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Le sentier, sortit août 2018. Sachez qu'il pourrait vous arriver la même histoire si vous décidiez d'acheter à Villeneuve Saint Georges... https://destinationroman.fr/le-sentier.php
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Nouveau roman, Cagoule et casquette : Cette fois-ci, nous ne sommes plus dans le fantastique.
C'est l'histoire de la vie d'un homme, dans les années quatre-vingt, sdf, qui erre dans sa commune, Villeneuve Saint Georges.
Il fait la connaissance d'une petite fille qui n'a plus de père. Mais la vie ne se passe pas toujours comme on l'espère.
Lien direct : https://destinationroman.fr/cagoule-et-casquette.php
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Avant la sortie du livre, voici un extrait du tome 5, les origines :

À Thorn, au bar, sur la place du village.
Encore une fois, pour le plaisir de quelques-uns, et provoquant le ras le bol d’autres, Celltil et ses amis se disputaient avec un vigneron venu vanter la qualité de son vin, au mauvais endroit. Il était vrai que ce brave travailleur vivait assez éloigné de Thorn, au point que certains prétendaient qu’il n’était pas du village, mais plutôt de Waloth. Et quand il s’agissait de se faire offrir à boire, aucun n’affirmait que ce vigneron, Edis, pouvait être d’une autre contrée que celle où tous avaient le privilège de vivre.
Le gros Fat, sous son imposante casquette, restait appuyé sur son bar, se laissant distraire par ces cinglantes discussions, attendant simplement la phrase magique : « Ressers-moi ».
Les villageois, témoins friands de ces houleux affrontements verbaux, s’installaient sur les bancs disposés un peu partout sous les arbres, commentaient entre eux ce passionnant débat, qui grâce à la présence de Celltil ne manquait pas d’intérêt.
La balle était dans le camp d’Edis, qui se sentant insulté, riposta assez fort pour que tous les spectateurs entendent :
– Celltil, il lui attrapa la manche, tu critiques mon vin, mais d’une part, tu ne dis pas non pour en boire une bouteille, et d’autre part, quand ceux de Roste le trouvent moins bon que celui Odomath, tu prétends haut et fort, que le vin de Thorn, le mien, est le meilleur de tout Korrel ! Alors ?
– Mon cher Edis, commença Celltil en réfléchissant à ce qu’il allait dire, le problème n’est pas là…
– Ah bon, où est-il alors ?
– Que ton vin soit bon… ou pas…
– Faut savoir, c’est le meilleur ou pas ?
– Tu ne comprends pas ! Si nous te considérons de chez nous, il est sans conteste le meilleur, par contre…
– Mais qu’est-ce que cela change ? Edis était choqué.
– Cela change… que nous ne pouvons pas dire, nous, il se désigna de son index, habitant de Thorn, que le vin d’un vigneron d’ailleurs est le meilleur, voilà !
– Hé oui, abonda Griman qui suivait la conversation avec un grand intérêt, même s’il n’était pas certain d’avoir tout compris.
– Oh toi, riposta Edis, tu ne sais pas de quoi nous parlons !
– On parle de vin ? chuchota Griman en approchant bouche de l’oreille de Celltil.
– Mais oui, idiot !
– Alors Edis, expliqua lentement Griman, ton vin est le meilleur de la région, et aussi de tout Korrel.
Celltil lui flanqua un coup de coude.
– Pour une fois que tu dis quelque chose de censé, le félicita Edis, tu mérites que je t’offre à boire… Fat, sers-le !
– Je te ferais remarquer, annonça Fat en se redressant péniblement, que je n’ai pas de ton vin à ma disposition.
– Hé alors, donne-lui en un autre.
– Mais si tu lui dis que tu lui offres un coup, protesta Celltil, tu dois lui offrir de ton vin.
– Hé oui, approuva Melos en s’approchant.
– Je dirais même, continua Celltil sur son avantage, tu pourrais offrir à boire à tout le monde, là tu serais un gars de chez nous, et dans ce cas, je te rappelle que nous serons tous d’accord pour dire que ton vin est le meilleur !
Edis eut la désagréable sensation de s’être fait prendre au piège, et pire, devant une multitude de témoins qui, alléché par cette boisson de qualité, déjà se levaient pour venir y goûter.
– Difficile, se désola Edis en secouant la tête, s’il n’y en a pas au bar, faudra attendre un autre jour…
La déception se lisait sur les visages de tous, mais Celltil disposait d’un argument de taille :
– Je crois savoir, l’astre en soit témoin, il leva les yeux au ciel, que ta carriole est chargée d’une cinquantaine de cruches…
Aussitôt, encouragé par les regards pleins d’espoir des villageois, Melos se dirigea vers la carriole attachée à un des arbres à une centaine de pas.
Celltil se mit à sourire en pianotant des doigts sur le bar. Fat lui fit un clin d’œil complice, ravit de goûter à ce vin qui se trouvait être vraiment le plus remarquable de tout Korrel. Edis ne pouvait plus reculer et sa déception faisait peine à voir, non seulement ils allaient tout lui boire, mais en plus ils affirmaient que son vin n’était pas le meilleur.
– On va boire un coup ou pas ? interrogea Griman inquiet.
– Toi, tais-toi ! lança Edis. Non, et non ! protesta-t-il énergiquement, avec désespoir, c’est une livraison que je dois faire à Waloth… heu… chez le gros Budo… qui habite à…
– Quoi ? Celltil n’en revenait pas, Edis venait de gaffer en avouant sous le coup de la colère, effectuer une transaction avec un gars de Waloth, et devant témoins.
Melos, qui avait aussi entendu, s’était arrêté et revenait afin d’entendre une nouvelle fois les mots qui décrivaient cette trahison.
Edis, fort embarrassé, se demandait pourquoi il avait eut l’idée de faire un détour par la place de Thorn.
– Mais c’est un ami… tenta-t-il.
– De Waloth !
– Pas vraiment, expliqua-t-il maladroitement.
– Le gros Budo, vit bien dans le grand chalet, avec vue sur l’océan et du sable tout autour de lui ?
– Hé forcément, puisque son chalet est à eux cents pas de la plage.
– Oui, oui, Celltil se grattait le menton, il est bien entre Waloth et Thorn ?
– Oui… mais peut-être un peu plus près de Thorn, je crois.
– Et cela change quoi ? l’interrogea Melos qui le fixait, furieux, les mains sur les hanches.
– Qu’il est possible qu’il soit de Thorn ! conclu Edis qui pensait ainsi marquer un point.
– Alors il faudra déplacer le panneau qui indique qu’on sort de Thorn, renchérit Celltil.
– Hé pourquoi tu veux faire ça ?
– Parce que quand on prend la route de Waloth, dès qu’on sort du village, sur le panneau est écrit Waloth !
– Qu’est-ce que cela change ?
– Que même tout près de Thorn, on peut être de Waloth, ce qui est ton cas.
Fat, passionné par la conversation, jouait avec le gros bouchon d’une carafe de cidre qu’il tenait à la vue de tous. Melos s’approcha un peu plus, prenant une attitude de défi, aussitôt imité par Griman, qui pour ne pas se faire engueuler, imitait le comportement de ses amis.
– Ah… je ne savais pas, avoua sincèrement Edis, mais alors, moi… il réfléchissait à voix haute, je vis plus près de Thorn, et pourtant avant d’arriver je passe devant le panneau de Waloth…
C’était la phrase de trop.
– Donc, tu n’es pas de Thorn, tu viens nous narguer avec ton vin avant de le livrer à un gars de ta cité ?
– Hum, pas vraiment Celltil, et puis je pensais que mon vin n’était pas assez bon pour vous.
– Mais, tu t’opposes à ce que nous le gouttions ! Tous !
Celltil criait, et le public, l’espoir de boire un coup renaissant l’accompagna avec ses protestations.
Edis, sous pression, essayant de protéger sa cargaison, se mit aussi à se défendre énergiquement. Les plaintes fusèrent, plus personne ne se comprenait jusqu’à ce que le bouchon que tripotait Fat, sous la pression des gaz, finisse par sauter dans un bruit bien plus fort que ceux qu’émettaient tous les assoiffés, mais surtout, facilement identifiable. Cela eut pour effet de tous les stopper, laissant place à un bref silence que Celltil interrompit :
– Taisez-vous ! buvons un coup !
– Mais oui, approuva Fat et remplissant des verres qui attendaient sur le bar.
Celltil prit le premier verre rempli et le tendit à Edis qui sans discuter, le saisit avec enthousiasme, ensuite ce fut le tour de Melos et Griman. Les autres n’avaient qu’à se débrouiller, Celltil trinqua avec ses amis et ensemble, ils portèrent leur verre en bouche. Une fois rassasié, Edis, encore troublé, désira connaître les conclusions de Celltil :
– Hé alors, que je ne sois pas de Thorn, tu m’en veux beaucoup ?
– Mais non, pas du tout, je disais ça comme ça, tu es mon ami, voyons ! Et puis, pour nous, comme tu vis plus près de Thorn que de Waloth, tu es quand même un gars de chez nous, d’ailleurs, on va déplacer le panneau jusqu’après ta maison.
– Ah je suis bien content de t’entendre dire ça, avoua Edis qui se sentait soulagé, mais alors pourquoi toutes ces engueulades ?
– Oh, pourtant tu nous connais, intervint Melos, faut bien passer le temps.
– Hé les gars, remarqua Griman en levant l’index, si je passe le temps comme ça, avec ma femme, je vais me faire foutre dehors !
Tous se mirent à rire de bon cœur, pendant que Fat, fier du cidre qu’il avait réussit à faire acheminer au village, débouchait une autre carafe.
Celltil se pencha pour murmurer à l’oreille d’Edis, qui aussitôt ouvrit grands ses yeux.
– Tu ne perds pas le nord toi ! bon une bouteille, d’accord.
Celltil lui répondit par un discret clin d’œil que Griman avait aperçu sans oser en faire la remarque sous peine de se faire envoyer balader.

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Tome 3
Contexte : des terriens avides de faire fortune, viennent d'arriver sur cette planète inconnue où il détectent un minerai précieux....

Le berger qui les avait observés de loin, poussé par la curiosité, venait les rejoindre.
– Alors monsieur, notre poudre vous plaît ?
– Un peu, faut voir, répondit prudemment Adherbal. Mais, ici, personne se soucie de cette poudre ?
– Ben non, que voulez-vous qu’on en fasse ? Si ça peut vous être utile, prenez-la, personne n’y trouvera à redire. Et puis nos moutons n’aiment pas l’herbe où cette saleté de poudre affleure la surface, allez savoir pourquoi.
– Mais, et vos autorités, n’y verront-elles pas un inconvénient, après tout, nous débarquons chez vous, personne ne nous connaît ?
– Les autorités, de quoi parlez-vous ? s’étonna le berger.
– Votre police, votre armée, votre état…
Le berger ne comprenait toujours pas et semblait bien peiné pour répondre, alors Adherbal expliqua :
– La police, c’est un groupe d’hommes payés pour maintenir l’ordre.
Le berger, bien ennuyé se grattait la joue en regardant le sol.
– L’armée c’est aussi un groupe d’hommes avec des armes qu’on envoie faire des guerres, pour se défendre par exemple, vous n’avez pas ça sur votre planète ?
– Ah non, mais ces hommes qui font la guerre, ils sont beaucoup ?
– Le plus possible, il s’agit d’opposer des forces à l’ennemi.
– La guerre, je sais ce que c’est mais l’armée, connaît pas.
– Si vous n’avez pas d’armée, il ne peut y avoir de guerre mon brave, conclu Adherbal autant amusé que surpris.
– Je regrette monsieur mais vers chez moi on fait souvent la guerre. Tenez, l’autre jour, les chèvres de mon voisin sont venues dans mon potager. Elles ont presque tout bouffer. Et lui, il ne voulait pas venir me replanter des salades et des choux. Il n’avait pas le temps… Alors nous étions en guerre.
Adherbal ne sut quoi répondre, il regardait le berger les yeux grands ouverts.
– Après, le chargé des bonnes relations est arrivé et du coup j’ai été indemnisé, il m’a donné une chèvre. Et la guerre s’est arrêtée.
– Vous n’y êtes pas mon brave, déjà quand on fait une guerre, ce n’est pas à deux…
– À combien alors, trois ou quatre ?
– Mais non, des dizaines de milliers, au minimum !
– Vous me faites marcher là, dit le berger en riant, comment voulez-vous, vous engueuler si on est autant que ça ?
– La guerre, ce n’est pas des chamailleries, ce sont des hommes qui s’entre-tuent !
– Pff, alors selon vous, si j’avais tué mon voisin, jamais je n’aurais été indemnisé, j’y aurais plus perdu que gagné ! Ah monsieur, je vous le dis, nous ne sommes pas du même monde. Puis sur un ton solennel, il ajouta, Korrel est un monde civilisé, il faudra vous y habituer si vous comptez y rester quelque temps !
Dépité il fit demi-tour pour aller rejoindre son troupeau qui s’éloignait.

Tome 3
Contexte : des terriens avides de faire fortune, viennent d'arriver sur cette planète inconnue où il détectent un minerai précieux....

Le berger qui les avait observés de loin, poussé par la curiosité, venait les rejoindre.
– Alors monsieur, notre poudre vous plaît ?
– Un peu, faut voir, répondit prudemment Adherbal. Mais, ici, personne se soucie de cette poudre ?
– Ben non, que voulez-vous qu’on en fasse ? Si ça peut vous être utile, prenez-la, personne n’y trouvera à redire. Et puis nos moutons n’aiment pas l’herbe où cette saleté de poudre affleure la surface, allez savoir pourquoi.
– Mais, et vos autorités, n’y verront-elles pas un inconvénient, après tout, nous débarquons chez vous, personne ne nous connaît ?
– Les autorités, de quoi parlez-vous ? s’étonna le berger.
– Votre police, votre armée, votre état…
Le berger ne comprenait toujours pas et semblait bien peiné pour répondre, alors Adherbal expliqua :
– La police, c’est un groupe d’hommes payés pour maintenir l’ordre.
Le berger, bien ennuyé se grattait la joue en regardant le sol.
– L’armée c’est aussi un groupe d’hommes avec des armes qu’on envoie faire des guerres, pour se défendre par exemple, vous n’avez pas ça sur votre planète ?
– Ah non, mais ces hommes qui font la guerre, ils sont beaucoup ?
– Le plus possible, il s’agit d’opposer des forces à l’ennemi.
– La guerre, je sais ce que c’est mais l’armée, connaît pas.
– Si vous n’avez pas d’armée, il ne peut y avoir de guerre mon brave, conclu Adherbal autant amusé que surpris.
– Je regrette monsieur mais vers chez moi on fait souvent la guerre. Tenez, l’autre jour, les chèvres de mon voisin sont venues dans mon potager. Elles ont presque tout bouffer. Et lui, il ne voulait pas venir me replanter des salades et des choux. Il n’avait pas le temps… Alors nous étions en guerre.
Adherbal ne sut quoi répondre, il regardait le berger les yeux grands ouverts.
– Après, le chargé des bonnes relations est arrivé et du coup j’ai été indemnisé, il m’a donné une chèvre. Et la guerre s’est arrêtée.
– Vous n’y êtes pas mon brave, déjà quand on fait une guerre, ce n’est pas à deux…
– À combien alors, trois ou quatre ?
– Mais non, des dizaines de milliers, au minimum !
– Vous me faites marcher là, dit le berger en riant, comment voulez-vous, vous engueuler si on est autant que ça ?
– La guerre, ce n’est pas des chamailleries, ce sont des hommes qui s’entre-tuent !
– Pff, alors selon vous, si j’avais tué mon voisin, jamais je n’aurais été indemnisé, j’y aurais plus perdu que gagné ! Ah monsieur, je vous le dis, nous ne sommes pas du même monde. Puis sur un ton solennel, il ajouta, Korrel est un monde civilisé, il faudra vous y habituer si vous comptez y rester quelque temps !
Dépité il fit demi-tour pour aller rejoindre son troupeau qui s’éloignait.

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Le tome 4 est sortit, il clos l'aventure
Un extrait de ce tome de Celltil de Korrel ?

Urtos manifestait son impatience en se massant l’estomac, les trois femmes parcouraient le quai en bavardant, Findobar entretenait le feu et Elinndar lançait des discrets reproches. Une dizaine de minutes plus tard, aucun poisson encore sortit de l’eau, Elinndar s’approcha du bateau pour évaluer le temps à attendre.
Parce qu’il était impatient et aussi pour faire rouspéter Celltil, il souffla fortement et dit :
– Alors, c’est long !
Celltil était concentré sur sa pêche et pressé d’en finir, alors contrairement à ses habitudes il ne répondit pas à l’affront.
– Patiente monsieur Elinndar, le calma Findobar entre deux longues expirations sur les braises rougissantes.
– J’ai faim, c’est tout, sait-il au moins pêcher ?
Elinndar se penchait en avant pour analyser la méthode utilisée. Ne connaissant Celltil que de réputation et ce peu de considération qui en était ressorti ainsi que tous les on-dit écoutés avec passion, le poussèrent à commettre une imprudence lorsqu’en se penchant un peu plus, il posa un pied sur le rebord du bateau.
Celltil qui leva la tête prit cette action pour une opportunité. De sa main, il exerça une pression sur le quai, et le bateau aidé par le courant commença à s’en éloigner.
Quand Elinndar sentit que l’écart entre ses pieds s’agrandissait dangereusement, releva son buste qui se contractait pour conserver un équilibre précaire. Celltil s’occupait alors de son filet comme s’il ne se rendait pas compte de la situation qu’il avait provoquée.
– Celltil, cria Elinndar, faites quelque chose !
Celltil ne désirant surtout pas compromettre son plan, mit trop de temps à réagir et la chute d’Elinndar dans la rivière poursuivit le déroulement logique tant espéré.
A part Findobar qui riait discrètement, tous se rendirent sur le bord du quai porter assistance au baigneur.
Celltil se redressa et pour se moquer, lança à voix haute :
– Il y a un poisson trop lourd pour mon filet ! et il éclata de rire.
Elinndar, tiré par les deux femmes sortait de son bain. Il foudroya Celltil du regard.
– Voilà quand on commet une imprudence, lui indiqua Celltil l’air navré, mais les yeux étincelants.
– Oh vous ! ragea Elinndar
– Je vous ferais remarquer que vous êtes tombé tout seul.
– Vous êtes sûr que vous n’avez pas un peu aidé ? protesta Elinndar en tordant ses vêtements pour les alléger du poids de l’eau.
– Moi ? Celltil posa son index sur sa poitrine, jamais je n’aurais fait cela. Puis se tournant vers Arzhal, ce n’est pas toi quand même ?
– Ah non, je n’ai rien fait, se défendit Arzhal.
– Vous me le paierez Celltil ! grogna Elinndar qui se sentait ridicule et aussi parce que tout le monde avait été témoin de sa maladresse.
– Mais, proposa Findobar, monsieur Elinndar, tous les voyageurs savent que s’ils ont un pied sur le quai et l’autre sur le bateau…
– Hé oui, insista Celltil.
– Bon ! quand allons-nous manger ?
– Vous faites un plongeon et tous les poissons sont partis ! Vous avez saboté ma pêche !
– Il a raison, poursuivit Findobar, maintenant à cause de vous, tous devront attendre.
– C’est vrai ! enchaîna Aglorena.
– À cause de toi, continua Urtos se rangeant par intérêt du côté de la majorité, je devrais aussi patienter, et je ne sais pas pour combien de temps, et j’ai faim !
– En plus, monsieur Celltil s’est bien comporté avec toi, ajouta Aglorena, puisqu’au début tu ne devais rien manger et qu’il a finit par t’accepter.
– Parce que je ramais ! Mais puisque vous êtes tous contre moi, je m’en vais dans le chalet dormir et comme il n’attrapera pas de poisson, ce sera sans regret !
Et vexé il s’éloigna à grandes enjambées.
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Extrait  du tome 1 :
Ce beau monde n'était pas de son village et ce n'est pas sa réputation qui devait en prendre un coup mais plutôt sa tête lorsque, malencontreusement sans crier gare, un gourdin de bois dur s'abattit sur son crâne ! Sa tête lui tournait et lui faisait atrocement mal, sa vision devenait flou et il sentait ses forces l'abandonner. Celltil perdit conscience. Silence et noir ! Plus rien, le néant. Le temps passait... Ce fut long. Dans l'attente, le cadran solaire du village se fatiguait. Toujours aucun bruit, aucune impulsion nerveuse, ni onde électrique ne parvenait au cerveau de Celltil.
– Serait-il mort ?
– Merde, il est mort !
– N'exagérons pas.
– T'y es allé un peu fort !
– De toute façon, ce n'était qu'un voleur.
– Ah, je n'aime pas qu'on parle des gens à l'imparfait, j'ai l'impression qu'on les a déjà mis deux pas sous terre ! cria une vieille femme.
– Pas grave, ça fera de l'engrais pour mes salades.
– Toi et tes salades, tu nous fatigues, va les bouffer et fiche-nous la paix !
– Je lui en remets un coup pour le réveiller ou on le balance aux vers ?
– Assassin ! Buveur de bière !
Tiens ! Le mot bière réussit à s'infiltrer profondément dans une oreille de Celltil. Ensuite ce mot, difficile à suivre, vous imaginez bien, pénétra par des cellules intactes sous forme d'impulsions électriques. Tout fut secoué, tout entra en ébullition, puis la réaction accéléra ; sans le savoir, Celltil venait d'inventer un remède contre la perte de conscience. Et en ouvrant légèrement la bouche, il prononça, tel un mourant : « U...ne biè...bière. »
– Tu vois ce que je disais ? Il ne perd pas le nord, le salaud, hein !
– Pensez donc, il sort d'un coma et il veut déjà trinquer, le bougre !
– Et en plus, ce n'est pas l'heure !
– Et bien voilà !
Et la grosse femme lui jeta un sceau d'eau bien froide à la figure. Celltil reprit complètement connaissance, surtout que le goût de l'eau sale, reçue en pleine figure, ne correspondait pas trop à celui de la bière tant espérée.
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