Pour la petite histoire:
"En 1973, faute d’avoir un lanceur européen à leur disposition, Français et Allemands ont dû aller quémander auprès des Américains pour pouvoir mettre en orbite leur satellite de télécommunication. Or « les Américains, se souvient Frédéric d’Allest, ancien Directeur général du Centre national d’Etudes spatiales (CNES), ont fait savoir qu'ils voulaient bien lancer Symphonie mais à condition qu'il soit limité à des fonctions expérimentales ; autrement dit, ils nous ont dit : ‘Vous lancez votre satellite mais à condition qu'il ne serve pas’ ». Abusant de leur monopole, les Américains ont donc interdit toute utilisation à des fins commerciales.
Un véritable déclic, d’après les témoins de l’époque, le diktat américain a finalement permis de lever les obstacles à la construction de ce formidable outil de souveraineté européenne (et de succès commercial, soit dit au passage) qu’est le lanceur Ariane. Ajoutons que, avant le premier vol d’Ariane, les Américains, toujours infatigables, reviennent à la charge. Hubert Curien, ex-président du CNES, se rappelle de ce dîner, en 1977, où le patron de la Nasa feint l’incompréhension en lui demandant : « Hubert, franchement, pourquoi construire cet engin obsolète alors qu'il serait tellement plus simple d'utiliser notre navette ? »."
http://www.hajnalka-vincze.com/Publications/183
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