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Maxime Collins
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Le plus gros hic, c’est que l’alcool me faisait perdre la notion du temps. Me faisait perdre ce sentiment présent qui me rappelle sans cesse que l’amour n’a pas trouvé sa place dans ma vie. J’ai aimé, mais je n’aime plus depuis un bon moment. Je me contente de lectures, de sueurs, de travail et d’entraînements. Mon psy me demandait dernièrement où j’allais puiser mon plaisir; vous savez, ce qui nous donne le courage de continuer à vivre. En coupant tous les vices, où allais-je trouver le désir de continuer tout de même à apprécier la vie? Plus le temps passe, et plus je me rends compte que tout est inséré dans un système de consommation; nous recherchons l’illusion du plaisir, ou alors la fuite du bonheur perdu. Toi et moi, on n’est pas si différent. Observe tes gestes. Regarde tes actions. Analyse ce que tu consommes. Tu en prendras conscience aussi.

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Mais bon, ça faisait longtemps que je voulais me mettre en danger. Dans le sens de sortir de ma zone de confort. J’ai toujours été très fort sur les excuses bidon et les dates fictives. Comme si en une nuit, j’allais devenir un autre homme. Mon côté optimiste m’a toujours dit que c’était possible. Mais le côté pratique sait que le travail n’est jamais fini, que la ligne d’arrivée, dans le fond, elle doit être repoussée le plus loin possible, puisqu’elle signifie ironiquement la mort.
http://pile-ou-face.net/decompte-dune-disparition/

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La masturbation sera de mise. Un petit désert s’annonce. Mais il me semble tellement prometteur, qu’il ne me dérange pas du tout.
http://pile-ou-face.net/le-calme-avant-la-tempete/

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La question est simple: combien de fois peut-on modifier la trajectoire de notre vie? Combien de fois peut-on décider de faire un 180 degrés et réussir à ne pas retomber dans nos anciennes habitudes? Je ne parle pas de tout plaquer pour recommencer sa vie ailleurs, je me questionne simplement sur les grandes décisions qui orientent qui nous sommes et ce que nous devenons.
http://pile-ou-face.net/une-question-simple/

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Cependant, quand je demande des nouvelles à cet ami, et qu’il me répond bêtement qu’il est juste «trop tard pour prendre des nouvelles», ça me fait bouillir. C’est comme si le reproche m’était dû entièrement, comme si je n’avais pas assez fait d’efforts à la hauteur de cette personne. Pourtant, c’est elle qui a décidé d’aller vivre ailleurs, c’est elle qui a décidé de supprimer son compte Facebook, pour être bien certain de créer une disparition dramatique. Et le message était clair avant même que je m’en rende compte: il faisait ses adieux à ses amis d’avants, pour ensuite disparaître complètement des réseaux sociaux. Et quand je le texte, j’ai droit à des reproches enfantins, du genre, c’est trop tard maintenant
http://pile-ou-face.net/la-grande-deception/

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Qu’en est-il donc de ma vie sexuelle alors? Un gros zéro. Rien. Niet. Et je m’en fous. Pour le moment, je n’ai aucune envie de baiser des inconnus, je n’ai aucune envie de faire du dating, je me sens un peu asexué. C’est comme si tout l’élément sexuel qui prenait une place si importante dans ma vie s’était évanoui doucement. C’est peut-être l’âge. Quoique je me trouve un peu jeune pour ne plus avoir de pulsion. Mais je me suis rendu compte que les pulsions qui me poussaient à rencontrer pour du cul étaient également toxiques, et souvent se produisaient sous influence. Puisque je vis maintenant une vie rangée sans artifices, les pulsions se sont atténuées naturellement. Évidemment que je souhaite vivre une sexualité active et épanouissante. Mais pour moment, mes efforts sont ailleurs. L’intérêt n’y est plus. Des histoires sans lendemain, très peu pour moi.

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Je me suis rendu compte d’un autre élément important aussi. Je crois qu’on pense souvent que les gens nous font du mal volontairement. Comme s’ils avaient fomenté un plan ultime pour nous nuire. Mais je dois me réviser. Je pense que le mal que l’on perçoit de la part des autres prend de grandes proportions parce qu’on scénarise les événements selon notre perception. Impossible de s’en empêcher bien sûr, mais ça m’a remis les pieds sur terre. Le mal volontaire perçu chez l’autre, c’est souvent du préfabriqué pour donner du sens.

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C’est donc fou, de se dire, de comprendre, et d’observer qu’il n’y a plus aucun élément sexuel ou physique dans notre vie. C’est le néant. Depuis bientôt 6 mois. Le silence. L’absence. Le vide. Et pourtant, je m’en fous. C’est comme si moins de pratique = moins de désir.

Je pense aussi que je suis atteint de la Maladie de Biermer. Ce serait logique. On va entrer dans une phase de tests d’ici novembre. Si ce n’est pas concluant, l’avenir s’annonce comme une piqûre hebdomadaire à vie. À suivre…
http://pile-ou-face.net/travail-ex-maladie/

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Alors, voilà. Nous n’avons pas été assez conscients. Nous n’avons pas su garder les promesses du passé. Nous avons joué la carte de l’ego, un ego selfish, un ego qui trouve que son bonheur est trop ou pas assez bon pour l’autre devant nous. On avait la chance de faire différent, de se promettre qu’on ne serait pas le portrait de nos parents la décennie suivante. On a échoué, comme tous les trentenaires qui échouent probablement. Aucune différence. Les promesses d’adolescence s’étiolent, deviennent poussières et s’évaporent avec les années.

Je ne jouerai pas à la victime. Je joue sans le savoir depuis un trop grand moment. C’est ça l’amour, l’amitié… ça s’éteint. On ne voit jamais les signes avant-coureurs du meurtre. C’est comme un crime, oui. Ça tue du jour au lendemain, de la minute à la seconde. Et les corps morts se soulèvent et s’éloignent, dans une indifférence qui tue de nouveau.

Rien ne sert de se la jouer victime. On a 50 % des torts, c’est évident. On pense par contre tous que c’est l’autre qui abandonne en premier. On ne le saura jamais. On va continuer à vivre. Parce qu’il le faut bien. Parce qu’une hypothèque doit être payée, parce que le travail nous appelle, parce que les enfants doivent manger, parce que la famille doit continuer. Un jour ou l’autre, on se souviendra. Une pensée, une image, un voyage; la perte se remémorera à nos esprits.

Mais nous n’avons pas été assez forts. Comme la génération qui nous précédait. Comme toute histoire qui n’est malheureusement jamais indestructible. Tout se meurt. Le corps, la vie, les relations. On se lancera dans le capitalisme, dans la fertilisation, dans l’hédonisme. Pour oublier, oublier ce que l’on a été.

Si on ne change pas, les autres, eux, nous voient changer. Ou ils changent eux-mêmes. C’est le cycle éternel. Le jeu des jours qui s’égrainent.

Ne pas jouer à la victime. D’abord, parce que ça ne sert à rien. Ça ne ramènera jamais le passé. Décider de vivre sa vie avec les gens qui sont réellement présents. Qui naviguent autour de nous; même si nous sommes tous le satellite instable d’un autre.

Je n’aimerai plus jamais comme j’ai aimé. Je ne prendrai plus jamais l’amitié pour acquis. Tout s’efface, tout disparait, en peu de mots, en trop peu d’adieux.

Tous ceux que l’on connaissait ne nous reconnaissent plus. Les plus grands amis nous disent que la séparation, c’est mieux comme ça. Les anciens amours préfèrent ne rien répondre ou s’offusquer. Des mots durs, ou pas de mots. Je ne saurai jamais quelle est la pire des conclusions.

Et le pire, c’est que je n’en veux à aucun d’eux. J’ai cru naïvement que les promesses du passé avaient force de loi sur tous les événements. L’adolescence m’aura menti. Ce n’est pas un secret pour personne. L’adolescence trompe sans cesse. Rien ne sert de jouer à la victime. Les gens se quittent, les gens disparaissent sans raison ou avec raison. Nous avons tous cette date d’expiration.

Si je n’ai qu’une seule réponse, ce sera celle-ci : Ces gens, je les ai aimés. Et je les aime encore. C’est parfois ma faute, parfois non. On ne peut contrôler les aléas de l’amour et de l’amitié. J’ai le cœur gros, mais j’ai un gros cœur qui les accueillera toujours. Même si très peu viendront. Ce sont les destins, les hasards, les perceptions. Ce sont des choses incontrôlables, même à l’ère des grandes communications.

Rien ne sert de mettre un baume sur la blessure. On finit toujours par comprendre plus tard. Mais je refuse de jouer à la victime. Je suis rempli d’amour, un amour qui a su mal s’exprimer. Je n’ai pas d’autre choix que de déchirer les pages. Je garderai l’essentiel, toujours avec cette impression que l’on se reverra et que ce sera comme jadis. Nous n’avons pas su prédire ce qui allait arriver. Nous avons profité du temps alloué comme s’il était infini. On savait peut-être intérieurement que tout allait éclater. Mais le beau de la chose, c’est que l’on continuait tout de même à se prédire l’éternel; un espace-temps où seule la mort nous séparerait un jour. Notre naïveté était adorable. Parce que les maux d’adolescence sont des mots adorables. Avec le recul.

Nous sommes maintenant des adultes. Nous n’avons pas été assez prudents. Ou nous avons cessé de croire nos paroles d’enfant. À la vie, à la mort… ou jusqu’à ce que le temps et l’éloignement nous séparent.

http://pile-ou-face.net/ne-pas-jouer-la-victime/

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La semaine passée, durant quelques nuits de suite, je me suis réveillé en sursaut vers quatre heures du matin. Le cœur qui pompe, l’engourdissement dans les bras; les signes d’un ACV ou d’une crise de panique. Pourtant, je n’ai plus d’angoisses comme je pouvais en avoir sur les vilains médicaments de merde (j’en ai parlé il y a quelques semaines). Il fallait bien se rendre à une évidence claire comme le cristal; trop d’alcool. Trop de ce liquide précieux qui donne l’illusion de se détendre, mais qui bousille par en dedans. Et après maintes réflexions, la raison de recourir au vino est fort simple; c’est ironiquement pour éviter de retourner dans le passé. Mais évidemment, une fois réchauffé, la seule chose qui intéresse est justement ce regard vers l’arrière. Je l’ai pratiqué jusqu’à l’usure de mon cynisme. Et puis, je me suis dit que ça suffisait. En fait, c’est très simple. Soit je me calme les nerfs, soit je me cale sous terre.
http://pile-ou-face.net/adulting/
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