C’est le matin, à l’aube Ingrid se lève et se prépare à affronter le monde. C’est un matin comme bien d’autres, un matin brumeux, sans même une once de l’espoir qu’Ingrid voudrait tant voir venir. La vie d'Ingrid n'est alimentée que par les remords douloureux, par les conséquences de ses choix, que par l’espoir que tout s’arrange.
Mais sa vie n’est qu’un débris. Un débris de tout ce qu’il a brisé par son passage.
Au fil des années, Ingrid demeure la toile, et lui le peintre. Le peintre qui la peint chaque jour de rouge et de bleus. Elle est son œuvre d’art, l’œuvre d’art de cette machine. Une machine à l’âme violente et légèrement conceptuelle.
Ingrid n’est qu’un concept. Tandis qu’il aime l’art, elle aime la vie. Mais est-ce une vie que de vivre dans un monde qui ne veut pas de nous ?
Elle est comme prisonnière de sa passion maladive. Prisonnière d’un monde où elle ne représente qu’un concept abîmé.
Ses maux sont le reflet de son âme meurtrie. Toutes ces traces sont celles que sa vie douloureuse lui a laissé depuis le début.
Alors en ce matin brumeux du mois de novembre, Ingrid se met à marcher. Son regard est rivé vers cette lumière qui l’appelle de sa voix fluette. Tout semble trop beau là-bas. Dans cet autre monde, peut-être qu’Ingrid serait plus qu’un concept. Peut-être qu’elle serait l’aboutissement d’un projet. Le projet d’une vie dénuée de malheur.
Alors Ingrid traverse champs, bois, ruisseaux.
Elle veut se débarrasser de ce poids sur ces épaules. Ce poids lourd, cette accumulation de haine que ses épaules frêles ne peuvent plus porter.
Et quand elle arrive sur le pont, un faible sourire vient éclairer son visage jusque-là éteint.
Ingrid jette tout. Elle jette le sac de douleur qui pèse lourd sur ses épaules, la tristesse qui ronge ses os, la colère qui a toujours crispé son visage. La culpabilité qui coulait dans ses veines finit par atterrir sur un rocher, à côté des autres morceaux de son corps rongé par la douleur irréversible que la vie lui a causé.
La lumière divine ne l’appelle plus à présent. Car pourquoi appeler quelqu’un qui nous a rejoint ?


Un texte un peu abstrait 😂 ! Qu'en pensez vous ?


A vous d'écrire la suite !
C'est le matin, à l'aube Ingrid se lève et se prépare à affronter le monde
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