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Association Jardin & Écotourisme
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Nous organisons des ballades écotouristiques en Gironde ainsi que des sorties pédagogiques sur les thèmes de la nature.
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SORTIE PRINTANIÈRE DANS UN ÉCRIN DE VERDURE URBAIN : LE PARC DU RUISSEAU DU HAILLAN

Prochainement (voir notre site Web : www.jardin-et-ecotourisme.fr), notre exploration se déroulera sur une commune proche de Mérignac : Le #Haillan. Nous parcourrons suivant son principal ruisseau sur un axe du nord au sud : une #ripisylve (corridor végétal de part et d’autre du ruisseau) située en ville d’une superficie de 3,4 ha et 2 km de long, inauguré en novembre 2013. Le projet a été porté par Andréa #KISS, Bernard LACOSTE, Jean-Claude CONTE, Gilles CAPOT (responsable du service urbanisme et développement économique), Nicole ARTAXET (paysagiste et responsable du centre technique) et Annabel ALBRECH (chargé de mission Agenda 21). Le travail a été confié à l’architecte Sandrine MERCURIO et à la paysagiste Sabine HARISTOY. Au total, acquisitions foncières comprises (avec quelques points d’achoppements comme le rétrécissement au niveau d’un passage près d’un maraîcher), cela a coûté 5 millions d’euros, payés par la commune, les partenaires institutionnels et les promoteurs des résidences. Les élèves du lycée horticole du Haillan ont réalisés les 3 hôtels à insectes (détruits en 2017 par un incendie allumé par des “vandales”). Un #lavoir devrait être reconstruit. Six jeunes Haillanais, encadrés par un animateur du service jeunesse et un agent technique, ont participé au nettoyage des abords du ruisseau. Ce couloirs “vert et bleu” est aussi un axe de passage apprécié des piétons et des vélos qui peuvent ainsi se déplacer en évitant les désagréments de la circulation routière.
En aval de notre zone d’exploration, le ruisseau du Haillan passe derrière le cimetière, dans le parc Sainte-Christine, le bois du #Déhès, le Moulin du #Moulinat pour se jeter dans la #Jalle de #Jallepont. C’est aussi un secteur très intéressant à explorer… pour une autre fois !

En longeant le ruisseau du Haillan, nous découvrirons le discret petit peuple des eaux douces, une #borne seigneuriale, une cressonnières, les #vénelles du Vieux Haillan, plusieurs écluses-pelles à crémaillère, les derniers #maraichers, des #vergers, la gestion différenciée des espaces verts et de vastes prairies.

Départ: parking #Miotte (près du carrefour de l’avenue Pasteur et de la rue des Genets), face à plusieurs commerces (Manceau fleurs, artisan boulanger, Annie Thurin esthétique, auto-école, presse-papeterie).
(sortir du parking par l’allée des roseaux)
Ici (secteur Miotte), le ruisseau s’appelle ruisseau du lieu-dit les Boucheries. La plante aquatique dominante est la #callitriche. A droite de l’allée des roseaux, deux ponts côte-à-côte, une grande “#écluse” à crémaillère est cachée par un épais roncier (examinez les 2 types de feuilles de la ronce). Fonds argilo-calcaire.
(traversée de l’allée des roseaux et prendre la rive gauche )
Pont entre deux résidences. Attention à ne pas glisser en marchant sur les lattes de bois humide! Sur la rive gauche, saule mâle et #hièble à son pied; puis tapis de ficaire. En descendant vers la berge, ormes embrassants, #lathrée (visible qu’un mois par an, entre 15/3 et 15/4) et racines dans le lit de la rivière (elles soutiennent des berges). Petit #orme (observez les feuilles asymétriques). Au pied de la résidence, laitue scariole comestible, mais au goût âcre (ancêtre de notre laitue). Bosquets de grands ormes en fleurs (fin mars). #Lampsane et #ailliaire. Trou de vers à bois dans souche partiellement éclatée. Chants d’oiseaux : #hypolais polyglotte, mésange à longue-queue.
Près d’un pont: côté aval, chardons et #millepertuis, vieux sureau, #anthrisque (en fleur en mars-avril). Côté amont: goujons (au milieu du lit si soleil), pousses de #phytolaque (30/3), #laiche avec gros épis, long chaton de noisetier (au moins 10 cm le 29/3). En face, sur rive droite, jeux pour les 3-8 ans (poule et poisson amusants au pied d’un immeuble). Tapis de menthe. Pommier reine des Reinettes (1 m de haut) à côté résidence des Lavandières.
Quelques #frênes (tisanes pour centenaires!) et #bardanes au pied. #Troènes du Japon.
Pont.
Orme et barre de fer déformant le tronc qui pousse autour (belle photo à faire).
(traversée de la rue Hustin) #Peuplier blanc (chaton le 29/3).
Entre #Hustin et République (centre bourg), le ruisseau s’appelle ruisseau des blanchisseuses.

Dans le square Hustin, panneaux d’information en acier #corten (de couleur rouille, en clin d’oeil au ruisseau autrefois appelé “la #Rouilleuse”: attention ! le plan est présenté à l’envers ! (à l’écart dans petit parc: des petits frênes, pâquerette, luzerne, pissenlit), corridor écologique (martin-pêcheur, "libellule agrion de mercure d’un magnifique bleu strié de noir à partir de mai) + gestion différenciée (sélection des gazons pour limiter la tonte, arrosage manuel, essences adaptées, verger pour assurer la transition entre jardins et zone naturelle, pas de pesticides, pas d’engrais, matériaux inertes impactant le moins possible les eaux de pluie, compostage, mobilier en bois…) + informations sur les sept écluses (pelle à crémaillère) visibles sur le parcours (la première, restaurée à des fins pédagogiques, est à 10 m en amont). Vue d’une écluse en coupe. A partir du XVe siècle, elles ont été construites pour faire monter l’eau de 30 cm à 80 cm afin de laver les légumes (le vendredi pour les vendre le lendemain au marché des Capucins) et le linge (22 blanchisseuses SORTIE PARC DU RUISSEAU DU HAILLAN
Le batardeau est une simple planche de bois maintenue dans deux glissières et placé en travers d’un ruisseau. Autrefois, il y avait 17 écluses sur ce ruisseau.
Au pied de l’extrémité de la résidence, parterre d’alysse odorant (floraison blanche), #vergerette, liseron, patience, menthe, #mouron des oiseaux, onagre. Haie de #noisetiers le long du ruisseau. Papillon: #tircis, aurore.
Un arbre penche sous le poids d’un #chèvrefeuille qui l’envahit.
Vestiges d’une écluse. Violettes. Panneau fauche tardive. Arum et laiche à épis pendants. On entre dans une zone très peuplée en #tourterelles turques. Pissenlit.
Verger 1 (de l’allée à la clôture) dans tapis de menthe: reine claude d’Althan/ ?, poirier Beurré Hardy, Mirabelle/ #poirier Beurré Hardy, cerisier Burlat, gros #cerisier. Sur un chemin perpendiculaire partant d’un portail, porcelle. Côté ruisseau (début du mur): lampsane, menthe, geranium disséqué, potentille printanière. #fauvette à tête noire.
Vestige d’écluse sous un noisetier (extrémité du verger).
Grosse souche en décomposition favorable aux insectes. Derrière, aire de compostage de 6 m de long.
Verger 2: #Mirabelle, #abricotier Bergeron (attention au petit ruisseau transversal caché dans l’herbe), #prunier reine Claude, cerisier Ulster/ ?, #amandier Princesse (attention au petit ruisseau caché dans l’herbe), #pommier Jonagold, #Quetsche d’Alsace/ ?, pommier Golden Delicious.
Vestige d’écluse (entre nichoir insectes et bibliothèque).
#VANDALISME SUR LES BOITE A LIVRES disparues suite à un incendie en 2017. #Piéride. Canard de Barbarie de 20 ans et couveuse (29/3). Petits poulets. Chant du coq et des tourterelles.
Panneau en fonte sur “les vergers” (Rosacées; arbres à pépins et à noyaux). Poulailler (odeur) et chant des coqs. (attention au petit ruisseau caché dans l’herbe). Amener graines pour les nourrir et mieux les voir. Dans ruisseau, vestiges d’une écluse.
Verger 3: cerisier Ulster, Poirier Beurré Hardy, prunier Quetsche d’Alsace, ?, ?/ deux amandiers Princesse, #pêcher Royal April. Dans jardin, cultures: #moutarde (fleurs jaunes en mars), petit-pois, #fèves, puis #citrouille et pommes de terre plus tard
Neuf cubes informatifs: saule marsault, #bergeronnette des ruisseaux, frêne, #arum-gouet, #hydromètre, ortie, #agrion de mercure (corps bleu, ailes transparentes), #aulne glutineux.
#Belvédère assez bas permettant une vue sur les jardins privés (hélas, l’un d’entre eux avec jet d’eau et mare est occulté par un laid rideau de faux-cyprès). A son pied, #armoise. Remarquable haie géométrique d’#osier ou #vîme (couleur orange).Troène (très productif à l’automne) et hôtel à insectes. Noisetier. Bambouseraie. Champ d’armoise (à l’aplomb de la passerelle).
(entrée rue G. Sand). A ce niveau, jadis, lavoir surélevé jusqu’au début du XXIe siècle! Une fois lavé, le linge était étalé sur l’herbe pour être séché: l’oxygène dégagé par les plantes le blanchissait.
Sur clôture: renouée, p#assiflore, #holboellia coriacea (à feuilles coriaces) = vigne bleue de Chine = #goufla (très parfumé) Les petites fleurs femelles, blanc verdâtre, naissent à la base des nouvelles pousses et les fleurs mâles, plus mauves, à l'extrémité de rameaux volubiles garnis d'un feuillage coriace, vert foncé. Quelques fruits de 5 – 15 cm, comestibles si mûrs, pourpre violet, semblables à des quetsches mais en forme de saucisses, sont produits à la faveur des étés les plus chauds. Moyennement rustique : les parties aériennes gèlent à 0°.
Poules. En face, dans ruisseau, armature d’une écluse (sans pelle).
Place des jardiniers. Jeux pour enfants au milieu de bouleaux (chaton le 29/3), pommier en boutons (au fond et sur la rive) bambouseraie (plantée en 1932) avec #érable #négundo (magnifiques fins chatons pendants le 29/3), #figuier et noisetier, armoise, épicéa (propriété privée). Fauchage différencié. A droite, petite allée faisant le tour d’un peuplier d’Italie et de cerisiers.
A gauche, en allant vers le centre-ville, passage sur un petit pont pour découvrir #chélidoine (pont), #cornouiller sanguin, menthe, armoise, moutarde et iris, mauve, phytolaque, érable negundo, d’autres jeux amusants (dont un mouton-loup), un abri et WC. Sur le mur conduisant au village: #gendarme et lézards (si soleil), lit de sédimentation dans pierre, mâche, #fumeterre, #linaire cymbalaire. Côté privé : #viorne mancienne (= viorne lantana) en fleurs le 30/3 cornouiller sanguin et #jacinthe des bois.
Visite des venelles du Vieux Haillan (rue Jean Gardères, placette de la Cadichomme, rue E. Labatut, rue G. Marly): vieilles maisons du XIXe siècle construites avec la pierre de #Caupian extraite à l’ouest de la route d’#Hastignan. C’est un calcaire riche en fossiles et assez tendre. Cette pierre était aussi utilisée pour les constructions du Taillan et de Saint Médard-en-Jalles. En face de la Société générale, curieux mur construit avec un mélange de brique, de calcaire très coquillier (+ lit de sédimentation), de #garluche et de ferraille! Un micro-climat permet aux plantes de prospérer : vigne, passiflore très productive, #bibacier, #yucca, plantes méditerranéennes et plantes des rues (vergerette du Canada, #seneçon, #laiteron, #mâche, #cardamine hirsute, #pissenlit, #douce-amère). Un maison de notable avec une rangée de #génoise et de belles fenêtres. Mur sous abri avec nid de #guêpes maçonnes + chélidoine. Plus loin, deux rues parallèles au parc du ruisseau offrent de belles demeures: l’avenue Pasteur (au N° 149 avec un solide balcon de pierre) et la rue G. Clémenceau (maisons du XIXe, #presbytère au N° 12 et l’église Notre Dame de La Merci*).
(retour au ruisseau)
Verger dans propriété privée (à droite): troncs chaulés (blanc). #Ortie, bardane. Sur clôture, #laurier sauce (en fleurs le 29/3), vigne bleue de Chine et glycine.
Saule mâle (pollen sur doigt le 29/3) avec jacinthes des bois au pied (à droite du chemin). #Photinia (pousses rouges le 29/3). Fèves en mars dans jardin. Verger. Faux labyrinth (#charmille).
Le ruisseau longe le mur. Là, on trouve: #gardons, plusieurs libellules, #triton. De l’autre côté, l’une des rares cressonnières encore fonctionnelle (davantage visible sur la gauche; informations sur un panneau en acier Corten).
LE #CRESSON D’EAU : Le nom générique nasturtium est formé sur les termes latins nasum, nez, et torquere, tordre, grimacer, par allusion à la saveur piquante du cresson. Une personne qui en cultive est un cressiculteur. Cette plante vivace forme des pousses rampantes au fond de l’eau, puis elles se prolongent en tiges creuses qui se dressent hors de l’eau ou s’étalent, sur le sol ou sur les plans d’eau. Elles peuvent dépasser deux mètres de long. Elles émettent facilement des racines adventives au niveau des nœuds. Les feuilles émergentes sont pennées et charnues, alternes, vert foncé, munies d’un long pétiole. Elles sont composées de cinq folioles ovales plus ou moins arrondies, la foliole terminale étant plus grande que les autres. À l’aisselle des feuilles peuvent apparaître des bulbilles, qui se détachent et donnent naissance à de nouvelles plantes. Ses fleurs blanches et petites (5 – 6 mm) sont présentes durant tout l’été. Semé en pépinière dans un terreau maintenu à l’humidité ou en pleine terre "à la volée" c'est-à-dire sur la vase nivelée et humidifiée par un léger filet d'eau de quelques millimètres, le cresson peut se développer, être repiqué et être récolté environ trois mois après le semis et un mois après le repiquage. La culture aquatique permet de récolter du cresson en plein hiver, au moment où les autres salades ne produisent plus. Il est préférable que l’eau provienne de puits artésiens pour éviter la douve. Riche en fer, calcium et vitamine C, il prévient le scorbut et l’anémie.
Laurier cerise ! Sur le crépi du mur, traces de terre : c’est ce qui reste des nids d’abeilles maçonnes. Ensuite, tout le long du mur : lézard, gendarme. Vesce, figuier, clématite X ? achillée mille feuilles, véronique petit chêne (avec pétale du bas très souvent blanc), jasmin étoilé (trachelospermum jasminoides),
Nombreuses plantes variées sur la clôture du maraicher dont #vigne, chèvrefeuille et vigne bleue de Chine (deux nids de merle). Dans son jardin (potiron, choux, carottes), belle écluse. En 1872, Eysines et Le Haillan comptaient 443 maraichers pour une population de 1006 habitants. Il en reste encore trois au Haillan qui commercialisent leur récolte suivant des circuits courts (#AMAP, vente directe). L’agriculture peut et doit avoir sa place en ville (voir les projets de Gérard #CHAUSSET à #Mérignac). Près portail du maraîcher, vue sur une écluse (pelle levée) et la terre nue du jardin offre des bains de poussière aux moineaux et diverses empreintes + vue sur le clocher de l’église.
Le ruisseau du Haillan reçoit l’eau de la “fontaine de la rouilleuse” (eaux aux vertus thérapeutiques). Cette fontaine a disparu suite aux travaux de tout à l’égout réalisés avenue de la République.
(traversée de l’avenue de la République)
Pied de #pervenche blanche, graminées, sauge de Graham (à goûter).
(marcher quelques dizaines de mètres sur l’avenue de la République pour trouver l’entrée à gauche, avant la bambouseraie).
A partir d’ici, le ruisseau s’appelle ruisseau de la #Morandière. Iris d’eau, arbre fruitier, saule tortueux, laîche à épis pendants (pollen sur épis le 29/3). Échantillonnage très riche de la vie aquatique (près de la route): au confluent: écrevisse, nombreuses larves variées de libellule (sur les 2 berges), larves d’autres insectes, #gammares… + plusieurs tritons en habit nuptial, limnée, #aselle dans le ruisselet perpendiculaire à la route + pousse stérile de# prêle le 27/3 (berges à 1,2 m du chemin).
Aulnaie sur berges. Saule mâle. Dans fossé: gerris et toile d’araignée. Sur la rive gauche, échelle à chat (RDC immeuble), jeux et plantation de #sorbiers des oiseaux. Prunier myrobolan pissardii. Ecluse fermant le bassin triangulaire de #Meycat. Belle vue du bassin en enfilade du déversoir. Ce bassin n’abrite hélas guère de vie aquatique (ver #tubifex), sauf une poule d’eau (en bas de ce post, voir la photographie du nid prise par JC Esnault)). Deux trous (et un troisième à côté) de pic épeiche, près du déversoir. #Gratteron, arum gouet, #renoncule âcre et herbe à Robert sur berge. Papillon aurore.
Le ruisseau se partage en deux bras. Bergeronnette. Rouge gorge. #Corneille. Rangée de 13 peupliers d’Italie (nid de pie dans le premier). Piège à insectes près du ruisseau.
Cubes informatifs: #notonecte et sa proie (larve de #moustique), laîche ou #carex (avec les épis mâles), #grenouille rousse, noisetier “trochets” (3 noisettes groupées), écrevisse américaine #Orconectes limosus (œufs sous l’abdomen en avril-mai; optimum d’activité à 20°), iris, #pivert, jonc.
A une des deux extrémités de la rue des Girondins (entre le N° 3 et 1 de la rue de la Liberté), il y a un PARKING. Au bout du parc, à 20 m d’un hôtel à insectes (au pied d’un gros saule, près d’un pont), borne seigneuriale. En fait, elle mesure 3 m de haut (dont 1,5 m enterré). Sa masse est de 2 tonnes. Plantée en 1767 au lieu dit les Boucheries à la limite de Mérignac-Beaudésert, elle marquait jadis les limites des propriétés foncières. Sur la face tournée vers #Eysines, on peut lire « #THIL », seigneurie faisant partie de la prévôté d’Eysines. Sur la face opposée (côté Mérignac), trois croissants représentent la #jurade de Bordeaux dont dépendait la baronnie de #Veyrines (dont Mérignac faisait partie). Cette pierre a été déplacée en 2013 pour la sauvegarder.
A proximité, saule tortueux, #ciboulette, taupinières, #lamier rouge, ortie, cardamine, et dans le ruisseau aux eaux vives: écrevisse, larve de libellule. Dans le ruisseau pratiquement sans courant en face, nombreuses aselles. Attention ! sables mouvants (où l’eau stagne sous forme d’une mare).
Informations gravées dans un portique en acier : réseau hydrographique de la Jalle de #Blanquefort et de ses affluents (le ruisseau de 7 km débite 2 m3/s ; il est alimenté à la fois par la nappe et le bassin versant ; peut se dessécher si canicule), cycle de la faune = chaines alimentaires (minéraux, consommateurs primaires = herbivores, consommateurs secondaires = carnivores, superprédateurs, décomposeurs), ripisylve (3 rôles : biodiversité, régulation des eaux, esthétique paysagère), 3 strates (arborescente : aulne, saule, frêne, chêne ; arbustive : sureau, noisetier, aubépine) ; herbacée : iris, joncs, graminées).
Dans la prairie du chêne (chêne bicentenaire classé au centre avec forge à glands du pic épeiche et terrier avec réserve de graines au pied + alliaire à 5 m), chemin en caillebottis à 30 cm de haut. Plantation d’arbustes protégés des lapins. Jacinthes des bois et coquelicots en saison. Bordure de chênes avec galles variées (dont nombreuses galles hérisson). Grosses pierres (dessous : #scolopendre = chilopode carnassier, cloporte, vers). Aubépine. Une massette de typha. Belle vue dégagée sur un pâturage (vaches ? lapins ? oiseaux dont rapace en vol?).
En remontant en amont, le long de la promenade des Girondins : roselière, vestiges d’écluse, sureau, saule, chêne et encore une pelle-écluse… Ensuite, il n’y a plus de chemin sur berges. Néanmoins, si on a des bottes pour marcher dans le lit du ruisseau, on peut remonter à la source en contrebas de la Morandière, non loin du giratoire des Cinq chemins, visible de la route : c’est une mare bien propre dans laquelle quelques #vaches viennent s’abreuver.
En allant vers le chemin de Meycat (l’autre bras), nous passons sur un pont. Dessous, dans le ruisseau, empreintes d’animaux et notonecte (dans laiche). 30 m en aval, pelle-écluse.
Nous remontons en amont au pied des immeubles. Au niveau du grillage : vesce, chélidoine, ortie, cerisier tardif ou merisier à grappes ? #Bombyle. Près du banc, dans le premier virage, près de la berge : sorbier des oiseaux, crottoir (dortoir de pigeons). Au-dessus de la pelouse : vol stationnaire du syrphe. Là, dans le ruisseau, on trouve : des gardons en grande quantité (mais il n’y a plus du tout d’#épinoche et d’#anguilles depuis les années 70), quelques petites écrevisses et limnées (près de la cascade). Cerisier du Japon #Prunus serrulata Amanogawa en fleurs le 30/3.
Ensuite, le chemin de Meycat passe entre deux #ronciers. Au pied : armoise, fougères, coulée. Vue sur nid de pie au loin, Dans prairie : taupinières, tapis rouge de l’#oseille en fleurs (le 30/3), laiteron, pervenche, corneille, pipit, rapace en vol. Traversée du domaine d’un ancien maraîcher dont il ne reste que le système d’arrosage (vision surréaliste d’un réseau de tuyaux parallèles et tordus à 2 m de haut avec les petits trous espacés des asperseurs) et une maison effondrée (humour ? panneau « interdit d’entrée »). Dame de 11 heures ou #ornithogale (à l’angle du chemin).
La rivière longe le mur de la propriété le long de la rue de la Morandière (belle porte écluse de 1,80 m de large et 2,50 m de haut au niveau de la dernière maison et du dernier aulne ; attention aux berges abruptes de 1,50 m de haut ; présence de cresson) jusqu’à un grand panneau publicitaire où elle est canalisé sous la cette rue. Elle ressort un peu plus loin de l’autre côté de la rue et on peut remonter en amont théoriquement jusqu’à la source dans les bois proches de la zone d’activités des Cinq Chemins, au lieu dit les Boucheries.
En longeant les haies des prairies, on observera : taupinières, #traquet pâtre, #pipit, hirondelles, pies, corneilles, rapaces (en vol) et les nombreuses coulées de lapins qui sortent des ronciers (ainsi que des grattis). Un petit sentier nous permet de revenir par la rue Camille Desmoulins et la promenade des Girondins où on retrouve l’autre bras du ruisseau du Haillan.


AUTRES PARCS DU HAILLAN :
BOIS DE BEL AIR (3,2 ha) :
Château (transformé en usine d’armement par les allemands lors de la seconde guerre mondiale ; appartient à la ville de Bordeaux depuis 1963) et centre d’entrainement des #Girondins de #Bordeaux (suite à la disparition des vignes lors de l’hiver de 1956). Beau parc inaccessible avec arbres pluricentenaires. #Pigeonnier en bois (pour limiter les effectifs de pigeons).
Eucalyptus (en bordure piste cyclable). Pépinières de Bordeaux. Ecole d’horticulture.
PARC DE LA LUZERNE  (2,5 ha):
Face aux tristes tours-immeubles Edmond Rostand, dédale des jardins partagés de l’Arnaga depuis 2006, réservés aux habitants des immeubles voisins (accompagnement par l’association Saluterre). Panneaux d’information sur les clôtures. #Nichoir humoristique (chouette). Plusieurs groupes de cyclamens près d’un ruisseau (à sec). Trou de pic au NO.
Dans le parc de la luzerne autour du centre socio-culturel « La Source » et de la salle (en bardage de bois) de sports Roger #Ricart (ancien maire), haie champêtre (pommier, aubépine) le long du grillage et vaste tapis de cyclamens à l’automne (bois inaccessible). Nombreux grox pins dont deux de Monterey, un pin d’Alep. Beaucoup de nichoirs (dont type balcon). Chêne à 7 troncs. Cèdre. Anti-frelons et ceinture anti-chenilles. Prairie avec fleurs sauvages (et papillons) en été. Nid de pie. Mur végétal de 2m à l’entrée du parking.
Le domaine de la Luzerne est très sauvage (chevreuil vu le 22/11L2016), mais inacessible (chemin privé : allée de la Garenne)
BOIS SAINTE CHRISTINE (2,4 ha) :
Ste Christine est la patronne du Haillan et des meuniers. Chênes et acacias. Lotissement de 1983 construit sur le domaine du château La Houdine. A gauche (côté sud) du chemin de Moriès : haie champêtre (à droite, muriers), cultures maraichères, élevage de chevaux avec pies et corneilles. Juste après le virage, un févier d’Amérique avec fouillis de grandes épines et plusieurs troncs. A son pied, si on prend l’étroit chemin qui sillonne sur 100 m entre les ronciers, on arrive au ruisseau du Haillan et, en le suivant vers l’aval, on entre tout de suite dans le bois de Dehès (voir ci-dessous) avec les plus beaux fusains de Bordeaux-Métropole (à gauche du chemin). Le chemin s’arrête alors au bout de 300 m à la station de pompage des eaux souterraines (bâtiments blancs et bleus ceinturés d’une clôture de protection). On doit alors suivre les berges au plus rès du ruisseau.
BOIS DE #MENESPEY (1,2 ha) :
Accès par le petit passage piétonnier de la rue des Graves (repère : le citronnier épineux). Don de Mme Labouheume à la commune en 1983. Acacias, chênes, deux platanes.
BOIS DU DEHES (1,8 ha) :
Bois classé #Natura2000 (#loutre, #cistude, #vison d’Europe). Site protégé des Sources. Moulin du Moulinat et maison du Meunier (1939), siège de Cistude-Nature. Fontaine pyramidale de Bussac (rue du Médoc), visible depuis le chemin du Déhès. Bassin de la jalle de Blanquefort.
EGLISE NOTRE DAME DE LA MERCI :
Beaucoup d’ouvertures pour amener la lumière indispensable à cause des murs gris. Tombe de Los Heros (1868) : depuis 1863, dans cette église, cette famille de bienfaiteurs a un caveau à perpétuité avec une chapelle au-dessus pour son rôle pour la construction de l’église et du…cimetière !). Peinture « #Pieta » (descente de la croix). Fragments polychrome du retable (dans l’oratoire) : deux bourreaux arrachent les seins de Sainte-Christine avec des tenailles géantes (représentation populaire naïve datant de 1525-1530).

*BIBLIOGRAPHIE
D’un parc à l’autre : les chemins de traverse haillanais. Edité en 5000 exemplaires par la Ville du Haillan. Gratuit. 78 pages.

Document réalisé par l’Association Jardin-et-ecotourisme (achevé le 10/03/2018)
- L’association #JARDIN-ET-#ÉCOTOURISME propose la découverte conviviale et ludique de la #flore, de la #faune et de la #biodiversité des jardins, des parcs, des forêts, des marais et du littoral de la Gironde.
- Vous avez une envie d’escapade ou de vous ressourcer près de chez vous? Alors, consulter le programme de nos balades sur notre site Web: http://www.jardin-et-ecotourisme.fr/sejour-eco-touristique.php.
- *Vous pouvez voir 77 #photographies de cette balade, réalisées par notre photographe JC Esnault, en copiant-collant le lien suivant: https://www.flickr.com/photos/128632549@N04/albums/72157678805619024*
- Vous y trouverez aussi plus de 450 fiches sur les plantes sauvages et celles des jardins (descriptions, conseils de culture, mythes et légendes, applications médicinales, culinaires et cosmétiques).
- Notre devise: « On ne peut pas tout voir, on ne peut pas tout comprendre, mais on peut toujours s’émerveiller ».
- Vous êtes libre de rediffuser ce document dans la mesure où vous lui conservez sa forme, ses liens et surtout que vous citiez la source avec un lien actif vers notre site web: www.jardin-et-ecotourisme.fr.
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RETOUR SUR LES VERS DE TERRE AVEC LES RÉPONSES A VOS QUESTIONS (première partie)

Suite à la parution du post sur les vers, plusieurs questions sont parvenues sur notre site web "jardin-et-ecotourisme.fr". Aussi, nous faisons deux nouveaux posts sur ce sujet pour y répondre.

*Y a-t-il plusieurs espèces de vers?

Il y a 3 grandes catégories:

- les épigés: ils vivent près de la surface. Ils sont petits (3 à 8 cm de long), de couleur rouge vineux. Ils sont soumis à une forte mortalité (sécheresse, prédateurs, gel) et ils compensent cette mortalité par une forte reproduction.

- les endogés: ils vivent en permanence dans les profondeurs du sol. Ils sont de taille variable, blanc-rosâtre. A l'abri des prédateurs et du gel, ils ont une vitesse de reproduction faible. Ils sont adaptés aux saisons et aux sols à la fois chauds et humides car ces terrains sont propices à la décomposition. Lors des pluies, ils bénéficient des lessivats organiques.

- les anéciques: d'une longueur de 20 cm environ, ils font l'ascenseur entre les des galeries très profondes (à plusieurs mètres sous le sol) et la surface. En effet, ils remontent à la nuit tombante dans des galeries verticales, mais ils ne sortent jamais totalement de leurs terriers. Ils s'accrochent par la"queue" à l'orifice d'entrée et tâtent le terrain environnant pour rechercher et manger des feuilles mortes, de préférence humides. A la moindre alerte, ils se rétractent dans leurs galeries. Ce sont eux qui sont les auteurs des turricules, ces petits tortillons de terre qui sont déposés à la surface après que cette terre ait transité par leur tube digestif. Ils sont rares où il y a trop de concurrence avec les vers épigés, ainsi que sous les résineux. Ils sont abondants dans les bouses et sous les feuillus dont les feuilles se décomposent rapidement (tilleul, frêne).

Ces 3 catégories de vers se partagent un travail de titan à différents niveaux du sol. Lorsque l'humidité devient insuffisante, ils entrent en léthargie et ils reprennent leur activité avec le retour de l'eau. Dans un sol sablonneux, les vers ne sont jamais abondants car la réserve en eau est trop faible. Les vers peuvent servir de bioindicateurs de la qualité des sol.

*Comment le ver de terre avance-t-il?

Lorsqu'on le regarde, on voit qu'il progresse par une succession d'allongements et de raccourcissements du corps. Ces mouvements sont dus aux contractions alternées des muscles transversaux et longitudinaux de chaque segment (ou anneau). Le déplacement est possible parce que, malgré les apparences, le ver n'est pas parfaitement lisse: il porte 4 paires de soies rigides qui s'ancrent comme des crochets dans les micros-trous du sol. Cela est tellement efficace qu'il se déplace sans problème dans des galeries verticales. En posant un ver sur une feuille de papier, en la roulant en cornet que vous approchez près de votre oreille, vous entendrez le crissement de ces soies sur la feuille. On peut les sentir en glissant le doigt sur le corps de l'animal, de l'arrière vers l'avant. C'est pour cela que vous voyez les merles déployer beaucoup d'énergie pour extirper un ver de sa galerie en tirant dessus comme avec un élastique! Testez vous même cela si vous en avez l'occasion!

*Comment reconnaitre l'avant de l'arrière chez un ver?

C'est vrai que le ver ne semble avoir "ni queue, ni tête". Et pourtant...

Première méthode: le toucher. Glissez les doigts sur son ventre (le ventre est de couleur plus pâle que le dos). Si le doigt glisse sans rien sentir, vous vous dirigez vers l'anus. Par contre, si vous sentez de petites pointes (les soies orientées vers l'arrière dont on a parlé précedemment), vous vous dirigez vers la bouche.

Deuxième méthode: le choc électrique (attention! il ne s'agit pas d'électrocuter le ver!!). Posez le ver sur un papier humide . Mettez un fil conducteur (métal) partant de chaque pôle d'une pile électrique de 1,5 V et arrivant à 2 cm de chaque extrémité du ver (donc pas de contact fil-ver!). Le ver se contractera quand sa tête est près du pôle + et il s'allongera lorsqu'elle est près du pôle -.

*Quels sont les ennemis des vers?

Ce sont surtout les oiseaux (volailles, merle noir, chevêche, bécasse des bois, mouette rieuse), les sangliers. les musaraignes, les blaireaux et la taupe. Ils sont aussi attaqués par des insectes (carabes, parasitage par la mouche des greniers). Ces derniers années, un nouvel ennemi est apparu: les vers plats exotiques (voir notre post à ce sujet). Aux Philippines, ils sont consommés par les êtres humains: ils sont séchés, pilés et incorporés dans l'alimentation (pain, biscuits, nouilles, ersatz de viande). Mais l'Homme est surtout dangereux pour les vers par l'emploi de pesticides et la stérilisation de vastes surfaces: vous avez tous remarqué qu'il y avait de nombreux vers morts sur les routes goudronnées après une pluie car ils ne trouvent pas d'endroit pour se ré-enfoncer dans la terre.

*Pourquoi voit-on parfois une feuille coincée dans l'entrée d'une galerie?

Il arrive que le ver se retire dans une galerie à part et qu'il en bouche l'entrée avec une feuille morte. Il peut aussi consommer cette feuille tout en étant tranquillement à l'abri dans sa galerie.

*Pourquoi les cailloux sont-ils rares sur les sols où il y a beaucoup de vers?

Après digestion des feuilles, les vers rejettent des particules fines tout en labourant la terre. Les cailloux s'enfoncent donc peu à peu et ils se retrouvent enfouis.

assimilables que la terre environnante. A noter que le ver mange les feuilles contaminées par la tavelure dans les vergers.
Ci-dessous, dessin humoristique extrait du site "loulougourmand.com".
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MISE EN SERVICE D'UNE NOUVELLE VEDETTE HYDROGRAPHIQUE SUR L'ESTUAIRE DE LA GIRONDE ET SUR LA GARONNE

Son rôle est d'établir des relevés hydrographiques qui seront transmis: d'une part aux pilotes des bateaux pour savoir où les navires peuvent passer sans s'échouer; d'autre part, à la drague pour la guider dans les zones où il faut approfondir le chenal entre La Pointe de Grave et Bordeaux. Cette nouvelle vedette "Astrolabe" remplace l'ancienne vedette "Alidade". D'un coût de 800 000 €, ce nouveau bateau est plus résistant et plus écologique car il consomme moins de carburant que son prédécesseur. Il a été baptisé le 31 janvier et sa marraine est la députée Sandrine Doucet. (d'après un article de Direct Matin)
Ci-dessous, dessin humoristique extrait du site "alorsquoidefun.fr"
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UNE COLLECTION DE VIEUX NIDS, CA VOUS DIT?

En hiver, beaucoup d'arbres sont dépouillés de leurs feuilles et les nids deviennent alors facilement visibles. Vous avez pu le constater par vous même avec les gros nids globulaires des frelons asiatiques ou le nid avec pont de la pie. Les nids des petits oiseaux ne sont pas réutilisés et on peut donc les prélever en hiver pour les collectionner.

Pour les trouver au printemps, surveiller de loin les allers et venues des oiseaux, mais vous n'interviendrez qu'en hiver bien sûr. N'approchez jamais un nid à la belle saison!

Pour les trouver en hiver, contourner le pied des arbres à une certaine distance en suivant systématiquement toutes les branches une par une. Pour les buissons et les plantes grimpantes, écarter délicatement les touffes. Ne pas hésiter à se coucher pour les examiner par en-dessous. Prendre son temps: on va toujours trop vite au début!

Munissez vous de gants pour les arbustes épineux (houx, prunellier, aubépine). Avec un sécateur, le plus près possible du nid, sectionner les rameaux auxquels il est accroché. Mettez-le dans un sac fermé avec une boule de naphtaline pour tuer la vermine (mites, anthrènes, puces). Tentez d'identifier à quelle espèce il appartenait en consultant la documentation spécialisée dans une médiathèque ou dans la bibliothèque de notre association "jardin-et-ecotourisme". Mettez une étiquette explicative. Si vous avez deux nids d'une même espèce, vous pouvez disséquer l'un deux et exposer les différents composants du nid en les collant sur un carton.

Pour terminer, voici deux autres façons de procéder sans prélever les nids dans la nature : la collection de photographies de nids ou celle de dessins de nids.

Ci-dessous, extraits du "Guide familier de la nature" de Michael Chinery.
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