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Juliette Metivier
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Aïe ! Pas de chance, ce matin, vous vous êtes réveillé avec une vive douleur dans le cou. Plus moyen de bouger la tête! 

Nous avons tous souffert un jour du terrible et redoutable torticolis. Cette contracture musculaire du cou est si intense qu’on se retrouve souvent handicapé pendant quelques heures, voir des jours. Mais si on n’a pas notre ostéopathe préférée de disponible et/ou on n’a pas le temps de lui rendre visite, comment fait-on pour gérer la douleur ? 

Tout d’abord, le torticolis (tortum collum en latin, littéralement “cou tordu”), c’est une forte contracture involontaire des muscles du cou (trapèzes, sterno-cléido-mastoïdiens, scalènes). Contractés, ces muscles vont provoquer de violentes douleurs mais aussi une position antalgique du cou : on a généralement la tête penché sur le côté et/ou en rotation.

Il survient généralement après un mouvement brusque du cou, une mauvaise position au sommeil, après un traumatisme, pendant une période de stress et de fatigue. Il peut aussi subvenir suite à une infection (état grippal, infection des dents, de la gorge…).

Les meilleurs reflexes à avoir quand on souffre d’un torticolis sont :
1. Mettez-vous au repos : au calme, au chaud, et évitez au maximum de bouger la tête. Surtout, n’essayez en aucun cas les manœuvres de déblocage brutales, seuls les professionnels sont habilités à les employer. Vous pouvez vous faire très mal et empirer votre torticolis!

2. Gardez votre cou au chaud : bouillotte, douche chaude, coussin de noyaux de cerises, serviette chaude humide, un cataplasme chauffant, patchs chauffants autocollants, etc. La chaleur va décontracter doucement les muscles et apaise la douleur. N’oubliez pas l’écharpe si vous sortez par temps froid.

3. Les antalgiques, les anti-inflammatoires et les décontracturants par voie orale peuvent également soulager la douleur, mais n’en prenez jamais sans l’avis de votre pharmacien et/ou de votre médecin. 

4. Des auto-massages : à faire seulement quand votre cou est bien chaud. Avec le bout des doigts ou toute la paume, masser au moins 10 minutes en descendant du haut du cou vers les épaules (sur les trapèzes). « Pétrissez » la zone douloureuse, en étirant doucement le cou pour tendre les fibres musculaires douloureuses. Vous pouvez également utiliser un gel chauffant et/ou anti-inflammatoire. L’idéal serait de se faire masser par un kiné, son ostéopathe ou par quelqu’un de son entourage.

5. Etirez-vous doucement : uniquement quand votre mobilité commence à revenir ! Pensez d’abord à bien relâcher les épaules, puis penchez doucement la tête vers l’épaule droite, puis la gauche. Ensuite, revenez au milieu, la tête bien droite et tournez doucement la tête vers la droite puis la gauche. Revenant encore une fois au milieu, enroulez la tête vers l’avant, puis revenir tête droite. Vous pouvez répéter cette routine 4 à 5 fois. N’oubliez pas de respirer dès que vous sentez une tension.

En suivant ces conseils, un torticolis disparaît généralement spontanément en quelques jours. Néanmoins, si vous avez de la fièvre, si la gêne persiste ou si elle devient récurrente, un torticolis peut alors cacher une autre condition médicale. Cela demande un bilan médical plus complet tel que prise de sang, radio ou IRM donc n’hésitez pas à aller consulter votre médecin.

Voici aussi quelques bonnes résolutions à prendre pour prévenir des torticolis, à appliquer dès à présent :
- Gare aux courants d’air : protégez votre nuque du froid !
- Adoptez un bon oreiller pendant la nuit : vous n’avez pas encore lu mon article sur les bons oreiller? 
- Attention à l’ergonomie de votre bureau : vous devriez lire mon article précédent celui sur les oreillers 
- Utilisez des kits main libres pour les longues discussions au téléphone
- Décontractez régulièrement votre cou avec les étirements cité précédemment, dès que vous sentez des tensions s’installer.
- Allez 1 à 2 fois par an chez votre ostéopathe pour qu’il fasse un bilan de votre posture et de la santé de vos cervicales pour travailler en prévention. 

Bonne semaine à tous et gare au vilain méchant torticolis !

Juliette Métivier, Ostéopathe Do MROF
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2014-11-05
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Durant ces dernières années, l’ostéopathie est devenue une thérapie de plus en plus reconnue dans le monde paramédicale. Pourtant, je suis souvent amenée à expliquer « ce qu’est un ostéopathe », dès que je sors de mon cabinet. 

L’ostéopathie est un système de soins basé sur des techniques de manipulation, qui se concentre sur l'intégralité de la structure corporelle (os, muscles, articulations et tissus adjacents). Elle vise à diagnostiquer et à traiter manuellement les restrictions de mobilité de ces éléments, qui entrainent des troubles fonctionnels. 

Le fondateur de l’ostéopathie est un médecin américain Andrew Taylor Still (1828-1917). Celui-ci s’est rendu compte que la santé optimale n’est possible que lorsque tous les tissus et les cellules du corps fonctionnent ensemble, en parfaite harmonie. S’appuyant sur une connaissance approfondie de l’anatomie et la physiologie, Andrew T. Still a inventé une série de techniques manuelles ayant pour objectif de restaurer la capacité du corps à s’auto-guérir, en levant les tensions perturbant la structure du corps.

C’est aussi un concept « philosophique », car le thérapeute va considérer l’individu dans sa globalité, corps et âme. Médecine complémentaire, elle s'intéresse non seulement aux symptômes physiques, mais aussi au style de vie, aux habitudes et l'état général du patient. Suivant les principes du Dr. Still, l’ostéopathe va traiter le patient comme un tout, plutôt que de se concentrer uniquement sur la pathologie. 

Ceci est une liste non exhaustive sur les types de conditions dans lesquels l’ostéopathe peut apporter un soulagement :

~ Les douleurs articulaires, lombalgies, cervicalgies, entorses, tendinites.
~ Les troubles digestifs (constipation, diarrhée, ballonnements, brulures d’estomac).
~ Les conséquences d'un traumatisme, d'un choc, accident de la route, blessures sportive.
~ Les troubles de la petite enfance (régurgitations, coliques, nervosité, troubles du sommeil).
~ Les conditions chroniques (l'asthme, vertiges, migraines, otites, sinusites et bronchites).
~ Les états dépressifs, stress, anxiété, troubles du sommeil.
Et plus globalement, apporter un équilibre et un bien être au corps. 

Vous pouvez obtenir une liste plus complète en allant sur http://www.julietteosteo78.com/pourquoi-consulter-un-osteopathe/

Maintenant, on me demande également si « Ostéo et kiné, bah, c’est la même chose, nan ? ». Un ostéopathe et un kinésithérapeute font des métiers complètement différent mais sont complémentaires l’un à l’autre. 

- L’ostéopathe part du principe que chaque partie du corps est reliée aux autres. Son travail consiste donc à redonner à votre corps un juste équilibre en décelant les zones de blocages et de tensions. 

- Quant au kinésithérapeute, il va intervenir plutôt localement selon les symptômes et toujours sur prescription médicale. Il va utiliser de techniques de massages, d’étirements musculaires ou de mobilisations articulaires, ainsi que des exercices pour renforcer, soulager un groupe musculaire ou rééduquer une articulation traumatisée.

Prenons l’exemple d’une entorse à la cheville. Après quelques jours de repos, votre médecin généraliste va vous prescrire quelques séances de kiné pour rééduquer la cheville traumatisée et rétablir la proprioception perdue. Mais pendant 2 à 3 semaines, vous allez boiter et prendre une posture antalgique qui va perturber l’équilibre de votre corps. Donc, en complément des séances de kiné, il est important d’aller voir son ostéopathe pour qu’il relâche les tensions accumulés dans le dos et qu’il rééquilibre la cheville touchée ; le traitement du kiné n’en sera que plus efficace.

Si vous avez la moindre question sur l’ostéopathie et sur les différentes pathologies que l’ostéopathe peut soulager, n’hésitez pas à lui poser la question 

Bonne semaine à tous !

Juliette Métivier, Ostéopathe DO MROF
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2014-10-28
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Une des questions les plus fréquemment posées à mon cabinet est « mon mal de cou peut-il dû à mon oreiller ? », suivi inévitablement de «quel oreiller devrais-je choisir pour mieux dormir ? ». Si vous avez régulièrement mal au cou et au dos, un sommeil agité, des migraines, ronflements, une fatigue constante, vous avez peut-être besoin de changer d’oreiller! Et vite !

Lorsque vous êtes allongé, les muscles de votre cou sont totalement relâchés, et donc dans une position vulnérable si vous avez un mauvais oreiller. Une mauvaise position peut entraîner douleurs et tensions au niveau de la nuque, des épaules et du dos, ce qui peut engendrer des maux de tête ou des torticolis. 

Votre cou doit rester dans le prolongement de la colonne vertébrale pour ne créer aucune tension cervicale ou dorsale. Votre oreiller parfait devra soutenir parfaitement vos cervicales et répartir le poids de votre tête. Idéalement, une partie de l’oreiller soutient le cou et l’autre soutient la tête.

Règle n°1 : on choisit son oreiller par rapport à position dans laquelle on dort ! 

- Si vous dormez sur le dos : c’est la position la moins dangereuse pour votre colonne vertébrale, donc un oreiller moyen et plutôt souple sera parfait. L’épaisseur n’aura peu d’importance. 

- Si vous dormez sur votre côté : privilégiez un coussin haut et ferme. L’oreiller doit venir combler le creux de la nuque et éviter une compression au niveau de l’épaule. Il faut choisir l’épaisseur de votre oreiller en fonction de votre carrure, donc de la largeur de votre épaule (généralement, entre 8-14 cm). 

- Si vous dormez sur le ventre : arrêtez ça tout de suite ! C’est la pire position pour le dos et les cervicales. Votre cou va être en extension et en rotation, ce qui vous empêche de bien respirer et coupe votre circulation vers votre tête. Mais, si l’habitude est trop dure à casser, limitez les ennuis en optant pour un modèle plat, de 5 cm d’épaisseur afin de ne pas casser la nuque et/ou cambrer le dos. Au mieux, dormir sans coussin ! Essayer aussi de résister à l’envie d’enlacer votre oreiller dans vos bras, cela va juste augmenter les tensions dans vos épaules et augmenter l’épaisseur de votre coussin… Un oreiller fin et moelleux sera votre meilleur choix !

Une autre question régulière est « que pensez-vous des modèles ergonomiques ? ». 
Comme leurs cousins standard, il faut qu’ils soutiennent la tête pour préserver la cambrure cervicale. Ils peuvent se présenter sous différentes formes : vague (si vous dormez sur le côté), carré ou rectangle. Ils dépendent aussi des mêmes critères de sélections : position durant le sommeil, poids, largeur du cou, largeur des épaules, etc. Il est parfois difficile de s’habituer à un oreiller ergonomique lorsqu’on est habitué à un oreiller classique, donc les symptômes peuvent empirer avant de disparaitre. 

Votre oreiller n’est pas éternel : il doit être renouvelé régulièrement. S’il se déforme, il perd sa tonicité et donc vos cervicales en souffriront ! Selon sa composition, celui-ci peut durer entre 1 à 6 ans, mais il est conseillé de changer d’oreiller tous les 2 ans en moyenne. 

Bonne semaine et dormez mieux ;)
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Winter is coming ! L’hiver approche. Et celui-ci est accompagné bien souvent du « blues d’hiver », aussi appelé Trouble Affectif Saisonnier. Cette affection psychologique touche 50% de la population et commence dès le début de l’automne pour finir avec le retour du soleil au printemps. 

Ce phénomène a pour cause le manque de lumière. La diminution de notre exposition au soleil génère une augmentation de la quantité de mélatonine (une hormone favorisant le sommeil) tout en diminuant la production de sérotonine (une hormone nous rendant heureux). Notre horloge biologique interne est donc déboussolée et comme les animaux, notre corps souhaite hiberner. 
 
Les symptômes du blues d’hiver sont généralement les suivants : une absence de motivation, une baisse de moral, une difficulté à se concentrer, de la mélancolie, un sentiment de fatigue, une augmentation de l’appétit et particulièrement pour des aliments gras et sucré, etc. 

Avec un manque de motivation et moins d’activité physique, un blues d’hiver va aussi avoir une répercussion sur vos articulations et vos muscles et accentuer des déséquilibres sur votre. Plus vous aurez mal, moins vous serez motiver à prendre soin de vous. Vous tombez dans un cercle vicieux.

Voici quelques suggestions pour diminuer, voir éviter ce blues d’hiver :

~ Essayer de garder le même rythme que l’été : prenez soin de votre corps et sortz vous amuser ! Le froid et l’humidité ne doivent pas vous condamner au canapé !  Des « simulateurs d’aubes » peuvent aider les plus paresseux à se réveiller de bonne humeur.

~ Faites du sport,  même si la flemme est là, même s’il fait froid et humide !! Cela permet de prendre l’air, de conserver sa forme physique, d’augmenter la production d’endorphine, de réduire les raideurs articulaires, etc. Mais surtout, de profiter des quelques rares rayons de soleil.

~ 20 minutes par jour pour vous seul(e) afin de relâcher les tensions qui s’accumulent. Isolez-vous dans votre chambre, faites des mouvements de stretching ou prenez un bain chaud. 

~ Osez la photothérapie. Grâce à une lampe spéciale, une bonne heure quotidienne,  permet de retrouver sa bonne humeur. 

~ Prenez conseil auprès de votre médecin ou de votre pharmacien pour une cure homéopathique, par exemple, en prévision de l’arrivée la saison froide. 
Vérifiez aussi que vous ne souffrez pas de carence en vitamines C et D.

~ Evidemment, allez consulter votre ostéopathe pour faire un bilan préventif avant les longs mois d’hiver.

Si ce blues d’hiver vous handicape dans votre vie professionnelle et personnelle, vous avez surement besoin d’un coup de pouce en plus donc n’hésitez pas à aller consulter votre médecin, psychologue et votre ostéopathe.
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2014-10-12
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Pour bien commencer la semaine, voyons un sujet important pour votre posture et qui vous provoque des douleurs chroniques et parfois handicapantes:

- L'ergonomie de votre bureau, ou plutôt, comment s'asseoir devant son écran en évitant de souffrir maintenant et dans le futur -

Ce qu'il faut retenir et appliquer dès ce matin:

1) Bien s’asseoir au fond du siège et appuyez votre dos sur le dossier.

2) La hauteur du siège devraient permettre à vos cuisses d’être parallèles au sol, les pieds bien a à plats.

3) Ne pas croiser les jambes, et utiliser un repose pied si possible.

4) Réglez la hauteur de l’écran à celle de vos yeux et inclinez le en arrière pour redresser votre cou.

5) Les coudes doivent être idéalement à 90°, directement sous vos épaules donc avancez votre chaise, votre clavier sans oublier la sourie.

6) Les poignets sont droits, alignés avec les avant bras.

Faire tous ces petits changements peuvent radicalement changer votre posture et donc votre santé générale, tout en prévenant de sérieux troubles musculo-skeletiques.

Pour les plus curieux, voici un petit lien pour approfondir ces changements : http://www.travailsecuritairenb.ca/docs/officefrdist.pdf

Passez une très bonne semaine et attention devant vos écrans!

Juliette Métivier, Ostéopathe D.O. MROF
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2014-10-05
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