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Il y a de plus en plus de mairies en France qui lancent des appels à projets pour transformer des terrains délaissés en ferme urbaine. A Bougival, c'est un terrain de foot (7 000 m2) qui va connaitre ce type de conversion. Comme tout bon projet d'agriculture urbaine, il n'est pas simplement destiné à fournir des fruits et légumes locaux. Il va être également un lieu éducatif pour les écoles et le grand public.
http://www.leparisien.fr/yvelines-78/bougival-le-coach-des-legumes-bio-sur-le-vieux-terrain-de-foot-c-est-lui-28-03-2018-7633953.php
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Tout le monde peut se mettre à la production agricole selon le gouvernement vénézuélien. Celui-ci, par le biais d’un ministère dédié à l’agriculture urbaine et périurbaine (Minppau), a lancé en 2016 un plan ambitieux : encourager la culture en ville pour couvrir 20% des besoins alimentaires de la population du pays en 2020.
Pour y parvenir, le Minppau encourage la création de Claps (comités locaux de distribution et de production) pour regrouper les agriculteurs urbains.
Quant aux objectifs, ils ont de quoi donner le tournis : 1.35 millions de tonnes de céréales, fruits, légumes et légumineuses sur plus de 17 000 hectares. A cela, il faut ajouter 265 millions d’œufs, 73 000 tonnes de viande (poulet), 2 000 tonnes de poissons sur un peu moins de 1 000 hectares.
Toujours selon le gouvernement, 32 000 Claps ont été organisés au cours de des deux dernières années. A eux tous, ils distribuent des produits alimentaires à 6 millions de familles dans tous le pays. Il a donc décidé d'accélérer le mouvement avec une enveloppe supplémentaire.
Le Minppau ne se contente pas de fournir des subventions, il produit également des graines qu’il distribue aux Claps. Enfin, il publie une revue qui fait le point sur les dernières opérations et donne des conseils aux agriculteurs. Dans le dernier numéro, il met à l'honneur la tomate avec guide de culture, historique de ce légume-fruit et recettes. C'est excellent! Ce qui l’est beaucoup moins, c’est que les Claps sont clairement des outils politiques.
https://venezuelanalysis.com/news/13727
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L'Afrique qui inspire... des scientifiques de l'université suédoise d'agriculture vont étudier les projets d'agriculture urbaine à Dar Es Salaam pour comprendre les mécanismes de création d'exploitations agricoles en ville. L'objectif est d'éclairer les politiques sur les dispositifs qui peuvent fonctionner.
J'ai voulu savoir ce qui motivait le choix de la ville tanzanienne. C'est un rapport de recherche publié en 2014 qui m'a donné quelques clés. http://www.ruaf.org/sites/default/files/DaresSalaam_1_1.PDF
Il y a d'abord la démographie puisque Dar Es Salam est le principal centre urbain du pays (il totalise 10% de la population nationale). Il s'est développé très rapidement, notamment par le biais de l'exode rural.
Il y a aussi les mesures politiques qui ont été prises dès les années 70 pour encourager les citadins à cultiver pour subvenir à leurs besoins. Sans oublier les nombreux obstacles qui se dressent sur le chemin des fermiers urbains : climat semi-aride, approvisionnement problématique en eau, etc.

Dans tous les cas, cette nouvelle étude promet d'être riche d'enseignements au sud comme au nord.
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Une association suisse contre l'exode rural en RD Congo. Je suis tombée sur le site par hasard. Cedar a pour objectif de soutenir les populations rurales dans des domaines très divers. Cela englobe l'amélioration des productions et la commercialisation des récoltes.
Elle mène des projets dans des villages afin de pouvoir les reproduire.
http://www.cedar.ch/crbst_2_m.html
About
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cedar.ch
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J'entends et je lis souvent que l'agriculture urbaine ne parviendra pas à régler les problèmes de sécurité alimentaire et de changement climatique. C'est vrai si l'on recherche une solution unique et universelle. Mais je ne crois pas qu'il soit raisonnable de penser qu'un seul dispositif puisse suffire. Je préfère penser que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Et là, clairement, l'agriculture urbaine, tout comme l'économie circulaire et la consommation raisonnée, trouve sa place.
C'est pour cette raison que l'étude d'une équipe de chercheurs de l'université d'Enugu (Nigeria) me fait plaisir. Les scientifiques ont distribué 100 questionnaires auprès d'habitants d'Aba, la deuxième ville industrielle nigérienne.
S'il ne peut être significatif puisque la ville compte plus de 700 000 habitants, l'échantillon donne tout de même des indications sur le rôle de l'agriculture en milieu urbain. Il dresse en quelque sorte un portrait robot : le fermier urbain est principalement une femme de plus de 30 ans, mariée ou veuve, dont le foyer dépasse les 3 personnes. Elle cultive principalement pour la consommation de sa famille (pour 45% des personnes interrogées, les dépenses alimentaires mobilisent entre 40 et 60% de leur budget). L'agriculture urbaine sert également à fournir un revenu supplémentaire. Pour près d'un quart des sondés, cela représente entre 20 et 40% de leurs revenus, contre à 40 à 60% pour un tiers d'entre eux.
Quant aux cultures, elles concernent d'abord le manioc et le mais (pour 38%), les fruits et les légumes (32%), les volailles et le poisson (27%)
http://www.agricecon.org/article?journalid=232&doi=10.11648/j.ijae.20170206.12
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Il y a beaucoup de projets d'agriculture urbaine au Québec. Ils remplissent plusieurs rôles : renforcer la sécurité alimentaire, créer des liens entre habitants et acteurs des quartiers, encourager les résidents à cultiver chez eux et/ou dans des jardins communautaires.
Le Quartier nourricier est l'un d'entre eux. Lancé en 2017 suite à une consultation publique en 2016, il s'appuie sur deux comités. Le premier est en charge de l'entretien du jardin communautaire tandis que le second organise des événements dédiés à l'alimentation et à l'agriculture urbaine. Il y a également la serre communautaire - dont la production est vendue au marché solidaire local - et la bibliothèque de semences.
Le Quartier nourricier été présenté dans une conférence . Par chance, la vidéo est disponible sur Youtube depuis quelques jours. Je vous invite à la regarder, elle est "inspirante". https://www.youtube.com/watch?v=W5LzOZZD8MM&feature=youtu.be
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Connaissez-vous "jugaad"? C'est un système inventé par les Indiens qui pourrait se résumer au système D. On tente de contourner les obstacles pour les transformer en opportunités. On créé ainsi des produits et des services qui répondent à un besoin essentiel pour un coût modeste. Le système se veut équitable (une rémunération juste pour tous les acteurs), écologique (on protège l'environnement et les ressources).

Alors forcément, j'ai voulu voir ce qui se faisait du côté de l'agriculture urbaine en Inde. Et je suis tombée sur le site de City Farming, une entreprise de Mumbai. En plus d'organiser des formations pour les scolaires et le grand public, elle a mis en place des projets d'agriculture urbaine pour des entreprises.

Sur son site, City Farming explique comment on peut cultiver en ville en utilisant les ressources gratuites (ou presque) de son voisinage.

J'ai bien aimé son idée du compostage : un sac plastique rempli de biomasse (bouse de vaches, ou feuilles ou n'importe quel résidu organique) que l'on arrose copieusement d'eau avant de refermer le sac. Et on "l'oublie" dans un coin 2-3 semaines. Il y a d'autres conseils sur le site pour choisir ses conteneurs, créer son propre substrat ou des soins pour les plantes.
http://www.cityfarming.in/what.html#site
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Rien à ajouter, voici un article très complet qui détaille la dernière décision de la mairie de New York en matière d'agriculture urbaine.
Il s'agit d'un portail dédié et destiné à promouvoir l'agriculture spécifiquement dans cette ville.
http://agriurbain.hypotheses.org/3746

Il faut dire que les auteurs savent de quoi ils parlent : leur structure a développé une carte interactive pour identifier les jardins urbains au Canada (Montréal, Toronto) et en France (Paris)
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Cela fait quelques années qu'AgroParistech expérimente les toits verts à Paris. Pas de lourds investissements, ni de high-tech pour ce projet : conteneurs en bois pour les cultures et des déchets verts issus des jardins urbains. Le mode de culture utilisé est celui des lasagnes (une couche de résidus de bois de 15 cm surmontée de 15 cm de compost). Comme témoin, les chercheurs ont utilisé du terreau du commerce.
En 2015, l'équipe de recherche en charge de T4P (Parisian Productive Rooftop, Pilot Experiment) avait publié des résultats sur la production. Selon la publication, la production du mélange résidus de bois et compost était supérieure à celle du terreau. Elle était même équivalente à la production des agriculteurs bio de la région.
En 2017, l'équipe a publié d'autres résultats. Il s'agissait cette fois des services écosystémiques rendus par les toits verts. Là encore, la méthode lasagne a été la plus probante : elle a retenu davantage l'eau de pluie, régulant ainsi les eaux de ruissellement.
Quant aux légumes produits, ils contiennent des métaux lourds en quantité nettement inférieure à celle définie par les normes européennes.

Quant à moi, je rêve que de telles équipes de recherche soient plus accessibles aux jardiniers amateurs. Et qu'elles les éclairent de leurs expériences.
http://www.agroparistech.fr/+Installer-des-potagers-sur-les-toits-pour-une-ville-durable+.html
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Connaissez-vous MADRE? C'est un programme de coopération (Métropole et Agriculture Durable pour des Relations Equitables) qui "vise à renforcer le rôle de l’agriculture urbaine et périurbaine dans la capacité d’innovation et de résilience des six territoires métropolitains méditerranéens."

En clair, il s'agit, pour 6 métropoles de la rive nord de la Méditerranée - Barcelone, Bologne, Marseille, Montpellier, Thessalonique et Tirana - de développer et d'échanger pour renforcer la place de l'agriculture en milieu urbain et péri-urbain. MADRE s'attache plus particulièrement aux politiques de la ville.

Lancé en février 2017 pour se terminer en juillet 2018, le programme a été l'occasion de plusieurs ateliers. Le compte-rendu de l'un d'entre eux (à Marseille en novembre 2017) explique clairement les obstacles (manque de reconnaissance du public, législation floue, disponibilité des terrains) et des attentes des agriculteurs urbains (entre autres : formation, soutien des pouvoirs publics, coopération).http://www.animaweb.org/sites/default/files/madre_twg-marseille_thematicreport_8-9-11-17.pdf
MADRE
MADRE
madre.interreg-med.eu
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