Post has attachment
Au fin fond du bassin d’Arcachon que j’affectionne pour son isolement, la culture et les livres sont néanmoins présents. Une bibliothèque ouverte à tous s’est installée sur les bords du plan d’eau de Saint Brice.
Des livres d’été faciles à lire dont certains sont d’actualité.

http://auteurgbusquets.canalblog.com

Photo

Post has attachment

Post has attachment
CHRONIQUE DE RATTRAPAGE.

Vous n’avez peut être pas lu, « à l’aube du grand passage » pour des raisons techniques, géographiques ou financières et c’est bien dommage. Le livre vaut le coût. Du moins, depuis qu’il a été publié en format numérique sur Kindle. Une session de rattrapage pour tous ceux qui sont passés à coté de ce roman noir, qui déroute par son écriture. Ce n’est pas un exercice de style, mais le langage du narrateur. On s’y fait rapidement. Du moins pour la gente masculine. Coté filles ça dérange. C’est le constat que je fais, quand je compulse les commentaires et les critiques de ce bouquin. Le lecteur a du mal à s’identifier au héros selon qu’il soit masculin ou féminin. Ça fonctionne différemment dans le pimbe et ailleurs. Pour satisfaire ces deux partis, il faudrait raconter la même histoire en alternant les réflexions et le ressenti de chacun. Une écriture à deux mains. Ou du moins à deux yeux . Une vision différente d’un narrateur à l’autre. Un ping pong littéraire, comme l’a si bien réussi Sandrine Colette dans « six fourmis blanches » (voir ma chronique dans ma page Facebook Livres et Dessins). Revenons à notre livre du jour où le narrateur s’exprime sans partage. C’est son histoire. Son récit. Sa version des faits. Ce n’est pas un macho. C’est juste un enfant de l’entre deux guerres, élevé dans la tradition de son époque. Rien à voir avec l’auteur. Je le connais bien, et son roman n’a rien autobiographique. C’est simplement une fiction. Alors, Mesdames, Mesdemoiselles (pas les petites filles) ne boudez pas le plaisir de lire, pour de simples considérations sexistes.
POUR EN SAVOIR PLUS: www.amazon.fr/à-laube-du-grand-passage-ebook/dp/B010M6CLL2
www.amazon.fr/à-laube-du-grand-passage/dp/1512036315
Photo

Post has attachment
J’ai été déçu par l’adaptation cinématographique de Miséricorde. Quel gâchis ! Réaliser un film aussi moyen avec une matière première aussi riche que ce premier roman d’Olsen est une faute professionnelle. A propos de faute, je fais mon mea-culpa. Je n’aurai pas du regarder le film. Je savais déjà au vu de sa longueur (1h 30 générique compris) qu’il était impossible de restituer l’atmosphère du livre. D’ailleurs j’ai rarement vu une adaptions cinématographique réussie d’un best-seller. Les séries tv se prêtent mieux à cet exercice (shinning en est l’exemple type).

L’histoire : Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encres. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Morck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne.
Pour en savoir s plus su Profanation et Délivrance que j’ai lus dans la foulée de Miséricorde cliquer sur : http://auteurgbusquets.canalblog.com/

L’auteur : Jussi ADLER-OLSEN est né le 2 août 1950 à Copenhague au Danemark. Il connaît en Europe un succès sans précédent avec sa série d’enquêtes de l’inspecteur Mork, couronnée par les prix scandinaves. Il va créer les enquêtes du département V qui gère les affaires non résolues. L’inspecteur Mork n’est pas seul, il forme un sympathique duo avec Assad. Une tierce personne va se joindre à eux dès le tome 2. La série comportera normalement 10 tomes. Je n’ai lu que les trois premiers qui m’ont été offerts par ma fille lors d’une fête familiale. Trois d’un coup ! Trois beaux livres à l’esthétique soignée. Mille six cent quatre-vingt pages que j’ai lues avec un réel plaisir.
Photo

Post has attachment

Je reviens sur deux livres que vous avez peut-être ratés et que je vous conseille pour cet été. Vous n’aurez plus l’excuse du temps. D’ailleurs, c’était une fausse excuse. Le temps n’a plus aucune importance quand on s’attaque à un de ces deux romans. Il s’arrête. Un arrêt sur lecture qui nous fige d’intérêt jusqu’à la dernière page. C’est le point commun de ces deux bouquins. Il y en a d’autres, et notamment celui de nous identifier aux personnages. Dans « à l’aube du grand passage » c’est un homme ordinaire, qui est entraîné par accident dans l’engrenage d’une journée fatidique, voire même d’une portion de journée. Le déroulement de l’action, limité à quelques heures seulement, colle à la réalité du temps présent. Une lecture quasiment en temps réel. Une réalité dont l’auteur se défend. C’est une fiction et non une biographie. S’il utilise la première personne du singulier ce n’est pas pour se raconter, mais pour exprimer les doutes et les contradictions de Sébastien. On rentre dans sa tête. On pénètre son univers. On plonge avec lui dans les affres d’un dérapage incontrôlé. L’aube du grand passage se lit d’un seul trait. Un trait de plume qui peut surprendre au départ, mais qui bien vite rentre dans la normalité de l’histoire. A propos d’histoires, celles de Sandrine Colette sont d’une inventivité qui surprend le vieil amateur de polars que je suis. Des histoires d’hommes et de femmes admirablement racontées par une auteure dont l’écriture s’embellit livre après livre. Un style incisif. Un décor angoissant. Une angoisse vécue de l’intérieur par les deux narrateurs de SIX FOURMIS BLANCHES. Une double narration. Un Ping Pong de chapitres courts. Un match pour la survie qui nous happe et nous entraîne dans la spirale d’un suspense oppressant. Comme dans ses précédents romans « les nœuds d’acier » et « un vent de cendres » le lecteur est piégé par des rebondissements aussi imprévus qu’originaux qui le retiennent de fermer le livre avant le point final.

Pour en savoir plus sur les livres cités et leurs auteurs :
http://auteurgbusquets.canalblog.com/
https://www.facebook.com/Livres-et-dessins-179827712349239/
http://www.denoel.fr/Contributeurs/Sandrine-Collette
Photo

Post has attachment
Le livre que je viens de terminer a du vécu. Il a été lu et relu, aimé et délaissé, passé et repassé de mains en mains avant de regagner son bercail. Fin de circuit. Retour à sa propriétaire, une passionnée de lecture qui aime partager. La lecture c’est comme pour le covoiturage, on profite du bien de la communauté. Un pour tous, tous pour un. Ce n’est pas un livre de Dumas mais de Dicker, un auteur helvète qui a explosé les ventes avec sa vérité sur l’affaire Harry Quebert que j’ai lu dans la continuité. Privilège du retraité que de pouvoir choisir le moment. J’attaque un livre quand je suis certain de m’y plonger sans contrainte de temps. Le temps d’une descente en apnée. Une immersion totale recommandée pour les thrillers mais aussi pour tous les romans, quelles que soient leurs classifications. A propos de classement j’ai du mal à caser Quebert. Polar, thriller, roman d’amour ou conte initiatique ? Initiation à l’écriture et à la boxe bien entendu. Le leitmotiv de ce roman. Un roman qui s’évertue à faire un parallèle entre l’écrivain et le combattant des rings. Angoisses communes. Une communauté dont je fais partie. Celle des boxeurs- écrivains-lecteurs (le gant et la plume). Je sais donc de quoi je parle quand j’évoque ces deux activités, mais je ne prétends pas pour autant être un gourou en la matière. Je ne suis qu’un simple lecteur qui communique sur ses coups de cœurs littéraires. Une littérature qui a souvent fait la part belle aux sports de combats et plus particulièrement à la boxe. De nombreux romanciers, et pas des moindres, l’ont utilisé en toile de fond de leurs ouvrages avec plus ou moins de réussite. Pour moi, deux d’entre eux émergent du lot : James Ellroy avec « Le Dalhia Noir » et Bryce Courtenay avec la « Puissance de l’ange » Deux livres que la lecture de « la vérité sur l’affaire Harry Quebert » m’a remis en mémoire. Ces trois romans, outre la boxe, ont pas mal de points communs et notamment celui de ne pas pouvoir décrocher avant le point final.

L’Histoire : À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

L’auteur : Joêl Dicker est né en 1985 . La Vérité sur l’Affaire Harry Québert est son deuxième roman. Il a obtenu successivemement en 2012 le Prix dec la Vocation Bleustein Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le 25eme Prix Goncourt des Lycéens.

Pour en savoir plus sur les Livres cités :

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/2016/05/23/33854340.html
http://auteurgbusquets.canalblog.com/
PhotoPhotoPhoto
2016-05-24
3 Photos - View album

Post has attachment
J’ai rendu à ma fille « Annabel » que j’ai lu et chroniqué récemment. Comme tous ses autres livres elle y tient comme la prunelle de ses yeux. Des yeux que nous avons en commun (je n’évoque pas la couleur mais leur utilisation). Des yeux pour lire. Un point qui nous rapproche même si nos univers littéraires sont différents, voir même aux antipodes. Deux mondes éloignés qui se rapprochent par la magie d’un auteur ou d’un roman. C’est une question de goûts. Des goûts et des couleurs. Du noir, du vert, du rose ou du gris. Une bibliothèque reconstituée de stabilité. La stabilité sentimentalo-professionnelle de mes dernières décennies. Les aléas de la vie m’ont contraint à pas mal d’abandons. Heureusement d’ailleurs, car j’en descends régulièrement dans ma cave. Je les stocke, je les empile, je les range, je les mets où je peux mais je ne m’en débarrasse pas. Je ne les donne pas non plus. Je les prête à la rigueur. C’est très rare d’ailleurs. Une rareté certainement due aux cinq étages qui me séparent de ma cave. C’est là que se trouvent quelques trésors de littérature. Des pépites qui ne sont pas enfermés dans une cassette ou un coffre, mais rangées et répertoriées dans des cartons qui s’accumulent au fil des ans. Ce n’est pas de l’avarisme ou de l’harpagonnage de littérature mais un manque de place. Rassurez-vous, ils ne sont pas tous encavés. Bon nombre d’entre eux n’ont pas quitté l’appartement. Ils font partis du décor. Une décoration livresque que j’aime tripoter, triturer, consulter, reprendre partiellement ou en totalité. J’éprouve pour le livre un amour tactile qui dépasse le cadre de la lecture. C’est un tout. Une couverture. Un format. Une mise en page. Un corps d’imprimerie. Une traduction. Une bonne impression qui vous marque. Chaque livre à son histoire. L’histoire de son origine (prêt, cadeau achat). L’histoire du lieu. L’histoire du moment. Un moment particulier qui fusionne avec l’ouvrage. Je me souviens de la lecture « du maître de forges » pendant mes classes militaires dans un no man’s land enneigé ou je grelottais dans une guérite qui coupait l’accès du champ de tir aux véhicules civils qui ne passaient jamais. Ce jour-là j’ai partagé ma ration avec un moineau qui n’avait pas peur de mon suréquipement de bidasse. En mai 68 c’était une autre histoire et d’autres bestioles. « Des souris et des hommes » qui avec d’autres livres m’ont aidé à meubler les interminables nuits de veille d’une usine occupée. Certains livres ont totalement disparu de la circulation (l’escalier des autres, via mala, les pianos mécaniques, soldados) mais pas de ma mémoire. Une mémoire intacte qui le replace dans le contexte de leur époque. Des souvenirs précis et personnels. C’est le cas du « murmure de fantômes » qui pour moi, est pour toujours associée à la chambre d’hôpital ou l’éminent chirurgien qui m’avait opéré venait discuter le soir, de tout et de rien, c’est à dire de livres et de films.
 
Pour en savoir plus sur certains livres évoqués. http://auteurgbusquets.canalblog.com
 
PhotoPhotoPhoto
2016-04-26
3 Photos - View album

Post has attachment

Post has attachment
Je ne suis pas un spécialiste de la chiromancie, mais un catalan de cœur qui a été séduit par la couverture de ce petit fascicule que j’ai lu dans l’heure. Une heure intéressante pour ceux qui découvrent ce peuple, mais décevante pour ceux qui comme moi sont des passionnés d’histoire. Je conseille ce livre à tous ceux qui méconnaissent la catalogne et peuvent à travers ce livre de généralités (et non de Généralitat) découvrir d’autres facettes (il n’y a pas que la Costa Brava et le Barça) de ce magnifique pays.

LE LIVRE : Pays d’accueil et lieu de passage ouvert sur la Méditerranée, la Catalogne est une terre d’avant-garde qui revendique ses racines et son histoire. Frondeurs, dissidents et anticonformistes, les Catalans ont forgé leur identité dans l’adversité. Ce peuple du nord de la péninsule Ibérique installé dans le sud de l’Europe n’a jamais renoncé à faire entendre sa différence. Lorsque les Catalans défendent leur langue et leur manière d’être, ils prônent aussi des valeurs : l’audace, l’initiative, l’entraide et le bon sens. Après trois siècles de relations tumultueuses avec l’Espagne, beaucoup d’entre eux sont décidés à larguer les amarres. Ce n’est pas une fièvre passagère, mais le résultat de longues années d’incompréhensions mutuelles et de rendez-vous ratés. La Catalogne obtiendra-t-elle son indépendance ? Personne ne le sait. Mais elle luttera toujours pour ne dépendre de personne

L’AUTEUR :Henry de Laguérie est le correspondant des radios Europe 1 et RTBF, des journaux La Dépêche du Midi et Le Parisien et de la chaîne LCI à Barcelone. Installé en Espagne depuis 2008, il a réalisé de nombreux reportages sur la crise économique, le mouvement des Indignés et la montée de l’indépendantisme catalan.

L’EDITEUR : Atelier Henry Dougier 
http://ateliershenrydougier.com/livres/les-catalans/

Pour en savoir plus : auteurgbusquets.canalblog.com
Photo

Post has attachment
Par ce que les temps s'y prêtent, je vous invite à lire cet ouvrage (je l'avoue je suis le père de l'auteur). Voici la présentation qu'en fait l'éditeur :
On ne les entend jamais. Confinés par les médias dans les rôles de «méchants», les procureurs ne se départissent guère eux-mêmes de leur devoir de réserve. Héritage de l'histoire, ils sont de surcroît perçus comme étant aux ordres du pouvoir politique. La réalité est bien différente. À l'heure où l'institution judiciaire est placée au cœur des débats de société, Érick Maurel, procureur de la République à Pau, après avoir été en poste auprès de tribunaux aussi stratégiques que Bayonne, Ajaccio et Saint-Omer (où il fut un témoin privilégié du premier procès d'Outreau), prend la parole : «Mon métier s'exerce non pas au nom de l'État ou du gouvernement, mais de la République ; il est fait de prises de responsabilités, non d'actes de soumission ; son essence est d'être l'avocat de la nation.»
Les procureurs interviennent dans toutes les affaires judiciaires qui défraient la chronique (dossiers politico-financiers, terrorisme, pédophilie, violences urbaines...). Parviennent-ils à douter et à faire preuve d'humanité quand l'implacable machine judiciaire construit des évidences? Comment conçoivent-ils le recours à la prison, quand celle-ci paraît tellement inadaptée aux désirs de la société? De quelle liberté disposent-ils, eux qui sont placés sous l'autorité du garde des Sceaux? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Érick Maurel prend le risque de répondre, alors même que des réformes sont engagées et que l'actualité judiciaire démontre combien peut être délicat l'exercice de ce métier. Érick Maurel - Paroles de procureur -
Collection Témoins, Gallimard
Photo
Wait while more posts are being loaded