PMA, GPA, FIV et confusion journalistique.

Les journalistes rémunérés aiment à penser qu'ils remplissent une fonction particulière en clarifiant et contextualisant une information complexe et confuse - et à leur meilleur, c'est vrai. Mais souvent ce n'est pas le cas, comme dans l'article ci-dessous!

Il n'y a pas ici de mère porteuse, c'est-à-dire de femme assumant une gestation pour autrui, et c'est bien là le problème. Il y a deux couples en attente d'une fécondation in vitro, qui est une autre technique de procréation médicalement assistée. Et ils ont été victimes d'un échange d'ovule fertilisé: celui du couple A. a été implanté chez Mme B., qui croyait ainsi porter l'embryon conçu avec son mari jusqu'à l'examen qui a révélé l'erreur de l'hôpital, et alerté les A.

Les B. se retrouvent ainsi dans la situation d'un couple qui a a pu procréer par FIV grâce à une donneuse d'ovule et un donneur de spermatozoïde (alors qu'ils s'apprêtaient à le faire avec les leurs). Ce sont les A. qui ont cherché à passer du statut de parents biologiques sollicitant une FIV à clients d'une GPA (qui existe aussi sous les deux formes, avec donneurs tiers ou non).

On souhaite aux A. bonne chance pour leur propre FIV, et beaucoup de bonheur à la famille B.! J'en profile pour signaler à nouveau un article de Serge Tisseron, qui propose d’officialiser à  l’état civil les trois formes de parentalité (biologique, légale et éducative): http://goo.gl/Ut4gIZ.
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