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Deborah Reverdy
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L'analyse sociologique des #algorithmes du #Web : pour quoi faire ? #conférence #Cardon #sociologie

"Dans cette conférence, on propose une réflexion sur le rôle joué par les algorithmes du web dans la construction de l’espace public numérique.

Comment les calculateurs produisent-ils de la visibilité ? A partir de quels principes le PageRank de Google, les métriques du web social ou les outils de recommandation décident-ils de donner la prééminence à telle information plutôt qu’à telle autre ?
Le web que nous connaissons ne serait pas le même s’il n’avait pas été profondément nourrie, domestiquée et organisée par l’algorithme qui le classe, le PageRank de Google. En mesurant l’autorité du lien sur la toile, un principe original de classement de l’information s’est inventé dans le monde numérique. Cependant, d’autres métriques de l’information se sont aujourd’hui généralisées avec les compteurs du web social et les techniques de recommandation personnalisées.

Ces différentes familles de calcul cherchent à mesurer et à valoriser des principes différents : la popularité, l’autorité, la réputation et la prédiction efficace. Le déploiement des calculateurs dans les services numériques se réalise à la faveur de transformations des épistémologies statistiques mises en œuvre par les algorithmes avec la généralisation des techniques d’apprentissage (machine learning).

L’approche sociologique proposée dans cette conférence cherche à comprendre de l’intérieur ce que « veulent » faire les algorithmes. Elle soutient que les manières de calculer enferment des représentations particulières des individus et de leur place dans nos sociétés. Comprendre les algorithmes c’est aussi un moyen de redonner du pouvoir aux utilisateurs et de favoriser une critique éclairée de la manière dont le calcul s’introduit de plus en plus dans nos vies numériques."
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"Mais la langue ne se contente pas de poétiser et de penser à ma place, elle dirige aussi mes sentiments, elle régit tout mon être moral d'autant plus naturellement que je m'en remets inconsciemment à elle. Et qu'arrive-t-il si cette langue cultivée est constituée d'éléments toxiques ou si l'on en a fait le vecteur de substances toxiques ? Les mots peuvent être comme de minuscules doses d'arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu'après quelque temps l'effet toxique se fait sentir. Si quelqu'un, au lieu d'"héroïque et vertueux", dit pendant longtemps "fanatique", il finira par croire vraiment qu'un fanatique est un héros vertueux et que, sans fanatisme, on ne peux pas être un héros. Les vocables "fanatiques" et "fanatisme" n'ont pas été inventés par le Troisième Reich, il n'a fait qu'en modifier la valeur et les a employés plus fréquemment en un jour que d'autres époques en des années. "
Victor Klemperer in LTI, la langue du Troisième Reich
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