Erreur Judiciaire.
 
L’affaire Madame Renée Laffitte de Couloumé-Mondebat
Cette histoire, je ne l’ai pas inventée, je l’ai découverte il y a plus de 25 ans c’est en parcourant le département du Gers pour mon travail et notamment le village de Couloume-Mondebat dont j’ai appris cette histoire qui m’a touchée.
J’arrive dans un petit village gascon que je ne nommerais pas pour éviter tous problèmes.
Donc je m’arrête à la mairie de ce village pour une enquête de satisfaction de mon journal auprès des institutionnels.
À la sortie je vois un vieux monsieur (de plus de 90 ans) qui me parle en gascon et je lui réponds, surpris il engage la conversation et me dit qu’il est originaire de Couloumé-Mondebat, village voisin. Me parle de sa vie d’instituteur, de sa femme qui est morte il a peu. Pendant une demi-heure la conversation s’étend sur le monde moderne.
- Comment se fait-il que vous habitiez ici aujourd’hui ?
- oh là ! Me dit-il. Sale histoire !
- C’est une longue histoire, une très longue histoire…..Je suis né à côté, j’ai de mauvais souvenir. J’avais une amie pendant la guerre dans ce village, elle avait été accusée d’avoir dénoncé par lettre à la Kommandantur la présence d’un maquis. J’ai souffert de cette injustice !
Il me raconte son histoire j’en suis resté bouche bée.
Lendemain piqué au vif, il est 9 h 30 du matin, je me rends à Couloumé-Mondebat et je décide d’entrer directement dans une première ferme ; pour savoir si ces personnes connaissaient cette histoire.
Toute la famille est présente. Le grand-père, les fils, les belles filles et les enfants de tout ce monde
La conversation est principalement sur l’agriculture, la P.A.C, les Vaches, le lait. Et cetera.
Après d’une heure de conversation, je pose la question aux personnes assises devant une table agrémentée.
Connaissaient vous cette vielle histoire, « l’affaire Renée Laffitte » ?
Le grand-père commence à se lever et demande en gascon à ses garçons de me faire partir.
À l’extérieur je demande à un des fils pourquoi cette colère du grand-père.
- En 1945 il était présent lors des débats au tribunal d’Auch, (Cours de Justice d’exception) il faisait partie du maquis, je pense qu’il croit toujours qu’elle est coupable.
Je suis désolé mais il vaut mieux que vous partiez. !
À ce jour je n’ai pu avoir dans cette commune et même au alentour, le moindre renseignement, la moindre information, pas faute d’avoir essayé.
J’ai fait des recherches et j’ai retrouvé la trace de cette histoire dans Erreur Judiciaire de Maître Floriot. Vous allez suivre une partie des débats relatés par Maître Floriot.
Nous sommes le jeudi 22 février 1945, la cour de Justice du département du Gers siégeant à Auch, condamnait Renée Laffitte, âgée de 41 ans, épicière à Couloumé-Mondebat pour intelligence avec l’ennemi.
Les faits qui lui sont reprochés, étaient extrêmement graves, puisqu’elle était accusée d’avoir écrit le 21 juillet 1944 à la Kommandantur d’Auch, une lettre dénonçant la présence de maquisards dans un bois de la région..
Sur vu d’expertise, la cour de justice entra en condamnation, la peine de mort fut requise, mais les circonstances atténuantes étaient accordées par la cour ce qui en la matière et devant cette juridiction était assez exceptionnel.
L’accusée fut condamnée aux travaux forcés à perpétuité.
Par la suite Renée Laffitte bénéficia d’une réduction de peine et fut libérée le 22 juillet 1950. Elle avait passé très exactement 6 ans de prison.
C’est alors qu’elle écrit à l’expert désigné par le juge d’instruction. Elle était persuadée que cet homme éminent n’avait pu se tromper et que l’erreur devait être imputée à l’un de ses adjoints ou collaborateurs, auquel il avait confié l’étude.
Il proposait lui-même une contre-expertise et suggérerait le nom de plusieurs de ses confrères ; précisant qu’ils étaient particulièrement qualifiés.
Renée Laffitte suivit le conseil et s’adressa à l’un d’eux. La réponse fut nette : il y avait certes des ressemblances assez nombreuses et parfois étroites entre l’écriture de la lettre anonyme et celle de Madame Laffitte, mais un certain nombre de contre – indications permettaient d’affirmer que ce n’était pas la condamnée qui avait écrit cette lettre.
Une demande de révision fut introduite ; trois experts furent désignés, lesquels à l’humanité affirmèrent que la missive anonyme n’était sûrement pas de la main de Madame Laffitte.
La révision fut ordonnée, mais comme dans l’intervalle les cours de justice (d’exception) avaient été supprimés ce fut devant le tribunal militaire de Bordeaux que revient l’affaire.
Maître Albert Naud, se présenta pour Madame Laffitte, fit valoir que la mère de la condamnée était morte pendant l’incarcération de sa fille, de troubles psychique provoqués à la fois par la honte et par la misère.
Il ajouta que les biens de sa cliente avaient été pillés, que cette malheureuse, malade à sa sortie de prison et de surcroît interdite de séjour dans son village et aux alentours, on l’incitât à partir dans un autre département, elle ne put vivre que de charité d’amis.
Par jugement du 29 février 1956, le tribunal de Bordeaux acquittait Renée Laffitte et condamnait l’état à lui payer 5 millions de dommages et intérêts.
Dans cette histoire personne n’a fait d’enquête poussée pour savoir qui avait dénoncé Madame Laffitte. Par contre tous ces biens ont été saisis et vendus à des proches voisins
Un expert graphologue avait affirmé que la missive était bien de la main de Renée Laffitte.
Pourtant la leçon n’a apparemment pas servi. Au procès Raddad, les graphologues qui ont examiné l’inscription « Omar m’a tuer » viendront étaler leurs certitudes sans aucune gêne.
J’ai fait quelque recherche pour savoir comment elle a pu vivre « survivre », ou elle est allée habiter. J’ai appris qu’elle mourut dans un petit village près d’Auch à Pessan.
Que tout le monde et à ce jour tout le coin de cette contrée la crois toujours coupable.
Les gens sont tellement méchants qu’ils en font des tonnes. Dans son épicerie elle vendait le journal Pétainiste et qu’elle était pour le gouvernement de Vichy. Il n’en fallait pas plus pour la considérer comme « Collabo ». Certaines personnes bien informées « disent » qu’elle recevait des amis le soir tard, très tard ! Et qu’elle était aidée par trois personnes dont on ne sait d’où.
J’irai voir aux archives départementales si je peux trouver quelques infos sur cette dame.
Durant cette période, l’héroïsme le plus exaltant côtoie la lâcheté la plus méprisable. Et l’une des formes de cette lâcheté est bien sûr le nombreux courrier anonyme de délation (délation des « accapareurs » du marché noir, des résistants, des juifs…) qui parvient aux autorités françaises. Le climat de peur autant que le contexte de privation exacerbe les tensions de voisinage dont les lettres anonymes, les salauds constituent la forme la plus visible d’aboutissement.
 
Acte1/ Erreur Judiciaire.
L’affaire Renée Laffitte de Couloumé-Mondebat
 
Cette histoire aurait pu séduire un réalisateur de cinéma ou un auteur de Théâtre
J’ai retrouvé Renée Laffitte, nous sommes le 5 mars 1956, dans le château de Lartigole à 8 km d’Auch.
Encore hier je vais vous relater le destin tragique de son histoire ; condamné au bagne pour une lettre destinée à faire massacrer des maquisards de la région pendant l’occupation allemande. Lettre qu’elle n’a jamais écrite et libérée après 6 ans de prisons. Cette histoire je vais vous la raconter en trois actes.
 
Premier Acte/
Tout avait bien commencé. Romain Laffitte, instituteur, et son épouse Marie-Clotide, mettent au monde une petite fille, Renée. Le 21 janvier 1903 à Vergoignan (À côté de Barcelonne du Gers et d’Aire sur Adour « Landes »). Ce sera leur seul enfant. Elle est choyée, elle sera institutrice comme son père !. Ils l’envoient, à la préadolescence faire ses études à Aire sur Adour chez la sœur de Romain Laffitte ; Mlle Gabrielle Laffitte, institutrice libre.
Mais les études de la jeune de Renée sont interrompues par un caprice de sa tante qui, brusquement, ne veut plus parcourir les deux kilomètres qui séparent son domicile de l’école.
Renonçant à sa mission d’institutrice, Gabrielle Laffitte devient épicière.
 
Elle s’installe à Couloumé-Mondebat, suivie de Renée qui n’ayant pas d’autre occupation l’aide à servir les clients. Les années passent. L’épicerie prospère. Elle comporte bientôt un bureau de tabac et l’on y vend les nouvelles du jour. La fille de Romain Laffitte est toujours là. Elle est devenue grande et jolie, mais ce coin retiré, (en 1940 Couloumé-Mondebat à 420 habitants) les fiancés sont rares.
Elle vit dans une douce indifférence, partage son temps entre la tenue du livre de recettes et ses visites chez ses parents à Vergoignan.
Un jour de l’année de 1942, le livreur de journaux lui indique que par décret du chef de la censure de Vichy, elle à une nouvelle feuille à vendre « Le Franciste » sans même savoir ce qu’elle contient la buraliste la met en vente.
– Les gens me l’achetaient parfois dit-elle, c’était surtout, je crois parce que le format était supérieur à celui des autres journaux.
 
Toujours est-il, on le sait, que le fait de vendre le « Franciste » valut à Renée Laffitte d’être taxée de Collaborationniste.
Et quand fut interceptée par les services de renseignements de la résistance la lettre anonyme dénonçant à la kommandantur d’Auch la présence de maquisards au nord de Beaumarchais (Proche de Plaisance du Gers) On vint tout droit chez Renée Laffitte. Le calvaire de cette pauvre jeune femme, elle avait à peine 40 ans commença !
  
Suite / Erreur Judiciaire.
L’affaire Renée Laffitte de Couloumé-Mondebat
Acte 2/ La prison Je fais parler Renée :
 
Toute ma vie dit-elle, je me souviendrai de ce fameux 22 juillet 1944. Je me trouvais dans le bureau de tabac. Il était 13 heures, je m’en souviens très bien… (Elle se gratte la gorge)…
 J’allais me rendre à la cuisine située avec le reste du logement, derrière le débit.
Deux hommes vêtus d’uniforme kaki, portant des galons d’officiers, pénètrent dans l’établissement. L’un d’eux me mit la main sur l’épaule.
– On vous arrête, dit-il.
A ma tante, arrivée à cet instant, l’officier dit simplement : « On vous la ramènera ce soir »
 
Je leur demandais la permission de me chausser, car je n’avais aux pieds que de vieilles pantoufles et de retirer ma blouse de travail. L’officier fait signe que non ! Pfff !
On me poussa dans une traction avant grise avec une étoile blanche à l’avant.
Moins d’heure plus tard, je fus emmenée dans une salle de café, situe dans la commune.
D’Avéron-Bergelle (à quelques kilomètres de Nogaro). Il y avait des dizaines d’hommes en uniformes.
L’un d’eux, le plus gardé, me dit de m’asseoir devant une table. Des tables de restaurants. Sur la table des porte-plume sergent-major et du papier blanc :
– Prenez ce porte-plume et écrivez !!
J’obéis sans comprendre. Il était question dans cette dictée d’une dénonciation de maquisards.
Quand ce fut fini l’officier me montra une autre lettre qui avait la même teneur que celle que je venais d’écrire.
-C’est vous l’auteur de cette lettre anonyme. L’écriture est la même. NE NIEZ PAS !!
Je fus conduite dans une grange, non loin de-là, ou se trouvaient déjà sept prisonniers gardés par des F.TP.
Les interrogatoires se poursuivaient, se succédèrent, accompagnés de sévices. J’ai encore la trace de brûlures de cigarettes sur la joue gauche. Je devais rester debout, pendant des heures, en plein soleil, ou pour agrémenter la chose agenouillée sur une bûche de bois.
Désignée à la vindicte publique, on m’injuriait, on me lançait des pierres, me crachait dessus !
Cela a duré neuf jours. On me libéra le 31 juillet, je retrouvais ma famille, mon épicerie tabac de Mondebat (la commune est divisée en deux de trois cents mètres. D’un côté Couloumé et de l’autre Mondebat). Ma famille m’accueillait sans hostilité. Je crus que mes malheurs étaient terminés. Ce n’était qu’un répit. Un mois plus tard, les gendarmes d’Auch (ceux de Plaisance du Gers, me connaissant se sont récusés), vinrent m’arrêter, et je n’ai pu avertir mes parents à Vergoignan et notamment ma mère âgée de soixante-douze ans, malade hospitalisé à Auch.
Le juge d’instruction me fit faire une fois de plus quelques petites dictées.
– Si ce n’était que moi me dit-il, je vous libérais sur le champ. Rien ne prouve que vous soyez coupable !
Peut-être mais je retrouve bientôt dans un camp de prisonniers, celui du Seilllan à Auch, j’y suis resté jusqu’au 22 février 1945. Ce jour-là, Je suis emmenée devant la cour de justice. D’un dossier dérisoire on tire encore et toujours la fameuse lettre anonyme, et un expert graphologue de réputation mondiale, le Docteur Locard, directeur du laboratoire de police criminelle de Lyon, qui avait comparé la missive à d’autres, écrites par l’accusé. Il me désigne comme l’auteur de cette lettre.
Et l’on admet qu’elle est l’auteur. Le commissaire du gouvernement réclame la peine de mort ! Rien que ça ! Les jurés, après une plaidoirie de Maître Lacoste, s’en tiennent aux travaux forcés à vie, à la dégradation nationale et à la confiscation des biens.
Sur cette atroce erreur judiciaire, la petite buraliste de Mondebat retourne en prison jusqu’au 19 avril 1950. À cette date on l’envoie à prison centrale de Toulouse
 
 Suite / Erreur Judiciaire.
L’affaire Renée Laffitte de Couloumé-Mondebat
Acte 3/ Le Château de Mesdemoiselles Jamont
 
Arrivée à ce point de son récit, Madame Laffitte respire un peu, puis elle continue son atroce histoire. Parlant toujours d’une voix égale.
– Vous savez j’ai vécu un enfer à Toulouse ; les huit heures de travail ininterrompues par jour, sous la surveillance d’un gardien, la nourriture immangeable, l silence obligatoire, perpétuel, sous peine des sanctions ; les punitions collectives. Un gardien a bien essayé de me toucher la nuit. J’ai crié tellement fort que plusieurs gardiens sont venus.
Le 14 juillet 1950 ma demande de libération conditionnelle présenté m’est accordée.
Le 22 du même mois, un samedi, elle quitte la prison libre ! Oui, mais en conditionnelle.
Dans son sac, elle emporte un carnet anthropométrique d’interdiction de séjour. Elle ne doit pas retourner dans le Département du Gers.
La voilà donc seule et sans ressources.
– Je travaille çà et là comme bonne à tout faire. Je pars pour trois semaines chez ma tante, Madame Pujos, à Aire sur Adour, après une maison de santé a bien voulu m’accueillir.
Le troisième acte va commencer. Le château.
Malgré sa poignante solitude et ses difficultés matérielles, Renée Laffitte s’acharne à faire éclater la vérité. Cette liberté conditionnelle ne lui suffit pas, elle charge un expert à la cour d’appel de Paris, Monsieur Félix Michaux, de faire une contre-expertise de la lettre anonyme.
Le 26 mai 1953, les conclusions du spécialiste étaient exactement contraires à celles du Docteur Locard. (Il faut dire que le Docteur Locard a invité Renée à se mettre en rapport avec Michaux)
– Je suis d’avis écrit Michaux à Maître Lacoste, défenseur de Mlle Laffitte, que la missive dénonciatrice qu’on accuse Mlle Renée Laffitte d’avoir écrit, n’est pas sa main.
Vous vous rappelez au début de cette « nouvelle » je vous en parlais, l’instance de son procès en révision ayant été obtenue, le jugement de la cour d’appel du Gers fut cassé.
Mercredi 29 février 1956, le tribunal des forces armées de Bordeaux, réhabilitant définitivement Mlle Renée Laffitte, lui accordait cinq millions en guise d’indemnité et de réparation du préjudice moral. L’avocat Maître Naud, en avait demandé onze.
– Que vais-je faire de mon argent ? Je n’en sais rien, affirme Renée. Sans le placer. L’état, qui m’avait confisqué mes biens, doit, je pense me rendre et rendre par conséquent l’épicerie tabac de Mondébat, gérée actuellement par un habitant de la localité.
– Mais je ne veux plus faire de commerce. La somme que je recevrai me permettra de ne pas vivre à la charge de Mlles Jamont, qui ont eu la bonté de m’accueillir ici, dans ce magnifique château, propriété jadis du comte d’Astarac de Lartigolle.
Elles m’apprennent l’art de la peinture ou elles excellent. Je prendrais des leçons dans un des donjons du château, aménagé spécialement en atelier. De temps en temps nous irons faire une petite promenade à Auch, et au cinéma si le programme nous convient.
– Que voulez-vous ! J’avais atteint un désespoir sans fond. Maintenant, je suis heureuse et ne désire plus rien… Ses hôtes et elle-même sont sur le perron du château qu’elles éclairent un instant. Les grilles se ferment, tout est fini. Renée Laffitte est rentrée dans l’ombre et paix.
Mais l’ombre, c’est éclairé ne serait-ce ces quelques jours pour témoigner de l’horrible de l’inacceptable, de l’injustice.
Je n’ai trouvé aucun écrit sur la personne qui a vraiment écrit et dénoncé à la Kommandantur le maquis au nord de Beaumarchais.
Recherche sur Web, les archives. Un grand merci au site « Journaux Collection »
Les journaux Nationaux, surtout le journal de l’Aurore par le journaliste de l’époque Jean Marie Fitere, en 1956 qui relate le jugement et la vie de Renée Laffitte.
Je suis heureux d’avoir donné un peu de vie à Renée, une réhabilitation posthume soixante ans après.
 
Jean Olmini
Le 11 avril 2015

Petite histoire d’équitation dans le temps ! Rions en cœur !
 
Jeune femme qui attirante et charmante, ne voulant pas me contredire, mais allant chercher midi a quatorze heures tapantes.
 
Me trouva si romantique qu’elle éprouva le besoin de me déclarer sa pensée rustique
Nul doute Monsieur que vous avez la prose facile, que feriez vous si je vous demandais vérité.
 
Il n’y a que vérité madame, vérité d’un sentiment conditionnel que j’éprouve pour vous.
N’a d’égal que moi-même, n’ayant de choix de vous servir un conte, un poème sans prose.
 
Est-il juste Madame que vous m’ayez jugé par mon physique ingrat et non par mon cerveau.
Que ne suis-je là à vous écouter, de paroles sans mots, juste des sons à mon égard, des mots sans pitiés que vous ne compreniez.
 
Madame au lieu de m’insuffler vos caprices, venez donc voir mes attributs, ils n’auront que joie de vous entendre chanter une mélodie.
 
Monsieur, vous me prenez pour une jument en fleur, qui lève cuisse à l’air ; faut-il que vous puissiez prétendre Monsieur savoir bien monter, il n’y a d’attribut qui ne l’est peu souvent.
 
Madame sachez que votre obscurantisme est pauvre, faut-il vérifier et toujours goutter pour vous faire idée et apprécier. Madame venez voir et apprécier mon jardin, il ne serait garder des secrets pour vous. Vous trouverez refuge dans un monde universel, nous pourrions ensemble confondre nos terres, de vallée en Mont, de prairie en friche.
 
Monsieur suis-je assez curieuse de devoir vous visiter. Soit ! Voyons la chose, débarrassons-nous de tous conditionnements, laissons nous porter par cette immense chaleur de nos cœurs perdue de cette terre inconnue.
 
Madame nos cœurs ne seront à jamais perdus, nos corps dans la tempête peuvent être à l’épuisement que vous voudriez fournir, car madame je vous laisse le choix des armes.
 
Nul doute Monsieur, qu’expérience de montée, à chaque jour suffit sa peine.
Jean Olmini
Le 06/05/2015
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