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Alain Lambert
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Alain Lambert

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Revue de jardin
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Johny Stephan's profile photoJean Luc Jardin's profile photo
 
Et oui, une jolie propriété... Mais :
De nombreux conseils d'aménagement, de reprise en main, et de reconsidération des espaces pourraient vous être dispensés, mais surtout de telles surfaces donnent beaucoup de travail constant pour cet effet tout relatif proche des jardins à l'ancienne. Après prise en compte des proximités, il semble possible de favoriser plus de puissance artistique des lieux. Votre paysagiste pourrait évidemment y contribuer.
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Alain Lambert

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Administrations : apparence ou réalité du pouvoir ?
On m’a demandé récemment si j’avais les administrations centrales dans le collimateur. Aucunement. Je m’intéresse simplement aux questions de pouvoir, et je sais parfaitement que celui-ci a horreur du vide. Les administrations exercent en France des prérogatives excessives depuis des décennies, puisque le pouvoir politique leur a abandonnées.
Cela dit, ce serait une grave erreur de penser que cette question essentielle se résume au seul rapport entre le pouvoir politique et lesdites administrations. C’est d’abord et avant tout une question majeure de démocratie.
Les Français choisissent librement leurs élus, leur Président, leurs représentants, et leur confèrent, à eux seuls, la souveraineté qui leur appartient.
Le pouvoir politique est le seul dépositaire de l’autorité et de la confiance publiques qui y sont attachées. Pas les administrations ! Elles bénéficient de délégations de signatures mais elles ne sont titulaires d’aucun pouvoir propre.
Ceci étant rappelé, il n’est cependant pas inutile de rechercher la cause des dérives progressives d’appropriation du pouvoir par les administrations.
Lorsqu’on préside la CCEN, en écoutant les administrations centrales présenter leurs textes, lesquels traitent à longueur d’année de la mise en œuvre de politiques publiques, pourtant totalement transférées aux collectivités territoriales, un sentiment de malaise démocratique nous envahit. Ces administrations ne cachent même plus le « pouvoir administratif » qu’elles jugent légitime d’exercer sur les administrations locales.
La transmission tacite ou réelle d’un pouvoir politique à l’administration, alors que son rôle ne devrait être que dans l’exécution, constitue une atteinte grave à la démocratie. Elle instille l’idée qu’une légitimité technocratique s’imposerait en surplomb de la légitimité démocratique.
La 5ème République a pourtant, dès 1958, clarifié les choses en posant dans la Constitution, pour la 1ère fois dans l’histoire, un principe de subordination de l’administration au Gouvernement. Comme celui-ci est de plus en plus composé de technocrates, nous sommes, cependant, comme le disait François Bloch-Lainé, menacés d’être gouvernés par « d’anciens-futurs hauts fonctionnaires ». Dès lors que les cabinets sont, au surplus, peuplés par les grands corps, la boucle est bouclée. De législature en législature, se dessine inexorablement la République des camarades de promotion, toutes tendances confondues.
Le pouvoir effectif des administrations centrales n’a donc pas diminué, il s’est au contraire accru.
Afin que les ministres n’aient d’ailleurs pas la tentation d’exercer le pouvoir dont ils sont pourtant seuls investis, ils sont en permanence assignés aux questions d’actualités, séminaires gouvernementaux, déplacements en province, et selon leurs attributions, à la défense, devant les assemblées, des textes soigneusement préparés par leurs technocrates. Il est parfois pathétique de les voir vanter leurs incommensurables mérites y compris quand ils se sont trompés.
Reconnaissons volontiers que ces excès ne se constatent pas qu’en France. Mais la qualité exceptionnelle de nos hauts fonctionnaires, et je suis sincère, accentue notre risque.
L’administration française, trop sûre de sa raison, cherche à l’imposer envers et contre tout, avec des airs de vierge sage, gardienne unique de l’intérêt général.
Elle n’hésite pas à se placer au-dessus du législateur en défaisant son œuvre par circulaire. Servante devenue maîtresse, nul ne semble plus en mesure de lui résister, comme le dit Céline Wiener. Si elle connaissait les besoins réels de nos compatriotes, on pourrait s’en accommoder. Hélas, elle fonde son action sur une analyse abstraite et pseudo-scientifique de la société totalement étrangère à la réalité du terrain. Plus attentive aux moyens qu’aux fins, plus soucieuse de son emprise que du bien commun, elle soumet les citoyens et les entreprises à une multitude de contraintes dont le poids leur apparaît aussi lourd que les motivations incompréhensibles. Parfois, elle ira même jusqu’à refuser ce que le simple bon sens commande.
Ses caprices peuvent parfois constituer un élément de blocage économique et de gaspillage des ressources, tant elle impose de charges et de réglementations qui non seulement sont absurdes et nocives, mais nécessitent la création de services de contrôle inutiles et coûteux. On dirait que la pente naturelle de toute administration est de dégénérer en bureaucratie, combinée à l’impérialisme des technocrates, comme le dénonçait G. Pompidou dans le nœud gordien, il y a plus de 40 ans. La courte vue de cette bureaucratie, livrée à elle-même, est comme encouragée par trop de ministres, devenus simples haut-parleurs de leur administration, au lieu de l’animer, la stimuler.
Cela étant, soulignons-le une fois encore, force est de constater que cette dérive est largement due non seulement aux carences des dirigeants politiques, lesquels ne se distinguent guère par des longues vues claires, mais aussi à la résistance de nos administrations à rester sur leurs positions trop souvent conservatrices.
Au final, la France est un pays à peu près également partagé entre la volonté et le refus du changement. Ce n’est donc que par une alliance saine et responsable entre les administrations et le pouvoir politique que le salut peut survenir. Voilà pourquoi, je ne suis pas hostile aux administrations centrales, bien au contraire. D’un certain côté, je pense qu’elles sont l’élite de la France. Je souhaiterais simplement qu’elles soient moins arc-boutées sur leurs règles bureaucratiques absconces, plus ouvertes sur la société et accueillantes aux innovations. La France attend !
http://www.alain-lambert.org/2014/02/administrations-apparence-ou-realite-du-pouvoir/
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Jean Luc Jardin's profile photo
 
Le pouvoir réquisitionné par les administrations vous offusque, mais que vous ne vous en êtes pas aperçu plutôt. Et que dire lorsque ce pouvoir est abusivement mis en scène par des entreprises privées? Des exemples : EDF, Dolcevita, SNCF, autoroutes, agents de biens, banques, ou qu' on les manipule pour des encadrements en abus de prérogatives. La gangrène est abondamment repartie, je suis d'accord, il faut que cela cesse sur le billot de la démocratie. Et quand celle ci est détournée par un Président de la République. Ah, j'exagère, oui, oui, je vous entends : le "Non" au referendum Européen, vous vous étiez mis en travers ?
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Alain Lambert

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L’incongruité marque de fabrique indélébile du droit des marchés publics !

Le droit des marchés publics est confus, désordonné, embrouillé, bavard, inconstant, hypocrite, lâche, compliqué, insécure, soupçonneux, ruineux, bureaucratique. Bref il a tous les défauts. Mais il vient d’ajouter une nouvelle plume de clown à son chapeau : l’incohérence !
Fondé initialement sur le soupçon le plus absolu de corruption généralisée des élus, voire des fonctionnaires placés sous leur autorité, il martyrise les acheteurs publics avec des formalités préalables à la passation des marchés kafkaïennes, empêchant les collectivités de choisir les entreprises les MIEUX disantes. Pensez-donc, l’avantage doit être donné à celles qui savent franchir les haies les plus hautes des dossiers les plus longs, complets jusqu’à l’absurde et surtout qui n’oublient aucun tampon sur aucune page puisque c’est devenu la cause majeure d’éliminations d’offres qui auraient pu s’avérer meilleures pour la collectivité .
Après tant de rigorisme, on aurait pu espérer qu’une vigilance extrême soit conservée jusqu’au paiement après l’exécution des travaux, la livraison des fournitures ou la prestation de services. Pas du tout ! Une nouvelle mode est passée par là ! Ce qui compte désormais c’est évidemment toujours les tracasseries préalables à la passation du marché toujours aussi tatillonnes mais avec un final en apothéose : payer au fournisseur ce qu’il demande avant même d’avoir pu vérifier si sa demande est justifiée !
La CCEN saisie de cette nouvelle fulgurance a réussi, dans un premier temps, à éviter le pire, mais comme elle ne peut décemment s’opposer à tout, elle a fini par accepter le nouveau texte après de substantielles modifications.
Il demeure qu’après avoir été martyrisées pendant toute la procédure de passation des marchés, les collectivités se voient désormais sommées de payer les factures sur la simple production d’un état présenté par l’entreprise elle-même, avec obligation de répondre dans un très court délai sauf à approuver tacitement le décompte. Au diable la vérification de la bonne exécution des travaux, la livraison effective des fournitures ou la prestation réelle de services. Peu importe puisque le but n’est pas la fourniture de biens et de services à la collectivité mais de jouer au « jeu de lois ».
On se pince pour y croire. S’il s’agit, comme on peut le comprendre, de ne pas pénaliser les entreprises par des délais de paiement trop tardifs, pourquoi alors avoir oublié de simplifier toute la chaîne de procédure, de la conception du projet à son paiement ? Comment avoir pu oublier l’allègement de tout le formalisme excessif ?
Trop simple me direz-vous ? Il est vrai que ceux qui écrivent les textes n’ont jamais passé de marchés de leur vie. Cela explique tout ! Simplifier la commande publique, en faciliter l’accès notamment auprès des PME, garantir le bon usage des deniers publics en terme de probité et d’efficacité, tout en préservant l’acheteur public d’une pression pénale inutile et même contre productive devrait être le seul souci des administrations centrales, en cette période de croissance molle.
Non ! Qu’importe le droit fou pourvu qu’on ait l’ivresse. Le délit de favoritisme restera le premier chef de mise en cause des agents territoriaux,.
On ne va tout de même pas changer un droit qui perd !

http://www.alain-lambert.org/2014/01/lincongruite-marque-de-fabrique-indelebile-du-droit-des-marches-publics/
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Jean Luc Jardin's profile photo
 
Ah la la, tous ces procédés ne datent pas depuis récemment et sur les mêmes sujets. On pourrat également noter que l'etat n'est pas le meilleur client. De très loin, ne sachant préserver des pratiques dénouées de tricheurs dans tous les camps concernés. Le payeur au final ? Devinez ?
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Alain Lambert

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Alain Lambert

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Passer de la défiance à la confiance entre personnes publiques et privées ou signer l’armistice en l’Etat et le marché.
La lecture d’un article de Jean-Marc Peyrical, maître de conférences des universités, avocat à la Cour, président de l’Apasp, ainsi titré « passer de la défiance à la confiance entre personnes publiques et privées » a retenu toute mon attention. Il traite des Sociétés d’économie mixte. Mais il pourrait s’appliquer à tant de contrats qui réunissent acteurs publics et acteurs privés dans les actions d’intérêt général. L’auteur avec toute l’onction et la componction de l’universitaire écrit les choses avec modération. On pourrait aussi les dire plus crûment. Je conteste pour ma part que les administrations publiques aient le monopole de l’intérêt général, même si c’est leur principal objet. Et je ne parviens pas à comprendre qu’au 21ème siècle, la défiance supplante la confiance dans la mise en œuvre conjointe de projet. Le droit et les grands prêtres qui en garantissent la réputée pureté professent l’obligation pour la collectivité d’être majoritaire dans une société d’économie mixte, comme si la détention du pouvoir et du droit de vote garantissaient à eux seuls l’efficience économique et sécurité financière. A regarder la situation de certaines société, on pourrait en douter. L’auteur décrit les exemples où une situation inversée aboutirait à un objectif plus optimal. Il semble que le législateur hésite puisqu’on lui dit que ce n’est pas la loi, comme si son rôle n’était pas de la changer.
Cette question raisonne en moi car dans le livre « déficits publics, la démocratie en danger », j’ai traité de cette question et la titrant « signer l’armistice en l’Etat et le marché ». J’alerte sur le soupçon systématique qui pèse en France sur les relations entre public et privé. Sur cette confusion qui règne, au sein même de la gestion publique, entre certains présupposés négatifs dont la conciliation n’est pas aisée et aboutissant trop souvent en sommets de complexité. Le principe de régularité et celui d’efficacité ne font pas bon ménage lorsque la régularité barre la route à l’efficacité. La confiance a priori nécessaire au gestionnaire, moyennant contrôle a posteriori, devient inopérante parce qu’aucune liberté de gestion n’est permise. Ces hiatus sont nombreux et méritent qu’on les examine en droit.
Une division tenace règne entre les tenants de l’État et ceux du marché à propos de la gestion par la performance. Nous sommes un des derniers pays à l’entretenir. Le temps est venu d’envisager de signer un armistice entre tous sur le sujet et de mettre fin à ce climat de suspicion Plus personne ou presque ne conteste la supériorité de l’économie de marché sur l’économie planifiée. Personne n’ignore non plus les limites du marché et notamment son inaptitude à produire tous les biens, et notamment les biens collectifs. L’existence et la qualité des biens collectifs légitime parfaitement l’intervention des pouvoirs publics et chacun est attaché notamment aux biens régaliens fournis par l’Etat comme la sécurité, la défense, l’éducation, la justice. Mieux, l’économie de marché a besoin de l’Etat, lequel est un acteur clé pour la croissance. Il est notamment au cœur des stratégies de long terme comme la recherche, le développement, les infrastructures, la technologie. C’est donc de l’alliance raisonnée, raisonnable et transparence entre public et privé que viendra le salut.
La nouvelle génération qui entre aujourd’hui sur le marché du travail doit être porteuse de cette réconciliation entre la sphère publique et la sphère privée dont les modèles sont certes différents. Mais ils peuvent s’apporter mutuellement beaucoup en valeurs, en savoirs, en méthodes, en idéaux aussi pour faire de notre Pays l’un des plus performants en Europe et dans le monde. Cette génération adhèrera à la culture managériale dans les administrations par préférence à la culture hiérarchique aux structures pyramidales dans lesquelles chaque niveau est déresponsabilisé. Elle combattra les principes juridiques du 19ème siècle de la France en voiture à cheval pour propulser et consolider la France dans l’univers planétaire.
Elle sera celle de l’armistice entre l’Etat et le marché.
http://www.alain-lambert.org/2013/12/passer-de-la-defiance-a-la-confiance-entre-personnes-publiques-et-privees-ou-signer-larmistice-en-letat-et-le-marche/
http://www.lemoniteur.fr/165-commande-publique/article/actualite/23005618-sem-contrat-passer-de-la-defiance-a-la-confiance-entre-personnes-publiques-et-privees
http://www.armand-colin.com/livre/497320/deficits-publics.php
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Jean Luc Jardin's profile photo
 
Ah ça pour se préoccuper de la moralité des marchés face aux capitaux on pourrait trouver du monde, mais où est la protection des citoyens, de leur capacité à l'accès à un travail rémunéré correctement, et à son pouvoir d'achat, en activité ou devenu retraité. A quand le retrait du pouvoir des finances avant le service de l'économie pour l'humain ? N'êtes vous pas député pour protéger le citoyen, même si des ententes entre publique et privé pourraient dégager quelques frilosités. La finalité de l'économie n'est pas faite pour engraisser les finances mais pour faire vivre l'humanité. N'êtes vous plus centriste et donc humaniste ? Avant de trouver une entente en protection des administrations, il est souhaitable d'en réorganiser les structures et d'assurer une gestion non protectrice des charges excessives instituées à voies lobbyiste et protégeant ses prérogatives par priorité avant le soucis de l'efficacité. Alors, je ne suis pas sûr que votre désir de voir la prise d'initiative du privé ne soit pas à votre regret un moyen en finalité de faire le ménage. En résumé, il vous faut revoir le sens des priorités de la démarche.
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Alain Lambert

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Alain Lambert

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Non le mille-feuille territorial n’est pas fatal. A condition de laisser vivre l’innovation territoriale. Et permettre à chaque territoire de choisir la formule d’association correspondant a sa configuration propre et à ses choix.

Depuis d...es décennies, il est obstinément recherché à marier horizontalement, et contre leurs grés, des territoires contigus. Ce qui aboutit, en zone peu peuplée, à éloigner toujours plus les centres de décisions de ceux qu’ils sont supposés servir. Pourquoi n’a-t-on jamais imaginé de procéder à des alliances verticales ? En rassemblant de nombreuses collectivités qui agissent presque concurremment sur un même territoire ?

L’Orne est un bon exemple. Le département compte pour un peu moins de 300.000 habitants, pas moins de 505 communes, 29 intercommunalités, un nombre incalculable de syndicats intercommunaux et un conseil général, sans compter les services de l’Etat et les administrations sociales. Soit environ 600 entités publiques.

Et si l’Orne devenait département métropole ? Un peu à l’image du département du Rhône avec Lyon, mais avec une ambition plus haute encore. Puisqu’il ne s’agirait pas de laisser cohabiter une collectivité départementale avec une métropole mais précisément de faire du département lui-même l’aire métropolitaine.

L’Orne constituerait dans son ensemble une collectivité à statut particulier au sens de l’article 72 de la Constitution, dénommée « Département-ville-métropole de l’Orne », par regroupement et donc en lieu et place de toutes les communes et les intercommunalités du département et dans les limites territoriales de celui-ci. Elle s’administrerait librement dans les conditions actuelles des lois régissant les communes, intercommunalités et départements. Le Préfet continuerait d’exercer les mêmes fonctions qu’aujourd’hui. Le Conseil du « Département-ville-métropole » remplacerait le Conseil général actuel et serait composé des Présidents d’intercommunalités. Les Présidents d’intercommunalités seraient élus selon le droit commun nouveau, c’est-à-dire par le Conseil de communauté constitué des élus communautaires élus désormais par scrutin de liste au suffrage universel. Les Conseils de Communauté et les conseils municipaux resteraient élus selon le droit commun, toutefois il ne subsisterait qu’une seule collectivité de plein exercice, le « Département-ville-métropole ». Les structures élues à l’échelon local agiraient en vertu des délégations de compétences qui leur seraient dévolues par le Conseil de « Métropole-ville-département ».

Afin de conserver tous les fruits de la démocratie de proximité, le principe de subsidiarité serait la clé de voute de la gouvernance de cette nouvelle entité à trois échelons en un dont deux internes. Ainsi, il serait réservé uniquement à l’échelon supérieur que ce que l’échelon inférieur ne pourrait effectuer que de manière moins efficace. Une obligation de proportionnalité commanderait de ne pas excéder ce qui est nécessaire à la réalisation des objectifs fixés par le conseil du département métropole.

Un seul budget regrouperait les comptes des centaines de collectivités actuelles, mais les missions dévolues actuellement à chaque échelon seraient très généralement maintenues à ce niveau avec les moyens nécessaires à leur exercice, tout en favorisant une stratégie forte de mutualisation visant à accroitre la qualité de service aux habitants dans le meilleur rapport coût efficacité possible. Les concours financiers de l’Etat devraient rester ceux actuellement attribués aux trois échelons existants, selon le mode de calcul du droit commun. La fiscalité serait votée au niveau du Conseil de département-ville-métropole, un système de péréquation serait adopté pour éviter des augmentations aux territoires moins fiscalisés, étant précisé que la fiscalité de ceux-ci évoluerait ensuite en fonction des coûts constatés par leur gestion déléguée selon le principe de subsidiarité.

Une avancée historique de cette importance et de cette audace répondrait à la volonté des Ornais de ne pas subir leur destin mais de le choisir.

Agir pour ne pas subir. Telle deviendrait notre devise. La di­mi­nu­tion du nombre de ré­gions et une éventuelle fu­sion avec les dé­par­te­ments est une perspective qui menace à l’évidence les petits départements. Dès lors, deux attitudes sont possibles : at­tendre que l’on dé­cide d’en haut, ou an­ti­ci­per.

At­tendre c’est dis­pa­raître. C’est progressivement se lais­ser as­pi­rer par d’autres dans une «ré­gio­na­li­sa­tion ram­pante » qui en­traî­ne­rait l’éloignement par trans­fert de siège de toutes nos ins­ti­tu­tions successivement à Caen puis à Rouen. Comme nous l’avons hélas déjà constaté pour cer­taines grandes banques ou ad­mi­nis­tra­tions. En créant notre « Département-ville métropole» nous constituerions l’en­tité la plus peu­plée en Basse-Nor­man­die et deviendrions du coup in­con­tour­nables. L’ad­di­tion de nos res­sources ac­tuelles, ga­ran­ties par contrat avec l’État, nous don­ne­rait des moyens d’in­ves­tis­se­ment per­met­tant d’équi­per notre ter­ri­toire Ornais en lui conférant une compétitivité renforcée.

Trois éche­lons en un : Dé­par­te­ment, in­ter­com­mu­na­li­tés et com­munes ne fe­raient plus qu’un mais chaque éche­lon conser­ve­rait sa propre ins­tance dé­li­bé­rante, les élus de proxi­mité se­raient pré­ser­vés et grâce au prin­cipe de sub­si­dia­rité, chaque éche­lon gar­de­rait les pou­voirs de dé­li­bé­rer des ma­tières pour les­quelles il se­rait le mieux placé pour les trai­ter.

Faire preuve d’au­dace doit être dans notre nature. Certes, il nous faudrait une loi au­to­risant une telle dé­marche, mais la Consti­tu­tion la per­met. Il nous suffit de seulement un peu d’au­dace, de chasser nos peurs du chan­ge­ment dans nos ha­bi­tudes. Je conserve le souvenir de Pré­sident du dis­trict ur­bain d’Alen­çon. Quand la sup­pres­sion des dis­tricts avait été an­non­cée, j’avais in­di­qué que nous avions deux so­lu­tions : soit re­des­cendre de di­vi­sion en nous trans­for­mant en com­mu­nauté de com­munes, soit mar­quer une grande am­bi­tion et mon­ter en di­vi­sion com­mu­nauté ur­baine. Au dé­part, ce fut un tollé. J’ai per­sisté et de­puis per­sonne n’a ja­mais ima­giné re­ve­nir en ar­rière.

On ne peut sans cesse dénoncer l’inertie des gouvernements qui tardent à engager les réformes de structures indispensables à la renaissance de la France et rester, nous, blottis ou cachés dans nos petits territoires, en attendant notre propre asphyxie. C’est par l’offensive, le courage et la détermination que nous donnerons l’exemple et que le renouveau s’imposera pour le bonheur de tous. Allons-y pour la fusion de trois échelons en un ! Et pour démentir la légende française sur la prétendue fatalité du millefeuille territorial.


http://www.alain-lambert.org/2014/01/reunir-trois-echelons-territoriaux-en-un-pour-un-departement-metropole/
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Jean Luc Jardin's profile photoAntoine MARTEL's profile photoSophie Horloge's profile photoAlain Lambert's profile photo
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Il me faut un signe du Gouvernement qu'il est prêt à faire instruire ce genre de proposition. Merci de vous intéresser à mes travaux.
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Alain Lambert

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Tous mes vœux de bonne et heureuse année

http://vimeo.com/82790274
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Jean Luc Jardin's profile photo
 
Pas de longs discours... Pour vous aussi. Et merci de vos bons voeux.
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Alain Lambert

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La LOLF n’a pas échoué en tout, loin de là !

Les titres des journaux visent à attirer un lectorat. Ils peuvent contenir des raccourcis qui ne donnent pas un reflet fidèle des échanges qui suivent. C’est inévitable. L’entretien que nous avons eu avec Pierre-François Gouiffès reflète totalement ma pensée car j’ai validé tout le contenu issu de notre entretien, fort passionnant d’ailleurs, tant il connait intimement la matière. Il est vrai que j’ai souligné dans quel domaine la LOLF n’a pas encore réalisé les espoirs qu’elle portait en elle et qui relevaient clairement de l’intention forte du législateur organique, ignoré en la circonstance par la technostructure de l’Etat qui a préféré sanctuariser ses organigrammes que renter dans l’esprit de réforme. De ce point de vue, mon éviction du gouvernement en 2004 ne m’a pas permis d’imposer totalement les vues du législateur organique. Ceci explique peut-être d’ailleurs cela.
La LOLF est le seul texte relatif aux lois de finances d’origine parlementaire et transpartisane. Unique dans l’histoire des finances publiques. Elle s’est voulue, dès sa naissance, une partition d’une symphonie budgétaire et financière écrite pour gouvernements de gauche ou de droite. Elle n’a pas produit tous les fruits tant espérés puisqu’on l’a mise sous camisole afin que la liberté qu’elle offrait, assortie d’une responsabilité légitime, ne puisse pas s'exercer tant elle semblait suspecte à ceux qui ne croient toujours pas à la liberté et à la responsabilité comme logiciel de gestion publique. Elle a été détournée de sa finalité par une bureaucratie qui commande encore au Pays et qui est à réformer d’urgence. C’est le chantier dont je rêverais qu’un Gouvernement me charge, je suis convaincu que j’y parviendrais dans un consensus absolu.
 
Elle a été cependant une expérience précieuse pour la France, même détournée comme elle l’a été, car elle a été révélatrice d’une capacité à réformer quand les responsables politiques le veulent et qu’ils savent s’unir sur l’essentiel, oubliant un moment ce qui le sépare, souvent accessoire, pour s’accorder sur l’essentiel. Il faut leur donner maintenant le pouvoir de l’inscrire dans les pratiques administratives. Aucun Gouvernement ne pourra le faire puisqu’il est le jouet d’une technocratie toute puissante dont il craint de se couper pour agir. Il faut pour y parvenir de vrais politiques chevronnés, n’ayant aucune nouvelle perspective de carrière et suffisamment solides pour ne pas être soupçonnables de poursuivre d’autres buts que  l’intérêt général. Après, pour réussir, c’est affaire de force de conviction et de management par l’exemple et le consensus.
 
La LOLF aurait un couronnement historique si, après une micro chirurgie constitutionnelle purement technique, elle pouvait fonder la Loi de Finances des Administrations Publiques (APU) coiffant les lois de finances sectorielles, APUC, ASSO, APUL. Et instituer la Loi de Règlement des Administrations Publiques (APU) qui ferait la lumière entre les comptes épars fournis au Peuple français, par différence à ceux envoyés à Bruxelles. Quel progrès démocratie ce serait ! Si les universitaires en FIPU, les étudiants, les politiques vertueux entamaient ce combat, je serais à leur côté, voire à la tête, pour réussir cette réforme copernicienne et historique qui serait la 1ère marche du redressement de la France, de ses comptes publics et de son organisation administrative.
 
On commence quand ?
 
Je vous recommande de lire les deux livres celui de Pierre-François Gouiffès « L’âge d’or des déficits. 40 ans de politique budgétaire française » paru début septembre à La Documentation Française, et le mien « Déficits publics, la démocratie en danger », paru en octobre chez Armand Colin. Ils sont complémentaires. A la fin de la lecture, vous serez dans le top 100 des citoyens français les mieux informés des comptes publics et des voies et moyens du redressement.
 
http://www.latribune.fr/blogs/generation-deficits/20131217trib000801374/alain-lambert-la-lolf-a-echoue.-c-est-une-rolls-sur-un-chemin-de-terre.html
http://medias-presse.info/alain-lambert-la-lolf-a-echoue/4083
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Alain Lambert

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Les systèmes d’information financière, clé de la réforme des administrations.
 Le Ministre de la Défense confirme l’abandon du logiciel Louvois qu’il qualifie de » désastre humain » et » budgétaire « . Il a dénoncé l’absurdité d’un système de rémunération mal conçu et d’un logiciel qui dysfonctionne, en soulignant une catastrophe budgétaire « . L’affaire coûte 150 à 200 millions d’euros par an, l’équivalent des économies permises par les réductions d’effectifs des armées. Dans le livre « Déficits publics, un danger pour la démocratie » que je viens de publier, je traite des systèmes d’information comme la clé de la réforme des administrations.
 La mise en place de nombre d’entre eux se sera révélée une série répétée de « plantages ». Le mot n’est pas trop fort. Il illustre l’un des maux de nos administrations. La France, où les administrations consomment plus de la moitié du fruit du travail des Français, qui s’occupent de leur vie quotidienne dans la même proportion, et génèrent des besoins informatiques qui représente largement la moitié de toute l’informatique existant en France, s’est historiquement comportée en très mauvais élève dans la mise en place de systèmes d’information performants.
 systèmes d'informationPourtant, ces systèmes d’information sont une clé essentielle de la révolution copernicienne que notre administration doit opérer. Ensemble des systèmes informatiques qui centralisent les informations relatives au fonctionnement d’une organisation — les personnels, leur rôle, leur coût, les matériels qu’ils utilisent, les crédits qu’ils consomment, les recettes qu’ils encaissent, les imprimés qu’ils traitent, leur stratégie, leur management, leur gouvernance, leurs données, leurs procédures —, les systèmes d’information pilotent désormais la comptabilité, la finance, la gestion de toutes les activités et des ressources humaines. De leur performance dépend la réussite ou l’échec d’une entreprise comme de l’administration. En apparence réservés à des techniciens, ils constituent désormais un enjeu stratégique décisif, tant pour la qualité des informations budgétaires, comptables et le pilotage de la dépense que pour le fonctionnement de l’institution et les services qu’elle rend à l’extérieur. Ce sont à la fois des outils d’organisation interne et une vitrine ouverte – parfois une porte d’entrée – pour les usagers, qui leur expose l’ensemble des biens et services publics disponibles. Idéalement, les progrès technologiques devraient permettre de coordonner l’activité de toutes les administrations publiques.
 Jusqu’à maintenant, les tentatives de mise en place se sont soldées, à chaque fois, par une catastrophe industrielle. Les fonctionnaires et décideurs ne connaissant rien à ces matières. Ils sont prisonniers du code des marchés publics, achètent des systèmes qui ne marchent pas, coûtent cher, et découragent même le plus enthousiaste des utilisateurs. Ensuite, comme on peut s’y attendre, la mise en place des systèmes d’information – qui suppose la coordination entre une myriade d’administrations au fonctionnement hétéroclite — fait resurgir l’éternel débat entre les partisans de l’autonomie d’une part et les partisans d’un système harmonisé et centralisé de l’autre. La traduction informatique de ce débat oppose d’un côté les défenseurs d’une galaxie unique, appelée progiciel, contenant en son sein un ensemble de logiciels aux partisans d’une galaxie de planètes informatiques propres à chaque administration, reliées entre elles par une sorte de soleil qui regrouperait l’ensemble.
 Pour ceux qui s’intéressent à cette matière, rendez-vous à la lecture du livre et parlons-en ensemble.
http://www.armand-colin.com/livre/497320/deficits-publics.php
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Occupation
Voici mon CV : http://www.alain-lambert.org/wp-content/uploads/2010/05/Bioalainlambert.pdf
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Gender
Male
Le Docteur Uzan est excellente, super compétente, attentive et chaleureuse. La meilleure adresse à Paris dans cette discipline.
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