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Théâtre Royal De Toone
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"Les Quatre Fils Aymon" reviennent chez Toone dès ce soir...
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THEÂTRE DE TOONE : LA PASSION
A Pâques, que voit-on chez les Toone ? La Passion de notre sauveur, bien sûr, qui raconte les sévices infligés à Jésus par les Romains. La malheureuse passion, och erm ! Mais aussi la passion des marionnettes qui a toujours fait le succès du lieu.
Toone est le diminutif bruxellois d’Antoine Genty, le fondateur du célèbre et populaire Théâtre des Marionnettes qui date du XIXe siècle. Depuis 1966, le Théâtre de Toone se niche au coeur de l’Îlot Sacré, à deux pas de la Grand-Place. On y accède par deux impasses. L’impasse Sainte-Pétronille donnant dans la rue Marché aux Herbes lui sert d’entrée sous les enseignes Toone VII et VIII. La seconde impasse à l’arrière, l’impasse Schuddeveld, fait office de sortie et débouche dans la Petite rue des Bouchers.
C’est donc là, au centre de l’Îlot, que se cache le Théâtre de Toone, sous les combles d’une ancienne demeure espagnole détruite par le bombardement français en 1695. L’armée de Louis XIV, conduite par le maréchal de Villeroi, n’y était pas allée de main morte en rasant tout le centre de Bruxelles, sauf l’Hôtel de ville, le long de la Senne qui coulait à l’époque à ciel ouvert. La maison fut reconstruite l’année suivante, dans le même style espagnol, avec son pignon à volute et ses fenêtres à croisillons. On peut encore en voir les traces dans l’estaminet qui occupe le rez-de-chaussée : belles briques roses apparentes, poutres noircies et sol dallé. Après avoir pris le petit escalier du fond de la salle, vous déboucherez dans l’antre des Toone, dont les marionnettes, suspendues à la ferme de la toiture, vous accueillent avec leurs petits rires effrontés. Elles ont traversé les âges et ont servi dans bien des spectacles présentés par la dynastie des Toone, qui se décline sur deux siècles.
Leur origine, m’a assuré Nicolas Géal, alias Toone VIII, le fils de José Géal ou Toone VII, serait sicilienne : ce serait les poupées qu’agitaient avec des cordes les forains venus de Sicile chez nous, au Moyen Age. On peut en voir deux exemples avec ces marionnettes de fer que présente le musée situé au premier étage de la demeure. Elles étaient mues par plusieurs mains.
A Pâques, avant et après la Semaine sainte, c’est toujours la Passion qui est jouée au Théâtre de Toone. La pièce fut écrite en 1934 par Michel de Ghelderode, qui aimait le théâtre des marionnettes et qui s’en est inspiré pour développer son propre théâtre à partir des caractères hauts en couleur qu’on y mettait en scène. Ainsi de son Barabbas, tiré du personnage qui vient saluer le Christ mis en croix, ou le squelette de Pitch la Mort qui deviendra plus tard La ballade du grand macabre.
Cette Passion est la pièce fétiche de José Géal qui la fit jouer le 1er avril 1963, lors de l’ouverture du Théâtre des Marionnettes dans l’impasse Schuddeveld, ou lors de la réouverture de ce même théâtre restauré, en avril 1979. Elle se fonde, croit-on, sur une figure populaire des Marolles, dans la rue Notre-Seigneur qui joint la rue des Brigittines à la rue Haute. C’est là qu’un certain Thomas Guys, condamné à mort en 1440 à la suite d’une révolte du peuple contre le duc de Bourgogne, aurait accepté de jouer le rôle du Christ pour avoir la vie sauve. Il l’eut pour avoir survécu à la crucifixion. La rue où il habitait prit le nom de Notre-Seigneur en son honneur.
Le jeu de la Passion survécut chez les marionnettistes bruxellois, qui en parlèrent à Michel de Ghelderode, lui aussi féru des Marolles et des légendes. Il en a fait une transcription qui oscille entre l’humour et l’émotion. Toone VII y a rajouté deux scènes en patois bruxellois, qui donnent leur ton à toute la pièce relevée d’un fort accent « brusselaire », aux voyelles bien diphtonguées. Och erm ! Le mot signifie le pauvre pour ceux qui ne maîtrisent pas le patois de Bruxelles.
Le mystère de la Passion marie la dérision, le sacré et le sacrilège, avec une verve loquace. Monsieur et Madame Judas, affreux ivrognes et gredins toute espèce, forment les héros de la première partie, avant que Judas, à la fin de la pièce, ne se suicide en se pendant. On entend grincer et ricaner De Ghelderode derrière eux. Puis vient Jésus, ce Christ de la rue Haute, qui va se faire crucifier pour sauver le petit peuple. C’est une passion populaire, vue par le peuple et comprise par lui.
A voir et à revoir jusqu’au 22 avril 2017. Plus de détails sur www.toone.be
Rue du Marché-aux-Herbes, 66 - Impasse Sainte Pétronille à 1000 Bruxelles
Michel Lequeux - BRUXELLES CULTURE
Contact et abonnement : pressculture4@gmail.com

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L'Ecole des femmes...chez Toone.
A partir de ce jeudi et jusqu'au samedi 26 novembre!

José Géal – Toone VII a adapté L’Ecole des Femmes avec la complicité de son ami d’adolescence, Jacques Courtois.
L’argument est le suivant : Arnolphe (Nolfke chez Toone) a recueilli une enfant de quatre ans, la petite Agnès (Gneske) et l’a élevée dans l’ignorance pour s’assurer la complète dévotion de la femme qu’elle deviendrait.
Toutefois, une réclusion de treize années n’empêchera pas la jeune fille d’écouter sa nature qui s’éveille au sentiment amoureux pour le séduisant Horace (Raske interprété par notre héros Woltje).
Tout se complique. En effet, Nolfke qui "va sur sa pension", songe à épouser sa pupille qui "lui fait des chatouilles dans le coeur," Il connaît les tourments de l’âme que révèle la fameuse scène de jalousie : Quelles nouvelles ? (Wa neuws ?). Le petit chat est mort ! (De kat es duud !).
Les protagonistes sont entourés d’Oronte (Rontje), père de Raske et ami de Nolfke, et des valets Sus et Trinet.
Le barbon éconduit se console avec une demi-gueuze dans un estaminet où surgit un comparse qui lui lance à la figure : Je suis un avocat / ik zaan nen babaleer (un causeur).
Bien sûr, l’action se passe à Bruxelles, tantôt rue des Bouchers, tantôt à la Bourse ou au Sablon.
Molière accable celui qui croit conquérir en imposant le joug.
Il donne raison aux jeunes amants enflammés. Toutefois, l’auteur parle en connaissance de cause. Molière a quarante ans quand il épouse Armande Béjart qui en a vingt ; déjà il souffre et peut s’attribuer les beaux alexandrins qu’il a écrits

"J’étais aigri, fâché, désespéré contre elle ;
Et cependant jamais je ne la vis si belle."

Pas une seule fois Molière n’est ridiculisé dans la parodie de Toone. Seuls les caractères sont accentués.

Entouré de ses six manipulateurs, Nicolas Géal – Toone VIII interprète toutes les voix comme le veut la tradition.

Les décors sont dus au talent de Raymond Goffin et les costumes à notre fée Lidia Gosamo.
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"Faust" d'après Gounod chez Toone!
Ça commence ce soir!
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Faust: " Ik zaan gedesespereït. Rien ne va plus. Que faire mainant? Tiens, je vais boire une dernière gueuze...dans l'espoir d'une mort subite! "
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Demandez le programme!

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"Nous avons le plaisir d'annoncer que le Théâtre de Toone a gagné un Certificat d'Excellence 2016, une distinction qui reflète la constance des excellents avis sur TripAdvisor."
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