Diffuser ses cours sur YouTube a-t-il un impact ? Un bilan après le premier million

Alors bien sûr, ce million est plus un chiffre symbolique qu'une réalité puisque 30 à 45% des internautes qui commencent à regarder un chapitre de cours l'écouteront jusqu'au bout. Et nous verrons plus bas que les téléchargements de mp4, qui échappent aux statistiques YouTube, changent considérablement la donne.

Pour commencer, un panorama rapide des conclusions que permettent les très riches analytics de YouTube :
* Aller sur YouTube apporte un plus appréciable, le site de Google est plus qu'un intégrateur de flux vidéo : si mon site web http://gestiondeprojet.pm (et d'autres sources comme la plateforme de MOOC Canvas de Unow et http://rb.ec-lille.fr) apportent 45% des spectateurs, les 55% restants viennent de YouTube
* D'après l'indicateur de fidélisation de l'audience de YouTube, qui suit minute par minute l'attention des spectateurs, l'attention du public sur les sites web des cours est supérieure à la moyenne des vidéos de YouTube. Sur YouTube, on a un public de "découvreurs", : l'assiduité via YouTube est la moitié de celle des internautes qui regardent un cours sur gestiondeprojet.pm (ici, la durée moyenne de visionnage de 5 minutes)
* En suivant seconde par seconde le pourcentage de public, qui arrête de regarder un cours, la plupart des décrochages se font durant les 20 premières secondes : un phénomène bien connu en communication.
* La qualité des vidéos fait la différence : la capacité à garder le public est variable selon les vidéos, notamment si on compare les enregistrements de cours 'en live' sous Powerpoint (30%) et les toutes dernières vidéos en haute définition où on me voit parler en haut à droite (50%).
* D'après YouTube,  le public est relativement âgé c'est sur les 45-54 ans qu'on atteint le maximum, alors que celui du MOOC est sur 20-30 ans. 30% de femmes.  Mais quelle est la fiabilité de ces données démographiques ?
* Du point de vue de la géographie l’assiduité est différenciée par zone géographique, les publics français, belge, haïtien et canadien regardent 45 à 50% d'une vidéo. A l’opposé, les publics algérien, marocain, tunisien, 27 à 35%, l’Afrique subsaharienne étant "au milieu" de ces deux extrêmes.

Hors des statistiques de YouTube, j'ai tout de même des indicateurs du téléchargement des fichiers vidéo mp4 des derniers cours disponibles sur mon site (http://goo.gl/#analytics/goo.gl/sj360/month, par exemple).

Que peut-on en tirer ? Lorsque le fichier-source en mp4 est disponible en téléchargement, il est très apprécié : pour 100 visualisations YouTube, environ 30 téléchargements de la vidéo en mp4. Et on peut parier que ces téléchargements mènent à un usage plus intensif du cours !


C'est tout pour ce rapide panorama de l'usage des vidéos de mes cours.

Mais franchement j'étais loin d'imaginer un tel succès lorsque j'ai commencé à enregistrer mes cours en vidéo durant les nuits de juillet 2010, pour la petite histoire, c'était ici http://goo.gl/J8n1sE !

PS : Avez-vous deviné d’où vient le pic du graphique ? Facile ! Si vous avez le moindre doute regardez le graphique des 2 Millions https://twitter.com/R_Bachelet/status/469591538943938560
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