Droits humains: la place de Jean Ziegler est au banc des accusés.

"Rien que par solidarité envers les enfants qui ont dû vivre le martyre d’avoir tel ou tel parent emprisonné, torturé, voire tué, dans les geôles des despotes soutenus par Jean Ziegler, et envers les enfants tués par un obus tiré à l’aveugle par un Hezbollah qualifié admirativement par Ziegler de «mouvement de résistance nationale», et envers les enfants utilisés comme boucliers humains par le même Hezbollah, rien que par solidarité envers tous ces enfants, donc, il faut s’insurger contre la malencontreuse décision du chef du DFAE de ne pas désavouer la candidature susmentionnée."

On ne saurait mieux dire! C'est une tribune  publiée hier par le quotidien suisse Le Temps http://goo.gl/E6kn7J (faute de trouver une version plus facile d'accès sur Contrepoints ou ailleurs).

L'article de Fabio Rafael Fiallo est d'autant plus efficace qu'il se concentre sur l'essentiel: l'imposture de faire de JZ un expert en droits de l'homme. Il n'y amalgame pas ses propos sur les banques ou l'attitude du pays durant la 2e guerre mondiale, comme la partie de la droite suisse qui ne partage pas le cynisme du Conseil fédéral cherchant à flatter la majorité anti-démocratique de l'ONU en soutenant JZ tout en sachant qu'il est un clown. Le silence de la gauche attachée au droits humains et à la solidarité envers celles et ceux qui luttent contre les dictatures est, lui, assourdissant.
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