Média en ligne: la tentation de la confusion.

J'ai laissé le commentaire suivant à l'article ci-dessous:

Ca me paraît excessif de parler de plagiat, systématique de surcroît. Mais il y a un vrai problème de conception du site des Observateurs, et on ne passe pas si facilement que cela de la théorie universitaire des médias à la pratique.

A l'origine, c'était un site qui entendait, légitimement, offrir une plateforme d'expression suisse au courant en vogue de la "droite d'opposition" qui ne comptait alors que quelques individualités peu commodes (comme cela s'est vérifié avec le refus de Décaillet de rejoindre l'entreprise et le rapide retrait de Barraud). Très rapidement il est tombé dans une facilité que je croyais réservée à la gauche romande (à l'exception de domainepublic.ch): parler de l'actualité française ou internationale, tellement plus excitante, et même carrément dans une optique franco-française!

Mais depuis que Windisch a découvert le flux de syndication et ses possibilités, c'est bien pire. Aujourd'hui, dans une confusion généralisée, Les Observateurs c'est: 1) un site qui publie un certain nombre d'articles originaux conformémeent à son objectif premier 2) un portail qui reprend in extenso des articles publiés ailleurs par ses collaborateurs ou amis, avec leur accord; rien à objecter à cela si c'est clair 3) un agrégateur attrape-tout qui navigue entre l'automatisme et l'adolescent hyperactif, avec une amorce suivie du lien vers la source. Et je suis d'accord avec l'analyse que le but est aussi de gonfler artificiellement l'audience du site.

Le problème c'est que ni sur le site, ni dans le flux publié par Les Obs, il n'est possible de trier, pour ne lire que la catégorie 1) ou au moins éliminer la catégorie 3).

C'est ma pratique du web mais aussi le contre-exemple des Observateurs qui m'ont amené, dans la dernière version de swissroll.info, à distinguer trois parties: les articles des auteurs; leur activité sur les réseaux sociaux (sur Google+ en l'occurrence); et des agrégateurs thématiques, les Webmix (en l'état ils sont automatisés, mais le Kiosque de Domaine Public montre qu'il est aussi facile de réaliser une sélection manuelle, à plus haute valeur ajoutée).

Et non, je ne comprends pas non plus ou passent les sommes très excessives que Windisch a rassemblées pour un résultat pareil...
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