Profile cover photo
Profile photo
Angélique lobit
About
Posts

Post is pinned.
L’anorexie, la boulimie sont des troubles du comportement alimentaire graves, ils peuvent être mortels, ils touchent surtout les adolescentes, parfois les adolescents (1 garçon sur 10) mais aussi plus rarement les bébés et les femmes adultes. Je ne veux pas m’étendre sur les statistiques car ce n’est pas le plus important, si je veux vous raconter cette maladie, c’est que je l’ai vécue à l’âge de 15ans, elle m’a volée 6 ans de ma vie, 6 ans de ma jeunesse mais aussi 2 amies d’hôpital qui sont décédées de cette maladie ; moi j’ai passé 6 ans à l’hôpital, loin de ma famille, loin de ceux que j’aimais. Mais cette maladie a aussi eu un côté salvateur car il faut savoir retirer le côté positif des événements qui nous arrivent dans la vie. J’ai en effet eu besoin de cette maladie à un moment donné de mon existence pour arriver à me connaître, me protéger et à accepter certaines choses dans ma vie. Cette maladie m’a permis d’être plus forte aujourd’hui et d’apprécier vraiment les choses de la vie à leurs justes valeurs, de relativiser ainsi certains problèmes. Je vais donc vous raconter cette maladie comme je l’ai vécue.




Tout commence par un petit régime d’adolescente de poids normal au départ ou parfois juste un peu ronde, cependant l’anorexie n’est pas un régime, c’est la spirale infernale, la descente aux enfers, enivrée par la perte de poids et la maîtrise de son corps, moi par exemple j’ai perdu 35 kilos en 3 mois. On peut perdre le poids très brutalement comme moi ou le perdre sur plusieurs années, ce qui passe relativement plus inaperçu.
L’idéal c’est la journée à 0 calorie puis la semaine à 0 calorie… Les calories, les aliments, la bouffe deviennent l’ennemi juré, l’ennemi numéro un mais ils sont aussi l’objet de tentation et de désir, c’est un rapport ambigu fait d’amour et de haine et alors on craque et on s’empiffre, on dévore mais on dévore quoi exactement? Peut être l’amour qui nous manque, oui et si la bouffe était la métaphore de l’amour ? Souvent les anorexiques, les boulimiques ont des problèmes dans la vie familiale ou alors malgré l’amour de leurs proches elles se sentent mal aimées et elles se ferment dans un mutisme très fort ou le seul moyen de communication passe par l’alimentation. Quelquefois c’est pire elles peuvent avoir été la victime d’un viol, d’un inceste, mais elles peuvent aussi avoir des parents stricts, sévères, exigeants, fragiles psychologiquement qui en demandent trop, des parents qui l’étouffent, des parents avec lesquels on a pas le droit à l’erreur et qui peuvent en venir à la maltraitance physique ou morale, des parents qui demandent d’être un adulte avant l’heure, qui veulent un enfant parfait. Les relations mère fille sont aussi parfois mises en cause car il est avancé que la mère est la première nourricière de l’enfant et de part ce fait la malade l’atteint elle en ne mangeant plus. Cette maladie peut aussi correspondre à une dépression ou à un refus de la féminité, la non reconnaissance de ce corps d’enfant qui change en celui de femme et qu’on a du mal à s’approprier. Cependant des fois on ne trouve pas de cause directe à la maladie et elle devient alors un mystère qu’on a bien du mal à guérir. Les médecins ont alors recours aux tranquillisants, aux antidépresseurs, aux perfusions ou au pire des cas comme je l’ai vécu, la sonde naséo gastrique lorsque la dénutrition est vraiment trop sévère et que la malade met sa vie en danger.
Le calvaire commence.

Les soignants essaient alors d’établir un dialogue et une relation de confiance, de confiance ?
Pas facile ! Surtout quand l’anorexique ne fait que tricher, elle triche avec les soignants, avec sa famille et surtout avec elle-même. Elle mange devant les médecins mais elle court après aux wc se faire vomir, elle se gave de laxatifs et abuse de diurétiques et brûleurs de graisse, elle va se remplir d’eau avant la pesée si elle pense avoir maigri. En fait elle joue avec sa propre vie car les vomissements et les laxatifs entraînent une perte de potassium qui peut provoquer des problèmes cardiaques et même une crise cardiaque. Les diurétiques détruisent les reins et les acides des vomissements provoquent des caries et des ulcères oesophagiens et gastriques. Lorsque les carences sont importantes les cheveux tombent, les ongles cassent, les os deviennent fragiles, l’anorexique a des malaises et est atteinte d’aménorrhée, elle n’a plus ses règles et son système pileux se développe. Pourtant l’anorexique n’admet pas son état, même à 28 kilos elle se trouve encore trop grosse, elle ne voit plus son propre corps, jusque où aller comme ça ? 0 kilos ? Mais la mort arrive avant, à ce stade l’anorexique pourtant hyperactive n’a plus de force, elle ne peut même plus monter un escalier sans risquer un malaise. 
Une anorexique peut aussi faire des crises de boulimie, lors de ces crises la malade avale tout ce qu’elle peut, ce n’est plus la qualité qui compte mais la quantité, elle peut alors avaler en une crise à 2 heures du matin une boîte de choucroute froide, du maïs, 5 boîtes de gâteaux, du cassoulet. Certaines de mes amies allaient même piocher la nourriture dans la poubelle, moi je préférais aller la voler en cachette dans les placards de la cuisine des infirmières. Après ces crises la malade est écoeurée par la bouffe et par elle même, elle se sent mal et culpabilise, certaines patientes essaient de se suicider, elles s’automutilent mais c’est plus un appel au secours qu’une véritable envie de mourir, on veut supprimer ce mal être c’est à ce moment qu’il faut agir car la malade est vraiment mal et dans son envie de supprimer le mal être elle peut carrément se supprimer.

La jeune fille qui ne reconnaît pas son état ne connaît plus ses limites, en effet le fait de tout maîtriser comme le font ces malades que ce soit les études, les sentiments, le corps ou le poids lui donne un sentiment de supériorité et de force psychique envoûtant. En effet on veut que l’anorexique remange, mais rien ni personne ne peut l’y forcer c’est elle qui tient les rennes et la malade jubile de cette situation où elle contrôle enfin vraiment quelque chose dans sa vie. Celle-ci est à la recherche de sensations extrêmes avec son corps, cesser de manger peut être un moyen de trouver ses propres limites. C’est pour cela que la maladie devient un véritable bras de fer entre soignants et soignés, la malade ne veut pas perdre et renoncer à ses symptômes, sinon elle aurait fait tout ça pour rien.
L’anorexie peut aussi être une recherche d’autonomie car le malade contrôle son alimentation, son corps, personne ne peut l’obliger à s’alimenter et même à vivre, l’ado détient alors un certain pouvoir, une influence sur ses proches, cela peut correspondre à un renversement de situation, ce ne sont plus les autres qui imposent les règles, c’est le malade qui s’affirme par sa maladie et qui mène le « jeu » (ou le JE). Cette maladie peut donc aussi survenir pour couper le cordon ombilical, pour prendre une autonomie physique, mentale et sociale difficile à acquérir de soi même. En effet dans la famille les relations peuvent être fusionnelles, extrêmes, possessives et il est alors difficile à l’ado de se différencier, de trouver sa propre identité et d’acquérir l’autonomie nécessaire pour devenir un adulte. Le malade s’affirme aussi par sa maladie « j’existe, prenez soins de moi ! Je veux vivre en étant heureux, comme les autres !  »

Le seul moyen pour les médecins est d’isoler la patiente du milieu familial car la situation devient ingérable aussi bien pour l’anorexique qui risque sa vie et se sent incomprise que pour les parents qui se sentent impuissants et ne comprennent plus leur enfant qui devient souvent renfermé et agressif. C’est ce que l’on a fait pour moi, je n’avais le droit de rentrer chez mes parents qu’une semaine par an ! Le reste du temps je le passais avec les autres adolescents du centre de rééducation de Pau où je suis restée trois ans après avoir passé un an en pédopsychiatrie à Clermont. Je me trouvais avec des personnes qui souffraient de la même maladie que moi et aussi de dépression. Bien qu’il existe aussi un phénomène négatif d’entraînement entre malades qui vont mal, la présence de ces autres malades nous permet de nous rendre compte de notre propre maladie. De plus on se comprend et on essaie réellement de se soutenir les unes les autres, on ne veut pas voir nos amies chuter et mettre leur vie en danger. Ce comportement autodestructeur on l’accepte de nous même mais pas de nos amies. Je passais donc tous mes Noël, mes premiers janvier et mes anniversaires au centre ou à l’hôpital avec mes copines malades alors que mes amies en bonne santé menaient une vie d’adolescente avec leur famille et leurs amies....

Le médecin institue un contrat de poids : à tel poids on a droit au courrier, tel poids au coup de téléphone ou aux visites ou aux sorties dehors et enfin la sortie définitive tant attendue. Mais si le contrat de poids n’est pas respecté la malade est placée en chambre d’isolement avec un seau pour faire ses besoins et éviter qu’elle aille aux toilettes se faire vomir, une de mes amies y est restée six mois. Je pense que dans les contrats de poids les soignants doivent vraiment se raccrocher à une motivation de la personne, un projet qui lui tient à cœur et qui lui donnera vraiment envie de se battre. Souvent dans les contrats on remarque à tel poids tu pourras avoir une lettre de tes parents puis une visite de tes parents puis un week end chez tes parents puis retourner vivre chez tes parents alors que souvent la malade n’ose pas le dire mais elle appréhende plus que tout cette confrontation à sa famille. L’équipe soignante essaie d’instaurer un dialogue, une prise de conscience des dangers de la maladie en apprenant au malade d’autres modes de communication comme la parole, savoir parler de ses problèmes pour pouvoir trouver des solutions et ainsi les résoudre. Extérioriser ses problèmes aide à les dédramatiser et soulage la malade car elle se sent libérée, en plus l’équipe soignante est objective, neutre face aux problèmes de la malade et elle permet de prendre le recul et la distance affective et émotive nécessaire pour la guérison. D’autres moyens de communication sont utilisés notamment pour réconcilier la malade avec son corps pour lui faire comprendre de l’existence de celui-ci ainsi que sa détresse pour qu’elle arrête de le maltraiter, c’est l’ergothérapie (poterie, couture, dessin, peinture, cuisine, chant, sport, relaxation, sophrologie…). Les soignants doivent aussi réapprendre aux malades à manger équilibré, mais cela doit se faire progressivement pour réhabituer l’estomac de l’anorexique à recevoir des aliments car celui-ci est en effet rétréci et le transit intestinal ne fonctionne plus d’où une constipation, la réalimentation est souvent difficile est douloureuse. Face aux thérapeutiques de cette maladie qui sont souvent ressenties comme violentes par la malade il est nécessaire que le personnel soignant soit humain, patient et compréhensif. Les thérapeutiques doivent parfois être dures pour être efficaces et faire prendre conscience de la maladie à l’ado et pour lui éviter une mort certaine mais le personnel ne doit pas être dur, il doit lui expliquer pourquoi on instaure tel traitement, qu’ils ne veulent pas que la patiente se laisse mourir, il ne doivent pas hésiter à lui dire quand son comportement perturbe et que le personnel ne sait plus quoi faire pour l’aider, qu’il se sent dépassé mais ils doivent aussi ajouter qu’ils ne la laisseront pas tomber pour autant et qu’ils ne la laisseront pas se laisser mourir sous leurs yeux sans rien faire. La patiente a besoin d’entendre ces paroles, ce dialogue peut la rassurer. En effet même les soignants peuvent se sentir dépassés en voyant une ado se laisser mourir, ils craquent parfois en lui lançant des réflexions acerbes car la maladie est dure et des fois on ne sait plus quoi faire pour la malade et cela peut être terrible et usant pour les soignants. Cela peut être ressenti comme un échec pour eux lorsqu’ils font tout pour que la malade s’en sorte et lorsque celle-ci ne répond pas au projet de soins et se laisse mourir malgré tout.

Parfois cette maladie ne dure que quelques mois mais pour d’autres personnes qui se laissent prendre au cercle vicieux de la perte de kilos elle devient chronique, elle dure plusieurs années voire toute une vie en alternant périodes de boulimie et périodes d’anorexie, c’est l’effet yoyo car ces deux maladies sont très liées. En effet lorsqu’on arrête de manger brutalement et que l’on remange, la privation fait qu’on mange plus et qu’on assimile plus surtout avec certains traitements, on reprend alors le double de kilos de ce que l’on avait perdus, l’équipe soignante doit être très vigilante. J’ai ainsi une amie qui est passée de 28 kilos à 136 kilos en deux ans. Inutile de dire que ce brutal changement de poids et de corps est difficile psychologiquement, certaines malades rechutent alors dans l’anorexie, les vomissements, d’autres deviennent dépressives et suicidaires avec ce corps qu’elles ne reconnaissent plus, n’aiment pas et n’arrivent plus à maîtriser. La malade veut bien guérir et remanger progressivement mais elle ne veut pas devenir obèse. Je pense cependant qu’il y a deux types d’anorexie car j’ai aussi connu des anorexiques qui ne vomissaient pas et ne faisaient aucune crise de boulimie. C’était des jeunes filles qui avaient beaucoup de difficulté à ressentir, montrer les sentiments et à éprouver du plaisir, des psychologues disent qu’elles sont dans l’impossibilité de passer du registre du besoin à celui du plaisir. D’autres au contraire ont des rapports relationnels normaux, elles se privent mais éprouvent du plaisir d’où les crises de boulimie.

Pourtant les anorexiques sont souvent des jeunes filles douées scolairement, on dit même qu’elles sont intelligentes, elles réfléchissent beaucoup, savent analyser les problèmes et en particulier les leurs mais elles intériorisent tout, les sentiments, les émotions et leurs problèmes.
Même si elles se cachent derrière un mur ces jeunes filles sont hypersensibles et même très émotives, elles ont peur de montrer leurs sentiments et de ne pas être aimées, d’être rejetées alors elles sont souvent discrètes et timides c’est aussi pour cela que l’on ne voit pas qu’elles souffrent, comme les symptômes sont intériorisés, ils peuvent passer inaperçus, ils ne dérangent personne donc la prise en charge de cette maladie se fait souvent tardivement et peut  entraver les chances de guérison c’est aussi ce qui fait la différence avec d’autres maladies plus remarquables (hyperactivité, violence, alcoolisme, toxicomanie).

Beaucoup de personnes mettent en cause les médias, la pub et l’image de la femme parfaite, je suis d’accord que cette image peut donner des complexes mais pour moi elle ne peut faire devenir une personne anorexique car cette maladie est d’origine psychologique, elle peut juste être le déclic de la maladie pour une personne déjà fragile psychologiquement et mal dans sa peau mais elle n’en est pas la cause directe.




En conclusion


Moi aussi je me rends compte avec le recul que j’ai failli mourir, j’ai fais une hémorragie digestive et n’en pouvant plus de cette maladie qui me pourrissait la vie, j’ai par la suite fait plusieurs tentatives de suicide, ou plutôt des appels à l’aide mais qui m’ont valu deux comas. J’avais le choix la vie ou la mort, j’ai mis longtemps à choisir mais aujourd’hui j’ai fais mon choix et j’ai opté pour la vie, même si elle est parfois dure, elle vaut vraiment la peine d’être vécue car il y a aussi pleins de moments d’amour et d’émotions. Aujourd’hui je suis totalement guérie, l’amour m’a sauvé : l’amour que des personnes m’ont porté, mon amour vers les autres, et mon amour de la vie. Je me souviendrais toute ma vie du jour où après avoir avalé des cachets en trop grande quantité ma meilleure amie m’a appelée à dix heures du soir en réanimation, elle m’a engueulée, m’a traitée d’égoïste et m’a ensuite raccrochée au nez mais au téléphone elle était en pleurs. Le lendemain elle est venue me voir à l’hôpital, un bouquet de roses à la main et là j’ai vraiment remis en question ce que je venais de faire ; son comportement, ses pleurs, sa peur m’avaient réellement bouleversée. Heureusement la vie a été la plus forte et maintenant je sais l’apprécier, d’ailleurs aujourd’hui j’adore manger et faire la cuisine.
Avant je vivais dans la peur, l’angoisse, la tristesse et la souffrance, aujourd’hui je sais apprécier les moments de la vie et je prends le bonheur petit bout par petit bout, là où il se trouve car pour moi après tant d’années de maladie, la guérison était inespérée, un miracle s’est produit en moi et cette maladie a eu un effet positif c’est que maintenant je me connais, je sais ce que je veux et je sais où je vais.
Pendant la maladie je ne vivais pas, il y a eu 6 ans de noir et d’absence, la page est tournée, aujourd’hui je suis là et heureuse d’être là, je pardonne, j’essaie de vivre avec mes malheurs à défaut de les oublier et je vie tout simplement.



Mes conseils :

Il faut apprendre à gérer les problèmes autrement, quitte à se faire aider par un spécialiste dès que la situation nous dépasse, il faut encourager un malade à se faire aider par des professionnels car il est très difficile de s’en sortir seul, il faut changer soi même, changer sa manière de se faire comprendre et de résoudre les problèmes car les autres, ceux qui nous ont fait souffrir peuvent ne pas changer. Se réfugier dans la bouffe n’est qu’une fuite, un symptôme, ce n’est pas le vrai problème mais seulement la partie visible de l’iceberg; la souffrance est beaucoup plus profonde, si profonde qu’on n’arrive pas à mettre des mots dessus et on y met donc des maux, une prise en charge s’impose alors. On ne peut pas faire disparaître le passé, on ne peut pas l’oublier, il faut juste apprendre à vivre avec.
Il faut aussi trouver le bon thérapeute car malheureusement faute de temps et de disponibilité quelques psychiatres font taire la douleur en l’endormant par de lourds traitements (même si à un moment de la maladie ces traitements sont nécessaires).Il faut donc trouver quelqu’un avec qui on soit à l’aise, qui privilégie la parole, qui nous écoute, nous comprenne et essaie réellement de nous aider. Pour moi il a fallu aussi réussir à casser cette dure carapace qui me  me protégeait du monde extérieure et des souffrances éventuelles pour arriver à libérer mes émotions. Il a fallu apprendre à accepter mes émotions et à les exprimer autrement qu 'en me faisant du mal, à m'aimer un peu plus, arriver à me faire confiance à moi et aux autres en acceptant aussi le risque de souffrir. En effet s'ouvrir aux autres c'est prendre le risque de souffrir ou d'être rejeté mais c'est aussi le prix du bonheur, du partage et de l'épanouissement. Il faut aussi arriver à lâcher prise, se détendre et profiter du moment présent et des plaisirs de la vie car à force d'être dans le contrôle et la peur (peur d'avoir des mauvaises notes, peur de ne pas être aimée, peur d'être rejetée, de ne pas être à la hauteur, peur de mal répondre ou dire des bêtises, peur de ne pas réussir, d'être jugé, peur de souffrir) on n'est plus soit même et on est toujours tendu et dans la peur de quelque chose et du coup on ne voit même plus le positif à côté de soi. Il a enfin fallu apprendre à m'écouter et à exprimer mon opinion car lorsque le regard des gens est trop important on en vient à s'oublier et à préférer contenter l'autre plutôt que soit même ce qui peut nous éloigner de notre voie. Lorsqu'on estime l'autre plus important que soit même et qu'on fait passer son bonheur avant le notre on se tait, on s'oublie et on finit par mourir...
Enfin nous devons croire en notre capacité personnelle à nous reconstruire c’est ce que Boris cyrulnik appelle « la résilience » et nous ne devons pas rejeter quelqu’un car il est différent de nous, s’acharner sur lui car il n’est pas comme nous est de l’égocentrisme et ça peut faire beaucoup de mal à la personne, il faut être tolérant et compréhensif.

Post has attachment
Les opérettes : Photos prises au nikon D820 + tamron macro 90mmf/2.8
Photo

Post has attachment
Volupté: Photos prises au nikon D820 + tamron macro 90mmf/2.8
Photo

Post has attachment
Romantisme florale: Photos prises au nikon D820 + tamron macro 90mmf/2.8
Photo

Post has attachment
Vue sur les crêtes du Puy de la tache
Photo

Post has attachment
Hêtres du puy des goules
Photo

Post has attachment
Vue du Puy des Goules un matin de novembre
Photo

Post has attachment
Photo du château de Val
Photo

Post has attachment
Le château de Val
Photo

Post has attachment
Les 4 saisons...mes photos des 4 saisons au style impressionniste
Photo
Wait while more posts are being loaded