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Eva Joly
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Candidate EELV à l'élection présidentielle 2012, députée européenne, ancienne magistrate
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M. Sarkozy était en déplacement ce matin chez Photowatt dont j'ai pu rencontrer les salarié-es il y a 2 mois. On peut dire que le candidat a endossé son costume de candidat "pompier pyromane" puisque l'entreprise à portée écologique sociale, abandonnée depuis 5 ans, est reprise sur un coup de tête électoral de M. Sarkozy.

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Merci à toutes et à tous de votre présence hier à Roubaix, merci de vos encouragements aussi sur la toile. La voix que vous portez continue de me donner encore plus de force et de courage pour porter haut et fort l'écologie politique dans cette campagne. Le 22 avril nous ne devons pas juste chasser Nicolas Sarkozy. Il faut donner un sens à ce scrutin. Il passe par le vote juste. Ci-dessous les détails de mon projet, de NOTRE projet présidentiel "L'Écologie, la Solution"

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‎#Congo : la complaisance avec laquelle Denis Sassou Nguesso est reçu ce soir engage chaque citoyen-ne Français-e à s’indigner. Notre pays s’entache de coopérations économiques et militaires privilégiées avec un homme coupable de violations de Droits de l’homme !

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"L'écologie c’est LA solution à nos problèmes" : Nucléaire, pic de mauvaise foi d'Eric Besson, emploi, mon avis sur la TVA sociale, la santé, les propos de Claude Guéant, le mépris social... Retrouvez mon interview de ce matin chez Jean-Jacques Bourdin

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J'ai l'honneur de débattre ce mercredi avec Jeremy Rifkin, essayiste américain et spécialiste de prospective économique et scientifique. Ce matin, il était en interview sur France Inter : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=272209 Nombreuses de ses aspirations et propositions résonnent avec la transition écologique et ma vision de notre société, de notre civilisation.

La France coule dans mes veines
La France a d’abord été pour moi un rêve. Et au fond de moi ce rêve est toujours vivant : quoi qu’il arrive, je resterai cette jeune femme éblouie de marcher là où Voltaire et Rousseau ont marché, d’écouter la langue d’Apollinaire et de René Char, de savourer la lumière d’Anjou et les ciels de Bréhat, de refaire le monde dans une brasserie de Montparnasse. La vie ne ressemble pas à un arbre généalogique. Chaque mère apprend cela dès qu’elle tient un nouveau-né dans ses bras. Aussitôt, elle se sent liée à jamais avec lui. Plus que les ancêtres, nos enfants sont nos vraies racines et notre point d’attache. Mes enfants sont nés en France et la question de leur nationalité ou de leur culture ne s’est pas posée. Les fjords sont simplement pour eux des souvenirs de vacances, associés à la douceur de leurs grands-parents. Lorsque Marine Le Pen me traite de francophobe et quand la droite dure me décrit comme un cheval de Troie de la nation française, c’est qu’ils n’ont rien compris. Une mère donne tout à ses enfants et rêve du meilleur pour eux. Mes enfants et mes petits-enfants sont mes racines françaises.
Je pense parfois à cette phrase de l’écrivain Romain Gary : Je n’ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines.

Remettre le monde à l’endroit
J’avais vingt-quatre ans en 1968. Si je ne devais retenir qu’un seul des superbes slogans de cette période, je choisirais celui-ci : Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ! Ma candidature à l’élection présidentielle est le trait d’union entre l’allant des années de croissance, les combats contre l’injustice des années de folie financière et l’énergie des années 2010, en pleine recomposition des forces du monde. La Déclaration des 99%, promue par les jeunes occupants de Wall Street, a renforcé ma conviction quant à la légitimité et la nécessité du mouvement écologiste dans la mesure où elle associe réformes civiques, réformes financières, rejet de la guerre du profit, préservation de la planète, prise en compte des générations futures et circulation de l’information. Notre projet et l’aspiration de la jeunesse du monde entier se rejoignent. Dans cette course à l’imagination, à la créativité et au partage, nous ouvrons un chemin vers l’avenir. Tenir bon, inventer et agir. C’est la seule voie qui vaille, j’en suis certaine.

J’ai vu Fukushima
J’ai quelques bonnes raisons d’être optimiste sur la sortie du nucléaire. Au cours des dix dernières années en France, la culture antinucléaire a fait d’énormes progrès. La réflexion s’est approfondie et les données scientifiques sont mieux diffusées. Du coup les slogans insensés et les mensonges que martèlent le lobby nucléaire et les décideurs qu’il manipule sont plus vite décryptés qu’auparavant. Je dirais que ces mensonges sont devenus solubles dans la démocratie. Les médias ne sont pas tous aussi dupes qu’autrefois. Les nouveaux outils de communication (Internet, les réseaux sociaux, les blogs spécialisés) permettent de déconstruire en quelques heures les énormités qui, hier encore, étaient assenées impunément. Je pense aux éclats de rire qui, en novembre 2011, ont salué les affirmations tonitruantes de Nicolas Sarkozy ou Jean-François Copé destinées à ridiculiser les antinucléaires. Les déclarations mensongères sur le coût réel de l’électricité nucléaire, les communications grotesques, comme celle du patron d’EDF, Henri Proglio, sur les emplois qui seraient menacés par l’abandon de la filière, tout cela a été immédiatement relevé et démenti par les médias. Pour la première fois depuis un demi-siècle, en France comme en Allemagne, le lobby nucléaire commence à perdre la main. De toutes mes forces, je le combattrai. Parce que j’ai vu Fukushima. Je ne veux pas que mes petits-enfants grandissent avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ce qui s’est produit à Tokyo peut demain toucher Paris ou Lyon.

Mon entrée en politique
En novembre 2007, je sortais d’une conférence à Paris, et je devais donner une conférence à l’ONU. Le timing était très serré et j’écrivais mon discours dans l’avion. J’ai eu soudain le sentiment que toutes ces paroles étaient utiles mais vaines. Certes, mon discours allait sans doute plaire et, même, choquer au bon sens du terme. Il n’empêche qu’au bout du compte, on allait me dire qu’il n’était pas possible de faire quelque chose, sauf à changer le monde ! Un ami m’accompagnait dans l’avion. Je partageais avec lui cet accès de découragement. Il m’a demandé brusquement : « As-tu déjà pensé à faire de la politique ? » Je n’y avais jamais songé, parce que c’était en dehors de ma compétence. Dans mon esprit, ceux qui font de la politique sont dans le bain depuis toujours, ils ont fait partie des Jeunes Populaires ou des Jeunes Socialistes… Mais, peu à peu, l’idée s’est imposée à moi que je devais peut-être passer du rôle de conseil à celui d’acteur opérationnel ; celui qui – via les lois, les textes – prend part au devenir du monde. [...] C’est à ce moment-là que Dany Cohn-Bendit m’a téléphoné. Il venait de fonder Europe Écologie, pour lancer une dynamique politique écologique au-delà du pré carré traditionnel des Verts. Je me souviens de notre premier rendez-vous. Dany m’a dit : « Nous allons créer un grand parti démocratique pour la transparence, contre les paradis fiscaux, tes combats sont les nôtres, tu as ta place parmi nous. » J’étais enthousiasmée par son projet, sa chaleur humaine, son énergie. Nous sommes littéralement tombés dans les bras l’un de l’autre. Il est arrivé dans ma vie comme un frère choisi.

La cohésion sociale se délite
Les nantis défendent le plus souvent un modèle économique néolibéral, spéculatif et financiarisé qui ne se préoccupe ni d’éthique, ni parfois même de légalité. La volonté obsessionnelle de privatiser, puis de marchandiser ces biens que l’on considérait autrefois comme des richesses communes à la disposition de tous comme l’air, l’eau ou les espaces naturels, est antiécologiste par principe. Et je ne parle même pas du productivisme à tous crins dont les tenants du néolibéralisme se font les avocats, surtout en agriculture. La première conséquence de tout cela, c’est la quasi-disparition du concept de bien commun, et même de monde commun. Dans des sociétés fracturées, déstructurées et profondément inégalitaires, la cohésion sociale se délite. Or, elle est absolument nécessaire pour amorcer le grand virage écologique qui s’impose et refonder de façon démocratique notre modèle de développement. Elle en est la condition même. Certains s’imaginent que l’écologie s’arrête à la défense de la biodiversité, à la surveillance des glaciers ou à la sauvegarde de la faune marine. Ce sont des objectifs importants, mais croire que l’écologie pourrait être apolitique ou transpolitique est une naïveté. Le concept d’écologie politique que nous défendons consiste à remettre l’écologie au centre, puis, à partir de ce centre, à apporter des réponses aux questions de société, qui sont le plus souvent des questions politiques.
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