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SKITA PATRUM
Un skite dédié à tous les saints Pères
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La sainte Tradition nous enseigne que le Christ s’est élevé au Ciel avec son corps, comme nous le chantons dans le Credo : et ascendit in Caelum, sedet ad dexteram Patris. Une question se pose alors : quel est ce ‘Ciel’ ? Où est-il situé ? Le Christ est effectivement monté dans le ciel aérien, comme l’on vu les apôtres, mais « une nuée le déroba à leurs yeux ».
Le Christ n’est pas entré ensuite dans le ciel astral, ce ciel qui contient le soleil, la lune et les étoiles - cela n’aurait aucun sens - mais dans le Ciel surnaturel qui est tout autre chose. Le ciel astral est objet de la science astrophysique. Dans l’antiquité on concevait ce ciel physique comme une voûte, une sphère solide, ou un ensemble de sphères, sur lesquelles étaient fixées les planètes et les étoiles, qu’on tenait pour des corps incorruptibles. C’est au-dessus de cette voûte qu’on imaginait le Ciel surnaturel des bienheureux avec le Christ.
Nous pensons aujourd’hui qu’il n’en est rien de cette voûte, mais cela ne change pas la doctrine de la foi. Le ciel physique est constitué d’astres innombrables, composés de corps semblables à ceux de la terre, quoique dans des états divers, soumis à des changements continus, et situés à des distances difficilement estimables. Le Ciel surnaturel, lui, n’est ni à l’intérieur, ni au-delà de ce ciel astral physique. La distance du ciel surnaturel d’avec la terre ne se mesure pas en années-lumière ! Elle n’est pas d’ordre physique mais mystique et surnaturel. Ce Ciel est à la fois très proche et très éloigné de nous, tout comme Dieu est à la fois très proche et très éloigné, immanent et transcendant ; ce Ciel est à la fois corporel et surnaturel, contenant de vrais corps – celui de Notre-Seigneur et celui de Notre-Dame – participants de la gloire divine. Il échappe complètement aux moyens d’investigation humaine. Le ciel astral n’est pas le Ciel surnaturel, il en est le symbole par la simplicité, la régularité et la perpétuité de ses mouvements qui sont une image de l’éternité.
C’est dans le Ciel surnaturel que le Christ s’est élevé.
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"Si Marie goûtait une grande joie quand son Fils vivait corporellement à côté d'elle et autant de joie quand ce même Fils, après avoir détruit la mort, resurgit des enfers : aurait-elle eu moins de joie quand son Fils, devant ses yeux, entra dans les cieux avec cette chair que, comme elle le savait bien, il avait pris d'elle ?
Qui a jamais affirmé une chose semblable, ou qui a jamais cru que sa félicité, dans ce moment, puisse être comparée à toutes les joies qui l’ont précédée ?
Les bonnes mères de ce monde ont l'habitude d'éprouver une grande allégresse quand leurs fils sont élevés aux honneurs terrestres ; et cette mère - sans aucun doute une bonne mère ! - ne se serait-elle pas réjouie d'une joie ineffable lorsqu’elle vit son Fils unique pénétrer tous les cieux avec puissance et domination et, s’élevant, atteindre le trône de Dieu le Père tout-puissant ?"

Eadmer de Canterbury, De Excellentia (6, PL 159, 568 C- 569 A)

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"Dans sa Passion, le Seigneur a assumé tous les torts du genre humain afin qu'il n'y ait plus rien par la suite qui porte du tort à l'homme. La croix est donc un grand mystère, et si nous essayons de le comprendre, par ce signe le monde entier est sauvé. En effet quand les marins prennent la mer, ils dressent d'abord l'arbre du mât et tendent la voile pour que s'ouvrent les flots ; ils forment ainsi la croix du Seigneur, et en sécurité grâce à ce signe du Seigneur, ils gagnent le port du salut et échappent au péril de la mort. La voile suspendue au mât est en effet l'image de ce signe divin, comme le Christ a été élevé sur la croix. Voilà pourquoi, à cause de la confiance venant de ce mystère, ces hommes ne s'inquiètent pas des bourrasques du vent et arrivent au bon port souhaité. Pareillement, de même que l'Église ne peut pas rester debout sans la croix, de même un navire est affaibli sans son mât. Le diable en effet la tourmente et le vent frappe le navire, mais quand se dresse le signe de la croix, l'injustice du diable est repoussée, la bourrasque tombe aussitôt..."

"L'agriculteur aussi n'entreprend pas son travail sans le signe de la croix : en assemblant les éléments de sa charrue il imite l'image d'une croix... Le ciel aussi est disposé comme une image de ce signe, avec ses quatre directions, l'Orient, l'Occident, le Midi et le Nord. La forme de l'homme lui-même, quand il élève les mains, représente une croix ; surtout quand nous prions les mains levées, nous proclamons par notre corps la Passion du Seigneur... C'est de cette façon que Moïse, le Saint, a été vainqueur quand il faisait la guerre contre les Amalécites, non pas par les armes, mais les mains levées vers Dieu (Ex 17,11)..."

"Par ce signe du Seigneur donc, la mer est ouverte, la terre cultivée, le ciel gouverné, les hommes sont sauvés. Et même, je l'affirme, par ce signe du Seigneur, les profondeurs du séjour des morts sont ouvertes. Car l'homme Jésus, le Seigneur, lui qui portait la vraie croix, a été enseveli en terre, et la terre qu'il avait profondément labourée, qu'il avait pour ainsi dire brisée de toutes parts, a fait germer tous les morts qu'elle retenait."

Saint Maxime de Turin (mort vers 420), évêque
Sermon 38
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