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Denis C.Adams
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Texte d’Elsa Cayat, psychanalyste:

De la capacité de s'aimer 

Je veux parler de la difficulté que l'être humain rencontre à s'ouvrir aux questions que pose l'autre dans sa différence, à faire une place à cette différence et, à partir de ceci, à reconnaître qu'il n'en fait aucune à la sienne : ni à l'écart entre ce qu'il veut et ce qu'il fait, entre ses désirs et ses ratés; ni à l'écart entre les réels qui causent ses peines et ses joies et ces réels mêmes. Il préfère nier les motifs qui se cachent derrière l'émotif, censurer l'émotion, de crainte d'être surpris en flagrant délit de manque de maîtrise.
Or cette attitude a une raison : la peur. La peur qu'à l'individu de retourner sur les chemins de son passé, de revisiter ses amours infantiles dans leur réalité, de voir vraiment où il était dans ses émotions anciennes qui, par moments resurgissent à ses dépens. Ordinairement il préfère la nostalgie, qui en grec étymologiquement, la souffrance du retour et que je traduirai par le choix de la souffrance en tant qu'elle figure à tort pour l'homme une preuve d'amour. Ce choix accule l'être très loin hors de lui, puisque c'est ce refus du retour, ce refus de penser à lui, qui le conduit à tenter vainement de trouver un refuge dans ce que le regard de l'autre dit de lui, et donc à ne plus être soi-même.

Le Même recherché en amour ne peut, à la longue, que se déprécier dans l'insatisfaction, la souffrance et l'anxiété en ceci que la clé de ce que l'on est, la clé de son identité à laquelle l'autre est substitué, aucun autre ne l'a si ce n'est soi (...) 
Comme le dit si bien Milan Kundera dans l'ignorance " En Espagnol, Anoranza vient du verbe anonar (avoir de la nostalgie) qui vient du catalan Enyorar dérivé du mot latin Ignorare (ignorer). Sous cet éclairage, la nostalgie apparaît comme la souffrance de l'ignorance".
L'expérience montre qu'on a le choix : souffrir de l'ignorance pour entretenir la nostalgie d'un rêve d'amour originaire et absolu, ce qui contraint l'homme à ne jamais vivre l'amour ( ses plaisirs et ses peines) quand il est là, là où il est, à n'être jamais dans le moment pour maintenir le fantasme de son tout. Ou bien on choisit de cesser d'ignorer et d'entamer l'amour de son rêve, ce qui est la seule condition pour que , dévêtu de ses oripeaux métaphysiques, l'amour, c'est à dire la relation à l'autre, se déleste de sa fatalité et devienne , avec soi réalité.

(...) Ici la société et le sujet se rejoignent, dans la recherche d'autorité dont on dépend, mais dont on connaît l'abus de pouvoir. Cette autorité, c'est autant celle du système social, politique,économique, que de l'autre, dont l'abus est au grand jour, mais dont on ne peut se passer. C'est le même mécanisme qui assaille l'individu, lui qui hésite, qui a peur d'être libre, de suivre son désir, de construire sa vie; lui qui aime avoir la bénédiction d'une autorité, et ce faisant ressent l'humiliation que produit le besoin de demander la permission.
Droit et psychanalyse se rejoignent sur un point commun, car ce qui est au principe du droit - Liberté, Égalité, Fraternité - est le but de la psychanalyse. Le droit d'un point de vue collectif et la psychanalyse d'un point de vue individuel ont pour fonction de limiter l'abus chez l'homme en le régulant. Car si la psychanalyse à découvert quelque chose de fondamental, à savoir que la souffrance humaine dérive de l'abus, cet abus, à son tour, dérive de la croyance, c'est à dire de tout ce que l'on a bu, de tout ce que l'on a cru. Abuser de l'autre n'est pas une marque de toute puissance perverse, abuser est une marque d'aliénation, et être abusé par l'autre également. 
Or, pour sortir de ces rapports de domination et découvrir un rapport positif à l'autre, ouvert, non fondé sur la non négation de soi et donc de l'autre, il n'y a pas d'autre moyen que de se défaire de toutes les illusions avec lesquelles nous avons été préconçus.

The use of the couch : AMERICAN PSYCHOANALYTIC ASSOCIATION

Following Freud’s practice, many psychoanalysts recommend the use of the couch for their patients in psychoanalysis. To some onlookers, the practice appears arcane or puzzling. Why the use of the couch?

Most psychoanalysts find that the couch is helpful because it takes analytic patients’ focus off the external. Instead, patients turn their attention inward, to fantasies, daydreams, feelings. Dr. John Munder Ross (1999) notes that, in lying down, peoples’ perspective changes. They focus less on objects in the environment and more on images that arise from their own minds. Not bound by an awareness of the analyst’s facial expressions and gestures, the analytic patient is more readily able to imagine what the analyst is thinking or feeling, too, which enriches the experience of analysis.
In addition, many analysts find that they, themselves, work more productively when their patients use the couch. Not constrained by social conventions— maintaining eye contact, for instance— analysts can relax more fully. Therefore, they can focus better on what the patient is saying and feeling and resonate more fully with the patient’s spoken and unspoken communications. The couch, in essence, helps analysts and their patients immerse themselves in the extraordinarily rich world of the mind.
Here are two readings of interest regarding the use of the couch in psychoanalytic treatment:
1. Ross, John M. (1999). Once more onto the couch. Journal of the American Psychoanalytic Association, 47: 91-111.
2. (1990) The Future of Psychoanalysis: The Past, Present, and Future of Psychoanalytic Theory. Psychoanalalytic Quarterly, 59:347-369 (PAQ) Arnold D. Richards, M.D. Here's an excerpt:
"Here we touch on an issue integral to any discussion of the future of psychoanalytic theory,thestatusofthe psychoanalytic method. For a century this method, along with the related notion of the psychoanalytic situation (Stone, 1961), has sustained the field. The method has never become obsolete, though it has been subject to continuing refinement. By method I refer to an analysand's attempts to free associate in a context maximally conducive to the procedure. What is essential about the context has long been subject to debate. It has recently been argued that certain features of the traditional psychoanalytic situation, such as the analysand's recumbent position and the frequency of sessions, are "extrinsic" to the mental processes engaged by the method (Gill, 1982). But what is beyond dispute is that the psychoanalytic situation makes free association possible, and free association informs us about unconscious mental processes."

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