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Présentation du projet de déploiement de la fibre optique sur tout le territoire français d'ici 2022; et pourquoi les collectivités ont abandonné le chantier aux gros FAI.
#Internet #fibre #France #BayartB

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Et si les USA votaient Trump ? Article prophétique et important de Serge Halimi dans Le Monde diplomatique d'octobre 2016.

Extrait :
> Bientôt, quand les villes-monde auront encore enflé, quand l’immigration aura transformé l’Amérique en pays majoritairement composé de « minorités », les démocrates pourront peut-être se passer du Midwest ouvrier, comme ils ont autrefois fait l’impasse sur les « petits Blancs » du Sud. Mais pas cette année.
>
> Cette année, c’est trop tôt pour pouvoir, sans risque, gronder comme des enfants gâtés tous ceux qui réagissent (mal) aux problèmes qu’on a soi-même créés. Pour leur intimer de se former, de changer de métier, de déménager. Car, avec M. Trump dans l’arène, les démocrates ne peuvent plus être certains que ce qui leur reste de base ouvrière n’a d’autre refuge électoral que le leur. Incarnation d’une « élite » politique qui depuis un quart de siècle a mené le monde populaire à la catastrophe, Mme Clinton doit soudain tenir compte de populations dont le destin économique est menacé, que la perte de son statut social d’antan terrorise. Son curriculum vitae est resplendissant ; mais, en 2016, nombre d’Américains semblent vouloir sortir les sortants et disposer pour y parvenir d’un bâton de dynamite nommé Donald Trump.
>
> Alors, tout à coup, les Blancs en situation de détresse se remettent à compter. On les ausculte comme il y a un demi-siècle le lumpenprolétariat noir. Et on découvre que l’espérance de vie des mineurs des Appalaches, des cultivateurs de tabac de Virginie, de tous ceux qui ont dû changer d’emploi, devenir vigiles à Walmart en perdant au passage les deux tiers de leur salaire, chute. Que, pour les Blancs sans diplôme, cette espérance de vie est désormais inférieure de près de treize ans à celle des Blancs passés par l’université (67,5 contre 80,4) ; chez les femmes, l’écart est d’un peu plus de dix ans (73,5 contre 83,9). Ce ne sont plus seulement dans les ghettos noirs qu’on trouve des boutiques de prêteurs sur gages, des jeunes mères célibataires dépendant des aides sociales, des taux élevés d’obésité, de toxicomanie, de suicide. Pour ces populations en détresse, l’expérience de Mme Clinton, son attachement aux normes politiques de Washington, l’appui qu’elle reçoit des principaux médias ne constituent pas nécessairement un atout.

#USA #USA2016 #Trump

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Sous le soleil de Californie: la décarbonation à l'épreuve des #inégalités socio-économiques.

#innovation #écologie 

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Hiroo Nakamura, «Le pacifisme de la Constitution japonaise: un pur optimisme ou une lumière au XXIe siècle?», 2006

Retour sur les fondements moraux de la Constitution japonaise (CJ). Extraits :

## Une constitution née d'une culture "pratique".

> [José] Llompart écrit en outre que « le Japonais a une mentalité très pratique, outre une adaptabilité incroyable. La devise “Non pas les principes, mais des situations” joue souvent un rôle déterminant. L’harmonie entre les hommes, surtout dans les groupes, est plus importante que l’harmonie avec les principes et les règles ».

## Respect de l'individu et d'autrui.

> Comme le remarque Yoïchi Higuchi, par « modernité » on devrait comprendre, d’une part, la modernité technico-économique et militaire, et d’autre part, l’autonomie de la volonté de l’individu libéré de la société constituée de corps et d’ordres. En adoptant « le respect de l’individu » (art. 13) comme principe élémentaire de sa constitution en 1946, le Japon a choisi de se moderniser véritablement.

> Le premier principe de la CJ est « le respect de l’individu » (art. 13). Or, la réalisation de ce premier principe serait impossible sans le respect mutuel, non seulement à l’intérieur du pays, mais aussi dans les relations internationales. Ce principe dépend donc d’une condition préalable, le respect d’autrui, c’est-à-dire le pacifisme. Par conséquent, la CJ a deux principes élémentaires : le « pacifisme » (assimilé au respect d’autrui) et le « respect de l’individu » ; le premier est affirmé dans le préambule et dans l’article 9, et le second dans l’article 13.

## La possible influence d'Emmanuel Kant.

> Après la guerre froide, les conflits culturels, religieux ou raciaux sont de retour dans le monde entier. Au regard du kantisme, ces phénomènes peuvent être considérés comme, soit des « conflits entre les particuliers » soit « entre le particulier et l’universel ». D’une part, sous prétexte de respecter l’essence d’un universel de justice ou l’idée de la liberté, on néglige parfois les individus et les besoins des particuliers ; d’autre part, sous prétexte de respecter les droits du particulier ou encore, chaque credo singulier qui veut bien se manifester, un égoïsme vicié s’impose tant dans les relations humaines qu’entre les nations, souvent au nom de religions ou de croyances. La « logique de guerre » des États-Unis, comme celle du terrorisme, ne peuvent-elles pas sembler synonymes d’égoïsme et de mépris d’autrui au regard des critères kantiens ? Comment les particuliers, visant à l’universel, peuvent-ils (ou doivent-ils) s’harmoniser réciproquement ? Et comment l’Idée de la paix (au sens de l’universel qu’elle représente, même asymptotiquement) peut-elle (ou doit-elle) se réaliser dans le monde ? Ces questions constituaient déjà, pour Kant, les questions essentielles de la Critique de la faculté de juger (1790), du Projet de paix perpétuelle (1795) et de la Métaphysique des mœurs (1797) pour répondre à cette question première : Qu’est-ce que l’homme ?

> La philosophie critique de Kant permet de fonder l’universalité des principes fondamentaux de la CJ que sont le pacifisme et le respect de l’individu, tout comme l’article premier de la constitution de l’Allemagne, sur la dignité humaine – seulement, tandis que cette dernière fait appel à la seule Critique de la raison pratique, la CJ renvoie à cette dernière et aussi bien à la Critique de la faculté de juger.

#Japon #guerre #paix #Constitution


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Sylvain George, cinéaste français et ancien universitaire en philosophie sur Walter Benjamin, parle de la notion de violence chez le philosophe allemand.

« Dans son analyse sur la violence, il montre comment l’état dit « de droit », qui en arrive à sacrifier l’individu pour conserver ses droits, réactive une violence mythique. Et pour Benjamin, pour détruire un état de droit, il faut s’attaquer à cette notion de violence qui l’irrigue, à savoir cette notion de violence mythique. Et [la violence profane], c’est une violence qui vient justemement interrompre ce cycle de la violence mythique, et à partir de là réenvisage de façon radicale la notion d’état de droit, voire la notion d’État.

Ce qui se dessine, c’est une notion de communauté qui ne se fonde ni par la violence fondatrice de droit, ni ne se défend par la violence conservatrice de droits ; une communauté profondément violente mais de façon profane, c’est-à-dire une communauté qui ne peut se constituer que par la rencontre avec l’autre ; une communauté qui est sans consistance, qui ne repose pas sur les concepts classiques de l’identité — sol, sang, etc. —, et qui ne peut exister que par l’ouverture à l’autre et la notion d’advenir, d’une certaine façon. Donc, une communauté résolument profane, résolument violente, qui ne peut se constituer que dans l’ouverture à ce qui advient.

[…] C’est ce que j’aime chez Benjamin : rien ne peut être prescrit. »

#philosophie #violence #WalterBenjamin  

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Malgré son titre provocateur, le texte de l’intellectuel belge David Van Reybrouck est très stimulant et rappelle qu’en démocratie, les élections peuvent être nécessaires mais aucunement suffisantes.

Citant le politologue anglais Colin Crouch, l’auteur rappelle que, dans l’habituel modèle des partis, « le débat public électoral demeure un spectacle étroitement dirigé » (1). Ainsi, poursuit-il pour sa part, « les citoyens sont devenus des consommateurs » alors que « [la démocratie] s’épanouit justement en permettant à une diversité de voix de se faire entendre. »

Van Reybrouck propose alors :

« Afin de garder vivante la démocratie, nous devons comprendre qu’elle ne peut être réduite au seul vote. Les élections et les référendums deviennent des outils dangereusement dépassés si on ne leur donne pas de sens avec des formes de participation citoyenne plus appropriées. Il y a davantage la promesse d’une forme de démocratie vivante, dynamique et inclusive dans les délibérations d’un échantillon de citoyens choisis au hasard. »

(1) Toutes les citations sont des traductions personnelles.

#politique #démocratie #Brexit #élections

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Isabelle Pivert, "La religion des quinze pour cent", Le Monde diplomatique, mars 2009

Extraits:
«Reposant sur le court terme, [la création de valeur en Bourse] s’oppose à la notion même d’entreprise, qui est un pari dynamique et mesuré sur l’avenir.»

«"On n’est plus dans un capitalisme de proximité, où les gens savent où ils mettent leur argent".» Ainsi, «"c’est l’organisation globale du système capitaliste via la Bourse qui crée le chômage".»

#capitalisme #Bourse #finance #économie 
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