Dieu, je te rends grâce,
Seigneur mon Dieu je t'exalte.
Proclamez que le Seigneur est bon,
Éternel est son amour !


p.5

SOYONS TOUJOURS JOYEUX

R. Soyons toujours joyeux et prions sans cesse,
En toute chose rendons grâce à Dieu !
C´est sa volonté sur nous dans le Christ.
Gloire à toi, ô Seigneur notre Dieu !

1.À toi la louange est due,
Ô Dieu dans Sion,
Que pour toi exulte notre cœur,
Tu écoutes la prière.

2.Vers toi languit toute chair,
Avec ses œuvres de péché.
Mais toi Seigneur tu nous pardonnes,
Ô Dieu de miséricorde.

3.Heureux celui qui t´écoute
Et qui demeure en ta présence.
Comblés des biens de ta maison,
Tu mets en nous ton allégresse.

4. Toute la création t´acclame,
Les montagnes crient de joie,
Les collines débordent d´allégresse,
Les cris de joie, ô les chansons !


JUBILEZ ! CRIEZ DE JOIE !

Jubilez, criez de joie! Acclamez le Dieu trois fois Saint!
Venez le prier dans la paix, témoigner de son amour.
Jubilez, criez de joie pour Dieu, notre Dieu

1. Louez le Dieu de lumière. Il nous arrache aux ténèbres.
Devenez en sa clarté Des enfants de la lumière.

2. Ouvrez-vous, ouvrez vos coeurs Au Dieu de miséricorde.
Laissez-vous réconcilier, Laissez-vous transfigurer.

3. Notre Dieu est tout Amour, Toute paix, toute tendresse.
Demeurez en son Amour Il vous comblera de Lui.

4. A l'ouvrage de sa grâce, Offez toute votre vie.
Il pourra vous transformer, Lui, le Dieu qui sanctifie.

5. Louange au Père et au Fils, Louange à l'Esprit de gloire
Bienheureuse Trinité, Notre joie et notre vie.



NI LA MORT NI LA VIE

R. Ni la mort ni la vie, ni présent ni avenir,
Rien ne nous séparera de l´amour du Christ.

1. Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu.
Si Dieu lui-même est pour nous, qui sera contre nous ?

2. Qui nous séparera de l´amour du Christ ?
Ni l´angoisse, ni la faim, ni les périls, ni le glaive.

3. Par celui qui nous aima nous remportons la victoire.
Si nous mourons avec lui, avec lui nous régnerons.


p.6

CHANTEZ AVEC MOI

R. Chantez avec moi le Seigneur,
Célébrez-le sans fin.
Pour moi il a fait des merveilles,
Et pour vous il fera de même.

1.Il a posé les yeux sur moi,
Malgré ma petitesse.
Il m´a comblée de ses bienfaits,
En lui mon cœur exulte.

2. L´amour de Dieu est à jamais
Sur tous ceux qui le craignent.
Son Nom est Saint et glorieux,
Il a fait des merveilles.

3. Déployant son bras tout-puissant
Il disperse les riches.
Aux pauvres il donne à pleines mains,
A tous ceux qui le cherchent.

4.Il se souvient de son amour,
Il élève les humbles.
Il protège et soutient son peuple,
Il garde sa promesse.



JE VEUX TE LOUER

R. Je veux te louer, ô mon Dieu,
À ton Nom, élever les mains.
Je veux te bénir, t´adorer, te chanter,
Ô mon Dieu, éternel est ton amour !

1. Dans le temple très saint de ta gloire,
Ô Seigneur, je te contemplerai.
Je verrai ta puissance infinie :
Ô mon Dieu, éternel est ton amour !

2. Que te rendre, ô Seigneur, mon Sauveur,
Pour le bien que tu as fait pour moi ?
En tout temps, en tout lieu, je dirai :
Ô mon Dieu, éternel est ton amour !

3. Je tiendrai mes promesses envers toi,
Devant tous, j´annoncerai ton nom.
Que ma vie toute entière te loue :
Ô mon Dieu, éternel est ton amour !


JE VOUS AI CHOISIS

1. Je vous ai choisis, je vous ai établis
Pour que vous alliez et viviez de ma vie.
Demeurez en moi, vous porterez du fruit ,
Je fais de vous mes frères et mes amis.

2. Contemplez mes mains et mon cœur transpercés ,
Accueillez la vie que l´Amour veut donner.
Ayez foi en moi, je suis ressuscité,
Et bientôt dans la gloire, vous me verrez.

3. Recevez l´Esprit de puissance et de paix ,
Soyez mes témoins, pour vous j´ai tout donné.
Perdez votre vie, livrez-vous sans compter ,
Vous serez mes disciples, mes bien-aimés !

4. Consolez mon peuple , je suis son berger.
Donnez-lui la joie dont je vous ai comblés.
Ayez pour vos frères la tendresse du Père,
Demeurez près de moi, alors vous vivrez !

p.7

QU´EXULTE TOUT L´UNIVERS

R. Qu´exulte tout l´univers, que soit chantée en tous lieux
La puissance de Dieu.
Dans une même allégresse, terre et cieux dansent de joie,
Chantent alléluia !

1. Par amour des pécheurs
La lumière est venue ,
Elle a changé les cœurs
De tous ceux qui l´ont reconnue.

2.Vous étiez dans la nuit,
Maintenant jubilez
Dieu vous donne la vie ,
Par amour il s´est incarné.

3.Exultez, rendez gloire,
Chantez que Dieu est bon,
Christ est notre victoire,
Il est notre résurrection.

4.Que chacun reconnaisse :
Jésus est notre Roi.
Rejetons nos tristesses
Pour une éternité de joie.

5.Toi l´unique Seigneur,
Envoie l´Esprit d´amour.
Viens régner dans nos cœurs,
Nous voulons hâter ton retour.



RENDONS GLOIRE À NOTRE DIEU

R. Rendons gloire à notre Dieu !
Lui qui fit des merveilles,
Il est présent au milieu de nous
Maintenant et à jamais !

1. Louons notre Seigneur,
Car grande est sa puissance,
Lui qui nous a créés,
Nous a donné la vie.

2. Invoquons notre Dieu,
Demandons-lui sa grâce,
Il est notre Sauveur,
Notre libérateur.

3. Oui le Seigneur nous aime,
Il s´est livré pour nous.
Unis en son amour,
Nous exultons de joie.

4. Dieu envoie son Esprit,
Source de toute grâce,
Il vient guider nos pas
Et fait de nous des saints.

5.Gloire à Dieu notre Père,
À son Fils Jésus-Christ,
À l´Esprit de lumière
Pour les siècles des siècles.



JÉSUS-CHRIST EST SEIGNEUR

1.Jésus-Christ est Seigneur,
Il est sorti du tombeau libre et vainqueur.
Tout genou fléchira, toute langue confessera
Que Jésus est Seigneur.

2.Il est Dieu, né de Dieu,
Lumière, née de la lumière, il est vrai Dieu.
Engendré non pas créé, de même nature que le Père,
Par lui tout a été fait.

3.Jésus-Christ est Sauveur,
Premier né d´entre les morts, il est vainqueur.
Si nous mourons avec lui, avec lui nous régnerons
Il est notre Seigneur.

p.8

IL S´EST MANIFESTÉ

R.Il s´est manifesté,
Nous l´avons rencontré,
Venez et voyez !
Venu pour nous sauver,
Il est ressuscité,
Jésus est le Seigneur !

1.Nos yeux l´ont reconnu
Et nos mains l´ont touché,
Nous avons entendu
La Parole de vie.

2.Vrai Dieu né du vrai Dieu,
Il a pris notre chair.
Jésus, le Fils de l´Homme
Nous conduit vers le Père.

3.Envoyé par le Père,
Consacré par l´Esprit,
Jésus est la lumière
Qui nous donne la vie.

4.Dieu nous a tant aimés
Qu´il a donné son Fils.
Non pas pour nous juger,
Mais pour nous racheter.

5.Il est venu chercher
La brebis égarée,
Jésus le bon berger,
Vient pour nous libérer.

6.Celui qui croit en lui
A la vie éternelle.
Celui qui croit en lui
Marche dans la lumière.

7.Vous tous qui avez soif,
Approchez-vous de lui,
Ouvrez grand votre cœur,
Recevez son Esprit.

O SEIGNEUR A TOI LA GLOIRE

Ô Seigneur, à Toi la gloire
R/ Ô Seigneur, à Toi la gloire,
La louange pour les siècles,
Ô Seigneur, à Toi la gloire,
Eternel est ton amour !

1 - Vous les cieux,(bis)
Vous les anges,(bis)
Toutes ses œuvres,(bis)
Bénissez votre Seigneur.

2 - Astres du ciel,(bis)
Soleil et lune,(bis)
Pluies et rosées,(bis)
Bénissez votre Seigneur.

3 - Feu et chaleur,(bis)
Glace et neige,(bis)
Souffles et vents,(bis)
Bénissez votre Seigneur.

4 - Nuits et jours,(bis)
Lumière et ténèbres,(bis)
Eclairs et nuées,(bis)
Bénissez votre Seigneur.

5 - Monts et collines,(bis)
Plantes de la terre,(bis)
Fauves et troupeaux,(bis)
Bénissez votre Seigneur.

6 - Vous son peuple,(bis)
vous ses prêtres,(bis)
vous ses serviteurs,(bis)
Bénissez votre Seigneur.

p.9

IL VIENT NOUS LIBÉRER

R. Il vient nous libérer, Jésus-Christ.
Il vient pour nous sauver, Jésus-Christ.
C´est lui notre berger, Jésus-Christ.
Il fait de nous son peuple, Jésus-Christ.

1.Venez et voyez comme est bon le Seigneur,
Pour nous il est mort, il est ressuscité !

2.La mort, le péché, par la Croix sont vaincus.
Chantez tous les peuples, acclamez le Sauveur !

3.Vous qui avez faim d´amour et de vérité,
Suivez mon chemin, je suis le bon berger.

4.Recevez l´Esprit de force et de charité
Soyez les témoins de mon cœur transpercé !

QUE CHANTE POUR TOI

Que chante pour toi la bouche des enfants,
Qu'exulte en toi le peuple des vivants. (bis)

1. Sans fin j'exulterai, pour toi je chanterai,
Ô Dieu car tu es bon.
Je danserai pour toi, tu es toute ma joie,
Ô Dieu car tu es bon.

2. Nous recevons de toi la force de nos pas,
O Dieu car tu es bon.
Que craindre désormais, tu marches à nos côtés,
Ô Dieu car tu es bon.

3. Chacun est à tes yeux unique et merveilleux,
Ô Dieu car tu es bon.
Tu donnes chaque jour le Pain de ton amour,
Ô Dieu car tu es bon.

4. Que toutes les nations s'assemblent pour ton Nom,
Ô Dieu car tu es bon.
De toi vient toute paix, c'est toi notre unité,
Ô Dieu car tu es bon.
 
LE SEIGNEUR SEUL EST MA LUMIERE

1 - Le Seigneur seul est ma lumière.
Ma délivrance et mon appui, (bis)
Qu'aurais-je à craindre sur la terre,
Puisque ma force est tout en lui. Le Seigneur seul...

2 - Sa droite sûre à mon appel.
Dans son amour me soutiendra, (bis)
Il est mon roc, ma citadelle.
En lui le repos de mon être. Sa droite sûre...

3 - Mes yeux verront la délivrance.
Que mon Seigneur accordera, (bis)
Je veux te chanter chez les peuples,
Jouer pour toi dans les pays. Mes yeux verront...    

P.10          

Blague Alpha

Un pasteur décide d'aller visiter ses paroissiens. Il arrive devant une maison mais il n'y a pas de réponse, malgré les nombreuses tentatives du pasteur.
Finalement, il décide de laisser sa carte de visite avec un verset à l'endos :
 "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi." Apocalypse 3:20
Le lendemain, après le culte, alors qu'il compte l'offrande il trouve sa carte avec une note au bas :
 "J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché." Genèse 3:10


SESSION  11      COMMENT TIRER LE MEILLEUR PARTI DU RESTE DE MA VIE ?

I. QUE  FAIRE ?
 Comment tirer le meilleur parti du reste de ma vie ? Nous n’avons qu’une seule vie. De temps en temps on se dit : J’aurai aimé en avoir deux la première où j’aurai fait les erreurs et la seconde pour la vivre vraiment. Mais malheureusement ce n’est pas comme ça, on monte en scène tout de suite. Donc la question se pose : Comment tirer le meilleur parti du reste de ma vie ? Même si dans le passé on a commis des erreurs et ça a certainement été mon cas et bien avec l’aide de Dieu nous pouvons faire du reste de notre vie quelque chose de magnifique. On regarder une épitre de Paul, l’épitre aux Romains, le chapitre 12 :
« "Je vous exhorte donc, frères, au nom de la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu: ce sera là votre culte spirituel. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait."
1) Première étape : rompre avec le passé
Cela va être la trame de notre réflexion. La première chose c’est : Que faire en suivant ce texte ? La première étape est de rompre avec le passé, parce que nous sommes appelés à être différents. Paul nous dit : Ne vous conformez pas au monde présent. Littéralement c’est : ne laissez pas le monde vous presser dans son moule. Je ne sais pas si certains d’entre vous se souviennent du film de pink floyd : the movie, dans lequel il y a une scène de dessin animé où l’on voit une file de jeunes gens qui marchent au pas cadencé sur un plan horizontal et ils tombent au bout de ce plan dans un énorme hachoir à viande qui les transformes en viande hachée qui est pressé dans des moules en forme de briques et la chanson qui est mondialement connue the valley, les paroles disent : Après tout tu n’es qu’une brique de plus dans le mur. Moi c’est une image qui me parle beaucoup, vous avez remarquez, il me manque à la main gauche l’index. Quand j’étais petit, tout petit, j’avais dix huit mois j’ai mis ma main dans un hachoir à viande. Ce qui m’est resté comme souvenir ce n’est pas la douleur ni le fait d’avoir perdu un doigt, c’est le fait d’avoir été happé et de sentir la force d’attraction mortelle. C’est ça le péché, il y a une force d’attraction qui est mortelle et qui fait que le monde nous presse dans son moule.
Alors je sais que dans une journée comme ça c’est facile d’une certaine façon d’être porté dans la foi. Mais dès que nous allons retourner dans le monde, la pression ç nouveau va s’exercer sur nous pour être comme les autres. Comme disait Coluche : «  tout ce qui m’intéresse, soit ça fait grossir, soit c’est immoral » On va se retrouver là dedans on va être tenté d’être comme un caméléon. Quand on est entre Chrétiens on est d’une certaine façon et puis quand on est dans le monde on est d’une autre façon. C’est terrible d’être caméléon, quand on le pose sur une couverture rouge il devient rouge, sur une couverture jaune il devient jaune. On a fait une expérience sur un caméléon on l’a posé sur un plaid écossais et il paraît qu’il a explosé. Pour cette raison nous sommes appelés à être différents. Cela ne veut pas dire, parler un jargon bizarre, avoir une tête pieuse ou des attitudes qui sont différentes. Au contraire si nous imitons Jésus, si nous nous mettons à sa suite, nous allons devenir plus profondément homme plus profondément femme. Mais pour ça, pour ressembler au Christ cela implique de nous renouveler, de changer. Je vous donne quelques exemples de la vie courante. Prenez par exemple les ragots, vous voyez il y a une discussion entre amis, on parle de quelqu’un qui n’est pas là, et puis vous êtes tenté, à l’intérieur de vous-même, vous vous dites : allez vas y ! raconte ce que tu sais aussi. Et non le Chrétien est appelé à être différent. Essayez toujours dans ces cas de dire des choses positives. Essayez de vous mettre du point de vu d’une personne qui aime la personne dont on parle. Mettez vous à la place de leur chat s’il n’y a personne d’autre. Prenez les récriminations, je suis frappé comment souvent dans la vie professionnelle les gens récriminent. A propos des clients, à propos des collèges, à propos des impôts, à propos du temps qu’il fait. Quelqu’un m’a dit l’autre jour au bureau : « Ah la vie serait tellement plus facile si on n’avait pas de clients et si on n’avait pas de collèges ». Un Chrétien devrait pouvoir éviter ce travers. Autre domaine de notre vie où nous sommes appelés à être différent c’est celui de la sexualité. Les Chrétiens dans ce domaine là aussi sont appelés à être différents. Chaque fois que l’on parle de la foi ce sont les mêmes questions qui reviennent. Et toujours la question qui est sous-jacente : Est-ce que les Chrétiens ne sont pas complètement ringards, est-ce qu’ils ont compris quelque chose à la modernité. Cela me rappelle les vieux débats qu’il y a eu au début du XIXe siècle, au moment de la révolution industrielle. Comme aujourd’hui il y avait les médias, l’élite bien pensante, tout une partie de la classe dirigeante qui disaient : Les Chrétiens n’ont rien compris ! C’était une époque où les Chrétiens étaient entrain d’œuvrer pour la mise en place de lois protectrices pour lutter contre le travail des enfants, les situations d’insalubrité, pour la mise en place d’un repos hebdomadaire. Toute une série de combats au XIXe siècle qui sont passés et qui ont évolués, sous le nom de doctrine sociale de l’Eglise, et dont on disait à l’époque : Les chrétiens ne comprennent rien ! on se rend compte aujourd’hui qu’ils avaient 50 ans d’avance. Je pense qu’en matière de vie morale il en va de même. De plus en plus on se rend compte dans le monde que notamment sur le sujet de morale sexuelle de l’Eglise, les Chrétiens sont certainement en avance de quelques années ou de quelques dizaines d’années. Pourquoi ? Parce que Dieu nous donne dans ce livre, la plus belle manière qui soit, la manière d’aimer. Il faut bien être clair, c’est lui qui a inventé les hommes et les femmes. C’est lui qui a inventé la sexualité. C’est lui qui a inventé le plaisir sexuel. C’est comme si Dieu était au ciel en se disant : Bon sang mais qu’est-ce qu’ils ont encore inventé ! C’est lui qui a inventé tout ça. Seulement il nous donne dans la Bible une manière belle de vivre la sexualité. Il y a une célébration de l’intimité entre l’homme et la femme, du mariage. Et celui qui a inventé la sexualité nous dit aussi dans quel cadre et comment la vivre, entre un homme et une femme à l’intérieur d’un engagement à vie, dans le mariage. Cette vision nous est donnée dès les premières lignes du livre de la Genèse. Dans le récit de la création : Genèse 2, 24, que Jésus reprendra plus tard dans ses enseignements :
« C’est pourquoi l’homme quitte sont père et sa mère et il s’attache à sa femme et ils deviennent une seule chair» C’est cela que le mariage implique, de quitter ses parents de s’attacher à un conjoint et de devenir une seule chair. Littéralement le texte dit : Collés l’un à l’autre, et pas seulement physiquement mais aussi psychologiquement, émotionnellement, socialement, spirituellement. C’est important je crois pour tirer le meilleur parti du reste de sa vie, d’être fidèle à ce mode d’emploi. De temps en temps on trouve des modes d’emplois dont on se demande si les gens ne nous prennent pas pour des idiots. J’en prends quelques un : sur l’emballage d’un fer à repasser, il y avait marqué : ne pas repasser sur le corps ! Sur un somnifère : Peut provoquer la somnolence ! Sur la panoplie d’un déguisement pour enfant en Superman : Attention, revêtir ce déguisement ne rend pas capable de voler ! Dieu nous avertit qu’il y a du danger à ne pas bien utiliser le mode d’emploi. Il nous dit, on le voit bien dans toute l’écriture qu’un rapport sexuel n’est pas une aventure d’un soir. Que l’intimité sexuelle unie deux êtres dans une seule chair. si vous prenez deux feuilles de papier ou de carton ondulé et que vous les collez bien vous attendez que ce soit sec et puis ensuite vous déchirez. Vous entendez les craquements et les petits bouts de cartons ou de papier qui restent collés de l’autre coté. C’est un peu la même chose, c’est le mot qu’utilise la Bible. Il y a ce craquement cette déchirure lorsque deux êtres qui n’ont fait qu’une seule chair se déchirent. C’est la méconnaissance de cette règle de vie qui fait que l’on voit tous les désastres autour de nous, les couples brisés, les familles qui sont déchirés, les enfants blessés, les épidémies, les cœurs meurtris, les vies qui sont gâchées. Comprenez que le but ce n’est pas d’aller régenter et d’aller surveiller tout le monde.
Michel invite sa mère à dîner. Remarquant que Julie, la colocataire de Michel, est très jolie, elle tente de savoir si son fils et elle ne sont que des colocataires, et son fils lui affirme que Julie et lui ne sont que des amis. Une semaine plus tard, Julie dit à Michel : "Depuis que ta mère est venue dîner, la louche a disparu. C'est bizarre...". "Je vais lui envoyer un petit mot", répond Michel, qui écrit : "Chère maman, je ne dis pas que tu as pris la louche et je ne dis pas que tu ne l'as pas prise, mais elle est introuvable depuis ta dernière visite. Je t'embrasse très fort. Michel". Quelques jours plus tard, Michel reçoit une lettre de sa mère : "Cher fils, je ne dis pas que tu couches avec Julie et je ne dis pas que tu ne couches pas avec Julie, mais si Julie couchait dans son lit, vous auriez retrouvé la louche. Je t'embrasse fort. Maman".
Le but ce n’est pas de faire la morale à tout le monde mais de dire simplement la bénédiction incroyable que nous voyons à l’œuvre dans des millions de familles dans le monde entier, des familles unies, d’enfants qui sont équilibrés, dans tous ces lieux où le projet de Dieu est compris. Je rencontre un nombre énorme de gens dans le monde d’aujourd’hui et spécialement de femmes qui me disent : « Je regrette de ne pas avoir attendu, ma vie amoureuse a été un désastre » Alors la bonne nouvelle, c’est que, il n’est jamais trop tard et que Dieu nous aime qu’il nous a sauvé de manière définitive par le Christ et qu’il peut reprendre les choses à nouveau pour que le péché puisse être pardonné, pour que nous soyons purifiés et pour que nos blessures s’il y en a, il y en a souvent puissent se cicatriser. Mais il vaut mieux les éviter dès le départ.
Je sais bien qu’en parlant comme je viens de le faire, je suis à contre courant, par rapport au reste du monde. Peut être que vous êtes entrain de vous dire depuis cinq minutes : C’est bien ma veine, je suis tombé sur le dernier des puritains et en plus il a réussit à me bloquer pendant un Weekend. Les standards du monde sont très différents du standard de ce que le Christ nous propose et je vois bien que ça requiert du courage de vivre selon ces standards. Parce que la pression est forte, elle est forte spécialement chez lez jeunes.
On a fait une expérience pour mesurer l’influence de la pression sur un jeune homme. C’est une expérience vrai on a pris 10 adolescents, officiellement c’était pour leur faire faire un test visuel. On les a mis dans une salle et on leur a présenté trois lignes : A-B-C. La plus longue A, la moyenne B, la plus coute C. Et on leur a dit vous levez la main quand on vous montre la ligne la plus longue. En fait le test est un test pour regarder la pression. Neuf des adolescents avaient été briffés à l’avance, on leur avait dit : quand vous voyez la ligne B qui est moyenne, vous levez la main en prétendant que c’est la plus longue. Le dixième lève la main comme les autres. Quand on l’interroge ensuite, il dit : «  je me suis dis que je n’avais pas compris les instructions alors j’ai décidé de faire comme tout le monde pour éviter que les autres se moquent de moi ». On fait une deuxième fois l’expérience avec les mêmes dix personnes. Et alors que ce dixième est certain que les autres ont tort, dans 75% des cas il lève la main une deuxième fois. Parce que il n’est pas capable de dire, il n’a pas le courage, parce que la pression est trop forte, de dire : «  C’est vous qui avez tort, je ne peux pas vous expliquer pourquoi mais je suis certain que vous avez tort »
C’est vrai pour la Parole de Dieu, ce qui est vrai est vrai, même si le reste du monde vous dit que non. Et ce qui est faux est faux même si le monde a l’air d’aller dans la même direction.  C’est ça que dit Paul : « Ne laissez pas le monde vous presser dans son moule ! ».
2) Deuxième étape : prendre un nouveau départ. «Soyez transformés »
Voilà rompre avec le passé. Ensuite prendre un nouveau départ. Une fois que l’on a rompu avec ce passé on peut prendre un nouveau départ et Paul nous dit que nous pouvons être transformé. Et ce n’est pas facile d’être transformé, moi par exemple je déteste que l’on me bouscule dans mes habitudes, j’ai trouvé un mode de vie qui fonctionne à peu près quand on me dit : il faut que tu transforme que tu change tout. Je ne suis pas forcément à laisse. De temps en temps et spécialement dans un jour comme celui-ci, je vous des gens qui sont vraiment pris par le Christ, qui se sont mis à sa suite et je me dis : Ah j’aimerais tellement leur ressembler ! Et puis je rentre, et ça va être comme à chaque fois, je vais rentrer en me disant : Il va falloir que je change ça et ça et ça dans mon mode de vie. Dieu nous demande de nous transformer. Il ne nous demande pas d’abandonner des choses qui sont bonnes. Il nous demande de laisser derrière nous toit ce qui est encombrant. Tout ce que l’on a dans notre grenier, dans notre débarras et que l’on traine à longueur de temps. On a une amie à côté de chez nous qui est assistante sociale et elle rend visite notamment à des personnes très démunies. Elle nous a raconté qu’un jour, elle voyait une Dame qui vivait toute seule dans un taudis absolument épouvantable. Un jour cette Dame est tombée malade et il a fallu la transporter à l’hôpital. Au moment de partir la Dame lui a dit : Est-ce que vous pouvez prendre sous mon lit cette valise. Et elle a trouvé une valise pleine de billet de banque et de bijoux. Un héritage que cette Dame avait fait plusieurs années auparavant et qui aurait suffit largement à lui faire vivre une vie décente. Elle a préféré pour ne rien changer à sa vie continuer à vivre dans son taudis et avec des guenilles. C’est exactement notre attitude. Nous sommes face à l’héritage du Christ qui est splendide et on s’accroche à notre taudis et à nos guenilles.
- Un amour sincère
Cet héritage, ce trésor que le Christ nous donne quel est il ? Je poursuis la lecture de l’épitre aux romains. D’abord il nous donne un amour sincère.
« Que votre amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. »
 Le mot que Paul utilise pour que l’amour soit sans hypocrisie c’est « A hypocritos » ça veut dire, sans masque. On se protège tous derrière une façade. On se dit tous : « je me connais bien, je n’aime pas trop ce que je suis, alors je sais ce que je vais faire je vais mettre un masque comme ça les autre ne me verrons pas ». Toute notre vie en société ne sont que rencontres de masque. On est tous avec nos façades bien léchées et on ne se retrouve jamais en vérité. C’est ça qui est beau dans l’Eglise c’est que : Bas les masques ! On se révèle tel que nous sommes parce que l’on sait que l’on est profondément aimé par Dieu sauvé par lui. Donc ça n’a aucune importance de se révéler sans nos masques et à ce moment là nos relations entre nous, changent d’une manière tout à fait extraordinaire. Je crois que les relations que l’on peut nouer à l’intérieur de l’Eglise grasse à ça sont d’une profondeur et d’une amitié inégalée ailleurs.
- L’enthousiasme pour le Seigneur
Deuxième chose, l’enthousiasme pour le Seigneur nous dit Paul : «  Soyez enthousiastes grâce à l’Esprit  et servez le Seigneur ».  La aussi le texte littéralement dit : « Conservez en vous le bouillonnement de l’Esprit ». Cette relation est de fait créatrice d’un bouillonnement extraordinaire. Je ne sais pas comment vous avez vécu la soirée que nous avons vécu ensembles. Peut être que certains n’ont rien ressentis, peut être que même d’autres n’auront pas du tout aimé, aurons été irrité par ce qu’ils ont vécus et d’autre auront je crois beaucoup aimés. En fait ce que vous avez ressenti ou pas ressenti, en fait n’a pas grande importance. Ce qui est important c’est la relation que sur la durée vous allez établir avec le Seigneur. C’est un peu comme un voyage de noce. Avec Florence, j’ai gardé, elle est là, je peux lui dire, un souvenir mitigé de notre voyage de noce. On a fait de beaucoup plus beaux voyages et de beaucoup plus beaux moments ensemble, que celui  là.
On a des amis qui sont partis en voyage de noce, ils ont été imprudents ils se sont exposés au soleil tellement le premier jour qu’ils ont tout les deux été brulé au premier degré et ils ont plus pu s’approcher pendant trois semaines.
Et bien c’est un couple très heureusement marié, ils ont vécu une vie magnifique ensemble et donc ce moment initial du voyage de noce n’est pas en fait vraiment déterminant. Ce qui compte c’est la relation que nous avons avec Dieu sur la distance.
- Des relations harmonieuses
Ensuite Paul nous dit : Des relations harmonieuses. Paul nous exhorte à vivre en harmonie, à être généreux, accueillant, prompt  à pardonner, compatissant, en paix avec tous.  Il se crée de cette façon dans la famille chrétienne une atmosphère d’amour, de joie, de patience, de fidélité, de bénédiction, d’harmonie, d’humilité, de paix. Le résultat de tour ça, nous dit Paul, c’est :
« Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien »
 Il y a une espèce de marée extraordinaire d’amour de paix et de joie dans une communauté chrétienne inspirée par l’Esprit de Dieu où l’on voit littéralement ce que dit Paul : le Mal qui est vaincu par le bien.
Alors pour ça, il faut que l’on abandonne ce qui nous fait prendre du retard. Il y a un homme qui est en voyage d’affaire qui dort à l’hôtel et le matin au petit déjeuner il commande le petit déjeuner suivant, il dit : « Je voudrais, deux œufs au plat bien dur, des toasts complètement carbonisés, du beure surgelé impossible à étaler, un jus d’orange tiède et un café froid » La serveuse lui dit : « Vous êtes fou Monsieur, pourquoi vous demandez ça ? » Il dit : « Ah, la maison me manque tellement ! » Et bien voilà, laissons derrière nous nos guenilles, nos petits déjeuner plus ou moins réussis et prenons ce nouveau départ.

II. COMMENT  Y  PARVENIR ?
1) Vous offrir vous mêmes
Maintenant  deuxième grande question comment y parvenir ? La manière d’y parvenir Paul nous la donne  dans un des versés important que vous pouvez retenir : « Je vous exhorte donc, frères, au nom de la miséricorde de Dieu, à  vous offrir vous mêmes en sacrifice vivant » Romain 12,1
- Nos priorités
Alors, s’offrir en sacrifice vivant ça veut dire, offrir à Dieu les principaux aspects de notre vie. D’abord nos priorités. Le bien le plus précieux pour chacun de nous c’est le temps. Alors offrons à Dieu notre temps, ça ne veut pas dire que vous allez passé vous journée à lire la Bible et à prier, parce que notre vie professionnelle, notre vie familiale, notre vie relationnelle les responsabilités que nous avons dans le monde font parties intégrante de notre vocation et Dieu nous y appelle. Mais quand nous disons au Seigneur : «  Tout ça Seigneur, c’est à toi ! » nos priorités commences à changer et on a un problème à établir les bonnes priorités. J’ai lu une petite annonce qui disait : « Agriculteur cherche jeune femme avec un tracteur, pour amitié et mariage si affinité, prière d’envoyer la photo du tracteur » Quand on remet sa vie au Seigneur nos priorités changent et les choses deviennent secondaires, ce qui devient important ce sont les relations et les personnes. Peut être vous l’avez senti ce changement dans votre vie depuis quelques semaines. Pour tenir la relation avec Dieu dans la durée, c’est un sujet de communication, communiquez avec lui, lisez la Parole de Dieu, passez du temps dans la prière. Le matin par exemple au lieu d’allumer tout de suite la radio et de laisser comme ça voler notre vie intérieure par des machines et bien ouvrez votre bouche et dire Seigneur, comme dit le Psaume, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange. Faites ça tous les matins et vous verrez que votre journée en sera changée. Passez du temps avec d’autres Chrétiens, c’est impossible d’être Chrétien tout seul vous l’avez peut être éprouvé. C’est dans la communauté chrétienne que notre foi grandie, s’épanouie. Trouvez une communauté chrétienne qui vous convienne et dans laquelle vous vous enracinez.
- Nos ambitions
Vous pouvez donner aussi au Seigneur vos ambitions. Est-ce que c’est bien pour un Chrétien d’être ambitieux. La réponse, sans ambigüité c’est : oui ! Le Seigneur nous le dit et en même temps Jésus nous dit : mettez le bon ordre dans les priorités : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice et le reste vous sera donné par surcroit » Mettez les priorités dans le bon ordre. Je suis toujours attristé de vous quelqu’un qui met les priorités dans le mauvais ordre. Je vois souvent notamment dans ma vie professionnelle des gens dont le seul but semble être de s’enrichir davantage. On gagne beaucoup d’argent mais c’est toujours d’avantage que l’on a envie. On a demandé à un Rockfelleur : « A quel niveau d’argent vous serez vraiment heureux ? » et il a répondu avec beaucoup de liberté : « Un peu plus ! »
Ensuite le pouvoir. Il y a des gens qui sont en permanence à la recherche du pouvoir, ils veulent être PDG d’une multinationale, ministre, président de l’amicale locale des joueurs de boules. Toutes ses ambitions sont bonnes, toutes ces positions nous aides, si nous les vivons de façon chrétienne, à transformer en profondeur la société. C’est bien ce que Jésus attend de nous, c’est pour ça qu’il nous accompagne mais encore une fois, tout dépend dans quel ordre nous posons les choses. Quand nous choisissons notre orientation professionnelle soyons détendu la dessus. De toute façon dans cinquante ans personne ne se souviendra si on était PDG ou musicien, préfet, agriculteur, mère au foyer ou agent technico commercial. Donc ne laissons pas le monde nous presser dans son moule.
- Nos biens
Nos biens, c’est aussi quelque chose que nous pouvons offrir à Dieu. la Bible n’interdit pas de gagner de l’argent ni de posséder des biens. Ce contre quoi elle met en garde c’est quand ces biens deviennent nos idoles. Le Général de Gaule avait une phrase là-dessus, il parlait des «  Possédants qui sont possèdes par ce qu’ils possèdent » La Bible nous montre que le meilleur antidote contre cela : c’est de donner. Il y a comme ça une économie divine où l’on donne : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » Et on donne et puis on reçoit, on donne, on reçoit. C’est vraiment une économie divine, essayez et vous verrez. Quand nous stoppons ce cycle vertueux du don et de ce que nous recevons de Dieu, le cycle s’arrête et nous retombons dans notre mode de fonctionnement. La meilleure manière de se débarrasser du matérialisme c’est de devenir généreux.
- Notre corps : oreilles, langue, mains, sexualité, yeux…..
Notre corps, nous pouvons l’offrir aussi. Nos oreilles, est-ce que nous les utilisons pour écouter des ragots, des critiques ou au contraire des choses qui édifient notre foi et notre relation avec le Seigneur. Notre langue, est-ce qu’elle sert à critiquer ou à bénir à louer à encourager. Nos mains est-ce qu’elles servent à posséder ou au contraire à servir. Notre sexualité est-ce qu’elle est là pour notre propre plaisir ou pour le bonheur de celui ou celle que le Seigneur nous a confié dans le mariage. Nos yeux est-ce qu’on  les utilise pour regarder avec convoitise ou au contraire essayer de regarder la création et les autres avec le regard que Jésus porte sur eux. Si nous nous faisons l’offrande de toute notre vie de tous ces grands aspects de notre vie à Dieu, je peux vous dire que notre vie échappera à la banalité et à la vanité que nous offre le monde. Il y a un prêtre qui a passé toute sa vie en Inde, le père Ceyrac qui dit : « Tout ce qui n’est pas donné est perdu » Le temps nous échappe c’est comme du sable ou de l’eau entre nos mains. Quand on vit pour soi même, si on se crispe sur ce que l’on a, sur ce que l’on est, on devient prisonnier de toutes les passions de toutes les dimensions  de notre vie qui nous gouvernent. A l’inverse si vous commencez à servir le Christ, à lui donner votre vie dans toutes ses dimensions quelque soit votre état de vie naturellement, c’est à ce moment là que vous vous  rendez compte que vous devenez véritablement libre. Si vous voulez avoir une vie dans ce quelle peut avoir de plus beau, de plus libre, de plus épanouie, qui vous fasse vraiment devenir ce que pourquoi Dieu vous a crée, si vous voulez une vie de liberté, mettez vous à la suite du Christ.
2) Comme un sacrifice vivant
- Cela implique certains sacrifices
Alors comme un sacrifice vivant nous dit Paul. Cela implique certains sacrifices. Par exemple d’abandonner des choses que nous savons être mauvaises. Restituer ce que l’on à pris, qui n’est pas à nous. Etre prêt à rendre témoignage de notre foi dans un monde qui est devenu indifférent.
- Cela peut avoir un coût
Certaines choses qui peuvent paraîtres compliquées, cela peut avoir un coût pour nous.  Je connais un jeune père de famille qui a été déshérité par ses parents quand il est devenu Chrétien, il a fait son choix. D’autres qui, dans leur style de vie, parce qu’ils menaient une vie qui n’était pas dans l’inspiration qu’en donne le Seigneur par rapport à la vie affective et sexuelle, qui comprenant cela ont mis les choses en ordre. Donc cela peut avoir un coût.
III.    POURQUOI LE FAIRE ?
 
1) Le projet de Dieu pour notre avenir
Pourquoi faire tout ça ? Au nom de quoi le faire ? Vous vous dites peut être : «  c’est bien sympa, mais s’il voyait où j’en suis, peut être qu’il serait moins précis dans ses demande » Au nom de quoi faire tout ça ? Parce que nous savons que Dieu nous aime et qu’il veut le meilleur pour notre vie. Alors on a toujours cette crainte de se dire, si je lui remets ma vie, il va en faire quelque chose de misérable, d’étroit, étriqué, d’ennuyeux. Mais c’est absurde, une fois que l’on a compris que nous sommes enfants de Dieu, ça devient complètement absurde, c’est comme si mon fils me disait : « Papa j’ai vraiment envie de passer cette journée avec toi » et je lui disais : « Excellent cela fait longtemps que j’attendais ça, je vais t’enfermer dans un placard, de huit heure de matin à vingt deux heures c’est vraiment ça que je voulais » C’est absurde, c’est aussi absurde que de penser que Dieu veut autre chose que notre bien, le meilleur pour chacun d’entre nous. Ce désir qu’il a de nous faire comprendre et vivre, comme dit Paul, sa volonté qui est bonne, agréable, parfaite.
2) A cause de ce que Dieu a fait pour nous
Et puis une autre raison de la faire, c’est à cause de ce que Dieu a fait déjà pour nous. Quand nous contemplons Jésus en croix qui a accepter d’aller jusqu’à la mort, Dieu a tant aimé le monde qu’il a livré son propre fils, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais a la vie éternelle. Lorsque nous contemplons le Christ en croix, on voit, on comprend dans notre chair à quel point Dieu nous aime. Cet au nom de cet amour que nous pouvons faire ce pas de confiance, et puis progressivement d’abandonner de laisser derrière nous tout ce qui est inutile, qui est un fardeau.
Un riche Baron avait un fils, qui s’était fâché, qui avait quitté la famille, sans avoir jamais revu ses parents. Le père ne s’en était jamais remis. Pour essayer d’oublier son chagrin, il avait passé le reste de sa vie à accumuler une grande collection de tableaux d’art. Et à la fin de sa vie, il avait une splendide collection. Il avait dit qu’a sa mort,  elle devait être vendue aux enchères. Alors le jour des enchères la foule était là. Le notaire lisait publiquement le testament et le premier tableau qui a été mis en vente, s’appelait «  mon fils bien aimé ». C’était l’œuvre d’un peintre médiocre, le tableau n’était pas très beau, c’était un des premiers tableaux que ce Baron avait commandé, une portrait de son fils quand il était jeune, avant qu’il commence cette magnifique collection. Tous les collectionneurs qui étaient là, faisaient la fine bouche et le seul qui s’est porté acquéreur  était un vieux domestique, qui était là et qui pour une somme toute modique, l’a acheté par attachement affectif vis-à-vis du fils. Le notaire a continué la lecture du testament. Et la clause suivante disait : Celui qui achètera « mon fils bien aimé » héritera de tout le reste. Le notaire a dit : voilà, Mes Dames, Messieurs l’enchère est terminée. Celui qui achètera « Mon fils bien aimé » hérite de tout le reste.


SESSION  10                  L ’ EGLISE :  QU ’ EN  PENSER ?

J’entends souvent dire dans des conversations : Je suis croyant mais pas pratiquant, je suis chrétien mais je ne vais pas à l’Eglise. Les grandes questions que l’on se pose à propos de notre vie. Les gens disent souvent : Moi je crois en Dieu, mais l’Eglise non, je ne veux pas y aller, je n’y crois pas ou même ça me dérange.
Des préjugés répandus :
 L’Eglise = les célébrations
Je dois dire que je comprends bien cette réaction, parce que souvent avant d’avoir la foi, j’avais de l’Eglise une vision très extérieure. J’avais l’image de grandes célébrations liturgiques auxquelles je ne comprenais pas grand-chose et que je trouvais assez ennuyeuses.
L’Eglise = le clergé
J’avais aussi l’image, quand on parlait de l’Eglise d’une hiérarchie ecclésiastique un peu déconnecté de la réalité, un peu, une pyramide de curés, si vous voulez assez hiérarchique.
L’Eglise = un bâtiment
Et puis, au sujet de l’image, quand on disait le mot Eglise, du grand bâtiment souvent glacial qui se situe au centre de nos villages et où je ne mettais pas souvent les pieds.
Qu’est ce que l’Eglise ? Pourquoi « aller à l’Eglise » ?
Je me suis rendu compte avec le temps que ces images, le clergé, le bâtiment, la liturgie, sont des aspects très extérieurs et ne permettent pas de comprendre l’Eglise en profondeur. Ce que j’aimerais faire, ce soir, c’est à travers cinq grandes images, vous expliquer pourquoi il me semble que l’Eglise et quelque chose de magnifique, pourquoi je l’aime et pourquoi je pense que c’est beau d’y vivre sa vie chrétienne.
I.  LE PEUPLE DE DIEU
Le mot grec « ekklesia », une assemblée ou un rassemblement de gens
Alors la première image c’est celle du peuple de Dieu. Le mot Eglise vient du mot grec « ekklesia » qui veut dire rassemblement, l’assemblée. Il est dit quand on regarde la Bible que c’est le peuple de Dieu, un ramassis de gens (expression de la Bible). Donc Dieu a fait un peuple, ça ne veut pas dire des gens qui étaient choisis à cause de leurs mérites ou à cause de leurs qualités, mais des gens que Dieu a choisi par amour et que patiemment au fil des années, des siècles, il a constitué en peuple.
Eglise / Royaume de Dieu
Et puis avec le temps il a élargi ce peuple à tous ceux qui sont des disciples de Jésus. Et le commandement de ce peuple, c’est le commandement nouveau de l’amour que le Christ a eu pour nous. La loi de ce peuple, sa mission c’est d’être le sel de la terre, la lumière du monde. La destinée de ce peuple, c’est le royaume de Dieu que Jésus inaugure sur terre et que nous pouvons vivre dés notre vie sur terre !
1) Le baptême nous fait entrer dans ce peuple
Alors comment est-ce qu’on fait parti de ce peuple ? Il y a une institutrice qui demandait à sa classe : « Est-ce qu’on est Chrétien dés sa naissance ? » Et il y a une petite fille qui lève le doigt et qui dit : « Ah non Madame ! Quand on née on est normal ». De fait elle a raison parce que la manière de devenir chrétien c’est de naître d’en haut, de naître de nouveau, de naître par le baptême d’eau et d’Esprit. Pour dire les choses comme le Nouveau testament, c’est par le baptême que nous rentrons dans ce peuple.
Purifie du péché
Baptisé ça vient du mot grec qui veut dire immergé. De fait quand on assiste à un baptême on voit bien que ce sont des gestes porteurs d’une grande signification parce que en rentrant sous l’eau nous sommes purifiés de tout péché.
Fait participer à la mort et à la résurrection du Christ
En étant au fond de l’eau nous sommes avec le Christ mort avec lui et en ressortant de l’eau nous vivons cette vie nouvelle de résurrection. C’est cette vie dans l’Esprit saint et c’est ce baptême qui fait de nous des membres du peuple de Dieu.
2) L’Eglise dans le monde
Alors ce peuple de Dieu est immense, si vous regardez dans le monde entier, il y a environ deux milliards de Chrétiens et c’est un peuple en croissance très rapide. Si on met de côté l’Europe où on a plutôt l’impression d’un tassement, si vous regardez en Afrique, en Amérique latine, en Asie le peuple de Dieu est en croissance très rapide dans certains pays.  C’est curieux quand on regarde l’Afrique, il y a cent cinquante ans c’est l’Europe qui envoyait des missionnaires en Afrique. Aujourd’hui c’est l’inverse ce sont les africains qui viennent en Europe nous annoncer la bonne nouvelle de la Parole de Dieu. Quand on regarde ce peuple de Dieu, il faut aussi avoir à l’esprit qu’une importante partie et aujourd’hui persécutée. Cela a été vrai de tout temps depuis le début du christianisme, mais on estime qu’aujourd’hui il y a, à peu prêt deux cent millions de personnes qui vivent quotidiennement dans la persécution, dans la peur de la dénonciation, de la police secrète, de la torture de la répression, de la discrimination. Si vous regardez au vingtième siècle seulement il y a autant de martyrs, d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont morts pour leur foi que dans les dix neuf siècles précédents additionnés. Pourtant l’histoire est riche de martyrs. Donc il y a un peuple à la fois dans certaines de ses parties très martyrisé et en même temps dans de nombreux endroits d’une grande vitalité.
II.  LA FAMILLE DE DIEU
Voilà pour la première image, la deuxième image c’est l’image de la famille de Dieu.
1) Dieu est notre Père
C’est cette idée que dans l’Eglise nous sommes frères et sœurs. Que lorsque nous accueillons le Christ dans nos vies, nous devenons enfants de Dieu.  C'est-à-dire que nous avons Dieu pour Père, Jésus Christ comme frère et comme Seigneur, comme Sauveur,  et l’Esprit Saint qui demeure en chacun de nous et c’est ça qui fait l’unité de l’Eglise. C’est ça qui nous rend collectivement frères et sœurs ! Là par exemple vous pouvez regarder autour de vous, ce sont vos frères et sœurs. Vous avez intérêt à faire connaissance parce que vous allez passer l’éternité ensembles. J’espère que ça vous encourage dans votre foi, j’espère que si vous n’êtes pas encore chrétien,  j’espère que ça ne  vous dissuade pas complètement de la devenir. En tous cas, c’est ça on est frères et sœurs.
Importance de l’unité. Une prière instante de Jésus : « Que tous soient Un… » (Jean 17,11)
Il y a, en même temps, il faut le savoir, c’est très visible, des divisions qui au fil du temps ont affectées l’Eglise. Ce qui est important de retenir c’est que, quelle que soit l’histoire, quand des frères et sœurs  sont fâchés ou qu’ils ne se voient plus ou qu’il y a une brouille qui dure et bien ils restent des frères et des sœurs, il faut le garder à l’esprit.
« Appliquez- vous à garder l’unité de l’Esprit » (Ephésiens 4,3)
Pendant la semaine de l’unité des Chrétiens qui  est traditionnellement en France au moi de Janvier, chaque année, on encourage les uns et les autres à aller dans une paroisse d’une autre confession pour prier. Et à l’occasion d’une de ces réunions, il y a un catholique pas tellement ouvert sur ces sujets qui s’est tourné vers sa voisine et lui a dit : « Et vous, vous êtes de quelle confession ? Et la Dame lui a dit : « Moi je suis évangélique » Alors le Monsieur a dit d’un air sévère : «  Evangélique ! Evangélique ! Mais comment est-ce qu’on peut être Evangélique ? » Elle lui a dit « Et bien c’est simple, parce que mon Père était Evangélique et mon Grand Père était Evangélique » Le gars dit : « Oui mais alors si votre Père et votre Grand Père avaient été des imbéciles qu’est ce que vous seriez ? » Elle a réfléchie une seconde puis elle lui a dit : « Ben des Catholiques, je suppose ! ».  C’est une histoire qui heureusement  ne se passerait plus aujourd’hui et qui d’ailleurs pourrait avoir lieu dans n’importe qu’elle  confession, mais surtout qui illustre bien cette histoire de l’Eglise qui porte beaucoup de douleur, de divisions sur divisons. Et portant même si elle est divisée l’Eglise est Une. Il faut que comme Chrétiens nous comprenions que la désunion, la division est  vraiment un scandale. Elle est, c’est ça littéralement une pierre d’achoppement qui empêche ceux qui cherchent la vérité ceux qui cherchent le Seigneur, de le découvrir. C’est pour ça qu’il faut que nous reprenions chacun cette exhortation de l’apôtre Paul, c’est dans l’épitre aux Ephésiens au chapitre 4 :
« Vous appliquant à garder l'unité de l'Esprit par le lien de la paix Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. Il y a un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous. »
C’est important de se rappeler que le Père aime absolument tous ses enfants et que si nous restons dans la désunion c’est comme si nous disions au Père : « Et bien choisi entre nous et eux ! » Et ça le Christ ne peut pas le supporter c’est sa dernière prière la plus instante la plus, peut être chargée d’émotion qui est de se tourner vers le père et de lui dire : « Père fait qu’ils soient Un, comme toi et moi nous sommes Un. Fait qu’ils soient Un, pour que le monde croit que tu m’as envoyé » C’est ça la beauté de l’Eglise c’est qu’elle est une famille et que cette famille est née au pied de la croix et étant née au pied de la croix, elle dépasse toutes les barrières, toutes les divisions qui existent entre les hommes. Les barrières culturelles, d’origines, d’éducation, d’âges, de nationalité. Dans le Christ nous sommes frères et sœurs parce que nous avons le même sang qui est le sang de la croix ! C’est pour ça que comme Chrétiens nous devons, chacun à notre place, rechercher sans relâche des manière de faire progresser l’unité visible de l’Eglise, en travaillant ensemble, en priant ensemble, d’une manière générale tout ce que nous pouvons faire ensemble faisons le ensemble.
2) La communauté de vie
C’est d’autant plus essentiel que l’Eglise étant famille, elle est une communauté de vie comme une famille, une communauté de vie avec le Christ. Vous trouverez si vous regardez le Nouveau Testament, cette expression, petite expression presque anodine mais qui revient tout le temps.  C’est « les uns les autres » nous aimer les uns les autres, ne pas médire les uns des autres, ne pas nous juger les uns les autres, porter les fardeaux de l’autre, nous pardonner les uns les autres, nous accepter les uns les autres, être généreux, bons, patients, les uns envers les autres. Lorsque nous vivons cela, et c’est vécu dans l’Eglise dans le monde entier, pas toujours aussi bien que ça devrait, mais c’est vécu, et bien il en résulte une qualité de lien extraordinaire. Je dois dire que dans ma vie je n’ai pas connu de liens plus chaleureux plus aimants, plus stimulants, plus enthousiasmants que ceux que j’ai connus à l’intérieur de l’Eglise ! Parce que il y a une qualité de lien, une profondeur, une intimité très rare et qui en plus dépasse et transcende toutes les barrières auxquelles nous sommes habitués et dans lesquelles nous vivons en général enfermés. Cette communauté de vie il faut la rechercher.
 Il y a un jeune homme qui avait perdu sa ferveur originelle, alors il est allé demander un conseil à un Chrétien âgé, expérimenté. Et il a été reçu devant un feu de cheminée, il a raconté comment il avait perdu sa ferveur d’antan. Et l’autre l’écoutait sans rien dire, à un moment il s’est simplement levé et avec le tisonnier, la pince à charbon, il a pris une braise qui était toute rouge et il l’a posée sur le rebord de la cheminée. Alors ils ont vu ensemble que cette braise progressivement devenait noire, froide, pleine de cendre. Le vieil homme s’est relevé, il a remis la braise au feu  et à ce moment là elle s’est remise à rougeoyer et à être brulante. A ce moment là le jeune homme a compris que ce qui avait causé la perte de sa ferveur c’était ça, c’était qu’il s’était déconnecté de la communauté chrétienne de cette communauté de vie.
C’est pour ça que c’est très important, alors que ce cours Alpha est entrain de s’achever que vous réfléchissiez à ce que vous allez faire ensuite, pour garder le lien, garder cette ferveur, garder ce sens de la communauté. Une manière de le faire c’est tout simplement de continuer dans le cours Alpha de cette Eglise qui va reprendre le trimestre prochain. Alors allez voir un membre de l’équipe ou le responsable du cours et vous pouvez non pas recommencer, parce qu’il y a une règle d’or dans Alpha c’est que l’on ne peut pas deux fois suivre le cours Alpha mais on peut y ré-assister en tant que membre de l’équipe et vous verrez tous les talents sont bien venus. J’ai jamais rencontré quiconque dont les talents n’est pas pu être utilisés d’une manière ou d’une autre dans le cours Alpha. Donc c’est une belle manière pour vous à la fois de rester dans cette atmosphère si elle vous a plu et puis de commencer de redonner ce que vous avez reçu. Alors heureusement il n’y  a pas qu’Alpha,  il y a bien d’autres choses, renseignez vous sur ce qui se donne dans la paroisse, dans l’Eglise, ça peut être un groupe de Bible, un groupe de prière, un groupe de maison, en tous cas ce qui est essentiel c’est que vous ne laissiez pas s’éteindre en vous cette flamme. Donc parlez à tel ou tel animateur en qui vous avez confiance et réfléchirez pour trouver avec elle ou avec lui, un environnement qui vous convienne parfaitement.
III.  LE CORPS DU CHRIST
Unité
Voilà pour la deuxième image, la troisième image c’est le corps du Christ, c’est une image que Paul reprend à de nombreuses reprises. On a pas le temps de regarder ici ça en détail, il écrit notamment : «  Vous êtes, vous le corps du Christ et  membre chacun pour sa part »
Diversité
C’est cette image qui nous est donnée, l’image d’un corps unique et que chacun est membre et que la diversité l’extraordinaire créativité de Dieu que l’on voit dans la nature aussi, s’exprime dans l’Eglise. Il y a une participante à un cours Alpha qui travaillait dans une société qui faisait des arômes et des parfums, qui m’a raconté que pour faire le parfum d’une rose que vous pouvez sentir dans un jardin, il fallait quatre cent molécules différentes. Vous voyez le génie créateur de Dieu, et ce génie créateur s’il le met pour une rose, à fortiori comment ne le met-il, dans les hommes dans les femmes, dans ses créatures.
Dépendance mutuelle
C’est cette créativité extraordinaire que nous retrouvons dans ce corps qui est l’Eglise. C’est pour ça que dans l’Eglise quand nous rencontrons des gens qui sont différents de nous, au lieu de se dire : « ah ils ne sont pas pareils ! » ou en avoir peur. Au contraire il faut rendre grâce parce que c’est cette complémentarité qui fait que c’est un milieu de vie tellement fécond et tellement riche. Avec en même temps une solidarité très grande.
Un Pasteur racontait qu’il jour un Monsieur très mécontent était venu le voir en disant : «  Voilà,  un homme qui avait besoin d’être loger, nourrit, avait besoin d’argent le temps de se ressaisir, est venu me voir, alors j’ai essayé de contacter la paroisse et tout le monde était très occupé, alors il a fallu que je le prenne chez moi et que je l’héberge pendant quinze jours. Est-ce que vous ne  pensez pas, dit ce Monsieur au Pasteur, que l’Eglise devrait s’occuper de gens comme ça ? Le Pasteur a sourit il a réfléchit deux secondes et il a dit : « Mais j’ai l’impression que l’Eglise s’en est bien occupé » Parce que chaque fois qu’un Chrétien fait quelque chose pour un autre au Nom du Christ, parce qu’il est Chrétien et bien c’est l’Eglise entière qui le fait. C’est pour ça que c’est important, c’est une lourde responsabilité pour nous Chrétiens de savoir que nous sommes dans le monde d’aujourd’hui les yeux, les mains, la bouche du Christ qui par nous travaille par l’Eglise.
La paroisse
Alors le lieu où nous sommes ordinairement appelés à vivre notre vie chrétienne c’est l’Eglise locale, la paroisse.
Ma recommandation c’est que vous choisissiez un lieu et que vous, vous y teniez. Ce n’est pas forcement le lieu qui est le plus proche de chez vous, mais une communauté chrétienne dans laquelle vous vous sentiez bien et que vous y restiez. L’auteur de l’épitre aux hébreux dit :
 « Ne désertez pas votre propre assemblée, comme quelques un ont coutume de le faire mais encouragez vous mutuellement ».
Il faut comprendre que, une Paroisse, une Eglise, ce n’est pas comme la Pizzeria du coin, où l’on va et puis on change parce que l’on a trouvé une meilleure à côté, ou simplement on change parce que ça fait partie des plaisirs de la vie. En fait la Paroisse, l’Eglise locale c’est une communauté humaine avec des liens intimes qui se créent au fil du temps et le zapping ne lui convient pas du tout. Donc si votre Paroisse a des défauts et c’est possible qu’elle en ait, plutôt que de la quitter d’un air indigné comme l’on quitte une boulangerie ou une agence bancaire qui donne pas satisfaction, posez vous la question, c’est en fait la seule vrai question : «  Qu’est-ce que je peux faire maintenant  pour en faire quelque chose qui soit une communauté plus aimante, plus accueillante, plus chaleureuse, plus priante, plus proche à la fois du Seigneur et puis des hommes et des femmes qui sont autour ? ».
Pour que notre intimité avec  cette communauté chrétienne soit grande parce qu’elle est vitale, je vous suggérerais à titre pratique plusieurs niveaux.
La célébration du jour du Seigneur
Il y a un premier niveau c’est naturellement la célébration du jour de Seigneur, du Dimanche. C’est le jour où les Chrétiens commémorent la mort et la résurrection du Christ. C’est quelque chose qui est tout à fait central dans notre vie chrétienne, quelqu’un me demandait l’autre jour : «  Est-ce que récemment il n’y a pas eu des changements que fait que  on n’est plus obligé d’aller à l’Eglise le Dimanche ? » La réponse est non. Ce n’est pas une question de réglementation, c’est quelque chose de profond qui fait que les Chrétiens célèbrent ce mémorial et d’une manière tout à fait vitale, chaque Chrétien est invité à y retourner chaque Dimanche.
Le groupe de maison
Mais si vous voulez aller plus loin, si vous voulez vraiment grandir dans cette vie de disciple du Seigneur, allez à l’Eglise le Dimanche seulement n’est pas suffisant. Il y a une deuxième série d’activité qui est de rejoindre un plus petit groupe, à l’intérieur de votre Eglise. Alors les noms varient ça peut être un groupe de maison, une fraternité, un cénacle. En tous cas l’idée est la même, ce sont des formes de communauté qui existent depuis que l’Eglise existe. C’est l’idée d’un groupe d’une dizaine de personnes qui se réunissent régulièrement, idéalement au moins deux fois par mois, pour prier ensemble, échanger ensemble, sur les sujets personnel, les sujets de joie, les sujets de souffrance, les sujets de préoccupations, pour louer le Seigneur, partager ensemble la Parole de Dieu et idéalement aussi un bon dessert et une tisane.  Voyez essayez de trouver dans un environnement proche un groupe, comme celui là qui vous permette dans la semaine, idéalement pour que votre semaine soit scandée par le Dimanche et une activité en milieu de semaine par une réunion de ce type. Et puis si ça n’existe pas dans votre Paroisse ou dans votre Eglise, plutôt que de dire là aussi c’est une cause pour moi de départ et bien réfléchissez avec d’autres comment démarrer un tel groupe !
Le grand rassemblement
Et puis il y a un troisième type d’activité de rassemblement que je vous propose, ce sont les très grands rassemblements chrétiens. Si vous regardez dans l’Ancien Testament vous voyez que le peuple de Dieu régulièrement à plusieurs occasions dans l’année, se retrouvait dans d’immenses rassemblements. Au moment de Pâques, de la Pentecôte, du grand Pardon, de la fête des tentes. Et aujourd’hui vous trouvez aussi de grands rassemblements chrétiens comme les rencontres européennes de Taizé, comme les JMJ, comme les sessions de Paray le Monial, comme les grands festivals de jeunes ou de moins jeunes, organisés par les Eglises protestantes. Et ce qui est important dans ces rassemblements, c’est que vous y faite l’expérience de manière particulière de la diversité du peuple de Dieu, de son universalité, c’est une manière aussi très forte de manifester la présence des Chrétiens dans la société. Vous verrez si vous participé à tel ou tel de ces rassemblements qui durent en général deux, trois, quatre, cinq jours, que vous allez vous sentir profondément revivifié dans votre foi, profondément aussi ré-enraciné d’une manière vitale dans le corps du Christ. Voilà pour cette troisième image.
IV. UN TEMPLE SAINT 
 La demeure de Dieu parmi les hommes
Quatrième image c’est l’image du temple, un temple saint. C’est la quatrième raison pour laquelle j’aime l’Eglise. C’est l’endroit où Dieu habite où il demeure.
Il y avait un petit garçon qui s’appelait Antoine et qui était vraiment une terreur, il ne faisait que des bêtises, il  n’avait que des ennuis en classe. Sa maman était désespérait, elle ne savait plus que faire pour le gérer. Puis elle s’est dit, la Dame qui s’occupe du catéchisme est réputée pour sa sévérité, je vais l’emmener la voir, peut être que ça va aider. Ils vont voir la Dame qui les reçoit dans son bureau, de fait elle avait l’air très austère. La Dame demande au petit Antoine : « Antoine où est Dieu ? » Alors le petit garçon commence à se troubler un petit peu, sa maman qui l’observe du coin de l’œil se dit, excellent elle sait y faire. Il ne répond pas, alors la Dame continue d’une grosse voix : « Antoine où est Dieu ? ». Le petit garçon commence à trembloter dans son coin, silence et elle demande une troisième fois : « Antoine où est Dieu ? » Alors le petit garçon terrorisé, se lève, sort du bureau, rentre chez lui à tout vitesse et se précipite dans les bras de son Papa et dit : « Papa, Papa à l’Eglise ils ont perdu Dieu et ils croient que c’est moi qui a fait le coup ! » Et c’est parfois le cas dans nos Eglises, c’est que on a l’impression d’avoir perdu Dieu. Pourtant c’est dans l’Eglise qu’il habite. Si on vous pose la question : Où est Dieu ? La réponse est facile : il est au milieu de son peuple. C’est toujours là qu’il a été depuis Abraham. Voilà ce que dit Paul, pour préciser les choses aujourd’hui :
« En Jésus Christ vous êtes édifiés ensembles pour devenir l’habitation de Dieu par son Esprit. » (Ephésiens  2,22)
Bâtie sur la fondation des apôtres et des prophètes
L’Eglise c’est le lieu de la présence, c’est un mot très précieux pour les Juifs :  la Schékina.  C’était la présence de Dieu au milieu des hommes. Aujourd’hui Dieu est présent au milieu de son Eglise. La présence c’est un mot très précieux, si vous demandez à quelqu’un ce qui lui manque le plus quand il a perdu un être cher, un conjoint, il va vous dire : c’est la présence qui me manque. Les Fax, les lettres, les emails, les photos, les coups de téléphone c’est bien mais la présence d’une personne c’est absolument irremplaçable. Et bien le lieu de la présence de Dieu sur terre c’est au milieu de son Eglise ! A l’époque, dans l’Ancien Testament la présence de Dieu envahissait le temple, il y a plusieurs moments où l’on voit la gloire de Dieu qui emplit la tente ou qui emplit le temple, une fumée dense, et les gens sont obligés de sortir, et c’est pour cela que c’est tellement difficile au moment de l’exil quand les Juifs étaient exilés à Babylone d’être loin du temple de Jérusalem, parce que c’était les éloigner de la présence de Dieu qui était là, dans son temple.
Jésus est la pierre d’angle
Depuis Jésus Christ, l’Eglise est le nouveau temple et nous l’avons vu ce qui donnait dans l’Ancien Testament accès au Père, c’était le grand Prêtre et on l’a vu lorsqu’on a parlé de la croix, c’est que ce grand Prêtre offrait des sacrifices à Dieu pour le compte du peuple et que Jésus par le sacrifice de sa vie pour nous, pour que notre péché soit pardonné, pour que nous soyons vraiment réconcilié avec Dieu, donne sa vie. L’Eglise fait continuellement mémoire de ce moment là de cette dernière cène du Seigneur dans laquelle il nous a fait le don de son corps.
La Cène du Seigneur, l’Eucharistie
 Si vous voulez on va regarder pour comprendre cette présence du Christ cette dernière cène qui est un moment tellement essentiel pour notre foi. On nous dit : il prit le pain et le leur donna. Figurez vous quel moment nous vivons : Jésus est entrain de célébrer avec ses disciples la cène Pascale d’Israël  qui est le moment où il commémore l’action libératrice de Dieu qui a fait sortir son peuple de l’esclavage et qui l’a fait passer à la liberté. En même temps qu’il célèbre ça, Jésus extérieurement semble avoir perdu complètement le contrôle de sa vie. Un de ses disciple l’a vendu pour de l’argent, ses ennemis sont entrain de se rassembler, les autorités mobilisent les soldats et ils vont l’arrêter et le mettre à mort et c’est précisément à ce moment là quand tout semble l’étouffer qu’il va poser cet acte étonnamment libre de prendre un morceau de pain et de dire ceci est mon corps et en même temps de leur promettre l’avenir. Une nouvelle alliance, une nouvelle communauté et le don de son corps. Vous voyez c’est une manière de prendre lui-même l’initiative de ne pas seulement à  attendre l’arrivé des soldats romains mais en prenant ce pain, d’accepter profondément la mort qui est entrain de venir qui va lui être imposée et de transformer cette mort qu’il choisit librement en un acte d’amour. Il s’opère là une transformation incroyable, qui est un point central de notre foi, où la violence extérieurement se transforme intérieurement en un acte d’amour et où la mort de cette façon se transforme en vie. Et à partir de là, commence une série de transformations qui a commencé ce soir là et qui dure jusqu’à aujourd’hui, qui est la transformation de la mort en amour, de la mort en vie et nous comme Chrétiens en recevant ce pain et ce vin, nous sommes invité à rentrer dans cette dynamique de transformation qui transformera le monde jusqu’à ce que Dieu soit tout en tous.
Jésus dit ensuite : « Ceci est mon corps livré pour vous » Il parle de l’alliance nouvelle et éternelle. C’est un moment fondateur pour nous, c’est un don qui est fait qui est source de bénédictions innombrables depuis ce soir là, jusqu’à aujourd’hui parce que ce soir là, Jésus fait avec le monde, avec ses disciples, une nouvelle alliance. Il y a là un geste qui est un geste de création, de réconciliation, de recréation. Une manière de préfigurer cette créativité extraordinaire de Dieu, cette puissance de création qui se manifestera plus tard à la résurrection quand le Père va prendre le corps mort de sont fils et lui redonner la vie.
Pour le pardon des péchés
Jésus continu en parlant ensuite du pardon des péchés. Lorsque nous recevons la communion, lors de la sainte cène, lors de la messe, nous regardons avec gratitude vers la croix où Jésus se donne et meurt pour que nos péchés soient pardonnés. Et à la croix Dieu se donne d’une manière qui nous recrée profondément.
Au XVIIIe siècle, un grand artiste japonais nommé Hokusaï peignait des vases de grande valeur. Sur l’un d’eux, il peignit le Fuji-Yama, la magnifique montagne sacrée. Par inadvertance, quelqu’un fit un jour tomber le vase. Horreur! Un vase d’un tel prix! Mais le peintre ramassa les morceaux et patiemment, les recolla un à un. Cependant, pour immortaliser ce qui était arrivé au vase, la blessure subie qui ferait désormais partie de son histoire, il délimita chaque morceau avec un fil d’or. Résultat : le vase était plus beau que jamais et avait doublé de prix. »
Comment ne pas imaginer ce travail de patience et de miséricorde du Seigneur qui entoure inlassablement de fil d’or nos brisures d’être, nos infidélités, afin que par son pardon, nous devenions encore plus vivants, plus mûris et aussi plus précieux. Nous avons beaucoup de prix à ses yeux, nous comptons pour lui. Car le Seigneur voit dans le bloc de notre être, un personnage qui tente de se libérer et de chercher sa plénitude et par pure grâce, il brise en nous toutes traces de mal, mais il sauve notre personne en la menant aux sources d’eau vive. Quand notre cœur ressemble à ce vase tombé et fissuré, le Seigneur lui redonne toute sa valeur en entourant du fil d’or de son pardon, nos morceaux d’être tombés dans l’errance.
Faites cela en mémoire de moi
Et puis Jésus dit faîtes ceci en mémoire de moi. Jésus distribue le pain et le vin aux apôtres, et en même temps il leur demande de redire dans la suite des temps de faire mémoire de ce qu’il est entrain de faire et de vivre en ce moment. Comme dit Paul : «  Car toutes les fois que vous mangez ce pain et buvez à cette coupe, vous annoncez la mort de Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » Les Chrétiens ne font pas ça simplement pour passer le temps, ils sont en fait tout tendus vers la venue, la seconde venue du Seigneur. Par cette célébration de cette cène du Seigneur nous sommes tout tendus vers l’avant vers son retour. La sainte cène la messe, est quelque chose d’essentiel à célébrer chaque Dimanche parce que ça nous sort complètement de nous même, ça nous force à regarder déjà en arrière, à regarder ce que Jésus a fait pour chacun de nous en mourant sur la croix, ça nous force à regarder en avant, en attendant joyeusement son retour, ça nous force à regarder sur les côtés en regardant nos frères et sœurs que Dieu nous donne et avec lesquels nous sommes invités à vivre cette vie d’Eglise qui par ses transformations successives répandra l’amour de Dieu dans le monde entier et dans chaque créature. Ça nous force à regarder au dessus de nous vers le Père qui nous dit à chacun dès lors que nous le recevons : aujourd’hui tu es mon fils, tu es ma fille, aujourd’hui je t’ai engendré ». Et puis ça nous force à regarder à l’intérieur de nous pour découvrir que c’est dans notre cœur que Dieu parle, c’est dans notre cœur que Jésus habite par son Esprit Saint. Voilà pourquoi c’est un moment tellement fondateur et que à bien des égards cette cène, cette dernière cène du Seigneur, est à la fois la source de notre vie chrétienne et son sommet.
V. L’EPOUSE DU CHRIST
L’amour du Christ pour son Eglise
Alors on arrive maintenant à la cinquième étape à la cinquième image qui est l’épouse du Christ. La cinquième image qui fait que j’aime l’Eglise c’est qu’elle est l’épouse du Christ. Comme le dit Paul :
«  Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau,  afin de faire paraître devant lui cette église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. »
Dans une cérémonie de mariage il y a un moment que j’aime beaucoup, c’est le début, tout le monde est installé dans l’Eglise, les amis, la famille sont là, le fiancé est à l’avent tout seul, devant l’autel. Il ne manque plus qu’une personne : c’est la fiancée. Les gens bavardent et puis à un moment le silence se fait, la musique commence et à ce moment là on voit la fiancée remonter l’allée, sous les regards émerveillés de tout le monde, au bras de son père souvent. Il y a un moment où le fiancé se retourne et il la regarde. Je trouve que c’est un moment extrêmement émouvant. 
La visée du Christ pour son Eglise
C’est exactement cette image là que le livre de l’Apocalypse le dernier livre de la Bible nous donne de l’Eglise :
« Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. Et j'entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. » Apocalypse 21,2
A la fin d’un cours Alpha, un jeune homme a été très touché par cette image, il disait : «  avent je regardais dans l’Eglise les 20 % de choses qui marchaient pas et ça m’empêchait de voir tout le reste, aujourd’hui depuis Alpha je vois les 80% de choses qui sont belles et qui marchent et depuis que je les vois et que je les comprends, ça a profondément changé ma vie ».  Alors quand les médias parlent de l’Eglise, ils en parlent souvent comme un phénomène en voie de disparition, ils jugent les actions de leurs responsables en fonction de l’impact de popularité que cela peut avoir ou ne pas avoir. Et ça n’est pas le sujet, si vous regardez depuis 2000 ans l’Eglise a résisté à des empires puissants qui avaient jurés sa mort, elle a résisté à des régimes totalitaires, à des systèmes idéologiques qui ont tout fait pour la miner, elle a même résisté au péché des Chrétiens. Quand on voit dans l’histoire, si on regarde sur une grande durée, les civilisations les plus brillantes, les plus puissantes se sont avérées mortelles. L’Eglise elle qui est la plus ancienne institution humaine aujourd’hui sur terre, a pour elle la promesse d’éternité de son Seigneur. Si vous regardez les préoccupations d’aujourd’hui dans le domaine des médias, de la culture, de la politique, de l’économie tout ça aura disparu dans 20 ans. Prenez pour vous en convaincre un journal  d’y a 20ans et vous verrez comment tout vous semble obsolète et dépassé. L’Eglise elle, sera toujours là, qu’elle soit grande, qu’elle soit petite, qu’elle soit populaire, ou pas, c’est pas ce qui compte, ce qui compte c’est qu’elle est ce rocher, sur lequel chacun de nous avons le choix de bâtir notre vie, cette réalité vivante vitale à laquelle nous pouvons nous raccrocher chacun et faire profondément revivifier notre existence. Chacun y est attendu quelque soit notre âge, quelle que soit notre vie nous y sommes attendu.  Le père Guy Gilbert raconte l’histoire suivante :
C’est une histoire vraie : Jean, 20 ans, avait fait une saloperie immonde à ses parents. Vous savez... la saloperie dont une famille ne se remet pas, en général.
Alors son père lui dit : “Jean, fous le camp ! Ne remets plus jamais les pieds à la maison !“
Jean est parti, la mort dans l’âme.
Et puis, quelques semaines plus tard, il se dit : “J’ai été la pire des ordures ! Je vais demander pardon à mon vieux... Oh oui ! Je vais lui dire : pardon.”
Alors, il écrit à son père : “Papa, je te demande pardon. J’ai été le pire des pourris et des salauds. Mais je t’en prie, papa, peux-tu me pardonner ? Je ne te mets pas mon adresse sur l’enveloppe, non... Mais simplement, si tu me pardonnes, je t’en prie, mets un foulard blanc sur le pommier qui est devant la maison. Tu sais, la longue allée de pommiers qui conduit à la maison. Sur le dernier pommier, papa, mets un foulard blanc si tu me pardonnes. Alors je saurai, oui je saurai que je peux revenir à la maison.”
Comme il était mort de peur, il se dit : “Je pense que jamais papa ne mettra ce foulard blanc. Alors, il appelle son ami, son frère, Marc et dit : “Je t’en supplie, Marc, viens avec moi. Voilà ce qu’on va faire : je vais conduire jusqu’à 500 mètres de la maison et je te passerai le volant. Je fermerai les yeux. Lentement, tu descendras l’allée bordée de pommiers. Tu t’arrêteras. Si tu vois le foulard blanc sur le dernier pommier devant la maison, alors je bondirai. Sinon, je garderai les yeux fermés et tu repartiras. Je ne reviendrai plus jamais à la maison.”
Ainsi dit, ainsi fait. À 500 mètres de la maison, Jean passe le volant à Marc et ferme les yeux.
Lentement, Marc descend l’allée des pommiers. Puis il s’arrête. Et Jean, toujours les yeux fermés, dit : “Marc, mon ami, mon frère, je t’en supplie, est-ce que mon père a mis un foulard blanc dans le pommier devant la maison ?“
Marc lui répond : “Non, il n’y a pas un foulard blanc sur le pommier devant la maison... mais il y en a des centaines sur tous les pommiers qui conduisent à la maison !”
Et pour nous c’est pareil si vous voulez revenir à la maison sachez que Dieu le Père est là avec tous les foulards blancs dehors et qui vous attend, qui vous pardonne. C’est pour ça que je vous engage à la fin de ce parcours Alpha à vous mettre en lien avec la communauté chrétienne qui vous a accueillie et a y trouver le moyen de vous y intégrer de trouver une place.
Je reviens à ma question du début : « Est-ce qu’on peut être chrétien sans aller à l’Eglise ? » Et la réponse, j’espère que vous l’avez senti : c’est que nous n’allons pas à l’Eglise, nous sommes l’Eglise. Nous sommes un groupe d’hommes et de femmes qui appartenons à Dieu. On est unis comme dans une famille par des liens d’amour. Le Christ se tient au milieu de nous et nous sommes comme sa présence vis-à-vis du monde. Nous aimons le Seigneur comme une épouse aime son époux et nous sommes aimés de lui comme un époux  aime son épouse, nous nous laissons aimer par lui. L’Eglise c’est profondément dans le monde d’aujourd’hui comme un avent gout une première image, une manière tangible de toucher le ciel sur la terre.
 

SESSION 9                 DIEU  GUERIT-IL  ENCORE  AUJOURD’HUI ?

Nous sommes fait  pour le bonheur ! La soif de bonheur est encrée profondément, en chacun de nous, et en même tant qu’elle, le désir de guérir de toutes  maladies. Et c’est pour ça que chacun de nous, sommes concernés par cette question : Dieu guérit-il encore aujourd’hui ? Je voudrais commencer en vous disant, que j’ai à l’esprit plusieurs exemples, où en dépit d’une prière instante, la personne n’a pas été guérie. On en a parlé lorsqu’on a eu la soirée sur la prière. Je connais un cours Alpha où l’orateur pour cette soirée et quelqu'un qui a perdu ses deux reins, et il commence son exposé d’une manière assez frappante. Il pose la question : Est-ce que vous vous souvenez de la dernière fois, que vous êtes allé faire pipi ? Et lui, il dit : Je m’en souviens très bien, c’était il y a 24 ans. Et ensuite il rentre dans les différentes questions  que l’on va regarder ce soir, à la fois avec à l’esprit le fait qu’il n’est pas guérit, depuis une prière ancienne et en même temps une espérance formidable, qui le porte à prier pour soi et pour les autres. Vous êtes peut être entrain de vous dire : Voilà une soirée qui commence bien ! Mais je voudrais, à la suite de cet ami, dans la foi, vous encourager, et vous faire comprendre comment et pourquoi la prière pour la guérison est importante, et comment nous pouvons nous attendre à ce qu’aujourd’hui encore  Dieu guérisse de manière inexplicable. Pendant très longtemps j’ai pensais que les guérisons,  que nous voyons faire par Jésus dans le nouveau testament  étaient cantonnées complètement à sa vie terrestre, je n’imaginais pas qu’elles puissent avoir lieu de nos jours. Et depuis que j’ai fait cette rencontre du Christ, dont j’ai parlé à plusieurs reprises, je me suis retrouvé dans différents contextes d’Eglises, avec des sensibilités très différentes, des atmosphères très différentes, où des chrétiens prient avec simplicité, avec foi, avec ferveur, pour les malades et où on voit des guérisons avoir lieu ! Pour ma part il m’a fallut du temps avant de m’enhardir  à prier pour la première fois pour une guérison.  C’était un jour où je devais déjeuner avec mon meilleur ami, que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois. Et deux heures avant son arrivée, nous l’attendions avec Florence, il devait venir avec sa femme, j’ai été pris d’une très violente migraine, comme ça m’arrive trois ou quatre fois par an maximum, une migraine épouvantable qui saisie toute la tête, qui replie sur soi, qui empêche de parler, vraiment qui donne envie de se cogner la tête contre les murs et que rien ne peut calmer. Et j’étais là, vraiment, une boule de douleur, et Florence qui était là, elle était assez désemparée,  et elle m’a dit : Est-ce que tu veux que je prie pour toi ! Alors j’ai grogné : Au point où on en est ! On n’a rien à perdre ! Et alors elle s’est approchée de moi, elle a posé la main sur mon front, elle a fait une toute courte prière, elle a dit : Seigneur nous te supplions dans le Nom de Jésus que cette migraine disparaisse. Et ensuite elle a pris ma main et on a dit le Notre Père ensemble. Et alors que j’étais entrain de dire la dernière phrase : Délivre-nous du mal ! Et bien le mal à la tête, s’est estompé et puis a complètement disparut. Et je puis vous dire, que ce jour là on a fait un grand pas dans la foi. Parce que quand on l’observe sur soi, quand on connaît une douleur, et qu’on voit comment elle s’estompe de manière très inexplicable, et bien on fait un pas dans la foi, et depuis nous avons prié pour un grand nombre de gens, et souvent vu des guérisons se produire !
Alors, d’abord il nous faut bien avoir en tête, que Dieu ne guérit pas seulement de manière extraordinaire ! La nature qu’il a crée, en général permet souvent par elle-même la guérison. Raimond Devos, d’ailleurs le dit bien, il dit : « La grippe, ça dure huit jours si on la soigne, et une semaine si on fait rien » Et Dieu se sert de la nature, il se sert aussi de la médecine ! Il nous soigne par la main des médecins, les médicaments, la main des infirmières, des aides soignants, la coopération de tout le corps médical ! Donc, il ne faut pas que dans notre vie chrétienne, on soit en permanence à essayer de guetter le prodige inexplicable. Un grand médecin chrétien un grand chirurgien du XVIe siècle ; Ambroise Paré, le disait bien, il disait : « Je soigne et Dieu guérit ! »  C’était le chirurgien des Rois. Et en même temps il arrive des fois où Dieu outre passe ce processus et il guérit d’une manière extraordinaire ou surnaturelle.
I.    LA  GUERISON  DANS  LA  BIBLE
Alors, j’ai regardé la Bible pour essayer de voir ce qui était dit dedans à propos des guérisons et j’ai trouvé des choses très belles qui nous font je crois nous attendre à ce que, encore aujourd’hui Dieu guérisse ! Alors qu’est qu’on voit dans la Bible ?
ANCIEN TESTAMENT
Dans l’Ancien Testament d’abord, il y a de nombreux passages dans lequel il nous est dit, qu’ un caractère important de Dieu est de guérir. Je vous cite quelques passages.
 «  Je suis le Seigneur, celui qui te guérit » Exode 15
 « Il est celui qui libère de tout mal » Livre de la Sagesse chapitre 16
 « Mon fils, quand tu es malade ne te révolte pas, mais prie le Seigneur et il te guérira ». Le Siracide chapitre 38
 Et on voit différents exemples, il y a un exemple que Jésus reprend plus tard de Naaman , un général syrien qui est donc  païen et qui est miraculeusement guérit de la lèpre, on voit ça dans le deuxième livre des Rois. Et où on voit bien de façon très nette que la guérison change à la fois la santé d’une personne, son physique, mais aussi sa psychologie et surtout sa relation à Dieu. Quand on voit que dans l’Ancien Testament  Dieu agissait de façon si présente sur la guérison, on peut se dire que maintenant que Jésus est venu, on peut s’attendre à une recrudescence de cette activité.
NOUVEAU TESTAMENT
L’enseignement de Jésus : le Royaume de Dieu
Alors on va regarder maintenant le Nouveau Testament. D’abord, on l’a dit à plusieurs reprises, le thème central du Nouveau Testament c’est le Royaume de Dieu, le Règne de Dieu. Ce n’est pas le Royaume au sens géographique, c’est le Règne, le gouvernement de Dieu, l’emprise de Dieu sur nos vies et sur la vie du monde. Et les premières paroles de Jésus dans sa vie publique tel que l’Evangile de Marc nous les rapporte, c’est : «  Le temps est arrivé, le royaume de Dieu est proche, convertissez vous et croyez à la bonne nouvelle ! » Et dans le Nouveau Testament, il y a une espèce de balance, entre la dimension future du royaume qui vient et cette dimension présente. Alors la dimension future d’abord. Nous savons et nous attendons dans la foi que le royaume sera accomplit par un événement précis ; le retour du Christ, auquel il est fait pendant plus de trois cent reprises, allusion dans le Nouveau Testament. Et nous savons en lisant ces différents textes que le Christ reviendra dans la puissance dans la gloire. Que l’histoire prendra fin, que ce sera le jour du jugement, qu’il y aura des cieux nouveaux, une terre nouvelle, que Jésus le Christ sera présent en personne, que tous le verrons, que ceux qui l’ont aimé et suivit serons avec lui pour une vie éternelle de bonheur intense. Nous savons que nous ressusciterons, dans nos corps, avec quelques ajustements miséricordieux. Il n’y aura plus de souffrance, plus de mort, plus de maladie, plus de péché, plus de séparation d’avec ceux que nous aimons.
Proclamé et confirmé
 Et, ce royaume qui vient, chaque célébration de la cène du Seigneur, et bien nous rappelle que nous l’attendons, comme dit Paul : « Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ». Et en même temps on voit bien, dans notre vie quotidienne, que tant que ce moment n’est pas venu, et bien pour le dire encore une fois comme Saint Paul : « Nous gémissons intérieurement, dans l’attente de la rédemption de notre corps ». On est sur cette terre comme dans une vallée de larme, où nous savons que tous ne serons pas guéris. Timothy Radcliffe qui est l’ancien maître général de l’ordre des dominicains donne ce témoignage : « Je me souviens d’une visite que j’ai rendu à l’hôpital à un Dominicain, Gervase Mathew, qui était mourant, il ma dit : « Timothy, je vais mourir bientôt, va vite chercher deux bières pour qu’on puisse trinquer au royaume de Dieu ». Alors je suis parti en pleurant acheter de la bière à la boutique la plus proche, et pendant que nous buvions une infirmière est passée et s’est écriée : «  Père, Gervase vous savez bien que vous ne pouvez pas boire d’alcool avec les médicaments que vous prenez » et lui de répondre : « Ne vous en faite pas, je vais mourir demain matin et pour l’heure je bois au Royaume ». Vous voyez la guérison elle est pour plus tard, et en même tant même si nous ne voyons pas la guérison immédiatement c’est important de garder cette perspective du royaume qui vient, de cette dimension éternelle, qui doit toujours être à notre esprit. Vous voyez une dimension future, et puis en même temps une dimension présente, où Jésus dit, et il le dit à plusieurs reprises : «  Le Royaume de Dieu est au milieu de vous » et il nous montre à plusieurs reprises que ce royaume peut être découvert dès maintenant, dès aujourd’hui, sur cette terre, dans notre vie, que nous pouvons l’expérimenter, et il nous en donne des signes en guérissant en libérant des esprits mauvais, en pardonnant les péchés ! Et un message central du Nouveau Testament, c’est de dire, ce Royaume est là, et vous pouvez en faire l’expérience, dès maintenant. Donc vous voyez, il y a quelque chose de curieux dans cette annonce du Royaume par Jésus, il est à la fois là, et pas encore là, et la guérison, elle est le moyen pour le Christ de nous aider à faire la découverte du Royaume dès maintenant.
Les guérisons
Alors si on regarde qu’est-ce qui ce passait au temps de Jésus, du point de vu de la guérison. On voit que la guérison des malades, elle est avec l’annonce de la bonne nouvelle, l’activité principale de Jésus. On le voit passer en fait énormément de temps, dans tout le Nouveau Testament, avec les malades. Je regarde l’Evangile de Matthieu, je me mets au chapitre quatre, où on nous donne une phrase très typique, au verset 23 : « Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple ». Et là vous voyez une structure très intéressante qui nous montre bien ce que fait Jésus. Je continu, chapitre 5, c’est les Béatitudes, Chapitre 6 c’est la suite du sermon sur la montagne, ainsi que le chapitre 7 en entier. Donc vous avez le résumé de tout l’enseignement de Jésus qui s’introduit par cette phrase que j’ai lu. Et puis vous avez les chapitres 8 et 9 dans lesquels vous voyez 9 miracles de guérisons. Donc vous voyez, d’abord l’annonce du Royaume, le sermon sur la montagne, et ensuite la validation de la vérité de cette proclamation par les 9 miracles de guérison, et Matthieu nous signale que sa démonstration si vous voulez, est terminée en reprenant quatre chapitres plus loin le même versé et là je suis chapitre 9 versé 35, exactement mot pour mot le même versé : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. » Donc, on voit, dans toute la vie de Jésus, la puissance de sa Parole et la démonstration par les guérisons de la vérité de cette Parole.
L’envoi en mission de Jésus
L’envoi en mission des 12
Alors vous pouvez vous dire, très bien ça c’est pour Jésus pour les deux ans et demi trois ans de sa vie publique, mais est que ça lui est pas réservé ? Et si on poursuit la lecture de l’Evangile, je me mets toujours dans le chapitre de Matthieu, là j’arrive au chapitre dix, on voit que Jésus étend ce pouvoir de guérison associé au pouvoir d’annoncer la bonne nouvelle de l’Evangile, à ses disciples « Ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité…..Allez, prêchez, et dites : Le royaume des cieux est proche.  Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »
L’envoi en mission des 72
Alors on peut dire tout ça c’est très bien mais est-ce que ce n’est pas réservé seulement aux douze aux Apôtres. Et on voit une extension en fait, de la mission de Jésus , avec toujours cette association entre la prédication et la confirmation par des actes de puissance, à un cercle plus large de soixante douze disciples, là je suis dans Luc au chapitre dix : « Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller » et il leur disait «  guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s'est approché de vous » voyez dans tout cet enseignement  de Jésus il y a, dire et faire, prêcher et guérir.
L’envoi en mission des disciples
Alors, est-ce que nous ça nous concerne aujourd’hui ? Et la réponse c’est oui, on le voit dans cette finale magnifique de l’Evangile de Matthieu, dont on a parlé déjà, au chapitre 28, où Jésus commence à dire quelque chose de fort, pour nous encourager, en nous disant : « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. » Tout pouvoir, ça fait pas mal ! « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » Qu’est qu’il nous a prescrit qu’est ce qu’il nous a enseigné, à prêcher et à guérir. Et là vous pouvez vous vous dire : dit donc, c’est bien mais je me sens pas hyper armé. Confidence pour confidence, moi non plus ! Ce qui me rend plein d’espérance et d’optimisme, et de joie,  c’est ce qu’a dit Jésus avant : « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. »et ce qu’il dit à la fin et c’est cela qui nous rassure : «  Et voici, je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin du monde » Et c’est pour ça, sur la base de cet encouragement, de cet envoi en mission et de cette garantie de la présence de Jésus à coté de ses disciples chaque jours et jusqu’à la fin des temps et bien, que les premiers disciples sont partis et se sont mis eux aussi à prêcher, à enseigner et à guérir !
II.     LA GUERISON   DANS   L’HISTOIRE   DE  L’EGLISE
Nombreux exemples de guérisons et de miracles
 Alors on le voit dans l’histoire de l’Eglise. On va voir que à chaque grande étape de l’Eglise, on ne va pas le regarder en détail ce soir, mais que la guérison et là pour poser comme une garantie de la véracité de l’annonce du Royaume.
Histoire de l’Eglise des premiers siècles
Irénée (140-203)
 Par exemple Iréné de Lyon, un des premiers Evêques de Lyon, et un des plus grand Père de l’Eglise, voilà ce qu’il écrit : «  Ceux qui sont vraiment ses disciples en recevant les grâces qu’il leur octroi, accomplissent vraiment des miracles en son Nom. Certains guérissent les malades en leur imposant les mains et ils recouvrent la santé, et ailleurs ceux qui ont été aussi libérés d’esprits mauvais, en viennent souvent à croire au Christ, et se joignent eux même à l’Eglise ».
Augustin (354-430)
 Deux siècles plus tard, Saint Augustin, un des plus grands théologiens de l’histoire, qui écrit la cité de Dieu. Ce livre décrit page après page, des guérisons miraculeuses, par exemple la guérison de ; Innocente, qui est une femme de haut rang, qui était pris d’un cancer au sein, que les médecins disaient incurable, on voit un médecin lui-même qui avait la goutte et qui a été guérit au moment de son baptême. Et il y a un moment dans le livre, où  Augustin a entendu parler de tant de guérisons miraculeuses, on sent qu’il est sous la pression de son éditeur, et il dit : «  Que dois je faire, je suis tellement tenu par la promesse de finir cet ouvrage, que je ne peux pas rapporter tous les miracles qui me son connus, même maintenant beaucoup de miracles se produisent, le même Dieu qui a accomplit ce que nous lisons, les accomplit toujours par l’intermédiaire de qui il veut et comme il veut » Et il y a comme ça une histoire, et on pourrait faire toute l’histoire de la guérison dans l’Eglise.
III.    LA GUERISON     AUJOURD’HUI
Dieu guérit encore aujourd’hui
Alors la guérison aujourd’hui. Et bien Dieu guérit encore aujourd’hui. Pour prendre un document d’actualité, le cardinal Ratzinger, aujourd’hui Pape Benoit XVI, a récemment  publié, juste avant son élection, un document qui s’appelle : « instruction sur les prières pour obtenir de Dieu la guérison » et on y voit notamment la phrase : « La prière des fidèles qui demandent leur guérison ou celle d’un autre est louable » Et on entend dans le monde d’aujourd’hui, tellement d’histoires extraordinaires, merveilleuses, que je sais pas vraiment laquelle vous conter. J’ai choisi de prendre l’une de celles qui ont été les plus officiellement recensés, vérifiés dans tous les sens, pas plus d’une centaine de médecins et de journalistes, qui a été vraiment placée au microscope, par à la fois l’Eglise, les médecins et les médias. C’est celle de Jean Pierre Bély, qui a été reconnu en février 1999 comme miraculé, et il a fallut pour cette reconnaissance onze ans d’examen, plus d’une centaine de médecins, pour la plus part non chrétiens. Donc Jean Pierre Bély était atteint de sclérose en plaque depuis douze ans, il était totalement paralysé, grabataire, et reconnu 100% invalide par la sécurité sociale. L’hors du voyage son état ne fait qu’empirer, au point que ses amis sont presque sur qu’il ne supportera pas le voyage de retour. Voilà son témoignage :  « J’étais sur l’esplanade allongé sur un brancard, c’était le moment de l’onction des malades, j’avais l’impression de vivre un moment intense. Après avoir reçu l’onction, j’ai ressenti une paix, une joie, une sérénité extraordinaire, comme si tout ce qui était mauvais dans ma vie était enlevé, mon stress, mon anxiété, mes scrupules.  J’étais euphorique, coupé de monde, j’avais l’impression de flotter, j’étais ailleurs, mon corps ne comptait pas, cette paix, cette sérénité ne m’ont pas quittés depuis. Après qu’on m’ai dépose sur le lit dans ma chambre, j’ai tout à coup ressenti une chaleur dans les orteils Comme une lueur dans le lointain, qui grandit, réchauffe et redonne vie.  La chaleur est montée progressivement dans mes pieds, mes jambes, mes muscles, tout mon corps. Au fur et à mesure qu'elle montait, c'est comme si la vie revenait. J'ai eu l'impression d'être tiré par la peau du dos, retiré de ce gouffre froid. Tout cela a dû être très rapide, mais je n'avais pas la notion du temps. A un moment, je me suis senti comme soulevé, et je me suis retrouvé assis sur le bord du lit. Dans la nuit qui a suivi, j'ai été poussé à me lever. Je sentais dans tout mon être des paroles très fortes qui me disaient : "Allez, lève-toi, marche." Comme une voix intérieure qui s'exprimait avec beaucoup de délicatesse. En voyant que je me retournais dans mon lit, la veilleuse de nuit m'a demandé ce que j'avais. Je lui ai dit que je voulais me lever pour aller aux toilettes. Et j'ai marché pour la première fois. Elle me tenait simplement le bras. J'ai fait mes premiers pas dans la nuit, comme un bébé qui apprend à marcher, après douze ans.  A la gare d'Angoulême, j'ai attendu ma femme dans le fauteuil roulant. Dans la voiture qui me ramenait à la maison, je lui ai expliqué que mon état s'était amélioré. C'est quand elle m'a vu monter les marches de l'escalier qu'elle a compris.. » Alors son médecin traitant qui était agnostique, manque de se trouver mal quand il le voit debout dans la salle d’attente. Les gens de la paroisse pleurent quand il retourne à la messe. Le curé sobrement commente : « Vous connaissez Jean-Pierre, vous savez comment il était quand il est parti à Lourdes, voilà comment il revient..." Jusqu'à Raymond, le facteur, qui déclare à la presse locale : "Maintenant, je vais être obligé de croire au Bon Dieu !"
Si nos Eglises ne sont pas des lieux où l’on prie pour obtenir du Seigneur la guérison, où priera-t-on ?
 Il y a dans le monde entier des lieux où Dieu semble guérir avec une intensité particulière. Il y a des hommes et des femmes, qui semblent, avec l’aide de Dieu exercer un ministère de guérison particulièrement marqué. Mais le point important, c’est que le commandement du Christ, d’allez guérissez les malades ! Il est pour tous, et c’est notre vocation à chaque chrétien de prier pour ça. Je pense que dans chaque communauté chrétienne, les gens devraient pouvoir trouver la compassion, la prière, une présence fraternelle ! Et franchement dans le monde d’aujourd’hui, si nos Eglises ne sont pas des lieux où l’on prie pour obtenir du Seigneur la guérison, où est-ce qu’on priera ? Et je crois qu’il faut se lancer avec confiance dans la prière, parce que l’expérience largement reconnu, c’est que même si les personnes ne sont pas guéries, il y a toujours un caractère bienfaisant et réconfortant de toute prière de guérison faite avec délicatesse et avec amour !


IV.   COMMENT  ABORDER  LA  PRIERE  POUR  LA  GUERISON ?
Comment aborder cette prière pour la guérison ?
Avec Amour
D’abord se rappeler toujours quelque chose, c’est toujours Dieu qui guérit, c’est pas nous. Même quelqu’un qui a un charisme de guérison très développé, en réalité c’est toujours Dieu qui guérit. Et c’est pour ça que nous pouvons nous lancer avec cette confiance et cette foi complètement simple, c’est pour ça aussi qu’il ni a pas de technique particulière, il y a quand je pose cette question : comment prier ?plutôt de grandes attitudes qui sont les grandes attitudes que nous avons dans notre vie devant le Seigneur ! La première grande attitude c’est qu’on prie avec amour, si on ne  prie pas avec amour peut être qu’il vaut mieux ne  pas prier du tout. C’est la compassion du cœur de Jésus qui est la source de toutes les guérisons, et donc nous nous prions pour (par notre amour), favoriser un climat accueillant qui va permettre à la personne de recevoir cet amour du Christ.
Avec foi
 Nous prions ensuite avec foi, c’est la deuxième grande attitude. C’est toujours Dieu par la puissance de son Esprit Saint qui guérit, et nous dans la foi attendons cela. Et si je peux dire comme ça, c’est ça qui touche le cœur  de Dieu, voyez quand le chef de la synagogue demande à Jésus de venir guérir sa petite fille qui est mourante, tout le monde le rabroue. Les gens l’arrêtent  en disant « mais pourquoi fatiguer le maître, ta fille est morte ! » Et Jésus y voit la détresse du Père, y voit l’entourage, et l’incompréhension de l’entourage, et il intervient et il lui dit « ne craint pas, croit seulement » et il y a cet autre épisode ou l’on voit le paralytique qui est passé par les tuiles du toit, et qui est présenté a Jésus, et on nous dit : Jésus voyant la foi des porteurs qui avaient fait l’effort de monter sur le toit ce grabataire, qui avaient pris le risque d’enlever les tuiles du toit, puis de le descendre. Voyant leur foi Jésus le guérit. Donc c’est, c’est essentiel la foi, la foi des porteurs.
Avec simplicité
Troisième grande attitude nous prions avec simplicité. Y a pas besoin de proférer de grandes incantations de parler à voix haute, de faire la danse de la pluie ! il faut éviter tout ce qui est artificiel, tout ce qui est théâtral. Parce que, encore une fois, ce n’est pas notre prière qui guérit la personne, c’est la puissance de Dieu ! Dans notre cours Alpha de notre village à Mirecourt , y a une jeune femme extrêmement timide Catherine, et elle avait jamais prié comme ça pour la guérison, et elle ose à peine parler, elle parle d’une petite voix toute simple. Et puis on a prié ensemble, à plusieurs reprises, pendant le weekend, et elle a cette petit voix, d’une petit voix elle dit : « Seigneur je t’en supplie guérit le, Amen » et j’ai vu cette prière vraiment renverser des citadelles. Voyez y a une simplicité, et ce qui compte c’est sa foi et l’amour avec lequel elle fait. Et plus nous serons simple dans la manière dont nous prions et plus nous pourrons nous rendre attentif, mettre nos oreilles et notre cœur sur la longueur d’onde de l’Esprit Saint. Et vous verrez, peut être ça vous parait étrange que je vous le dise maintenant,  et je vous souhaite de la vivre, vous verrez que l’Esprit Saint dans c’est moments vous parlera d’une manière particulière qu’il va vous indiquer dans quelle direction aller. Il le fait pas toujours mais il peut le faire. Florence par exemple la première fois que ça lui est arrivé elle priait  pour un dame, qui lui avait donné une intention très générale de prière, et pendant qu’elle priait Florence a éprouvé le désir de prier pour le bras de la Dame. Elle a sentit une douleur elle-même dans son bras comme s’il y avait une indication qu’il y avait un sujet là. Alors dans son cœur elle a prié pour la Dame. Puis le lendemain elles se sont recroisé, elles n’avaient  pas parlé du bras avant tout ce moment là. Et la dame avec un grand sourire, a étendue le bras et lui a dit : « Merci beaucoup pour avoir prié pour mon bras hier, il va vraiment beaucoup mieux » vous voyez il va se passer des tas de petites choses comme ça. Un amis qui ma raconté ça y a deux jours, ils étaient dans leur dîner Alpha il y a moins d’une semaine, et il était hésitant c’est la première fois qu’il animait un groupe pendant un soir comme celui là et alors qu’il va très bien il a une douleur dans l’oreille gauche. Et il a sentit que le Seigneur lui disant ; il y a quelque chose ici qu’il faut que tu dises. Alors il s’est dit : vraiment, je veux  pas être singlet qu’en même, et puis, cet amis très rationnel dont je vous ai parlé déjà, son père est médecin en plus, alors il avait vraiment toutes les raison du monde de ne rien dire, et quand même il s’est senti fortement poussé à parler, et il dit d’une voix très timide : « Est-ce que quelqu’un ici a un problème à l’oreille gauche ? » et une personne a dit : moi mon Père y a deux jours est devenu sourd de l’oreille gauche, et un autre a dit moi depuis trois jour j’ai mal à l’oreille gauche. Alors on peut dire que c’est une coïncidence, mais je crois que Dieu parle, a condition qu’on l’écoute. Laissez vous guider vous verrez bien.
V.    UN  MODELE  SIMPLE  DE  PRIERE  DE  GUERISON
Qu’est ce qui ne va pas ?
Alors un petit modèle, tout simple, maintenant pour cette prière de guérison, que vous pourrez ensuite mettre en pratique. D’abord vous pouvez demander à la personne qu’est ce qui ne va pas ? Pourquoi est ce que vous voulez qu’on prie ?
Pourquoi la personne souffre-t-elle de cette maladie ?
Ensuite, au-delà de ça, vous pouvez creuser un peut pourquoi est-ce que la personne souffre ? Alors ça peut être simple, (si elle s’est cassé la figure dans l’escalier).  Il se peut aussi qu’il y ait des raisons plus spirituelles à une maladie, par exemple je me souviens d’une Dame qui souffrait terriblement de la hanche et les médicaments ne faisaient rien. Alors elle a demandé la prière pendant une soirée de guérison, et la personne qui priait pour elle, par un mot intérieur qui lui est venu, était le mot « Pardon ». Elle lui a dit : Est- ce qu’il n’y a pas dans votre vie un pardon qui n’a pas été donné ? Et la Dame a dit : « oui, il y a une amie avec laquelle je suis  gravement fâchée depuis des années ». Alors ils ont prié non pas pour la guérison de la hanche mais pour  le pardon dans cette relation. Et là, la douleur s’est allégée, et il a fallut un peu  plus de temps deux ou trois semaines, avec un combat intérieur assez sérieux, pour que cette Dame pardonne complètement et le jour où elle a écrit à son amie en lui disant : « voilà j’ai réfléchie, j’ai prié, le temps à passé et je te pardonne complètement », ce jour là la douleur a complètement disparue. Donc il y a souvent des causes spirituelles dans une maladie, dans une douleur, et là aussi laissez l’Esprit Saint et puis votre bon sens, le dialogue vous le fera comprendre d’où vient cette douleur. Une autre Dame qui souffrait terriblement du dos, on lui a demandait depuis combien de temps est ce que vous souffrait du dos ? Alors elle a répondu : « depuis 17 ans, depuis que j’ai perdu mon mari » Vous voyez, on n’est plus face à un dos qui a mal, on est face à un cœur  qui souffre. Et vous voyez bien que la prière,  que notre prière naturellement est différente elle va plus profondément et elle rejoint la prière du Christ.
Comment prier ?
Alors comment prier concrètement ? On propose à la personne si elle le souhaite ou si elle n’y voit pas d’objection, de mettre une main sur son épaule, ce n’est pas un signe d’imposition des mains, c’est un geste fraternel, d’un frère qui présente un frère au Seigneur ou une sœur qui présente une sœur au Seigneur. On prie Dieu de guérir la personne, au nom de Jésus, et puis ensuite on invoque l’Esprit Saint, on lui dit : Seigneur vient, vient par ton Esprit, et c’est l’Esprit de Jésus qui guérit. Vous vous souvenez ce moment où il est dans la foule, où il est bousculé dans tous les sens et à un moment il dit : qui m’a touché ! Alors les disciples se moquent  un peu de lui et lui disent : Seigneur tu vois comme on est écrasé de toutes parts et tu demande qui m’a touché ? En fait il y a une femme qui était là et qui souffrait, la femme hémorroïsse et qui  a touché avec foi la frange de son manteau, et le texte nous dit : « Une force est sortie de moi », c’est ce que dit Jésus. Et cette force c’est la force de l’Esprit Saint. Alors nous,  nous demandons cette force de l’Esprit de Jésus sur la personne, et la compassion de Jésus, l’Esprit de Jésus fera la guérison.
Que ressent la personne ?
Après avoir prié, vous laissez passer un peu de temps, et puis c’est important de demander ce que ressent la personne. Il ce peut que la personne ne ressente rien et à ce moment là vous pouvez continuer la prière. En tout cas c’est absolument essentiel de ne jamais suggérer ou même penser que c’est le manque de foi qui explique que la guérison ne se produise pas. Vous demandez comment ce passent les choses, et puis à un moment vous sentirez très bien le bon sens et puis le désir de la personne vous montreront comment arrêter. La personne fera un geste, vous le sentirez très bien le bon moment pour arrêter. Et puis après, une fois que vous arrivez vers la fin, c’est important de rassurer la personne, c’est important de dire notamment que Dieu aime, nous aime tous inconditionnellement qu’on soit guéri ou pas guéri. Et que même si la personne est guérie, c’est important de le dire que la confirmation de cette guérison viendra avec le temps et avec les médecins, faut pas qu’elle arrête ses médicaments.
Et après ?
Et puis une fois que vous avez terminé tout ça c’est bien de pouvoir offrir à la personne de revenir  demander la prière et puis de lui suggérer d’enraciner sa vie dans une communauté chrétienne, de l’enraciner dans l’Eglise. Parce qu’il y  a toujours sans cela du risque d’attendre du merveilleux, alors qu’en fait c’est ce corps du Christ qui est entièrement habité par l’Esprit de Jésus et la compassion de Jésus qui lui-même guérit.
Persévérez ?
Alors mon conseil là-dessus, c’est je vous encourager  à persévérer. Tous ceux qui dans leur vie ont vu des guérisons, si je puis dire comme ça sous leurs mains, par la puissance de Dieu sont des femmes et des hommes qui ont osés. Et puis, la première fois, il c’est rien passé, la seconde la troisième, il s’est rein passé et en général au bout de quelques semaines, au bout de quelques mois et bien vous voyez que les choses commencent à arriver à changer. Comme si Dieu avant de nous exaucer, nous triturait, nous travaillait, pour nous faire grandir dans la foi. Donc vraiment mon conseil ; c’est persévérez.  Persévérez d’ailleurs  c’est le maître mot de la vie chrétienne. Persévérez ; dans la lecture de la Bible, persévérez ; dans la prière, persévérez dans l’obéissance à cet envoie, en mission de Jésus qui nous dit : vas ! vas ! annoncer le Royaume ! Et en en même temps, manifester sa venue. Si nous persévérons je vous garantie, je vous garantie que si vous persévérez vous verrez un fruit, vous verrez Dieu guérir. Parce que Dieu guérissait hier, guérit aujourd’hui, et il nous demande de prendre cette habitude. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Alors dès que nous voyons quelqu’un qui a besoin de prière, et bien on se dit pas : oh là là ! je vais chercher quelqu’un. On s’arrête et on prie. Quand quelqu’un a besoin d’une prière de guérison, on se dit pas : oh là là ! ça parait trop sérieux, allons vite chercher le Prêtre ou le Pasteur, non on s’arrête et dans la puissance de Jésus, on prie pour lui. Quelqu’un a-t-il besoin de recevoir l’Esprit Saint dans sa vie pour tel ou tel aspect de son existence  on s’arrête, on prie pour lui. Et nous y sommes tous appelés, et si nous répondons fidèlement à cet appel de Jésus, et bien c’est un monde entièrement nouveau qui va s’ouvrir devant nos yeux. Une vie absolument nouvelle et extraordinaire pour chacun d’entre nous, où nous faisons l’œuvre de Jésus, avec l’Esprit de Jésus, avec Jésus, pour Jésus, qui nous a promis qu’il est avec nous, tous les jours et jusqu’à la fin des temps.

                   JOURNEE DU SAINT ESPRIT
                          Samedi 1er juin 2013

9h45      EXPOSE 1       QUI EST L’ESPRIT SAINT ?
Beaucoup de chrétiens ne se sentent pas très à l’aise avec l’Esprit Saint. Il est si mystérieux ! La Bible nous donne à son sujet un tourbillon d’images : le vent, fort et insaisissable ; la source, discrète et fidèle ; le feu chaud et vif ; la colombe aimable et légère ; l’huile qui assouplit et parfume. Mais il reste difficile à saisir, à enfermer dans des concepts. Aussi beaucoup de chrétiens s’intéressent surtout au Père et au Fils, qu’il est plus facile de se représenter. Cela me rappelle le spectacle de fin d’année, où les petits enfants récitent le credo devant les parents. Le premier dit « Je crois en Dieu le Père », le deuxième « Je crois en Dieu le Fils », puis silence. On entend alors une petite voix : « Madame, le garçon qui croit à l’Esprit Saint n’est pas là aujourd'hui ! » C’est la triste réalité : le garçon, la fille, la femme ou l’homme qui croient à l’Esprit Saint ne sont pas là aujourd'hui. C’est pour cela que nous avons tant de difficultés.L’Esprit Saint n'est pas une invention récente. Toute la Bible en est remplie, depuis la création jusqu’à l’achèvement, du premier livre, la Genèse, au dernier, l’Apocalypse. Nous allons la parcourir ensemble d’un bout à l’autre.
I.               IL A JOUE SON ROLE DANS LA CREATION
Il a participé à la Création : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide; les ténèbres couvraient l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux » (Genèse 1, 1-2). L’expression hébreu pour « informe et vide » est « tohu bohu ». Peut-être quelqu'un ici pense-t-il : « C'est moi, je suis paumé, ma vie est informe et vide, chaotique, un tohu bohu. » L'Esprit de Dieu est ici, prêt à faire de notre vie quelque chose de nouveau. Quand l'Esprit Saint vient en quelqu’un, il le renouvelle. Il donne un sens nouveau à notre vie, de nouvelles attitudes, de nouveaux désirs.
Dieu donne la vie à l’être humain par son souffle : « Le Seigneur Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant » (Genèse 2, 7). L’Esprit de Dieu met en l’homme la vie physique et spirituelle. Cela se voit sur les personnes, et sur les communautés, qui ont fait l’expérience de l'Esprit Saint. Il apporte un renouveau, un nouveau sens de l’accueil, des relations joyeuses et chaleureuses, un nouvel amour pour Jésus.
II.             IL SAISIT DES HOMMES PRECIS, A DES MOMENTS PRECIS, POUR DES TACHES PRECISES
Dans l’Ancien Testament, l’Esprit Saint vient sur des gens particuliers, à certains moments, pour des tâches précises. En regardant ces textes, nous voyons que la venue de l’Esprit Saint n’est pas une impression, mais une réalité qui fait changer les choses.
Exode chapitre 31, v 1 à 5. L’Esprit vient sur un homme, Betsaleel, pour en faire un artiste: « Le Seigneur parla à Moïse : Sache que j'ai choisi Betsaleel Je l'ai rempli de l'Esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence, et de savoir pour toutes sortes d'ouvrages » (Ex 31, 1-5). On peut être un grand artiste sans être chrétien. Mais quand l'Esprit de Dieu agit dans l’œuvre d’un artiste, comme le Messie de Haendel ou L’Annonciation de Fra Angelico, le résultat est différent, l’œuvre a un impact au plan spirituel.
L'Esprit de Dieu peut aussi peut vous emplir et vous équiper, quelle que soit votre activité. Il vient sur Gédéon, dans un contexte de guerre difficile. « Le Seigneur se tourna vers Gédéon et dit: ‘Va avec la force que tu as, et sauve Israël de la main de Madian; n'est-ce pas moi qui t'envoie? ‘Mais Seigneur, dit-il, comment puis-je sauver Israël ? Mon clan est le plus faible en Manassé, et je suis le plus petit de la maison de mon père’ » (Jg 6 14-15). « Seigneur, tu te trompes ! Je n’ai pas les qualités d’un chef. » Suite : « Alors l'Esprit du Seigneur revêtit Gédéon » (v. 34). Dieu choisit quelqu'un qui n'était pas doué naturellement et l'utilise pour libérer son peuple.
Dieu utilise souvent ceux qui se sentent faibles, incapables et mal lotis. Marthe Robin était une jeune paysanne de la Drôme. Vers l’âge de 23 ans elle est tombée malade, et s’est alitée de plus en plus souvent, jusqu’à ne plus pouvoir sortir de sa chambre. Elle est restée clouée au lit pendant plus de cinquante ans, jusqu’à sa mort en 1981. Tout au long de sa vie, un nombre croissant de gens de toutes conditions sont allés la rencontrer. La plupart des entretiens ne duraient que quelques minutes. Chacun en sortait profondément touché. Je connais pas mal de gens qui ont eu la chance d’une rencontre avec Marthe. Tous soulignent sa douceur, la qualité de son écoute, la petite voix avec laquelle elle prodiguait un conseil qui pouvait transformer la vie. Cette femme, discrète, modeste, d’apparence insignifiante et profondément emplie de l’Esprit de Jésus est l’une des personnes qui a eu le plus d’influence dans la vie de l’Eglise au cours des 50 dernières années.
Quelques pages plus loin, nous voyons l’Esprit Saint donner la force à Samson : « Lorsque Samson arriva à Léhi, les Philistins vinrent en poussant des cris. Alors l'Esprit du Seigneur vint sur lui. Les cordes qui liaient ses bras devinrent comme du lin brûlé, et ses liens tombèrent de ses mains » (Jg 15, 14). L'Esprit du Seigneur donne à Samson la force de se libérer des liens physiques qui le ligotaient. Beaucoup de gens sont liés aujourd'hui, par l’addiction à la drogue, à l'alcool, à la pornographie, à la mauvaise humeur, la jalousie, la colère, la peur... Quand l'Esprit de Dieu vient sur une personne, il lui donne la puissance de briser ces liens.
III.           LA PROMESSE DU PERE
Le même Esprit descend chaque fois sur un homme, à un moment et pour un fait retentissant en faveur de tout le peuple. Mais il reste individuel et passager. En lisant l’Ancien Testament, on a un sentiment d'anticipation croissant que quelque chose va se produire, « la promesse du Père ».
Que va-t-il se passer ?
Très schématiquement, sous l’Ancienne Alliance, Dieu dit à son peuple « Je suis votre Dieu, vous êtes mon peuple, voilà les lois que vous devez observer. » En fait, la loi, au lieu de les aider, était devenue un fardeau, et ils la transgressaient sans cesse. Dieu dit alors : « Je vais faire quelque chose de nouveau, Je vais mettre ma loi en vous. Je vais l’inscrire dans vos cœurs. » Dieu déclare : « Voici l'alliance que je conclurai avec la maison d'Israël après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l'écrirai sur leur cœur. Alors je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple » (Jérémie 31, 33). Pour une randonnée en montagne, vous prenez un sac à dos rempli de provisions. Après un moment, le poids du sac se fait sentir. Si vous êtes comme moi, vous vous arrêtez dès le deuxième kilomètre pour entamer les provisions ! Votre fardeau s’allège et vous avez plus d’énergie pour vous aider à avancer. Dieu dit ainsi: « Au lieu d'être un lourd fardeau qui pèse sur vos épaules et vous ralentit, ma loi sera une source d’énergie en vous. »
Comment cela va-t-il se faire? - Comment s’accomplira cette promesse du Père? Regardons Ézéchiel, chapitre 36, v. 26 et 27: « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre chair le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai que vous marchiez dans mes lois et que vous observiez et pratiquiez mes coutumes » (Ezéchiel 36, 26-27).
Quand l'Esprit de Dieu vient vivre en nous, il retire la dureté de nos cœurs et nous rend plus tendres. Jackie Pullinger a quitté l’Europe à l'âge de 21 ans, pour vivre à Hong Kong, au milieu des misérables. Elle a passé les 30 dernières années dans les quartiers les plus sordides, parmi les drogués, les prostituées et les chefs de gangs. Lors d’une conférence elle a dit : « Dieu veut que nous ayons un cœur tendre et des pieds durs. » Puis elle a ajouté : « Le problème c’est que pour la plupart, nous avons les pieds tendres et un cœur dur ! » Elle va partout, dans les situations les plus dangereuses ou difficiles. Elle prie avec les pires malfrats, aide ceux qui veulent se détacher de l'héroïne. Elle rayonne d’amour et de compassion. Son cœur est tendre, ses pieds durs. L'Esprit rend nos cœurs tendres et nos pieds durs.
Qui cela concerne-t-il ? - Le Seigneur parle ainsi, par le prophète Joël : « Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair, Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens des visions. Même sur les esclaves, hommes et femmes, en ces jours là, je répandrai mon Esprit » (Joël, 3, 1-2). Sans considération d’âge, de sexe, d’origine, de couleur ou de rang. L'Esprit de Dieu pleinement ‘démocratisé’. J’ai vu des gens de tous âges, de toutes conditions, remplis de l’Esprit Saint. Des grands-mères de 80 ans, louant publiquement le Seigneur de les avoir touchées à un moment avancé de leur vie. De jeunes mères de famille, des pères touchés dans leur vie familiale, professionnelle. Des petits enfants, notre propre fils âgé de 3 ans, bondir d’allégresse dans la joie d’éprouver en eux l’amour de Dieu. Le peuple de Dieu a attendu encore plus de 300 ans la réalisation de cette prophétie donnée par Joël.
IV.          L’ESPRIT SAINT MANIFESTE DANS LA VIE DE JESUS
L’Esprit n’est pas seulement une force qui s’empare de certains hommes pour une tâche particulière. Il est l’Esprit de Jésus. Survolons quelques tableaux de la vie de Jésus où l’Esprit joue un rôle, qui sont aussi des images de ce qui peut nous arriver à nous.
L’impossible devient possible – C’est la parole de l’ange à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1, 35). A l’Annonciation, l’Esprit rend possible quelque chose d’impossible. Il accomplit en nous la même œuvre. Il répond à la question qui nous hante : « Comment cela sera-t-il possible ? » Dans notre vie, à chaque commencement se pose la même question : « Comment cela sera-t-il possible ? » Le choix d’un conjoint, d’une vocation, l’accueil d’un enfant, une décision difficile, une réconciliation ; les épreuves de la maladie, du chômage, du divorce ou de la disparition d’un conjoint. L’Esprit de Jésus est l’Esprit des choses impossibles. « Rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1, 37), dit l’ange à Marie. Il nous le dit à nous aussi.
Un Père au ciel – Jésus se tient debout dans le Jourdain, sous la main de Jean-Baptiste. Il courbe la tête et prie. Alors l’Esprit descend sur lui, tandis qu’une voix proclame : « Tu es mon Fils aimé. Moi aujourd’hui je t’ai engendré » (Luc 3, 22). Le Père dit aussi cela à chacun d’entre nous : « Tu es mon enfant bien aimé. »
Un soutien dans la tentation – « Jésus rempli d’Esprit Saint, revint du Jourdain, et il était mené par l’Esprit à travers le désert pendant quarante jours » (Luc 4, 1). L’Esprit Saint aide Jésus à résister aux tentations, et si nous le lui demandons, nous aidera aussi.
Découvrir sa vocation et la suivre – Jésus, dans la synagogue de Nazareth, découvrit ce que Dieu voulait de lui : « ‘‘L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur.’’ (…) Alors, il se mit à leur dire : ‘‘Aujourd'hui cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre, est accomplie’’ » (Lc 4, 18-21). Nous sommes tous à la recherche de notre projet de vie. On hésite, on fait des détours, on s’égare, on se retrouve à la case départ. L’Esprit Saint rend notre démarche assurée ; il nous montre le but, nous révèle notre vocation et nous donne le coup de pouce qui permet de franchir les points morts.
Un Esprit d’allégresse – L’Esprit opère encore en Jésus quelque chose dont nous avons un pressant besoin, la joie : « A cette heure même, Jésus tressaillit de joie sous l’action de Esprit Saint et dit : ‘‘ Je te bénis Père, Seigneur du ciel est de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui Père, car tel a été ton bon plaisir » (Luc 10, 21). Partout où l’Esprit se manifeste, la joie éclate, comme des bourgeons au printemps, irrésistiblement.
V.            JESUS ANNONCE LA VENUE DE L'ESPRIT
Jésus lui-même a prophétisé la présence de l'Esprit Saint. Regardons l’évangile de Jean, chapitre 7, v 37 - 39, un passage extraordinaire. Jésus s’était rendu à la Fête des Tabernacles, l’une des principales fêtes Juives. Les Juifs se rassemblaient par milliers à Jérusalem, autour du Temple. Les Juifs considéraient le Temple de Jérusalem comme le cœur de l’univers, le Koïlios. Ils attendaient la réalisation de la prophétie d’Ézéchiel que la rivière de Dieu sorte du Temple, et apporte la vie partout où elle coule. La fête, qui représentait cela symboliquement, s’étendait sur plusieurs jours. Le dernier jour, qui était le sommet, le Grand Prêtre versait de l’eau à l’aide d’une cruche d’or dans un entonnoir du côté ouest de l'autel, comme signe précurseur de cette rivière de Dieu coulant du Temple et apportant la vie.
Jésus était à cette fête, et l’Evangile raconte : « Le dernier jour de la fête, le grand jour, Jésus, debout, s'écria : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi!" selon le mot de l'Ecriture : De son sein couleront des fleuves d'eau vive » (Jean 7, 37 – 38). C’est de leur Koïlios, du plus profond de leur être que couleront des fleuves d'eau vive. Ce que Jésus leur dit, c’est : « Vous pensiez que cette prophétie d’Ézéchiel allait s’accomplir en jaillissant de l’intérieur du Temple de Jérusalem. En fait cette prophétie s’accomplit dans une personne, en chacun de ceux qui croiront en moi. » Des fleuves d'eau vive jailliront du plus profond de l’être de chacun de ceux qui mettront sa foi en lui. « Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui, car il n’y avait pas encore d’Esprit parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn 7, 39).
Puis Jésus est mort, et ressuscité, mais la promesse du Père n'était toujours pas accomplie. En même temps, plus on avance, plus le sentiment d’anticipation s’accroît. Comme lorsqu’on secoue une bouteille de champagne. Jésus ressuscité dîne avec ses apôtres « Au cours d'un repas qu'il partageait avec eux, il leur enjoignit de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis, "ce que, dit-il, vous avez entendu de ma bouche : Jean, lui, a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours" (Actes 1, 4 - 5). Les apôtres sont ravis de ce moment, dîner avec Jésus ressuscité ! Ils se laissent aller à leur vieux rêve, débarrasser le pays des Romains, et lui demandent : « Seigneur est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël ? Il leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixé de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint, qui descendra sur vous, vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8).
Ce groupe a commencé à prier : “Seigneur, envoie-nous la promesse du Père”, et ils priaient, priaient. Le bouchon de champagne finit par sauter ! Chapitre 2 : « Tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer » (Actes 2, 2-4).
Les réactions sont variées. Certains étaient “émerveillés”, d’autres “perplexes”, d’autres se moquaient : ‘‘ils sont ivres.” « Pierre alors debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : ‘Non ces gens ne sont pas ivres comme vous le supposez, il n'est d'ailleurs que neuf heures du matin. Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète (Joël) : ‘Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit’ » (Ac 2, 14- 18). Pierre parle alors de Jésus, de sa vie, de ses miracles, de sa passion, de sa mort, de sa résurrection, de son ascension. Puis poursuit : « Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez. » Réactions : « D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres "Frères, que devons-nous faire ?" Pierre leur répondit: "Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit. Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera"  » (Actes 2, 33 ; 37-39). Cette promesse n'est plus réservée à des gens particuliers, pour des tâches spécifiques. Elle n'est pas seulement pour les apôtres, ni pour les 120 présents le jour de la Pentecôte, ni les 3000 qui se sont convertis cet après-midi là. Elle est « pour tous ceux que le Seigneur appellera ».
C’est ainsi que s’accomplit la promesse du Père. Cette promesse de l'Esprit de Dieu est proposée à tout homme, toute femme. Cette promesse est pour tous, pour chacun, pour vous, pour chacun d’entre nous.
Prions
Père, nous Te remercions de vivre à l'âge où ta promesse de répandre sur tous ton Esprit est accomplie. Nous te prions pour que, pendant ce week-end, chacun puisse faire l’expérience de ta présence et de ton amour. Au nom de Jésus. Amen.

 

14h 30    
 EXPOSE 3   COMMENT ÊTRE REMPLI DE L’ESPRIT SAINT ?
L’Esprit Saint n’a pas toujours la liberté de travailler en nous. A la maison, la veilleuse de la chaudière est toujours allumée, même si la chaudière n’est pas en route. Dans la vie de beaucoup, seule la veilleuse est allumée. Quand l'Esprit Saint emplit leur vie, la chaudière se met en route et ils deviennent tout feu tout flamme. La différence devient visible de l’extérieur.
Le zoo de Birmingham manquait de visiteurs. Pour attirer le public il fit l’acquisition d’un gorille. Malheureusement, après qu’ils eurent fait pas mal de publicité, trois jours avant l’exposition prévue au public, on retrouva le gorille mort dans sa cage. Le directeur se demandait que faire, lorsqu’un étudiant se présente, qui cherchait un stage. Il lui propose : « Nous venons de perdre notre gorille. Vous voulez un stage ? Voici une combinaison et un casque de gorille : vous serez notre gorille ! » Marché conclu, pendant trois jours l’étudiant s’exerce dans sa cage. Le jour de l’ouverture, la foule se précipite vers la cage où le gorille se donne en spectacle : il saute d’un tronc à l’autre, jongle avec des bananes, passe de liane en liane. A un moment, en se balançant trop fort sur son trapèze, il est projeté par-dessus le sommet de la grille et tombe dans la cage d’à côté, celle d’un énorme lion. Le public pousse un cri d’effroi. Le lion se réveille, ouvre les yeux et commence à se rapprocher de l’aubaine. Le malheureux étudiant, sous sa fourrure, suffoque et hurle : « Au secours ! à l’aide ! » Le lion est tout proche, le malheureux crie de plus belle « à l’aide ! », lorsqu’il entend un chuchotement sortant de la gueule du lion : « Tais-toi, sinon on va tous les deux perdre notre job. »
Cette histoire pose de bonnes questions : Qu’est-ce qui est important dans un gorille, l’intérieur ou l’extérieur ? Qu’est-ce qui fait un homme ? l’intérieur ou l’extérieur ? Qu’est-ce qui fait un chrétien ? l’intérieur ou l’extérieur ? Et que se passe-t-il si l’extérieur est en désaccord avec l’intérieur ? Des tas de gens se disent : « J’essaye de parler comme un chrétien, d’agir comme un chrétien, de ressembler à un chrétien, mais au fond je ne me sens pas chrétien. » Que se passe-t-il quand l’extérieur essaye de se comporter comme si de rien n’était, alors que tout l’intérieur crie « à l’aide ! » ?
La manière de venir au Christ est de recevoir l’Esprit Saint. Sans l’Esprit Jésus reste loin de nous, une sorte de matériel d’archive enfoui dans un passé très lointain. Seul l’Esprit peut rapprocher Jésus de nous, il nous le rend présent. Paul dit « Le Christ est mort pour nous, mais il vit en nous. » C’est pour cela que nous avons besoin de l’Esprit Saint dans notre vie. Paul exhorte : « Soyez continuellement remplis du Saint-Esprit ! » (Ephésiens 5, 18). Comment faire ?
I.                   QU’ARRIVE-T-IL QUAND ON EST REMPLI DE L’ESPRIT SAINT?
Les Actes des apôtres sont le tome I de l’histoire de l’Eglise. A plusieurs occasions, différents groupes y font l’expérience de l’Esprit Saint. Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans l’une des cinq catégories qui sont présentées.
La Pentecôte (Actes 2, 2-4) - La première catégorie sont ceux qui ont un désir profond d’être emplis de l’Esprit Saint. La première onction de l’Esprit Saint survient à la Pentecôte. Nous l’avons évoquée précédemment. 3000 conversions après un discours de Pierre ce jour là. [Un prêtre me confiait « J’ai fait  3000 sermons et je n’ai pas vu une seule conversion ! »]
En Samarie (Actes 8, 14-18) - Pierre et Jean prient pour que l’Esprit Saint vienne sur les Samaritains. Les Samaritains, pour les Juifs de l’époque, c’était des hérétiques. Ce qui se passe n’est pas décrit, mais c’est si spectaculaire qu’un magicien local, Simon, en est tellement impressionné qu’il offre de l’argent pour pouvoir faire la même chose. Pierre le rabroue vertement, car il est impossible d’acquérir par de l’argent le don de Dieu.
Conversion de Paul (Actes 9) - L’une des conversions les plus remarquables de tous les temps. Au moment où Etienne, le premier martyr chrétien, est lapidé, Saül approuve sa mort. Puis « respirant la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur », il s’acharne à détruire l’Eglise naissante. En l’espace de quelques jours, à la surprise générale, le voilà qui prêche dans les synagogues que « Jésus est le Fils de Dieu ». Qu’est ce qui l’a métamorphosé ? Il a rencontré Jésus sur la route de Damas, et quelques jours plus tard a été rempli de l’Esprit Saint. A ce moment, « il tomba de ses yeux comme des écailles et il recouvra la vue ». Il arrive de la même manière que des non-chrétiens ou des gens franchement anti-chrétiens expérimentent un revirement en rencontrant le Christ et soient remplis de l’Esprit Saint. Ils deviennent de puissants défenseurs de la foi.
A Ephèse (Actes19, 1-7) - Paul rencontre un groupe de « croyants » qui n'avaient pas entendu parler de l'Esprit Saint. Il leur imposa les mains et l'Esprit Saint vint sur eux (Actes 19, 1-7). Beaucoup de gens aujourd'hui se trouvent dans la même situation. Ils sont peut-être « croyants » depuis un certain temps voire depuis toujours. Ils sont baptisés, confirmés, pratiquants occasionnels ou même réguliers. Pourtant, ils ne savent rien ou presque sur l'Esprit Saint.
II.                FAIRE L’EXPERIENCE DE L’ESPRIT SAINT
Actes 10 rapporte la première occasion où des païens sont remplis de l’Esprit Saint. Dieu agit à partir d’une vision donnée à un centurion romain, Corneille. Pierre parle : “Pierre était encore à son discours quand l’Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Quelle surprise pour les croyants d’origine juive qui étaient venus avec Pierre : ‘Quoi, les dons de l’Esprit Saint sont déversés sur des non juifs !’ Car ils les entendaient parler en langues et chanter les merveilles de Dieu” (Actes 10, 44-46). Examinons trois aspects de cet événement.
Ils ont expérimenté la puissance de l’Esprit Saint
L’Esprit Saint ne nous remplit jamais de manière imperceptible. L’expérience est différente pour chacun. A la Pentecôte, ils entendirent comme un vent violent, la puissance invisible du souffle de Dieu. L’Ancien Testament utilise le même mot pour le vent et l’Esprit. Quand l’Esprit remplit les gens, il arrive que ceux-ci tremblent comme une feuille agitée par le vent. D’autres respirent profondément comme s’ils inspiraient physiquement l’Esprit.
Les disciples ont également vu quelque chose qui ressemblait à du feu. Des gens ressentent dans les mains ou le reste du corps une impression de chaleur physique. Peut-être ce feu symbolise-t-il la passion, la pureté, la puissance que l’Esprit Saint met en nous. Certains pleurent, d’autres rient.
Pour beaucoup surtout, l’Esprit Saint fait vivre une expérience bouleversante de l’amour de Dieu. Paul prie pour les chrétiens d’Ephèse. Cette prière de Paul s’applique aussi à nous aujourd’hui : “Que vous receviez de lui la force à la mesure de sa Gloire inépuisable et soyez affermis intérieurement par son Esprit. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi, que vous preniez racine dans l’amour pour vous construire sur lui. Que vous deveniez capables (…) de comprendre combien cet amour est étendu, large, haut et profond. Que vous puissiez connaître, en un mot, l’amour du Christ qui dépasse toute connaissance, afin que vous soyez comblés et puissiez atteindre la plénitude de Dieu” (Ephésiens 3, 17b-20, Bible des peuples). L’amour du Christ est assez large pour atteindre chaque personne dans le monde ; assez long pour accompagner l’homme toute sa vie jusqu’à l’éternité ; assez profond pour nous atteindre là où nous sommes tombés, aussi bas que ce soit ; assez haut pour nous élever jusqu’au ciel.
Paul prie pour que non seulement nous “comprenions” l’étendue de cet amour, mais surtout que nous “connaissions cet amour qui surpasse toute connaissance” de sorte que nous soyons “remplis de toute la plénitude de Dieu” . Comprendre cet amour c’est bien, mais il nous faut l’expérimenter.
Un homme marche en donnant la main à son petit garçon, qui sent bien que son père l’aime. Le père s’arrête, prend son enfant dans ses bras, le couvre de baisers, puis le dépose à terre pour continuer la route. C’est beau de marcher en tenant la main de son père ; bien plus beau de sentir qu’il vous entoure de ses bras. « Laissez vous saisir par l’étreinte du Père » (Jean-Paul II).
L’expérience racontée par les autres ne peut pas se substituer à l’expérience que nous ferions nous-mêmes. Comment cela se passe-t-il ? Chacun réagit différemment. Nous traitons différemment nos enfants parce qu’ils sont différents. Je peux dire quelque chose à l’un et passer trois fois plus de temps à expliquer la même chose à l’autre. C’est pourquoi je vous déconseille de comparer votre expérience de l’Esprit Saint avec celle du voisin. Apprenons à entendre des témoignages merveilleux, sans nous dire ‘mais, à moi, ça n’est pas arrivé’. L’expérience est différente pour chacun. La seule chose que je puisse dire c’est que c’est une expérience merveilleuse.
De toutes manières, l’essentiel n’est pas là : le signe que nous sommes emplis de l’Esprit Saint c’est le fruit de l’Esprit Saint dont Paul parle : « Amour, joie, paix, patience, bonté, service, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Galates 5, 22-23). Tout cela se rassemble en un fruit, au singulier, par lequel tout nous est donné. On ne peut pas dire ‘Seigneur je voudrais plus de patience mais je n’ai pas trop besoin d’esprit de service’. Le Seigneur nous dit ‘ce dont tu as besoin c’est de plus de moi’. Plus de Jésus signifie plus d’amour, plus de joie, plus de paix, plus de patience, plus de bonté, plus de service, plus de confiance dans les autres, plus de douceur, plus de maîtrise de soi. C’est cela le fruit de l’Esprit !
Ils glorifiaient Dieu par une louange spontanée
La louange est le langage de ceux qui sont émerveillés d’avoir fait l’expérience de Dieu. C’est pourquoi je vous encourage à dire ‘merci Seigneur !’ pendant le temps de prière. C’est l’attitude inverse que de dire ‘Je ne sens rien !’ Dans la foi, nous savons que beaucoup de choses passent dans la prière, et nous disons merci.
La louange inclut toute notre personnalité, y compris nos émotions. On me demande parfois s’il est bon d’exprimer ses émotions à l’église. Bien sûr il doit y avoir plus que les émotions. Si je décide désormais de rentrer à la maison sans marquer d’émotion envers Florence, mon épouse, quelque chose manquera à notre amour. Si je lui dis : « Chérie, cela fait plus de 10 ans que nous sommes mariés, tu sais que je t’aime. Pour gagner du temps, je ne te manifesterai plus mes émotions », il est probable que nous devrons avoir une discussion sérieuse ! Chez nous, rester réservé est presque une valeur. Un journal commentait « Comment expliquer que si une comédie fait rire on dise “le film est un succès”, si une tragédie fait pleurer on dise “la pièce est émouvante”, si un match électrise les spectateurs, on dise “le jeu est passionnant”, mais si pendant la louange, l’assemblée est touchée par la gloire de Dieu, on dise “ce public est émotif ?’’ » Entre nous, le danger principal qui guette l’Eglise aujourd’hui en France ne me semble pas celui d’une émotivité délirante... Le culte que nous rendons à Dieu implique toute notre personnalité : notre esprit, notre cœur, notre volonté et nos émotions.
Rappelons-nous le fils prodigue. Son père le reçoit à bras ouverts, alors qu’il méritait d’être rejeté. Il l’a non seulement attendu mais recherché. Lorsqu’il l’a vu arriver au loin, il a couru à sa rencontre et l’a serré dans ses bras. Ecoutez à nouveau ses mots : ‘Mon fils, ma fille, était mort, et est revenu à la vie. Etait perdu et est retrouvé. Il fallait bien festoyer et se réjouir, il le fallait !’ Il y aura toujours de l’émotion dans nos retrouvailles avec Dieu. En tous cas de son côté. Je ne pense pas qu’il faille la craindre.
Ils ont reçu un nouveau langage
Ce jour là, les païens reçurent le don des langues, l'un des dons de l'Esprit Saint. Ce don est une source de bénédictions pour beaucoup de gens. Tous les chrétiens, même remplis de l’Esprit Saint, ne parlent pas en langues. Ce pas le seul don, ni le plus important. Néanmoins, pour beaucoup, il accompagne l’expérience de la présence de l'Esprit et peut être sa première manifestation surnaturelle évidente. Bien des gens aujourd'hui sont intrigués par ce don. Je vais y passer un instant. Paul, dans la première lettre aux Corinthiens, traite de plusieurs questions qui reviennent souvent.
Qu'est-ce que le parler en langues ?
Il s'agit, selon Paul, d'une forme de prière, une des nombreuses formes que l'on trouve dans le Nouveau Testament : « si quelqu'un parle en langues inconnues, il ne parle pas aux gens, mais à Dieu » (1 Co 14, 2). C'est une forme de prière qui édifie le chrétien, une forme de prière qui permet de transcender les limites du langage humain.
Nous sommes limités dans notre capacité de communiquer par le langage. Les Français utilisent en moyenne 4000 mots. Un auteur comme Maupassant en utilisait environ 15 000 et se sentait tout de même limité. C'est là que le don des langues peut nous aider. C'est ce que Paul dit : « Si je prie en langues inconnues, mon cœur est en prière, mais mon intelligence ne travaille pas » (1 Corinthiens 14, 14). Nous exprimons à Dieu ce que nous ressentons en profondeur, sans avoir à le traduire dans un langage humain.
Dans quels domaines la prière en langues peut-elle aider ?
Le don des langues est particulièrement utile dans trois domaines :
Dans le domaine de la louange. Nos limites du langage nous empêchent de bien exprimer ce que nous ressentons, spécialement en amour. Johnny Halliday répète dans une chanson des dizaines de fois « que je t’aime », car les mots nous manquent pour exprimer un grand amour. Il en va de même dans notre relation avec Dieu. Dans la louange nous sommes limités par la pauvreté de notre langage. Peut-être pourrions-nous répéter à Dieu « que je t’aime » sur l’air de Johnny ! Sinon, la prière en langues nous permet de franchir cette limite du langage.
Prier dans les moments de crise. A certains moments il est difficile de savoir comment prier. Nous pouvons avoir des choses très lourdes à porter, nous pouvons être inquiets ou dans la peine. Dans des cas graves, je cherche à prier, mais je ne sais que dire. Le don des langues m'a permis de prier pour remettre la situation à Dieu dans un moment critique.
Prier pour les autres. C'est difficile de prier pour les autres - surtout quand on n'a pas eu de leurs nouvelles depuis longtemps. Au bout d'un moment, on ne trouve rien de plus élaboré à dire que « Seigneur, bénis-les ! » Cela peut vraiment aider de commencer à prier pour eux en langues.
Peut-être êtes vous surpris, voire agacé, par ce que je viens de dire. Je le comprends bien, car moi-même, lors de mon premier week-end Alpha, cette partie de l’exposé m’avait irrité. Je ne comprenais pas pourquoi passer du temps sur un sujet si bizarre. Pendant la prière finale, un jeune homme m’a proposé : « Voulez-vous que je prie pour vous ? » C’était la première fois pour moi, j’ai dit oui. « Pourquoi voulez-vous que je prie ? » Prudemment, j’ai donné une intention qui ne me concernait pas de trop près. Il a prié, puis il m’a demandé : « Avez vous déjà prié en langues ? » « Non jamais. » « Voudriez-vous que je prie pour ça ? » « Ah non, ça va très bien ! » Il m’a dit le bien que cela avait fait dans sa vie. Je l’ai laissé prier, puis il a commencé à chanter en langues. J’ai simplement ouvert la bouche et laissé sortir les sons comme ils venaient. J’ai eu l’impression d’une grande douceur, de quelque chose de facile, pas un automatisme. Au contraire, nous avons à plusieurs reprises interrompu ce chant en parlant entre nous. Cela me rappelait le babil d’un petit enfant. Notre fils avait à peu près un an à l’époque, et comme les petits qui ne savent pas encore parler exprimait sa joie par un babillement.
Comment recevoir le don des langues ?
Certains diront peut-être : « Je ne veux pas du don des langues. » Dieu ne vous forcera jamais à recevoir un don. Le don des langues n’est pas indispensable, mais pourquoi s’en priver ? Comme tous les dons, il se reçoit dans la foi. Si vous souhaitez le recevoir, il n’y a pas de raison que vous ne le receviez pas. Comme avec tous les autres dons de Dieu, il nous faut coopérer avec son Esprit et le lui demander. Puis vous lancer.
III.             OBSTACLES QUI EMPECHENT D’ETRE REMPLI DE L’ESPRIT SAINT
Jésus parlait à ses disciples de la prière et de l'Esprit Saint. Il évoque les difficultés que nous avons à recevoir quelque chose venant de Dieu. Il raconte cette histoire étonnante: « Supposons ceci : Vous avez un ami, vous allez chez lui au milieu de la nuit et vous lui dites : “Mon ami, prête-moi trois pains. En effet, un de mes amis vient d’arriver de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir !” » (Luc 11, 9-10). C’est le contexte des dons spirituels. Un homme vous appelle au téléphone : « J’ai 52 ans, trois enfants scolarisés, je ne trouve pas de travail depuis deux ans et ma femme, éreintée par le stress, a quitté la maison. Puis-je venir vous voir ? » On répond « Bien sûr, venez… » en se disant, comme dans ce texte : “Je n’ai rien à lui offrir ! Je ne peux pas lui trouver un travail, je ne peux pas payer les études de ses enfants, je ne peux pas ramener sa femme à la maison. Seigneur, tu as environ cinq minutes, le temps qu’il arrive ici, pour me donner quelque chose à lui offrir. » C’est pour cela que Paul nous recommande : « Désirez les dons de l’Esprit Saint » (1 Co 14). Seigneur nous avons besoin de TOI.
Là où l’histoire est étonnante, c’est que l’ami au lieu de l’accueillir à bras ouvert, l’envoie balader. Il lui dit : “Laisse-moi tranquille” je ne peux rien te donner. “Mes enfants et moi sommes couchés, je ne peux pas me lever pour te donner du pain.” Jésus dit : “Pourtant, je vous le dis : votre ami va se lever, et il va vous donner tout ce qu’il vous faut ! Il ne le fera peut-être pas seulement parce qu’il est votre ami, mais parce que vous continuez à demander sans vous gêner.”
Cette image est si parlante ! Ceux qui parmi vous ont des enfants savent qu’il y a un moment merveilleux de la soirée, où le dernier est finalement allé se coucher, et ils dorment tous. Ou du moins vous le croyez ! Votre conjoint et vous avez à peu près 5 minutes ensemble avant de vous endormir. C’est à ce moment là que l’ami arrive et frappe à la porte. J’ai de la sympathie (pas vous ?) pour l’homme qui, de l’intérieur, répond : “Va-t-en, je ne peux rien te donner. Mes enfants et moi sommes couchés”. (Toc toc toc) : “Tu ne peux pas me donner trois pains ?” – ‘’Tais-toi, je ne peux rien te donner.’’  ‘’Juste trois pains!” J’imagine qu’à ce moment là, Jésus ne le raconte pas comme ça, mais on voit bien l’esprit, la porte s’ouvre et l’homme à l’intérieur apparaît, en pyjama, décoiffé, geignant : « Qu’est-ce que tu veux ? du pain ? du beurre, des croissants, de la confiture, des œufs, des Corn flakes ? Prends ce que tu veux, et va-t’en ! » C’est ce que dit Jésus : ‘’Votre ami va se lever. Il ne le fera peut-être pas seulement parce qu’il est votre ami, mais parce que vous continuez à demander sans vous gêner. Et il va vous donner tout ce qu’il vous faut. ”  N’est ça pas une image vivante ? « C’est pourquoi moi je vous le dis, c’est pourquoi, je vous le dis, ‘‘demandez  et on vous donnera’’.»
Je ne sais pas comment vous dire combien les versets qui suivent sont importants. Par SIX FOIS, Jésus doit répéter la même chose. Pourquoi ? Parce que nous nous sommes déjà convaincus des raisons pour lesquelles Dieu ne va pas, à nous, donner ce qu’il donne à chacun. Certains se disent déjà : « Je comprends que Dieu pourra offrir tel don à tel ou tel. Mais il n’y aura rien pour moi ! J’avais demandé en 1987, et ça n’a pas marché. »
Le doute apparaît ainsi chez les disciples : « Serons-nous réellement exaucés ? » Jésus dit simplement : “Je vous dis: demandez et vous recevrez.” Constatant leur scepticisme, Jésus répète en d’autres termes : “Cherchez et vous trouverez.” Puis une troisième fois : “Frappez et on vous ouvrira.” Connaissant la nature humaine, il redit une quatrième fois : “Quiconque demande reçoit.” Ses auditeurs n’étant pas convaincus, il dit une cinquième fois : “Celui qui cherche trouve.” Une sixième fois : “On ouvre à celui qui frappe.” Pourquoi six fois ? Pour effacer nos doutes, nos difficultés à croire. Quand Dieu répète, ce n’est pas qu’il bégaye, c’est qu’il insiste !
Vient ensuite la peur. On est comme les Gaulois d’Astérix et Obélix, on a peur d’une seule chose : que le ciel nous tombe sur la tête. « Oh je sais pas Seigneur, je suis pas sûr de le vouloir. Qu’est-ce qui va m’arriver si je suis empli de l’Esprit Saint ? Que va-t-on dire dans ma paroisse ? Que va dire mon conjoint ? Que vont dire mes enfants ? Est-ce que je vais recevoir quelque chose de vraiment bon pour moi ? » Je ne sais pas exactement l’expression que Jésus a lu sur leur visage, mais il leur dit : “Chez vous,- il fait appel à leur expérience de la vie - quand un enfant demande du poisson à son père, le père ne lui donne pas un serpent à la place du poisson ! Et quand un enfant demande un œuf, son père ne lui donne pas un scorpion ! C’est inconcevable n’est-ce pas ? Vous, vous êtes mauvais, et pourtant vous savez donner de bonnes choses à vos enfants. Alors ceci est encore plus sûr : le Père du ciel donnera l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. » Jusqu’ici, on pouvait croire qu’il s’agissait d’une histoire de croissants et de confiture. Non, c’est de l’Esprit Saint qu’il s’agit !
Le sentiment de notre indignité. Nous n’arrivons pas à croire que Dieu veuille nous faire un tel don. Nous croyons volontiers qu’il donne ses dons aux chrétiens expérimentés ou méritants, mais pas à nous. Mais Jésus n’a pas dit : “Le Père du Ciel donnera l’Esprit Saint à tout chrétien expérimenté ou à tout chrétien qui le méritera.’’ Non. Il a dit : « Le Père du ciel donnera l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »
 
Conclusion
[C’est que nous allons faire maintenant, en priant le Seigneur. Demandons-lui son Esprit Saint. La différence entre avoir la foi et ne pas l’avoir est d’oser croire que nous recevrons ce que nous demandons.] Nous nous levons.
Nous allons simplement inviter l’Esprit Saint à venir agir. Vous pouvez, si vous le désirez, mettre vos mains en avant, en signe de disponibilité envers l’action de Dieu.
J’aimerais que vous puissiez entrer en relation avec le Seigneur, dans votre cœur, en vous préparant, en remerciant. Si vous regrettez telle ou telle chose, confessez-la en votre cœur, maintenant. Quelque chose sur laquelle le Seigneur a mis le doigt encore et encore. Dans le silence de votre cœur, vous lui dites : ‘Seigneur, je te demande pardon.’ [temps de silence].
Père, nous te remercions encore de ce sens que tu nous donnes de ta présence parmi nous, ici. Nous ne pouvons te voir mais nous savons que tu es ici, au milieu de nous. Et nous te demandons, Père, que tu viennes et que tu nous emplisses à nouveau de ton Esprit. Viens Esprit Saint, viens, emplis ton Eglise, nous te le demandons au nom de Jésus.
Nous allons chanter deux versets. Et puis, nous chanterons dans l’Esprit Saint, si vous le désirez. Pour ceux qui ne l’ont jamais fait, je vous encourage à essayer et à vous joindre aux autres. Comment faire ? Il suffit de se lancer. Ne vous écoutez pas chanter, chantez ! Ceux qui l’ont déjà fait, joignez-vous. Le Seigneur vous donnera les mots, les sons pour chanter. 
N’hésitez à garder un temps de silence qui peut durer deux ou trois minutes, puis proposez aux personnes de poursuivre à leur gré ce temps de prière :
-          en les encourageant à demander la prière à ceux qui se tiennent prêts à des endroits que vous désignerez
-          en leur proposant de rester prier à leur place pendant que la louange reprend
-          en rencontrant le prêtre ou le pasteur s’il est présent ou en sortant pour la pause café ou aller se coucher
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