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Extrait parlant de Buck, chien-loup, de " L'appel de la forêt " de Jack London
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Mwoona chapitre 1 partie 2 :

Mwoona, assise sur un rocher de la rivière, l’eau glissant sur ses pieds et ses chevilles, écoutait les chants de la nature, la musique des arbres. Elle avait tellement appris en ces quatre années, à être plus qu’une louve, plus qu’une femme, elle ne savait pas exactement quoi, mais elle savait qu’elle était plus que cela. Elle le sentait dans son sang, dans ses veines, elle le sentait couler en elle. Elle avait maintenant vingt-deux ans, la vie des hommes était tellement plus longue que celle des loups.
Dans son repos elle entendit craquer les branches. Comment avait-elle pu ne pas remarquer l’arrivée d’un intrus ? Elle se releva et regarda en direction du son. De là, elle vit un homme caché derrière un arbre. Elle sentait son cœur battre à toute vitesse de peur, il avait entendu parler d’elle, elle le savait rien qu’à sa respiration saccadée, elle lui inspirait de la crainte. Il était armé d’un arc et s’apprêtait à la tuer, ou pire, à tuer l’un de ses frères ou sœurs. Il se croyait caché, mais il n’avait pas pris en compte son acuité animale. Elle attendait patiemment qu’il se montre, quitte à attendre des heures, la patience était le garant de sa pitance lorsqu’elle avait faim.
Pirgian était à la chasse. Sa famille comptait sur lui pour rapporter du gibier. Son père était trop malade pour s’en occuper lui-même et ses sœurs n’étaient pas faites pour ça, quand à sa mère, elle devait veiller sur eux. Pirgian avait eut le courage d’entrer dans cette forêt pourtant désertée des hommes. Il cherchait vainement un cerf, une biche, un lapin, peu importe, quelque chose qu’il pourra ramener pour nourrir les siens. Il se dirigea vers la rivière espérant y trouver un animal s’y désaltérant. Il marcha pendant un moment, dans le silence complet, il s’était frotter à des plantes, camouflant son odeur, alors il ne pouvait pas se permettre de faire de bruit. Il arriva calmement, arc en main, à la rivière, son souffle se coupa instantanément devant la créature angélique qui était devant lui, une femme. Une femme aux yeux bleus glace ayant des cheveux argent tombant plus bas que ses pieds, elle avait la pâleur de la neige et les lèvres rose pâle. Une déesse semblable à aucune existante dans les contes. Il fit un pas en avant et marcha sur une branche, il se cacha immédiatement, pris de panique. Ce que racontait les enfants était vrai, il y avait bel et bien une femme dans cette forêt, la plus magnifique des femmes. Comment allait-il faire ? Elle l’avait vu, il le savait, il l’avait aperçu se tourner vers lui. Il n’allait pas rester là éternellement, il fallait qu’il lui fasse face. Combien de temps c’était-il déjà passé ? Quelque seconde ? Quelque minute ? Plus ? Moins ? Il n’en savait rien, il savait juste que son cœur battait à mille et qu’il n’arrivait pas à calmer sa respiration.

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Mwoona chapitre 1 partie 1 :

1. Fleurs de sang

Quatre années se passèrent. Mwoona, la louve sauvée par la rose rouge, était devenue la légende des bois. Certains disaient qu’elle était celle de la prophétie, tandis que d’autres l’accusaient d’être une meurtrière sans nom, et bien sûr, il y avait ceux qui pensaient qu’elle n’existait pas. Elle était pourtant bel et bien là, suivit de ses frères et sœur loups, ne se montrant jamais à part aux vrais et réels innocents, les enfants. Quand ils se promenaient seuls en forêt, elle les arrêtait et leur tendait une rose rouge et chantant une seule épopée, la leur :
Vous êtes les prochains souverains.
Suivez le droit chemin.
Vous verrez que plus tard, vous aurez votre propre destin.
Vous saurez alors, que vous avez aussi ceux des autres.
En même temps que le vôtre.
Maintenant, vis.
En suivant chaque vie.
Mais en gardant ton esprit.
Les enfants ramenant ce genre d’histoire n’étaient pas crus ou ils effrayaient les villageois. Racontant qu’une femme aux cheveux d’argent, au regard de glace, accompagnée de loups, leurs tendait une rose et leur chantait une épopée « sans aucun sens », les villageois crûrent qu’elle voulait s’en prendre aux jeunes enfants naïfs, et ils leur interdirent formellement d’y retourner.
Autrefois, tous baladaient et chantaient dans les bois, ils s’y plaisaient, les hommes avaient chassés les loups pour leur plus grande paix… croyaient-ils, jusqu’à qu’elle se montre en leur compagnie. Désormais, seuls les courageux allaient dans cette forêt, c’est-à-dire, personne.
Pourtant, chaque soir, dans le plus grand secret, certaines familles répétaient la prophétie :
Viendra-t-elle au chant du loup, elle empêchera
Les barbares viendront, sonnant les clairons
Toutes vies seront massacrés si elle ne s’est pas montrée
L’empereur ne tiendra pas les lignes
Et mourra
Les villages seront terrassés et chaque être vivants assassinés
Le jour de la guerre viendra
Quand les enfants raconteront toutes histoires
Venant des bois
Si jamais elle n’est pas là
Tout s’écroulera
Si elle intervient, tout est certain
Les barbares se retrancheront dans leurs sillons
Et notre maison tiendra bon
Mwoona n’en avait pas connaissance, elle ignorait que beaucoup de gens attendaient énormément d’elle, la louve épargnée d’une rose rouge sang. Pour elle, elle n’était qu’une survivante lors d’une attaque, et qu’une voix qui dictait aux enfants la justice, pour qu’ils ne fassent pas les mêmes erreurs, et chassent sans savoir. Pour elle, elle n’était qu’une louve sous forme d’une femme dansant dans la forêt, offrant par ses fleurs, l’opportunité d’une vie juste et épanouis aux prochaines vies qui prendraient en main ce monde.
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Mwoona Prologue :

La mort dans l’âme, elle avançait dans la neige. Tous tués, tous massacrés. Il ne restait plus qu’elle, seule. La blessure dans sa cuisse saignait abondamment. Elle ne voulait pas mourir, elle comptait survivre et se venger. Elle avait perdu son clan. Blessée, rien ne pouvait l’aider à se sortir de ce chao. Elle se mit à hurler, peut-être qu’un survivant lui répondrait, le silence suivit son cri. Son sang se dessina dans la neige, coulant encore et encore quand elle les entendit, ils la poursuivaient pour terminer leur horreur. Elle s’effondra sur le sol, elle, pauvre louve, sa meute assassinée par les hommes, seule survivante. Devant ses yeux, une rose rouge, aussi rouge que son sang, juste devant elle. Prophétie, elle se mit à chanter, ses hurlements résonnaient, ils approchèrent de plus en plus près. La rose laissa tomber sa larme sur le museau de la louve ensanglantée et mourante. Elle sentit d’abord sa blessure se refermer puis son corps s’étirer, sa fourrure recouvrit son corps telle une cape, ses yeux bleu glacier scintillaient, elle se releva, laissant tomber jusqu’aux pieds ses cheveux d’argent. Ses lèvres roses avaient des perles d’eau, aussi fines que des poussières, la pâleur de son visage était semblable à celle de la neige. La finesse de son corps était celle des belles déesses décrites dans les histoires d’antan. Ils arrivaient.
Le martèlement de leur course s’arrêta face à l’effet angélique de cette femme. Leurs chiens s’approchaient dangereusement d’elle, quand ils se retournèrent, babines retroussées en grognant. Elle leva sa main qu’elle découvrait si fine, et les chiens se jetèrent sur leurs maîtres, ne leur laissant le temps de rien, juste voir l’image de cette divinité avant que la mort ne les emporte à jamais.
Elle prit la rose lui ayant donné cette seconde chance, s’en retourna vers les grandes contrées cachées, où seuls les loups pénètrent. Arrivant dans sa propre clairière, elle y déposa la fleur qui disparut dans le sol. La lune du soir brillait, et au lever du jour, la clairière était recouverte de roses rouges semblables à la sauveuse de cette angélique louve.

ps. donnez vos avis et conseils.
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