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Une semaine avec… Galileo
Jeudi 17 novembre, 4 satellites #Galileo ont été placés sur orbite par #Ariane5. Pour l’équipe « CNESOC », au Centre Spatial de Toulouse, a alors commencé plusieurs semaines de travail aux commandes de ces satellites…
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Les artisans stellaires
Par l’équipe Galileo LEOP

Depuis cette nuit, il ne nous reste plus que 3 satellites sur les 4 lancés. Rassurez-vous rien de grave, nous n’en avons pas perdu un en route, il a simplement changé de centre de contrôle. Car notre rôle s’arrête là, après les premiers pas des satellites Galileo, et la suite de leur aventure sera pilotée loin de Toulouse.

Nos collègues du centre de contrôle routine à Munich étaient à l’autre bout de la « voice loop », ce forum audio sur lequel nous communiquons entre opérateurs. Nous avons passé la soirée avec eux, à revoir la configuration de 267-Antonianna, avant de leur en confier la charge au terme d’une opération que nous appelons « Command Control Handover ». Nos homologues allemands sont donc désormais aux commandes de ce satellite pour ses nombreuses années de service à venir. C’est à la fois une tristesse de laisser partir l’un de nos satellites, mais c’est aussi une grande satisfaction de l’avoir amené jusque-là. Et notre travail est loin d’être fini, car les 3 passagers qui accompagnaient Antionianna à bord d’Ariane nous attendent encore. Il reste une grosse semaine de travail, faite de manœuvres et de surveillance rapprochée, avant de les confier eux aussi, un à un, au centre de contrôle routine. Puis, en début d‘année prochaine, notre équipe de la mécanique spatiale reviendra assister la routine pour le positionnement fin des quatre satellites. 

Tout comme on prend conscience de notre place dans la galaxie lorsque l’on observe la Voie lactée la nuit par temps clair, confier un satellite au centre contrôle routine nous rappelle notre rôle d’artisan dans la construction de la constellation Galileo. Une par une, nos étoiles européennes prennent place dans le ciel grâce à nos efforts, combinés à ceux de tous les acteurs de ce projet. Ce dernier billet est l’occasion de les remercier, de les féliciter et de nous souhaiter à tous bonne chance pour la fin de cette mise à poste.

Galileo Toulouse Operations Center, Out.

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En route pour l’orbite Galileo !
Par l’équipe Galileo LEOP

Positionnés sur une orbite dite « d’injection » par le transporteur de l’Espace, Ariane5, nos 4 petits Galileo ne sont pas pour autant arrivés à leur destination finale.

Tournant autour du globe en quelque 14 heures, ils sont sagement restés quelques jours sur cette orbite, le temps que les équipes de la "Flight Control Team" les mettent en route, s’assurent du bon fonctionnement de chacun des sous-systèmes, puis les réorientent un à un vers la Terre.
Une fois ces premières opérations effectuées, on scrute de très près le fonctionnement des propulseurs, qui ont été actifs en tout début de vie des satellites et leur ont permis de s’orienter au plus vite vers le Soleil, notre source d’énergie dans l’espace. Pour nos 4 Galileo, ce sont les experts du constructeur OHB venus de Brême qui effectuent cette analyse. Leur verdict tombe : la comparaison aux résultats attendus montre pleine satisfaction ! Les équipes opérationnelles obtiennent donc le GO pour démarrer les manœuvres. Nous voici en route pour l’orbite "MEO", qui accueillera nos satellites pendant leurs quelques 15 ans de durée de vie !
 
Les équipes de Dynamique du vol ("Flight Dynamics"), qui ont travaillé depuis plusieurs jours à localiser très précisément les satellites dans l’espace, effectuent le calcul des poussées à réaliser. Ces calculs sont extrêmement précis. Les satellites doivent en effet être placés sur une orbite dite « de dérive » qui leur permettra d’arriver au point visé début janvier, date prévue pour une seconde série de manœuvres pour atteindre la position finale de chaque satellite.
Pour que le service Galileo fonctionne correctement, ce point doit être atteint de manière quasi parfaite, ce qui ne laisse aucune place aux approximations.
 
Et nous voilà partis pour le premier satellite, « 267 », ou « Antonianna » selon le nom qu’on préfère. Pour ce satellite, on va même passer au-dessus de l’orbite visée pour inverser le sens de dérive et rattraper notre objectif début janvier : il s’agit de la plus grosse manœuvre Galileo réalisée depuis 5 lancements !
 
40 minutes après l’allumage des propulseurs, le comportement du satellite a donné entière satisfaction. La direction de poussée, quasi parfaite, et le temps d’allumage des tuyères, à la seconde près, laissent présager d’une excellente performance pour cette première manœuvre. Il nous faudra attendre encore quelques heures pour avoir une connaissance très précise de la position du satellite et confirmer la réalisation quasi parfaite de la poussée.
267 est en route pour prendre sa place dans la constellation…

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L’Orange Bleue
Par l’équipe Galileo LEOP

Un a un, nous réorientons nos satellites pour les tourner face à leur Terre d’origine. Une fois arrivés en orbite, ils ont passé les deux premiers jours en « pointage solaire », un mode qui permet une gestion très simple du satellite et de ses ressources énergétiques. Mais pour rentrer en service, il faut pointer les antennes qui fourniront le précieux service de localisation vers la Terre, et entrer dans un mode de contrôle d’attitude plus sophistiqué.

Sur les écrans de la « Flight Control Team », la présence rassurante de la Terre s’interprète, plus qu’elle ne se constate directement. Voyants qui s’allument, sigles changeants et autres symboles cryptiques pourraient déconcerter le regard du néophyte, mais pas la pupille experte de Stéphanie qui sait interpréter le moindre frétillement sur un graphe. Elle est spécialiste du contrôle d’attitude pour cette équipe. Quand à elle, Laurence suit le mouvement des panneaux solaires qui démarrent pour la première fois leur incessante oscillation pour suivre la direction du soleil. Julien complète ce trio en assurant le fonctionnement optimal de l’ordinateur de bord et la réception des télémesures utiles pour cette opération. Nos contrôleurs Sophie, Jérémy et Oliver ont également sacrifié leur week-end, aux côtés de Rémi, chargé de coordonner cette équipe. Ils ont la main sur les satellites, ce sont eux qui leur « parlent ».

Étrange est cet instant ou le satellite découvre à nouveau la Planète Bleue… Venu de la surface de la Terre, il en est maintenant distant de plus de 23 000 km. Émouvant de penser que dans cet Espace immense, si loin de tout, la Terre est avec le Soleil son seul point de repère… Et que depuis leur orbite, chaque satellite Galileo voit la terre aussi grosse vous verriez une orange tendue à bout de bras. Une Orange Bleue…
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20/11/2016
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Le premier cri
Par l‘équipe Galileo LEOP

Ca y est. Le décollage s’est déroulé nominalement, il ne reste que les 4 satellites sur le dernier étage du lanceur en phase balistique. Les opérateurs satellites attendent la séparation. Ils sont à leur poste, prêts à dérouler les procédures maintes fois jouées durant la campagne de préparation. Un sentiment d’impatience, mais également une pointe d’inquiétude sont là et tous sont dans l’expectative des premières mesures de télémétrie.

Cette télémétrie est générée puis émise grâce aux antennes présentes à bord des satellites. Des stations sol dans le monde entier sont configurées et permettent de faire le lien entre l’espace et le centre de contrôle. Pour Galileo, les données des satellites peuvent ainsi être récupérées par Hartebeesthoek en Afrique du Sud, Dongara et Yatharagga sur la côte ouest de l’Australie, Kerguelen sur les îles du même nom dans l’océan Indien.

Pendant la mise à poste, les membres de l’équipe Operation Manager, en partenariat ceux du Network Operation Center, sont chargés de gérer ces stations sol afin d’assurer une couverture optimale. Ainsi, les opérateurs satellite devraient pouvoir dialoguer en quasi permanence avec les 4 satellites.

Casque sur la tête, tout le monde est à l’écoute. À l’instant prévu, une voix annonce que la séparation de la première paire de satellites a eu lieu. Tous les yeux se rivent sur les écrans, chacun retient son souffle. Puis d’un seul coup, les graphes, les affichages commencent à s’animer sur les écrans : les premières mesures de télémétrie arrivent. Immédiatement, les automatismes reprennent le dessus : chaque opérateur procède aux premières vérifications de ses sous-systèmes et commence à dérouler la procédure.

Quelques minutes plus tard, on réussit à prendre un peu de recul. On réalise que la télémétrie reçue n’est pas simulée, mais correspond à ce qui est réellement envoyé par les satellites. C’est un peu comme le premier cri d’un bébé qui vient de naître. À partir de maintenant, ces 4 satellites seront nos bébés. Nous allons nous en occuper pendant la quinzaine à venir avant de passer le relais à l’équipe de routine à la fin de la mise à poste.

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Le mur du temps
Par l‘équipe Galileo LEOP

La veille d’un tir, tous les opérateurs satellite vous le diront, il plane un sentiment étrange. Ce n’est pas vraiment le trac de rentrer en scène, mais plutôt une excitation, une impatience qui se manifeste. Quelque chose qui se révèle lorsqu’on réalise que ce que l’on a attendu patiemment est enfin là. Le fameux « jour J », ce moment précis où le présent rejoint le futur. L’équivalent temporel du passage du mur du son. Le mur du temps.

Demain, à 14h06 heure de Toulouse, Ariane 5 va emporter pour la première fois 4 satellites Galileo. C’est une première pour notre centre de contrôle et ses équipes, habitués à accrocher les étoiles 2 par 2 dans l’Espace européen à l’aide du lanceur Soyuz. Un précédent pour lequel une organisation légèrement différente a été pensée par l’ESOC et le CNES. Un précédent qui a nécessité un an de préparation, alors que les lancements Soyuz se poursuivaient. Un précédent pour lequel toutes les équipes ont travaillé dur, ensemble vers un objectif unique : le succès de la mission. Et ces équipes se sont retrouvées au complet aujourd’hui à Toulouse.
La mécanique spatiale a voulu que nos 4 satellites prennent leur envol le même jour que Thomas Pesquet, ce qui nous associe encore un peu plus à son extraordinaire voyage. Nul doute qu’il connait mieux que personne la sensation d’arriver en face de son objectif, après des années d’entrainement. Humblement, depuis notre salle de contrôle, nous le saluons.

Cette nuit, pour la dernière fois, nous rêverons peut-être de ce lancement Galileo. Et quand sur le pas de tir s’égrèneront les secondes, que la réalité habillera ce qui l’an dernier n’était qu’un concept encore, il sera temps de savourer l’émotion de participer à de tels accomplissements. Peut-être en fermant les yeux, sur l’ultime seconde du décompte.
Ô temps, suspend ton vol…
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Vendredi : C’est reparti pour les traitements cycliques spectroscopiques !
Par Anne Jean-Antoine-Piccolo, responsable Mission Gaia en Opération

Aujourd’hui, l’équipe s’affaire pour démarrer la seconde phase des traitements cycliques de la CU6, unité de coordination orientée « traitement des données du spectromètre RVS. Cet instrument acquiert des observations spectrales qui permettront grâce aux traitements de dériver la mesure la vitesse radiale des objets observés par Gaia, c’est à dire leur déplacement le long de la visée d’un observateur qui se trouverait sur la Terre .
Le GO a été donné hier soir à l’occasion de la réunion opérationnelle qui se tient tous les jeudis avec l’équipe de management de la CU6, Paola, Pasquale et David de l’observatoire de Paris-Meudon.

Ce matin, Claire et Frédéric appliquent les tout derniers patchs qui corrigent ou améliorent certaines imperfections détectées lors de la première phase de traitement, qui a eu lieu en juillet. Vassili nous les a mis à disposition dès hier soir.

Nous avons déjà exploité ce pipeline de calcul pendant le dernier mois de juillet. Nous avions alors traité les 60 premiers jours de la mission, recueillis en 2014, et obtenu quelques millions de vitesses radiales. La validation scientifique qui a suivi en août a révélé des résultats très prometteurs pour la suite. Les vitesses radiales feront partie intégrante de la seconde version du catalogue Gaia-DR2 à l’horizon du dernier trimestre 2017.

Cette deuxième phase correspond aux traitements des 45 derniers jours du segment 1, acquis entre le 3 août 2015 et 16 septembre 2015. Les vitesses radiales seront recalculées grâce à bien plus d’observations et elles seront validées par le groupe scientifique.
Nous progressons selon des traitements par époques pour lesquelles la calibration est restée stable, entre deux décontaminations des miroirs des 2 télescopes (la glace accumulée à bord nécessite de chauffer les miroirs régulièrement pour évaporer le surplus d’eau) ou « refocus ».

Cette stratégie de traitement et de validation, mise en place au fur et à mesure, commence à porter ses fruits. Les époques à traiter vont se succéder et nous occuper jusqu’à début novembre. Les vitesses radiales et les autres données intermédiaires (spectres RVS calibrés, détection d’étoiles doubles, vitesses rotationnelles…) seront fournies par le centre de calcul sur GaiaWeb.
Le relais sera alors passé aux « validateurs » de la CU6. C’est un groupe d’une vingtaine de scientifiques répartis sur plusieurs laboratoires européens : Paris-Meudon, Mullard Space and Science Laboratory, l’Observatoire Royal de Bruxelles et de Liège, le Max Planck Institute de Postdam, les Laboratoires de Côte d’Azur et de Bordeaux, les Universités de Montpellier et de Ljubljana.

Il est déjà 10 h 30. Avec l’équipe de préintégration de Thales in situ, Antoine, Yannick et Vassili, on se connecte à la téléconférence hebdomadaire avec l’équipe de Meudon pour faire l’avancement des intégrations de la prochaine version du pipeline journalier de la CU6. Ce dernier fonctionne au quotidien sur les données acquises la veille. Il permet aux experts instrument d’estimer et contrôler la santé de l’instrument RVS. Il évolue et sert de précurseur aux traitements cycliques qui eux reprennent les données collectées depuis le début de la mission à chaque cycle.
Nous sommes prêts à livrer la première chaîne du pipeline (préprocessing) à Louis et Séphanie mardi prochain. Ils pourront alors l’intégrer dans l’infrastructure SAGA, en charge de lancer, superviser et répartir les traitements et les données sur les nœuds de calcul.

Cela fait déjà 10 ans qu’avec David, Frédéric et Antoine, nous avons imaginé la conception du traitement cyclique de CU6. Elle est maintenant bien concrète. Certes, elle a évolué avec la contribution de chaque membre de la CU6 et elle a été testée et retestée sur les moyens de calcul du DPCC. Guy a beaucoup œuvré pour cela ces dernières années. Hier encore, il terminait le dernier test de qualification opérationnelle pour engager cette nouvelle phase de traitement. L’équipe est maintenant pleinement opérationnelle et sur les starting-blocks. Il n’y a plus qu’à…

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Chantal Panem et Anne Jean-Antoine-Piccolo vous parlent de leur travail au quotidien avec les données de Gaia. Nous attendons vos questions !
https://gaia-mission.cnes.fr


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13/09/2016
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Jeudi : Réunion… téléconf… webconf…
Par Chantal Panem, chef de projet exploitation Gaia

Jeudi est le jour le plus chargé en réunions de coordination opérationnelle. Pas moins de 3 réunions hebdomadaires sont au programme ! Communiquer avec tous les intervenants internes et externes et organiser les activités avec tous ceux qui interviennent dans ce gigantesque mécano qu’est Gaia occupe une place importante dans nos agendas. Gaia n’est pas seulement un défi technologique, c’est aussi une formidable aventure humaine.

Les traitements scientifiques sont pris en charge par le DPCA, un consortium d’instituts scientifiques et publics européens. En effet, aucune organisation n’aurait eu la capacité de prendre seule en charge tous les développements.
La communauté Gaia représente à peu près 450 scientifiques et ingénieurs répartis dans une vingtaine de pays. Côté CNES nous avons environ 150 utilisateurs de nos données, scientifiques et développeurs.

Ces travaux du consortium ont été séparés en 9 « Unité de Coordination » (CUs), semi-indépendantes, réparties sur 4 ou 5 pays. Chaque unité s’appuie sur les contributions provenant de 30 à 70 chercheurs et d’ingénieurs de plusieurs laboratoires.
Enfin, le consortium s’appuie sur 6 centres pour exploiter les chaines de production de ces CU, localisés à Toulouse (CNES), Madrid, Turin, Cambridge et Barcelone.
Au CNES, nous avons en charge la coordination technique de 3 CU sur les 9, nous avons aujourd’hui 4 chaines de production en exploitation, bientôt 5. Nous communiquons principalement avec l’ESAC, à Madrid, qui gère la Base de Données Centrale et qui fournit et reçoit les données des 5 autres centres. Ce centre est ainsi au cœur des échanges.

Au CNES, enfin, notre équipe est composée d’une trentaine de personnes, dont certains partagent leur temps sur plusieurs projets. Disons que nous sommes environ 25 à temps plein, en charge du développement des nouvelles versions de chaines de production, de la surveillance des moyens informatiques, ou de leur exploitation.

10 h 30 : démarrage de la réunion interne CNES : OCG "Operational Coordination Group"
Nous y abordons tous les sujets relatifs aux opérations passées (bien ou mal) la semaine précédente, puis nous planifions les opérations de la semaine à venir, puis sur le moyen terme.
Pour être le plus efficace possible, les informations ont été prérenseignées par toute l’équipe la veille ou le matin même sur le même fichier hébergé sur une plateforme collaborative.
Frédéric a préparé les sujets et mène la réunion en tenant à jour le compte-rendu dont j’extrais les informations relatives aux interfaces avec les autres centres du DPCA. Ce jeudi, le sujet de la reconfiguration occupe les esprits, car il bloque toutes les opérations à venir.

Cette réunion, censée durer 1 h, dérive invariablement. Beaucoup de sujets techniques sont encore ouverts et on profite de la présence de tous pour trouver les meilleures solutions… On finit par aller manger juste avant la fermeture de la cantine à 13 h 30.


14 h 15 : téléconférence (en anglais bien sûr) avec les autres centres opérationnels du consortium.
On nous informe de l’état de la mission et du satellite, des prochains événements qui peuvent concerner le vidage des données. Chaque centre présente son état : les arrêts programmés qui peuvent impacter le transfert avec les autres centres, les résultats des chaines de production quotidiennes et enfin l’état d’avancement du traitement des chaines cycliques qui produiront des données pour le prochain catalogue en 2017. Tout retard est consigné dans le planning général GAIA.

16 h : webconférence avec les responsables scientifiques de la chaine CU6, dédiée aux traitements spectroscopiques.
Chaque semaine nous faisons le point avec l’équipe de management de l’Observatoire de Paris Meudon sur les données produites par la chaine quotidienne et, depuis cet été, celles produites par la chaine cyclique. On parle en français, ce qui est tout de même plus facile pour se comprendre ! Enfin, presque : eux parlent science, nous parlons informatique ! Mais cela se passe très bien…
Cette réunion permet de faire le point sur les données et sur l’état des logiciels nécessaires au démarrage de cette chaine cyclique pour la 2e phase des traitements. Ce sera un GO pour demain, on est presque dans le planning et on compte sur notre plateforme pour supporter les traitements intensifs…

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Chantal Panem, chef de projet exploitation, vous parle de son travail au quotidien avec les données de Gaia. Nous attendons vos questions !
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À lire aussi : http://sci.esa.int/gaia/58175-a-very-human-venture-personal-perspectives-on-gaias-data-processing-and-analysis-consortium/

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12/09/2016
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Mercredi : J-7 pour la Gaia DR1
Par Chantal Panem, chef de projet exploitation Gaia

Pendant que les équipes OPS reconfigurent tout le système et commencent à relancer petit à petit les différentes chaines de production, je me consacre à la préparation d’un événement de communication pour célébrer la sortie de la 1ere version préliminaire du Catalogue Gaia : la Gaia DR1 ! Cette sortie sera annoncée par l’ESA lors d’une conférence de presse mercredi prochain, le 14/09 à 12 h 30 : https://gaia-mission.cnes.fr/fr/14-septembre-notez-cette-date

Ce catalogue de plus d’un milliard d’étoiles est très attendu par les astrophysiciens du monde entier.  
Notre centre n’a pas produit de données pour cette première version, mais nous travaillons d’arrache-pied avec les développeurs et les scientifiques pour produire les résultats qui seront au cœur de la prochaine version, la Gaia DR2, prévue fin 2017. 

Cela parait loin, fin 2017, mais les 3 chaines de production qui nous concernent prennent chacune plusieurs semaines de traitement continu. Quand tout va bien !
Chaque chaine est en effet composée de dizaines d’étapes. Et chacune de ces étapes active des programmes logiciels développés par des scientifiques de différents laboratoires (de quelques programmes à quelques dizaines) et intégrés dans le méga-ordonnanceur SAGA (un programme de longue haleine ? Non, l’acronyme de Structure d’Accueil GAia). Une étape peut prendre quelques minutes alors que d’autres tourneront plusieurs heures. Il est donc important de découper le pool de données d’entrée en « petits » paquets qui donneront des résultats petit à petit chaque jour.

Ces résultats sont envoyés sur le serveur web GaiaWeb pour que les 150 experts scientifiques avec qui nous travaillons puissent les télécharger et suivre l’avancement des travaux.
Il leur faudra de leur côté valider les résultats, nous donnant le feu vert pour que nous envoyions les données à la Base de Données Centrale Gaia à l’ESAC (Madrid) : la MDB-02 (Main Data Base version n° 2). Cette analyse complète est indispensable pour s’assurer que la qualité obtenue leur permettra d’entrer dans la 2e version du catalogue. Si ce n’est pas le cas, nous devrons recommencer les traitements…

Lorsque nous aurons des données « qualifiées » pour chacune des 3 chaines, il faudra encore les transférer à Madrid. Car le transfert de quelques dizaines de téraoctets va quand même prendre quelques jours… si le réseau se maintient au débit attendu !
Notre planning doit donc prendre en compte ces périodes de validation (au minimum un mois par chaine de production), de correction des logiciels de retraitement éventuel puis transferts.

Ces données seront intégrées à la MDB-02 avec celles des 5 autres centres européens qui participent au DPAC, le consortium européen en charge du traitement des observations Gaia. La 2e version du catalogue en sera extraite afin de préparer sa publication en 2017.

Mais pour en revenir à la Gaia DR1, nous préparons une exposition à la cafétéria du CNES dès lundi prochain.
Bien évidemment rien n’est encore prêt, les posters sont tout juste partis à l’édition, on n’a pas encore eu le temps de visionner tout le matériel vidéo que l’on va diffuser… Et il ne reste plus que deux jours !

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Mardi : Sous le flot de données
Par Chantal Panem, chef de projet exploitation Gaia

Aujourd’hui c’est le dernier jour d’Arnaud qui nous quitte pour d’autres horizons. La gestion opérationnelle des données GAIA, il connait sur le bout des doigts. Première recrue de l’équipe d’exploitation, en mars 2014, il a vécu toutes les étapes de la mise en production du système et bien amélioré les outils de suivi quotidien et de statistiques qui agrémentent le daily check. On va le regretter !

Le "daily check", c’est une vérification complète du système : réseau, réceptions, données archivées et publiées sur le serveur web que les scientifiques consultent en permanence, état des logiciels, état du système, etc… Ce matin c’est Yann qui s’en charge.

Notre centre, le DPCC, doit être opérationnel 24 h/24, 7 j/7, aussi bien sur les aspects réseau de transmission, logiciels de réception, de transfert et d’archivage. Car l’ESAC à Madrid nous transmet quotidiennement un flux de données important et continu de l’ordre de 100 gigaoctets, sans compter les fins de cycle (1/an) pour lesquelles plusieurs dizaines de téraoctets transitent sur le réseau européen pendant quelques jours.

Mais les opérateurs ne sont présents qu’en heures et jours ouvrés. Aussi l’architecture matérielle prévoit suffisamment de redondances et d’espace disque pour pouvoir absorber une panne sur un week-end ou durant une maintenance.

9 h 30 : C’est donc autour des croissants que se tient le "briefing" matinal : on précise les actions à mener suite à la réunion de crise d’hier.

10 h : Chacun est à son poste. Yann gère la recopie des données sur une autre machine et la remise en état des espaces du serveur web, Arnaud se charge de la reconfiguration des outils opérationnels.
Guy, Claire et Alexandru préparent eux la reprise des chaines de production journalière.

12 h : Première analyse rapide des performances avec cette nouvelle solution… contre toute attente, c’est aussi efficace !

14 h : François et Maud démarrent la réunion d’avancement mensuelle de l’après-midi, revue de l’état des anomalies et demandes d’évolution du système informatique avec nos supports de Thales Services. Le sujet de l’évolution de l’architecture des données est un point majeur de fin de réunion. Et une bonne nouvelle : le réseau avec l’ESAC semble être revenu à un débit suffisant pour absorber les 30 téraoctets qui vont déferler mi-septembre… à suivre…

16 h 30 : Téléconférence avec les scientifiques qui définissent les traitements scientifiques pour référencer et positionner les galaxies lointaines et amas de galaxies détectés par Gaia. Ces chaines ne vont tourner que dans un an au mieux mais, pour valider leurs logiciels, ils ont déjà besoin d’extraire des millions d’objets de notre archive. On discute de la meilleure solution pour leur fournir ces données avant Noël.

17 h : Arnaud termine sa mission sur un problème de bande dans le robot. Ces bandes haute densité sont très fiables, avec une garantie de 30 ans et un taux de panne très très faible. Utilisées depuis 2 ans et demi et avec 640 bandes pour pouvoir stocker les pétaoctets de données en 2020, on a fini par tomber sur la bande défectueuse et il a fallu récupérer les fichiers endommagés pour reconstituer notre pool d’archive. Alexandru en profite pour extirper les dernières recommandations d’Arnaud, car il devrait reprendre le poste à l’automne.

17 h 30 : Toute l’équipe reçoit par mail le compte-rendu des activités de la journée… Encore une journée bien remplie !

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Chantal Panem, chef de projet exploitation, vous parle de son travail au quotidien avec les données de Gaia. N'hésitez pas à poser vos questions !
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07/09/2016
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