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Léonel Houssam
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Je pratique ce que je fais dans la vie dans une soirée oú j'invite des gens qui partagent affinités, humour, pensées, visions, goûts. Si l'un des invités commence à me rentrer dans le lard, à devenir hargneux ou simplement ne rien piger à l'ambiance, l'esprit de la rencontre, je lui montre la sortie. S'il insiste, je hausse le ton et je le mets moi-même dehors. Voilà comment j'entends gérer mes comptes Facebook, Twitter, Linkedin et autres. J'ajoute que je ne cherche ni fans ni moutons, je reste juste en compagnie de gens qui ne me voient pas comme un gros con, une sous-merde ou un abruti. Ce que je ne crois pas être, du moins à ce que je peux en déduire de l'avis de mes proches sur ma personne.

À bon entendeur, salut.

Mon corps déchiqueté par les griffes des spectres, je me sentais brûlant, brûlé, je sais, je n'étais pas un éthiopien affamé ou un congolais esclavagisé, je sais que j'étais un salaud de blanc, un populo censé porter le fardeau des crimes des élites occidentales d'autres siècles. J'étais pourtant la chose dans les bras de Malik, les bouts de ses doigts au goût de sang. Je ne comprenais pas cette haine téléguidée par les maîtres multicolores du monde entier qui consistait à nous contraindre à nous haïr, entre buveurs de coca, de vins de mauvaise qualité, de bouffeurs de Nutella, de volailles frelatées.

Extrait de « Robert de Niro n'est plus un héros ». À paraître en 2018.

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C'est bon ? On est autorisé à aimer la musique que l'on veut ? On peut émettre une opinion différente voire même dédaigneuse pour la fable d'un "peuple" uni derrière un chanteur de variétoche qui considérait l'état providence comme un moyen de fabriquer des assistés? On est autorisé à dire d'une personne ce qu'on pense d'elle parce qu'on le pensait déjà avant sa mort ? On est autorisé à avoir ses artistes préférés à soi ? À considérer qu'un artiste ultra commercial n'est qu'un artiste ultra commercial et non un dieu et encore moins un "guide" ou un pilier de l'art dit "populaire" ? On peut s'interroger sur le mépris qu'une génération vieillissante porte pour de nouveaux venus sur la scène musicale ? On peut préférer la scène underground plutôt que la scène mainstream qui se raconte à la queue leu-leu chez Drucker et chez Pernaud ? On peut préférer des artistes qui ont du culot, de la rage authentique, qui prennent des risques, chient sur ce putain de système plutôt que d'amuser (endormir) le populo avec des textes qui n'ont rien d'autre à dire que "bouffe ma tambouille commercialo-industrielle et ferme ta gueule"?

Je n'ai pas le mépris dégueulasse des majors du disque, des médias mainstream et des politicards pour ceux qui sont "d'en-bas", je suis de ceux qui pensent et se rappellent qu'au peuple, il fut un temps, on servait aussi du Brel, du Ferré, du Brassens, et tant d'autres... Celui qui s'en est allé était avant tout le chef de fil de la production de masse de produits destinés à piétiner les "français", un pur fongicide musical...

Oui je suis autorisé à dire tout ça, le dire ici comme ailleurs. Je n'ai jamais imposé une déférence contrainte aux autres pour les artistes que je considère MOI comme majeurs.

Bonne nuit.

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Il ne reste plus que 3 exemplaires du 1er tirage de la 3e édition du Manifeste de l'Acharniste. Si vous désirez un exemplaire dédicacé: editions.burnout@orange.fr
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Il ne reste plus que 3 exemplaires du 1er tirage de la 3e édition du Manifeste de l'Acharniste. Si vous désirez un exemplaire dédicacé: editions.burnout@orange.fr

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Un playmobil qui pissait loin.

Au fil des mois, je m’éloignais de la bande habituelle que Papy dirigeait de main de fer. Il s’en était alarmé et m’avait pris entre quatre yeux, sous le préau de la cour de récréation, dans le coin le plus obscur, dans l’alignement des pissotières puantes pour les garçons. Il n’existait pas de paravent, pas de protection aux regards curieux. Il fallait uriner à la vue de tous les élèves. Humiliation suprême.
« Pourquoi tu viens plus avec la bande ?
- Je peux pas trop en ce moment.
- On a une guerre contre les Pirates Verts, et samedi y’a la grande bataille sous le Maroc.
- Je pourrai pas.
- Si tu viens pas, t’es qu’un traître.
- Mais je pourrais pas, j’ai un truc prévu.
- Y’a quoi de plus important que la guerre ?
- J’ai des problèmes dans ma famille.
- Tu veux que mon père il casse la gueule à ton tonton ?
- Non t’es fou »

Les nuits ténébreuses. Les murs tremblaient, les tympans secoués y compris sous l’oreiller, les câlins rassurants au clown géant en tissus bariolés, les hurlements étouffés, et la peur au ventre, l’impression qu’il fallait mourir vite, très vite, à l’instar du petit poisson rouge crevé tous les deux ans, acheté à la fête foraine « comme ça, comme t’es fils unique, c’est un peu comme un petit frère ou une petite sœur que t’as pas ». Un poisson rouge en guise de cercle familial restreint. Des bulles à la surface, des yeux écarquillés. Faire voler une petite voiture Majorette autour de l’aquarium. Petit frère poisson faisait office de cétacé menaçant auquel il fallait échapper. Les nuits ténébreuses, l’apocalypse en pavillon HLM de ville industrielle déchue. Puis le silence d’acier compactant l’atmosphère de la maison, plâtrant l’esprit jusqu’à ce qu’il tombe dans un sommeil vertigineux comme des montagnes russes. La sensation de se hisser la tête en bas vers le cœur en lave de la Terre.

Malik trouva une solution pour faire l’amour à nos femmes. « On n’a jamais envie de pisser au bon moment. Faudrait un mec qui peut pas se retenir »
Il y avait David, du quartier d’en-haut et qui appartenait à la bande des Pirates Verts qui allait uriner à chaque récréation et qui semblait adorer exhiber son jet de pisse fumant en hiver. « Je peux lui dire de venir samedi. C’est lui qui baisera les femmes »

C’était un garçon tout blond, chétif, avec un visage saupoudré de taches de rousseur. Chez les Pirates Verts, il servait de chair à canon, balancé en première ligne pour essuyer les premiers jets de pierre et les coups de poing. Ça ne l’affectait pas plus que ça, du moins en façade. Le nez en sang, régulièrement blessé (entorses, fractures, plaies sanglantes, etc.), il paradait le lendemain dans la cour et se vantait d’avoir encaissé le plus gros de l’assaut ennemi. Contrairement à beaucoup d’autres enfants, il n’avait pas de père si bien qu’il n’avait aucune chance de monter dans la hiérarchie, tout comme moi et Malik.
Sans réfléchir, il accepta de venir le samedi.

Malik lui dit simplement : « On a une femme qui voudrait bien baiser avec toi.
- En vrai ?
- Ouais. Alors rendez-vous à deux heures de l’aprème devant la Caserne. Mais tu le dis à personne.
- Croix de bois, croix de fer, si je mens, j’vais aller m’faire »

Extrait de « Robert de Niro n’est plus un héros », à paraître en 2018.

Les télécommandes, ça provoque des cancers du cerveau.
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