Le Marineland du Canada : charniers, orque folle et bélugas malades
Une enquête de LCA (Last Chance for Animals) révèle le sort cruel infligé aux bélugas du Marineland de l’Ontario

Entassés les uns sur les autres, psychotiques, émaciés, on les fait se reproduire à un rythme insensé dans trois bassins minuscules.
Une pétition en ligne est disponible en tête d’article pour obtenir le vote d’une loi interdisant la captivité des cétacés au Canada.
Comme on on s’en doute, le #Marineland du #Canada nie l’évidence et dénonce d’imaginaires complots.

La mort du béluga Beyli au Marineland du Canada donne lieu à un article mensonger dans le Toronto Sun

« Tout d’abord, les rapports de la CITES nous indiquent que Beyli est né entre 1989 et 1991. Il n’avait donc pas plus de 25 ans, et non 40 comme l’affirment les communiqués de presse.
Nous savons aujourd’hui que les bélugas vivent au-delà de 60 ans à l’état sauvage. Si un décès à l’âge de 25 reste exceptionnel, 40 est l’âge moyen des baleines blanches en liberté.

Ensuite, le Marineland du Canada était supposé posséder 41 bélugas, selon les mêmes documents officiels de la CITES.
Or, d’après ce qu’on peut lire, il n’en reste plus que 36, en ce compris les derniers nés captifs.
Cela signifie donc que 5 bélugas au moins sont morts durant les 2 dernières années, sans qu’on en sache rien. Cela étant dit, les morts sont les plus chanceux car les survivants vivent l’enfer.
Et nous n’avons aucune raison de croire que la situation pourrait changer bientôt« .

Le Marineland de l’Ontario : l’endroit le plus mortel sur Terre pour les cétacés captifs
Un article de James Smith Mars 2014
Ceta-Base énumère 4 transferts de bélugas nés captifs expédié par le Marineland du Canada à SeaWorld entre 2006 et 2008. Chacune de ces baleines blanches est le descendant direct d’un béluga capturé en Russie. Ce «jeu de bonneteau» si classique entre delphinariums nous prouve une fois de plus que SeaWorld soutient la capture de cétacés sauvages dans le monde entier.

SeaWorld et l’Aquarium de Vancouver peuvent tromper Richard Branson, qui croit que SeaWorld ne capture plus de dauphins, mais ils ne vont pas nous tromper.
Le besoin de diversité génétique dans les programmes de reproduction ne peut être satisfait que par une offre continue de bélugas pêchés, encore dégoulinants de l’eau de l’océan. Marineland Canada semble plus qu’heureux d’être le bouc émissaire des autres delphinariums, aussi longtemps qu’il y a des profits à faire.

A souligner que le propriétaire Marineland Canada, John Holer, fait des procès pratiquement à tout, à quiconque écrit quoi que ce soit de défavorable à son sujet ou à propos de son Aquarium. En mai 2013, plusieurs poursuites judiciaires d’un coût de plusieurs millions de dollars ont été lancées contre des  lanceurs d’alerte, des militants et le journal «L’Etoile» de Toronto. Si vous copiez et si vous transférez cet article quelque part, c’est à vos risques et périls. Je décline toute responsabilité légale quant à la suite des événements….

Le couvercle du Marineland s’est soulevé le jour où il fut révélé que parmi les fosses communes que l’on venait de découvrir sur la propriété du delphinarium, 2 d’entre elles contenait « plus de 1.000 animaux ».
Ces tombes étaient remplies de  cadavres de divers cétacés, de dauphins, de lions de mer, de phoques et de morses, ainsi que de corps d’ours, de bisons, de cerfs et d’autres animaux dont le Ministère de l’Environnement provincial n’avait aucune idée de l’existence, puisque le parc n’avait demandé aucun permis pour eux.
Ann Marie Rondinelli, la porte-parole du Marineland a commenté cette découverte par un email laconique : « Une des tristes vérités de la vie est que les animaux meurent parfois dans des zoos, comme ils le font dans la nature ».

Sans doute. Mais accumuler tant de morts en si peu de temps constitue sans doute le pire record de l’histoire.
Parmi les cétacés défunts, on compte au moins 20 bélugas, 22 des 33 dauphins connus de l’aquarium, et au moins 12 orques.
Peu de temps après la découverte des fosses communes,  un journaliste de «L’Etoile» a lancé son enquête.
Il trouva vite son informateur : Phil Demers, ancien dresseur de mammifères marins au Marineland, qui venait de démissionner et dénonçait déjà la situation désastreuse des animaux dans ce delphinarium canadien.
Demers lui raconta l’histoire de la mort et de l’enfouissement de l’orque Kandu morte en décembre 2005 d’un prétendu cancer  et la façon dont il fut obligé de la déterrer deux semaines plus tard pour prélever des tissus cérébraux oubliés lors de la nécropsie.
Phil Demers a rapidement été rejoint par d’autres anciens dresseurs et superviseurs : près de 15 anciens employés ont aidé à raconter l’histoire de Marineland.
L’histoire d’un enfer…
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