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La participation du nourrisson aux soins
L' Institut Pikler (Lóczy,) est précurseur de cette méthode de soins.

Il est préférable de s’occuper du nourrisson non comme d’un objet mais, au contraire, comme d’un être humain, en acceptant l’idée qu’une coopération avec lui est possible. Il est possible de le solliciter et d'attendre sa réponse.
Les gestes de soins s’inscrivent alors, dans une attitude d’attention réciproque.

On peut chercher à inciter le bébé à prendre part aux soins, attirer son attention sur ce qui est fait avec lui, attendre patiemment qu'ils soit attentif au vêtement présenté, et à ce moment-là faire la demande du geste nécessaire à l'habillage . Lorsque l’enfant n’exécute pas le geste prévu, on passe à la sollicitation suivante .Les demandes restent des propositions, sans devenir des exigences – car on peut comprendre que l’enfant ne veuille pas profiter de la possibilité qui lui est offerte.

Tous les moments de participation de l’enfant aux soins – lorsqu’il tend le bras vers la manche de sa chemise, lorsque, à la demande de l’adulte, il se met en position assise ou debout, ou lorsqu’il s’approche de lui en rampant ou en marchant à quatre pattes – sont importants : ils indiquent que l’enfant s’intéresse à ce qui lui arrive et que, pour lui, agir avec l’adulte est une source de plaisir.
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Un environnement stable, fiable et prévisible comme assise indispensable à la sérénité physique et psychique dont un bébé a besoin pour déployer ses forces pour grandir

La régularité du déroulement des journées avec un nombre d’événements prévisibles pour l'enfant,  lui permet de s’orienter dans le temps, de pouvoir anticiper ce qui va se passer pour lui et d’être sûr de pouvoir compter sur l’adulte présent pour lui assurer la satisfaction de ses besoins corporels et être attentif à ses intérêts, à ses plaisirs, à ses désirs.
Cette stabilité est source d’une grande sécurité, elle favorise sa prise de conscience de l’environnement et lui permet de se situer dans cet espace-temps.
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Donner le choix à l’enfant mais, un choix « guidé »

L’enfant, au cours de son développement, doit apprendre à s’affirmer. Peu importe le moyen, il tentera d’exercer son « autorité »en refusant de manger, de dormir, de s'habiller ou en disant NON 200 fois par jour .
Cette période est inévitable, l'enfant s'affirme, il crie, il pleure....bref, l'enfer
 
Donner le choix à l’enfant contribue à apaiser les tensions. Il est partie prenante et décide de certaines choses le concernant directement, ce qui l’aide dans son développement affectif.

Donner le choix à l’enfant ne veut pas dire : lui demander de choisir, ce qu'il veut manger ou à quel heure il veut se coucher !
Lui donner le choix ce peut être aussi de le faire « contribuer » à l'atteinte du but que VOUS vous êtes fixé. Vous offrez un choix « guidé » à l'enfant.

Par exemple: votre objectif est qu'il s'assoit alors demander lui si il souhaite la chaise verte ou jaune ainsi il se sentira écouté et vous aurez obtenu le résultat désiré, qu'il pose ses fesses sur la chaise.
Donner lui le choix de prendre une douche ou un bain; le but étant d'être propre etc...

Évitez absolument les faux choix !
Tout est dans la formulation, quand on veut éviter la crise.
Par exemple: vous devez sortir avec lui impérativement. Ne lui dites pas « tu viens mettre ton manteaux ? » Pour ensuite lui dire, quand il vous aura répondu NON ,« si, il fait froid dehors » !
Dites lui plutôt viens mettre ton manteaux (il n'a pas le choix, c'est impératif), il fait froid dehors (expliquez le pourquoi) tu veux mettre le manteaux bleu ou le rouge ,les bottes ou.... ?
Peut importe « le » choix que vous lui donnerez, le but est qu'il s'habille pour sortir en ayant l'impression d'être partie prenante dans ce qui se passe .
Expérimentez la méthode vous serez étonné.
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L'ENFANT A DES DROITS ET PAS SEULEMENT DES DEVOIRS
Un enfant au sens juridique du terme est une personne humaine de moins de 18 ans.
C’est bien parce qu’on identifie un individu dans ses droits que l’on peut plus facilement exiger de lui qu’il respecte la loi.

La tendance est encore trop forte de considérer l’enfant comme un bien.
Les parents ont le droit d’imposer leur autorité à leur enfant et même d’exercer un droit de correction mais ils ne doivent pas les mal-traiter. Se pose même, chacun le sait, la question de condamner les châtiments corporels pour répondre au Conseil de l’Europe qui a engagé une campagne en ce sens et suivre les 17 Etats qui y ont déjà répondu.
Sait-on qu’un enfant peut interdire à ses parents d’accéder à son dossier médical ? Le médecin lui doit le respect du secret professionnel sauf s’il y a un diagnostic vital auquel cas l’assistance à personne en danger l’emporte sur la confidentialité.
La Convention internationale sur les droits de l’enfant de 1989 reconnaît la liberté de pensée  de l’enfant et tout logiquement sa liberté religieuse. Il doit pouvoir pratiquer le culte de son choix. Le traité lui reconnait également la liberté d’expression individuelle et collective – la liberté d’association ou le droit de manifester – dès lors qu’il ne trouble pas l’ordre public et ne porte pas atteinte aux droits des autres. Comme tout un chacun !
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Voici quelques raisons d'éviter de donner la fessée.
C'est un coup porté à un enfant.
Le parent, premier éducateur de l'enfant, montre que c'est le seul moyen pour lui de mettre un terme à un conflit, règle que l’enfant risque d’appliquer à son tour.
L’enfant se sent humilié, mal aimé, ce qui va se traduire par des attitudes toujours plus négatives, qui vont lui coûter d’autres fessées, etc. C’est un cercle vicieux.
Elle est inefficace car si l’enfant lâche prise, c’est par peur, non par raison et il n’en tire aucune leçon !
Le parent montre qu’il n’a pas su se maîtriser, ce qui le dévalorise aux yeux de son enfant.
La communication est toujours plus efficace que les coups même si parfois il est difficile de se maitriser, la construction d’une bonne estime de soi chez l’enfant en est l'enjeu.
Sous le coup de l’impulsion, le parent le mieux intentionné peut être amené à lever la main
il est important d'en parler avec l'enfant et de travailler son self contrôle. Les limites se posent dans l'écoute et la discussion, pas dans la violence. 

à lire si vous voulez de l'information sur la question

Pour une enfance heureuse de Catherine Gueguen
La fessée d'Olivier Maurel
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La pédagogie Loczy est pour moi "la" référence à avoir dans la prise en charge des enfants dans toute collectivité qui se respecte.

Le Dr Emmi Pikler est une pédiatre hongroise qui, en 1946, fut chargée de diriger l'Institut Loczy (Budapest),

En 1946, alors que les chercheurs et cliniciens de la petite enfance de cette époque commencent à peine à prendre conscience des carences suscitées chez les enfants par leur séjour en collectivité,
Emmi Pikler conçoit une pouponnière, lieu d’accueil de nouveaux nés et de nourrissons, qui non seulement évite les carences affectives mais garantit un développement harmonieux de chaque enfant dans une "atmosphère thérapeutique".

4 principes directeurs:
Valeur de l'activité autonome,
de la relation affective privilégiée et importance de la forme particulière qu'il convient de lui donner dans un cadre institutionnel, favoriser chez l'enfant la prise de conscience de lui-même et de son environnement et de partager l'importance de la verbalisation du vécu,
importance d'un bon état de santé qui sous-tend, mais aussi résulte de la bonne application des principes précédents.

Dans la pratique il s’agit de:
d'offrir un environnement stable, fiable et prévisible comme assise indispensable à la sérénité physique et psychique dont un bébé a besoin pour déployer ses forces pour grandir.
Le plaisir que prend l'enfant dans les soins est primordial, cela favorise son désir d'autonomie.
Les repas sont donnés selon le même principe que les soins,absence de hâte, attention de l'adulte.
Pour favoriser es  jeux libres et les activités autonomes on tient compte à la fois du rythme de l'enfant, de l'espace, et du matériel de jeu. L'adulte observes et n'intervient que si l'enfant est en situation difficile.
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Ceux qui comme moi, ont à cœur le bien être de l'enfant,
seront touchés par cette vidéo comme je l'ai été moi même, il y a déjà bien longtemps.
https://youtu.be/S-20WV6VDmw

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l'enfant dit NON; il s’oppose.
 L’enfant commence à « dire non », parce que c’est un moyen efficace de clamer son indépendance de pensée et de désir, parce qu’il refuse la frustration qui lui est imposée et enfin, parce qu’il a besoin de se confronter aux limites de son univers.

Le « non » est ainsi un élément indispensable du développement de l’enfant.
Le « non » affirme l’individualité de l’enfant, sa confiance dans le fait qu’il est un « sujet » à part entière dont on doit reconnaître la différence.
La frustration permet à l’enfant de se définir dans le monde : comme un sujet à part entière, comme un sujet social, qui a besoin des autres pour certaines choses, et comme un sujet doué de désir, de projets, de volonté (si vous n’étiez jamais frustrés, à quoi rêveriez-vous ?)

Le « non » est, pour l’enfant, une manière de se défendre de son ambivalence envers sa mère : car depuis qu’il évolue plus librement, l’enfant, habitué à recevoir de sa mère réassurance, protection et apaisement, se voit subitement poser un cadre, des limites, des contraintes par elle.Le « non », enfin, est une recherche de structuration du monde interne, et du monde externe de l’enfant, une recherche de limites.

On comprend dès lors que cette période du « non » soit à la fois si importante et nécessaire pour l’enfant et si difficile pour ses parents, qui, quelles que soient leurs réponses, auront à affronter régulièrement les colères de leur enfant jusqu’à ce qu’il ait suffisamment pris confiance  (en lui et dans les autres) (généralement autour de 4 ans).

On comprend aussi la nécessité d’autoriser l’enfant à grandir, gagner en autonomie, et de lui offrir un cadre rassurant au sein duquel il puisse évoluer sans crainte.
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L' importance du jeu dit "libre"

"Aider un enfant à se construire un moi équilibré passe par le don de trois éléments essentiels, précise la psychologue Rebiha Couillet. Une structure composée de repères sociaux et moraux, qui vont l’aider dans l’apprentissage de la vie en société. Des stimuli affectifs, comme les caresses bien sûr, mais aussi le goût du plaisir, du jeu, qui développera sa sensibilité. Et la reconnaissance qu’il est une personne digne de respect possédant sa place propre, dans la cellule familiale comme dans le monde. »

Les phases de jeu libre vont permettre à l’enfant d’apprendre l’autonomie et d’acquérir confiance en lui, en prenant ses décisions.
En jouant de manière automne il est également confronté à des problèmes qu’il va apprendre à résoudre seul. Ces temps de jeu libre vont aussi lui permettre de stimuler ses capacités et bien sur sa créativité.

Le jeu symbolique est le jeu dans lequel l’activité ou le jouet renvoie à autre chose que lui-même.
Le jeu symbolique peut permettre une activité spontanée, libératrice, et compensatrice, une maîtrise de l’environnement perçu comme dominateur par un retournement passif-actif, l’expression d’un fantasme.
Il est le lieu d’expression des désirs, des conflits, des craintes, des besoins... où le principe de plaisir se heurte au principe de réalité, lieu d’apprentissage de la frustration.
Il est un langage qui permet la mise à distance du réel.

De 0 à 2 ans – La période sensori-motrice :
L’intelligence de l’enfant se développe à partir d’expériences concrètes. Les il est donc important de pouvoir lui proposer des objets pour le « stimuler ». (trop non plus).
De 2 à 6 ans – La période pré-opératoire :
L’intelligence de l’enfant s’appuie sur une pensée concrète. L’acquisition progressive du langage favorise cette étape.
A partir de deux ou trois ans, l’enfant développe ce qu’il est convenu d’appeler le « jeu symbolique », qui se construit en grande partie grâce aux coins-jeux.
C’est le premier pas vers l’autonomie, l’enfant vit par le jeu différents rôles de vie, comme celui du parent dans le jeu de la poupée. Il développe également son attention et son langage.
De 7à 11 ans la période sociale qui se caractérise par les jeux à règles,
véritable institution sociale se transmettant de génération en génération.
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Doudou, ninin, tutu.... ou objet transitionnel; comprendre ce besoin.
Premier objet matériel choisi par le nourrisson dans son environnement immédiat, qui lui permet la transition entre la relation primitive au sein maternel et la constitution d'objets dans le monde extérieur (D.W. Winnicott).
Cet objet particulier va permettre à l’enfant de supporter l’angoisse de séparation d’avec sa mère. C’est ce qu’on appelle un objet de substitution.
1er stade de « dépendance absolue » : où la mère n’est pas perçue : il est fondu avec elle ; elle est un support « holding » qui soutient physiquement et psychiquement l’enfant, et représente tout ce qu’apporte l’environnement.
« La mère suffisamment bonne » : qui s’identifie étroitement à son bébé, et s’adapte à ses besoins ; ce qui permet à l’enfant de développer son potentiel inné : physique et psychique.
L’enfant peut éprouver un sentiment de continuité d’existence et faire apparaître son vrai soi «  vrai self »
Du côté de la mère cette période est appelée «  préoccupation maternelle primaire »
2ème phase de « dépendance relative » : l’enfant perçoit sa mère comme séparée de lui ; il a acquis une représentation de la mère qui lui permet de patienter; il conçoit les objets comme extérieurs au soi (self)
« La mère suffisamment bonne » se dégage peu à peu de l’identification intense : elle reprend sa vie personnelle et/ou professionnelle, et introduit des « défauts d’adaptation » ajustés au développement de l’enfant : qui permettent à l’enfant de grandir : y arriver par soi même est la racine de la confiance en soi.
l'objet transitionnel  apparaît  l’enfant utilise à l’occasion des séparations avec la mère, et au moment de l’endormissement. Il représente la mère, il est à mi distance entre une partie de soi et un objet extérieur ; espace transitionnel situé entre la réalité intérieure et la réalité extérieure. Il est utilisé pour le passage de la fusion à la différenciation, pour lutter contre l’angoisse dépressive, de séparation. Le choix d’un objet transitionnel, au cours du second semestre de la vie, est un processus normal dans le cheminement vers l’individuation.
[Dans les situations où la mère s’absente pour un temps qui dépasse la capacité de l’enfant à la maintenir vivante dans son souvenir :
 - usage excessif de l’objet transitionnel : tentative de déni de la séparation et du sentiment de perte de la mère
 - puis désinvestissement de l’objet]
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