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International Management School Geneva (IMSG)
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CHAIRE INNOVATION SOCIALE ET MANAGEMENT DE L'ÉCONOMIE CIRCULAIRE (ISMEC)

Aider les organisations à but non lucratif à optimiser leur impact dans les domaines de la justice sociale et des droits de l’homme en formant de futurs collaborateurs responsables et conscients des enjeux auxquels le monde est confronté en matière d’éducation, de gestion de l’information et de la communication et de développement durable sont des objectifs communes de l’IMSG et de NGO Management School Switzerland (NMA)

Les objectifs de la Chaire sont les suivants:

- Contribuer à la création d’outils pour une meilleure compréhension des enjeux de l’innovation sociale et de l’économie circulaire

- Contribuer au renforcement de la recherche internationale et interdisciplinaire sur les questions d’innovation sociale et de management de l’économie circulaire .

- La diffusion et mise à disposition de ces ressources à une échelle globale grâce à la construction d’une offre de formation accessible à travers une plateforme de formation en ligne,

- La constitution d’un réseau de recherche international et transdisciplinaire en regroupant des équipes de recherche scientifique du Nord et du Sud. Générer des collaborations à la fois Nord-Sud mais également Sud-Sud.

Cette Chaire sera présidée par le Prof. Jean-Marie PERETTI, spécialiste des ressources humaines et de la Responsabilité Sociale des Entreprises qui dispose d’une expérience de plus de 35 ans dans la promotion des ressources humaines et plus particulièrement de la RSE à travers le Monde. Il est un auteur reconnu et ses ouvrages font référence dans le milieu académique.

Les enseignants ou les chercheurs-associés aux activités de la Chaire sont:

Prof.-Dr. Luc BOYER, pour les questions liées à la Gouvernance, Université Paris-Dauphine

Dr. Roselyne DELAYE, pour les questions liées aux Life Sciences, International Management School Geneva,

Prof.-Dr. Richard DELAYE-HABERMACHER, pour les questions liées au management, International Management School Geneva

Dr. Patrick NAEF, pour les questions liées à l’anthropologie, Université de Genève

Marco KIRSCHBAU, pour les questions de Carrer transition, NMA

Prof.-Dr. Pascal LARDELLIER, pour les questions liées à l’information et à la communication, Université de Bourgogne-Franche-Comté

Dr. Alain MEIGNANT, pour les questions liées aux politiques Diversités (particulièrement le handicap)

Prof.-Dr. Marcello MORTILLARO, Head of Applied Research, Swiss Center for Affective Sciences, University of Geneva

Gilles MOSCA, DBA in progress, NMA

Prof.-Dr. Jean-Marie PERETTI, pour les questions liées aux Ressources

Humaines et à la RSE, ESSEC Business School

Prof.-Dr. André-Yves PORTNOFF, pour les questions liées à l’innovation et à l’immatériel, HEG de Fribourg.
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PETIT-DÉJEUNER POLITIQUE AU CERCLE DES DIRIGEANTS D'ENTREPRISES AVEC M. FRANÇOIS LONGCHAMP, PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ÉTAT

Le Mardi 6 juin 2017, les étudiants de l’IMSG ont eu l’honneur de pouvoir rencontrer et échanger avec M. François Longchamp, Président du Conseil d’Etat du Canton de Genève, au Cercle des Dirigeants d’Entreprises.

À cette occasion, M. Longchamp s’est exprimé sur l’actualité du Département présidentiel (PRE) qu’il dirige, en charge de la cohérence de l’action gouvernementale et des tâches liées à la représentation des intérêts genevois sur les plans fédéral, inter-cantonal et régional.

Genève représente moins d’un demi million d’habitant et demeure pourtant une ville à dimension internationale, avec plus de 40 000 fonctionnaires internationaux et diplomates, et 250 Organisations Internationales et ONG. Pour rappel, la Genève internationale s’est créée en 1872 lorsque le Royaume Uni et les États-Unis décidèrent de confier l’arbitrage à Genève pour régler les différents conflits qui les opposaient. Elle est aujourd’hui la capitale humanitaire, diplomatique et scientifique mondiale, avec notamment plus de 2500 sessions par année au Palais des Nations (nombre bien plus élevé qu’à Berne, capitale de la confédération).

La venue à Genève du Président chinois le 18 janvier 2017 a marqué un tournant dans la relation diplomatique sino-suisse. En effet, ce dernier a fait le choix de déplacer l’Assemblée Générale de l’ONU qui se tient habituellement à New York, et n’a cessé de défendre son importance, considérant qu’elle agit en garant de la paix dans le monde.

M. Longchamp s’est également exprimé sur le budget du Canton de Genève, qui dépensera dans les 5 prochaines années l’équivalant de ses dépenses des 53 dernières années en terme de rénovation. Le Conseil d’Etat de Genève s’est montrée unanime pour le développement de la Genève Internationale, projet qui a fait débat à l’Assemblée fédérale, moins ouverte sur le plan politique et économique.
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RENMIN UNIVERSITY OF CHINA, NOUVEAU PARTENAIRE ACADÉMIQUE DE L'INTERNATIONAL MANAGEMENT SCHOOL GENEVA

Renmin University of China, au travers de sa composante recherche « Pacific Economic Research Institute », a décidé de développer un partenariat avec l’International Management School Geneva. Un accord a été signé en présence des Profs. Drs. Jian Chen et Delaye-Habermacher respectivement président et academic dean du Pacific Economic Research Institute et de l’International Management School Geneva.

Il portera sur les échanges d’enseignants et d’étudiants dans les programmes de Bachelor, Master et DBA ainsi que le développement d’actions de recherche (fondamentale ou action) respectives à destination des étudiants et salariés d’entreprises privées comme publiques. Cela passera par la création de chaires, l’organisation de «learning expeditions» et la mise en œuvre d’une politique de publication.

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L'IMSG SIGNE UN ACCORD PARTENARIAL AVEC LA PRESTIGIEUSE ACADÉMIE PRÉSIDENTIELLE DE RUSSIE (RANEPA)

L’International Management School Geneva vient de franchir une nouvelle étape importante dans le développement de ses partenariats académiques internationaux en signant un accord de coopération avec l’Académie Russe d’Économie Nationale et du Service Public près le Président de la Fédération de Russie (RANEPA), représentée par son recteur, le Pr. Vladimir Aleksandrovich Maou.

Cet accord consiste à mettre en place les conditions optimales afin d’échanger étudiants et enseignants et de créer des parcours débouchant, in fine, sur des double-diplômes au profit de cadres publics et privés.

Entrent également dans le champ de ce partenariat d’exception, les échanges en matière de recherche et de publications scientifiques dans les domaines de la gestion, du management et des sciences politiques.

Contact :

M. Eric NICOD, responsable du partenariat : enicod@imsgeneva.ch
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PETIT-DÉJEUNER POLITIQUE AU CERCLE DES DIRIGEANTS D'ENTREPRISES EN PRÉSENCE DE LUC BARTHASSAT (DETA)

Le Mardi 2 mai 2017, les étudiants de l’IMSG ont eu l’honneur de participer à l’intervention de Luc Barthassat, Conseiller d’Etat charge du Département de l’Environnement, des Transports et de l’Agriculture au Cercle des Dirigeants d’Entreprises.

M. Barthassat s’est exprimé sur l’actualité et les enjeux de son dicastère en terme de transport et de mobilité, ainsi que ses différentes réalisations depuis son arrivée en 2015 au Conseil d’État pour le Canton de Genève :

- L’accord avec la communauté des communes du Pays de Gex, évitant la construction d’une nouvelle station d’épuration en France et qui a permis la préservation de la qualité de l’eau de l’Allondon.

- L’accord sur le dossier SWISSNESS, qui permet aux zones franches de garder leur statut, vital pour les agriculteurs

- La création d’une onde verte sur l’axe Vernier – Ville de Genève qui permet d’économiser 350 heures de trafic par jour.

- La loi sur la mobilité, votée en décembre dernier par les députés du Grand Conseil et qui découle d’abord des résultats du questionnaire des États Généraux puis du projet de loi déposé par le Conseil d’Etat. Les parlementaires, quel que soit leur bord, ont su travailler main dans la main. Ce projet sera soumis au vote populaire avec pour objectif celui d’enterrer la hache de guerre en matière de transport.

- Le lancement d’un outil innovant permettant de suivre la pollution de l’air à l’échelle transfrontalière : la plateforme G²AME (Grand Genève Air Modèle Emissions).

- Le feu vert pour le projet de trolleybus 100% électrique TOSA qui bientôt fera partie du paysage urbain genevois.

- L’inauguration du Wakeboard câble, une première sur le Lac Léman, ainsi que les Bains du Saugy: un nouvel espace de détente pour la plaisance et l’accès à l’eau.

- Les journées porte-ouverte CEVA et ses 32’000 curieux représentant de la majorité silencieuse. Celle qui comprend les bénéfices de cette infrastructure et qui se réjouit de voir apparaître ce métro.

- Le renforcement du programme « Nature en Ville » via des projets privés encouragés par l’Etat.

- La plage des Eaux-Vives dont le projet est à bout touchant avec l’ouverture de l’enquête publique portant sur la modification de la loi sur la protection générale des rives du lac (LPRLac) et le plan d’affectation.

- Les mesures mises en place pour répondre aux pics de pollution: la réduction du ticket UNIRESO et le 80km/h sur l’autoroute.

- Le lancement d’un moteur de recherche pour le co-voiturage à l’échelle de la région qui offre une réelle plus-value pour encourager cette pratique.

Le Conseiller d’Etat a également évoqué la votation pour la traversée de la rade, la vidéo-surevillance partagée, le rééquilibrage des prix du TPG, ainsi que sa collaboration avec le canton de Vaud et la France frontalière pour une amélioration continue du traffic routier.


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02/05/2017
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"HAUT-POTENTIELS", CES ENFANTS QUI SOUFFRENT DANS LES SALLES DE COURS - DR. RICHARD DELAYE

Comme nous le rappelions avec Patrice Adam dans l’ouvrage Tous talentueux :

« La gestion des “jeunes talentueux”, enfants intellectuellement précoces selon la terminologie française, doit être une préoccupation centrale tant elle est impactante à moyen ou long terme dans les organisations. Malheureusement, si de nombreux pays ont mis en application les recommandations formulées en 1994 par le Conseil de l’Europe pour éviter “de gaspiller les talents et par conséquent les ressources humaines par manque d’anticipation dans la détection des potentialités intellectuelles et autres”, bon nombre de ces jeunes potentiels – qui constituent entre 3 et 10 % de la population scolaire européenne – sont en situation d’échec et de décrochage scolaire. »

Du précoce au zèbre

Même si le terme peut induire chez l’enfant, qui, conscient de cet « avantage » mais qui ne l’utiliserait pas, une forme de pression, le terme de haut potentiel intellectuel (HPI) convient davantage à celles et ceux généralement qualifiés de précoces ou de surdoués. En outre, cette appellation montre bien qu’il s’agit d’un « potentiel » qui ne se réalisera pas obligatoirement.

Être HPI, c’est avant tout avoir un mode de pensée et une structure de pensée différents et c’est la raison pour laquelle l’enfant puis l’adulte HPI (car on le reste toute sa vie et même au-delà puisqu’il semblerait que le phénomène se transmette) peuvent rencontrer de sérieuses difficultés d’adaptation tant durant leur scolarité que dans la société en général. Il convient néanmoins de ne pas se laisser aller à la simplification car tous les HPI ne répondant pas aux mêmes traits de personnalité.

Les travaux de Betts identifient des profils en fonction de leurs comportements, attitudes, besoins, perceptions des autres et aides à leur apporter. On retrouve ainsi les « successful », « creative », « underground », « at-risk », « multi-exceptional » et « autonomous learner » chacun ayant ses spécificités propres.

Une autre approche très intéressante est celle de la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin. La praticienne a su, à travers une métaphore pertinente, personnifier ces individus au schéma de pensée « hors de la norme » atténuant quelque peu tous les fantasmes et préjugés attachés à cette population particulière. Ainsi elle leur préfère l’appellation de « zèbre », parce qu’elle considère que « c’est un des seuls les animaux sauvages que l’homme n’a pas pu domestiquer » et que son pelage alternant les ombres et la lumière incarne entièrement son caractère : celui, paradoxal, faisant cohabiter splendeur de vivre et sentiments destructeurs voire suicidaires.

En effet, la question du suicide reste épineuse. De nombreuses études montrent que ces jeunes HPI sont davantage exposés à des syndromes majeurs dont les tendances suicidaires. La cause ? Le sentiment d’isolement souvent provoqué par une incompréhension de leurs enseignants, de leur famille mais surtout des camarades de leur âge avec lesquels ils tentent de partager des réflexions qui mettent en évidence les incohérences, les injustices d’un monde qu’on leur présente et qui ne correspond pas à leur idéalité. Lorsqu’ils s’expriment sur ces sujets « d’adultes », ils ne reçoivent pas toujours une oreille attentive et bienveillante et sont injustement jugés comme étant extravagants, décalés, voire prétentieux. En guise de retour, ce sera de l’étonnement et de la surprise dans le meilleur des cas. Sinon, ce sera de la moquerie voire une hostilité brutale.

C’est pourquoi l’incompréhension qu’ils subissent régulièrement génère une frustration qui, accompagnée d’une perte de sens rend leur construction difficile et peut vite les faire tomber dans une forme de dépression existentielle que James T. Webb décrit parfaitement bien.. Mais pour Cécile Bost, ces préoccupations existentielles les poussent également à s’investir intensément dans des activités académiques, politiques, sociales ou religieuses. Du reste, parce qu’ils sont différents, ils s’intéressent aux biographies de personnages ayant choisi de suivre des chemins « hors normes », différents… dans lesquels ils pourront s’identifier

Différents et complexes

En effet, c’est bien le mot différent qui les définit le mieux et ce n’est pas un hasard si le Dr. Revol, pédopsychiatre spécialisé dans les HPI, rappelle régulièrement que

« Les enfants précoces ne sont pas tout à fait des enfants comme les autres, mais comme les autres, ce sont des enfants. »

Il est donc réducteur de considérer le quotient intellectuel (QI) comme seul critère d’évaluation du HPI. En effet, si on s’accorde en admettant que les HPI disposent d’un QI supérieur à 130 (soit 30 points au-dessus de la moyenne, ce qui représente 2,2 % de la population (en France et en Suisse), la question est beaucoup plus complexe et nécessite une approche beaucoup plus globale, car c’est bien une pensée en arborescence doublée d’une hypersensibilité émotionnelle que nous pouvons observer. C’est la raison pour laquelle ces spécificités peuvent représenter un atout en situation de contrôle et s’avérer être un handicap lourd de conséquences pour celui ou celle qui se laisserait dépasser.

Curiosité et intuition

Les jeunes HPI connaissent beaucoup de choses et ils épatent très souvent pour leur âge. Les questions qu’ils se posent entre 12 et 15 ans, avec un langage plus élaboré que leurs camarades, pourraient être celles que se pose un adulte qui traverse la crise de l’âge mûr et ceci ne va pas sans creuser encore un peu plus le fossé avec leurs amis voire avec leur entourage. Cette curiosité quasi-maladive en fait des êtres assoiffés de connaissances en perpétuel questionnement et s’ils ne raffolent pas toujours de l’école, en tant qu’institution avec ses contraintes, ils ont une appétence toute particulière pour apprendre tout ce qui peut être appris. Mais ce qui les caractérise le plus, c’est incontestablement leurs dispositions supérieures dans l’art de relier des éléments d’apparence épars et paradoxaux ce qui leur permet d’aborder les questions d’une manière générale et globale… très gênant dans une classe à l’école ou au sein d’une équipe en entreprise.

Ces points forts ont néanmoins leur pendant. En effet, par réaction antagoniste ils s’ennuient vite et ont tendance à être très sélectifs dans leur investissement. S’ils aiment ils seront engagés plus que de mesure dans la tâche, quitte à passer pour des perfectionnistes, mais ils se lassent de celles qu’ils estiment répétitives car elles ne représentent aucune valeur ajoutée à leurs yeux.

Et toute leur vie sera ainsi rythmée. Cependant, l’utilisation permanente de l’intuition avec un sentiment renforcé de « bonne étoile » qui les guide (cf. article sur Napoléon et l’intuition) et dont ils dont usent allègrement dès leur plus jeune âge et leurs prédispositions à contourner la nécessité d’apprendre à apprendre peut faire apparaître, dans certains cas, un sérieux déficit en matière de méthode d’apprentissage ce qui peut s’avérer préjudiciable pour suivre une scolarité ou ils pourront être en échec ou ultérieurement dans le monde du travail.

Hyperesthésie et créativité

L’« exaspération des sens » (hyperesthésie) qui caractérise les HPI s’explique en partie par une vitesse neuronale supérieure à la moyenne (environ 0,05m/s de plus par point de QI supplémentaire à partir de 100). Quand on sait que le QI moyen est de 100 et que les HPI disposent généralement d’un QI de 130, c’est une vitesse augmentée de 1,5 m/s pour ces derniers. On considère qu’elle est doublée, ce qui expliquerait le sentiment de « saturation » dont font état les HPI. Cela se traduit par une impression de ne « jamais avoir l’esprit au repos » qui serait, par ailleurs, accentuée par une incapacité de réaliser un tri sélectif des informations venant de toutes parts. On observe ainsi une difficulté en matière de longue concentration sur l’essentiel ou sur une seule et unique source d’information. Cela amène à la question même du déficit de l’inhibition latente chez les HPI, même si certains spécialistes trouvent le lien non fondé scientifiquement.

Mais voilà que ce qui peut apparaître comme un handicap intervient dans un processus plus que générateur de valeur : la créativité. En effet, l’afflux dans le cerveau d’informations de toutes sortes, collectées par tous les sens en éveil des HPI qui viennent s’entrechoquer créent de nouvelles informations, images, sons ou formes. Grâce à ce foisonnement incessant, on voit naître des intuitions qui peuvent être géniales. Preuve en est, de nombreuses découvertes scientifiques sont issues de ce mode de pensée quelque peu différent des schémas traditionnels. Pour le constater, il faut lire les travaux d’Alexander et Andrew Fingelkurts (p. 22), deux chercheurs qui montrent le « lien étroit entre le facteur g de Spearman (quantité d’énergie mentale que le sujet est susceptible d’investir dans ses activités cognitives) et les fonctions du lobe frontal qui sont nécessaires à la réalisation du processus créatif et à la réflexion scientifique ».

Les HPI dans l’entreprise

Souvent qualifiés « d’empêcheurs de tourner en rond », de « contestataires », de « curieux », ils ont une vie professionnelle mouvementée. En développant une confiance excessive dans leur intuition et leur infaillibilité, il est très compliqué de cohabiter avec des collègues HPI et plus particulièrement lorsque l’on est en situation de hiérarchique. Leur recherche de « mentor » est essentielle dans leurs rapports avec les autres. Mais ce dernier, qui doit être infaillible, perdra toute légitimité aux yeux de HPI dès l’apparition de la moindre faille.

Enfin, le rapport ambivalent qu’ils entretiennent avec le travail ne leur permet pas toujours de s’épanouir en entreprise. Leur quête de liberté les pousse à adopter un statut d’indépendant sans toutefois qu’ils soient assurés d’une réussite financière… mais ils sont libres et fidèles aux valeurs de l’entreprise dans laquelle ils n’entrent jamais par hasard. Ils croient aussi bien dans le produit que dans les valeurs de cette dernière car cela fait sens.

Bienveillance et absence de jugement. Comme le souligne justement dans un post Mathieu Lassagne du cabinet Coaching & Douance, bienveillance et absence de jugement seront deux grands alliés pour les managers qui encadrent des HPI. Trouver un compromis entre besoin de liberté et de sens et les exigences du service peut vraiment être bénéfique pour toutes les parties. Mais les difficultés peuvent rattraper les HPI dans leurs relations avec les autres qui peuvent s’avérer très complexes. En effet, essentiellement en recherche d’innovation et de sens du résultat, ils ont tendance à dissocier leurs performances et leurs enjeux de ceux des autres et cela pour des raisons évidentes : ils réfléchissent beaucoup plus vite que les autres membres de l’équipe et sont très sensibles aux signaux faibles.

En combinant lucidité et intuition (précédemment décrite) à cette capacité supérieure à capter les « lames de fond », on obtient un cocktail détonnant qui aboutira très souvent sur des idées et projets à forte valeur ajoutée pour l’organisation qu’ils servent. Mais leur souci majeur résidera dans la difficulté à convaincre les autres sur la base de cette même intuition. En effet, avec leur pensée en arborescence, des éléments ou des situations peuvent leur paraître logiques et faciles à aborder alors qu’il n’en est pas toujours de même pour les autres.

Une occasion de repenser l’éducation

Pour Jérôme Bondu de l’IAE de Paris, « être un haut-potentiel peut-être fatigant pour soi et pour les autres » car la recherche permanente de réponse est épuisante et nécessite la mise en place de stratégies capables de faire redescendre une pression induite par les fortes demandes de cet esprit foisonnant. Son hypersensibilité peut également l’amener à ne pas prendre la distance nécessaire à la mise en perspective des éléments positifs et négatifs ce qui l’empêche de donner du sens, d’écrire son histoire ou son chemin de vie alors éléments essentiels pour son bien-être ».

Voilà une définition qui nous montre bien que c’est dès le plus jeune âge que tout se joue et cela doit nous pousser à (re)penser notre système éducatif cloisonné et individualisant, élaboré au XIX siècle, dans le contexte du développement industriel alors que nous évoluons, aujourd’hui, dans l’ère du digital, de l’information, de la big data et du partage.

Donner du sens et apporter massivement des connaissance demeurent les piliers d’une pédagogie adaptée aux HPI, tout comme l’utilisation de méthodes inductives (Problem Based Learning ou méthode des cas). Dans le document d’aide au repérage de l’élève à haut potentiel qui sert de support au sein de l’Education nationale française, ces deux éléments sont clairement rappelés aux enseignants. Dans une même logique, les Départements de l’Instruction Publique (DIP) de Suisse Romande (canton de Genève, du Jura et de Vaud) en partenariat avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), une des meilleures écoles dans les classements mondiaux et européens ont mis en place l’expérience du cours Euler, qui s’étale sur 6 ans (de la 9e Harmos à la maturité). Destiné aux HPI, comme complément au cursus scolaire classique, les enseignements sont assurés par des doctorants, postdocs et chercheurs en mathématiques de l’EPFL.

Idem dans certaines écoles de la Confédération Helvétique, où des mercredis sont consacrés à « nourrir » les HPI en matières fondamentales et plus particulièrement en dans les domaines de la culture générale, des arts et de la méthode.

En observant les programmes et rythmes que suivent les élèves dans un établissement que nous connaissons particulièrement, Germaine de Staël, dirigé par Madame Eve-Marie Koehler, on comprend beaucoup mieux que ces “petits Zèbres” doivent également pouvoir bénéficier, outre des processus cognitifs innovants, d’un accompagnement spécifique avec des règles et un cadre qui doivent être cohérents, logiques et porteurs de sens. Ex-ducerer _(au sens de conduire, guider « hors de »), plutôt que former (ou formater) est sans conteste là une pierre angulaire pour amener les _HPI (et les autres) à s’épanouir et à éviter l’écueil de l’échec scolaire. Cela demande cependant d’accepter de rompre avec l e paradigme de l’éducation et de promouvoir la pensée divergente, notion chère à Sir Ken Robinson.

Bien entendu, une autre alternative demeure ; c’est l’enseignement à domicile mais elle reste difficile à mettre en œuvre.

Prof-Dr. Richard Delaye, Academic Dean
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UN NOUVEL ARTICLE DU DR. ANDRÉ-YVES PORTNOFF, PROFESSEUR VISITANT À L'INTERNATIONAL MANAGEMENT SCHOOL GENEVA 

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INNOVATION DAY : LANCEMENT D'UN NOUVEAU PRODUIT SUR LE MARCHÉ (CAS YOUTHDRINK)

MP Expert est une entreprise spécialisée dans la création de solutions aromatiques sur-mesure. Après avoir terminé sa phase de recherche et développement pour sa nouvelle gamme « Youthdrink » (5 gelées et 5 boissons énergisantes bio, naturelles, sans sucre ni produit de synthèse), elle entre désormais dans la phase de commercialisation de ses produits sur le territoire helvétique.

Arnaud Roth, Directeur commercial chez MP Expert, vous sensibilisera sur les enjeux du lancement d’un nouveau produit sur le marché (R&D, brevets, choix des fournisseurs et distributeurs, chaîne d’approvisionnement, marketing…) et d’une commercialisation à l’international.

Ensuite, un consumer test de la gamme Youthdrink vous sera proposé afin de recueillir vos avis et ressentis gustatifs. Puis, sous forme de Workshop, des groupes de travail seront constitués pour la recherche d’un nouveau slogan, la création d’un questionnaire de satisfaction client, et des idées de développement (réseaux sociaux, événements…) dans le but de créer une véritable communauté de consommateurs.

Mercredi 26 avril de 9h à 16h30, IMSG, Campus Biotech Innovation Park, Avenue de Sécheron 15, 1202 Genève.

Pour participer à cette journée : info@imsgeneva.ch
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COMMENT VENDRE ? CYCLE DE CONFÉRENCES DE FRANCK VIDAL

Dans le cadre des Mercredis de la Vente, Franck Vidal, enseignant en techniques de persuasion à l’IMSG, agitateur d’entreprises© et inventeur de la vente analytique©, organisera une série de conférence de 18h à 19h30 tout au long de l’année 2017 à destination de toutes les personnes intéressés par les problématiques suivantes :

Pourquoi est-ce que j’ai plein de RDV et pourtant je ne vends rien ?

- 1er Février, Genève (GE)
- 15 février, Sion (VS)
- 22 février, Lausanne (VD)
- 1er mars, Delémont (JU)
- 15 mars, Neuchâtel (NE)
- 22 mars, Fribourg (FR)

Pourquoi me faut-il toujours 2 ou 3 RDV pour vendre ?

- 29 mars, Genève (GE)
- 12 avril, Sion (VS)
- 19 avril, Lausanne (VD)
- 26 avril, Delémont (JU)Franck Vidal
- 3 mai, Neuchâtel (NE)
- 17 mai, Fribourg (FR)

Différence entre la vente psychologique et la vente de démonstration ?

- 24 mai, Genève (GE)
- 31 mai, Sion (VS)
- 7 juin, Lausanne (VD)
- 21 juin, Delémont (JU)
- 28 juin, Neuchâtel (NE)
- 5 juillet, Fribourg (FR)

Entrée gratuite, inscription obligatoire sur venteanalytique.com/Formation
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