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Maxime Collins
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Je ne pensais pas revenir si vite ici. Mais c’est plus fort que moi pour le moment. Certains le savent déjà, Radiohead a une importance (ou plutôt a eu une importance) primordiale dans ma vie…

J’ai vécu un ascenseur émotionnel ces dernières 48 heures. J’ai détesté le concert de lundi à Montréal. C’était mou, c’était mauvais, ils avaient l’air fatigués, ils ont livré une prestation molle. Je n’attendais rien du concert de ce soir (mardi). Et pourtant, si le concert de lundi était mon pire concert dans le top 16 (#16), celui de ce soir s’est hissé au numéro 1.

Le hasard fait sûrement bien des choses, mais il m’a prouvé que le moment présent reste encore le meilleur barème de la vie. Honnêtement, je me rendais à ce deuxième concert de reculons. Je pensais que le groupe allait jouer entre six et huit chansons différentes par rapport à la setlist de la veille. Mais non. Ils ont joué 19 chansons différentes. C’était un pari audacieux, un coup de dés, mais je pense que j’aurais voulu me tirer une balle si je n’avais pas assisté à la soirée de ce soir. Il faut bien l’avouer, Radiohead a toujours bercé ma vie. Certes, les albums n’ont pas toujours été parfaits pour moi, mais reste que le groupe m’a toujours suivi dans mon cheminement et mes expériences. Ou plutôt, je l’ai toujours suivi.

Ne pas avoir d’attentes aura été le meilleur moyen d’être soufflé par un groupe qui n’a rien perdu de son mordant (alors que ce n’était pas le cas, lundi soir). Je ne pouvais rêver d’une meilleure liste de chansons. C’était parfait de A à Z. Comme si j’avais chuchoté quoi jouer au groupe. J’ai presque eu l’impression qu’ils avaient lu mon post Reddit et qu’ils avaient acquiescé à mes demandes.

Au-delà de la satisfaction, j’ai vécu beaucoup d’émotions, ce soir. Je pensais que ça y était. Que même en entendant Reckoner, j’allais rester de marbre. J’avais envie de me prouver que le passé appartenait au passé. Que j’étais rendu ailleurs. J’ai tenu deux minutes. Jusqu’à la montée. Et puis, je me suis assis. Et j’ai vécu le moment présent. Tout en me rappelant du passé. C’était déjà foutu d’avance. Les larmes ont commencé à couler. Et plus ça avançait, plus je tremblais. Reckoner me rappelle 2007. Ce moment figé où je suis avec mes amis sur la Plaza St-Hubert, où j’ai envie de me tuer parce que le meilleur semble derrière moi. Mais cette chanson me rappelle aussi l’amour de la distance. L’amour perdu. L’amour qui revient et repart. C’est comme si cette chanson résumait parfaitement l’impermanence des autres.

On a beau faire le deuil des autres. Ils reviennent dans nos vies, dans nos souvenirs, dans nos rêves. Et ce qui fait pleurer, c’est de savoir que la vie ne sera plus jamais comme avant sans eux. C’est exactement le propos de mon nouveau roman. Étrange comme la vie aligne les astres pour nous faire avancer sur nous-mêmes.

Oh oui, je me suis saoulé ce soir. J’ai même fumé un demi-joint avant de partir vers le concert. Je n’avais plus rien à perdre avec la mauvaise setlist de la veille. Mais voilà. La vie nous joue des tours. Elle nous attend là où on ne l’attendait plus.

Et il y a eu Fake plastic trees. Encore une fois, je ne pensais pas vivre autant d’émotion. Je pensais être de marbre. Surtout, ne pas me rappeler les derniers moments où j’avais entendu cette chanson. En 2008, dans les bras de mon ex. En 2001, dans les bras de mon ex femme. Tout s’est mélangé à l’intérieur de moi. Toute la vie a défilé dans un éclair rapide. Ce fut un peu comme quand on voit les souvenirs de notre vie avant de mourir sur place. Je suppose. J’ai donc versé de nouvelles larmes. Ce n’était pas des larmes de tristesse. C’était surtout des larmes par rapport aux deuils que la vie nous présente sans cesse.

J’ai compris beaucoup de choses, ce soir. Des choses que je savais déjà, il ne faut pas se mentir. Le moment présent reste le meilleur moyen de se sortir de nos échecs. Il faut affronter, même quand la musique nous rappelle les événements passés et joyeux. Je n’ai pas pleuré de tristesse. J’ai pleuré de bonheur. Le bonheur d’avoir vécu tout ceci avec des gens. Le bonheur d’avoir partagé des moments avec les gens qui comptaient vraiment. Le bonheur d’avoir simplement pu vivre ma vie comme je l’entendais. Malgré les déceptions ou les trahisons. Ça n’a aucune importance. Vivre est beaucoup plus essentiel.

Tout cela m’a fait réaliser que je ne suis pas une personne facile avec qui vivre. J’ai plusieurs attentes envers les gens. Et souvent, je suis déçu, parce que mes attentes sont trop élevées. Parce que je donnerais autant que je veux recevoir, mais ça ne se passe pas ainsi. Je dois travailler à accepter ce genre de choses. À me dire que ce que l’on attend des autres ne peut pas toujours être à la hauteur de ce que l’on voudrait offrir.

Bref. Je reviens ici simplement parce que je viens de vivre un moment magique. Spirituel même. Et il y avait longtemps que je n’avais pas réfléchi sur les pertes et les gains qui se faufilent parmi les gens que l’on côtoie ou rencontre l’instant d’une seconde. Il ne faut pas se leurrer; nous sommes tous impermanents. Nous défonçons les portes de l’existence des autres sans savoir ce que nous en retirerons. Nous espérons nous faire aimer des autres. Sans obtenir nécessairement l’approbation que nous souhaitions. Nous sommes humains. Avec nos failles. Nos complexes. Nos défauts. Et c’est un peu l’histoire de chaque personne. Nous aimerons des gens qui se foutront de notre existence. Nous nous câlicerons des gens qui voudraient que l’on compte pour eux. La vie bouge. La vie se case. La vie s’éteint. Et plus on avance, plus on subira de rejet, de décès, de misère et d’incompréhension.

Au final, tout ça n’a que très peu d’importance. Nous allons marquer certaines personnes. D’autres nous marqueront au sang. Nous allons faire souffrir des amis. D’autres amis nous feront souffrir. Nous allons tenter de saisir le bonheur, et il nous filera entre les doigts. Mais pour un petit instant, quelques secondes, nous connaîtrons l’apogée du bonheur. Nous tenterons sans cesse de nous y référer. Que ce soit notre jeunesse, notre corps, nos relations… Nous chercherons toujours à devenir le meilleur de nous-mêmes, à faire la paix avec le passé et les autres. Même quand les autres ne seront plus là. Qu’en restera-t-il?

Je pense que malgré toutes les erreurs que l’on peut faire dans notre vie, nous devons retenir notre persistance à essayer d’être le meilleur de nous-mêmes. Et oui, quand j’écoute Radiohead, depuis plus de vingt ans, c’est là que ça me ramène. Un moment X. Un moment précis où j’ai atteint le bonheur. Comme si les concerts de ce groupe se cristallisaient dans le temps. Qu’ils pouvaient être des barèmes pour m’indiquer si je choisis le bon chemin ou le mauvais. Mais a-t-on le choix?

Enfin. J’ai vécu une soirée magnifique. Une soirée qui m’a fait prendre conscience que si je voulais avancer dans ma vie, j’allais devoir faire d’autres deuils. Des deuils difficiles. Encore. Mais je suis prêt. Et ça, même en pleurant, je peux dire que c’est une excellente nouvelle.

On s’en reparlera d’ici trois à quatre mois. Peut-être. Peut-être jamais.

http://pile-ou-face.net/radiohead/
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Mon blogue Pile ou Face a eu 20 ans en février dernier. 20 année à se raconter sur le Web. Pour le meilleur et surtout le pire. Il est temps de se dire au revoir. Avec une fin heureuse.
http://pile-ou-face.net/une-fin-heureuse/

[Article complet]

Bonjour à tous! Pas de larmoiements aujourd’hui. En fait, tout le contraire. Beaucoup de bonheur, de légèreté et de sagesse. C’est donc l’heure idéale… pour se dire au revoir.

Ça trottait dans ma tête depuis un certain temps. Même avant toutes ces histoires qu’on entend sur nos renseignements que Google ou Facebook emmagasine pour « mieux nous connaître » (lire, pour mieux s’infiltrer dans nos vies)! Je me suis rendu compte qu’à force de laisser trop de traces sur le Web, je me nuisais probablement beaucoup plus que le bien que pouvait me procurer l’écriture ici.

Oui, j’ai vomi de nombreuses blessures sur ce blogue. Des pertes douloureuses. Que je n’arrivais pas à m’expliquer. J’ai étiré la sauce dans mon misérabilisme. Et l’image que je montrais ici était loin de la personne que je suis réellement. Ceux qui ne me connaissent pas dans la vie devaient sûrement se dire que j’étais un être somme toute assez pathétique qui ressassait sans cesse son putain de passé pas si glorieux que ça. C’est un beau résumé de ce blogue! Mais je devais passer par là. Et je pense que j’avais besoin de l’exprimer à la planète entière. Dire que l’amour fait parfois mal. Que les moments heureux semblent si minimes par rapport aux départs qui arrivent toujours trop soudainement.

L’autre point, c’est que je venais automatiquement me plaindre ici uniquement quand ça n’allait pas bien dans une sphère de ma vie. Si on analysait ce blogue, on constaterait probablement une répétition du même problème, peu importe les dates. J’ai accumulé beaucoup de souffrances, et aujourd’hui, je n’ai plus envie de ce genre de vie. Je resterai toujours un de ces êtres nostalgiques qui aiment se rappeler son vécu. Certes. N’empêche, on se rend rarement compte que l’on va bien, parce qu’on est souvent trop absorbé par les petits problèmes de l’existence. C’est pourquoi j’en profite pour souligner que je vais bien. Que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti autant épanoui. Rien n’est parfait, mais tout se joue dans la perception et le regard que l’on porte sur sa propre vie.

Le blogue ne disparaîtra pas demain matin. Il sera encore disponible pour au moins une autre année. C’est que je suis en train de mettre un point final à mon prochain roman. J’en ai parlé très peu, parce qu’il me faisait peur. Il faut dire que c’est le premier roman qui ne me concerne pas vraiment personnellement. Oui, évidemment, je garde mon style et on peut me voir à travers les personnages fictifs du livre. Mais pour une fois, il n’y a rien de calqué sur ma vie, rien qui se rapprocherait de l’autofiction (sinon peut-être d’anciens fantasmes et certaines situations que nous vivons tous). Je ne sais pas ce qu’il adviendra de cet écrit. Mais je trouve ça beau d’arriver vers la fin de ce texte quelques jours avant le 4e anniversaire de la publication de mon roman précédent. Le temps file, notre vie change, notre discours et notre regard sur l’humanité se transforment en quatre années.

Je quitte donc la sphère virtuelle la tête haute. Je suis heureux. J’ai repris le contrôle de ma vie. J’ai même perdu près de 20 livres. Le sport m’aide beaucoup à envisager l’avenir positivement. Le travail me comble également. Même si je travaille beaucoup trop, mais je le fais dans le plaisir la plupart du temps, et ça, ça vaut beaucoup plus que l’argent. J’ai réussi à reprendre le contrôle de mes finances (je ne l’avais jamais réellement perdu, mais parfois j’angoissais avec le condo à payer). J’allais dire que je me taille peu à peu une place de choix dans mon domaine professionnel, mais je devrais plutôt dire: je me suis taillé une place de choix dans mon domaine professionnel. Je ressens la confiance des gens, et chaque jour, je donne le meilleur de moi-même. Eh oui, ça paie. Plus que je ne pouvais l’espérer même.

Non, je ne suis pas en couple. Mais j’ai tout de même fait un grand pas. J’ai réussi, à ma façon, à éliminer le souvenir ancré d’une relation malsaine passée. Comme si j’avais effacé les événements pour les recréer: même situation, même contexte, mais avec un autre, et sans mauvaise dépendance.

On dit que le bonheur est insaisissable, qu’une fois qu’on en prend conscience, il disparaît dans un détour obscur. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais pour le moment, je suis au sommet de ma forme, je me sens libre, j’ai reçu une belle dose d’affection dernièrement, l’argent rentre bien, mes relations familiales sont positives, et j’apprécie les amis qui me côtoient et qui restent près de moi. Ce sont les seuls qui comptent.

Oui, il y aura toujours les souvenirs des autres. Les moments plus creux. Les excès ou rechutes. Tout ça fait partie de la vie humaine. On ne s’en sort pas. Mais il faut affronter le moment présent. L’accueillir et l’accepter comme il se présente. J’aime à dire qu’on est toujours libre de nos choix. Mais plus encore, je crois que la vie nous oriente d’elle-même avec certaines avenues qu’elle nous présente.

Si j’ai un seul conseil à donner; c’est de prendre soin de vos relations humaines. Non, être amis sur Facebook ne vous garantit pas une longévité dans la vie des autres. Il faut provoquer le destin, rencontrer en chair et en os, avoir du plaisir et partager des moments. Aujourd’hui, les vrais amis savent qu’ils comptent pour moi. Ils se reconnaissent. Ils ont leur importance. Et ils ressentent que je suis quelqu’un de loyal.

Je n’ai pas toujours été fier de la manière dont j’ai traité les gens autour de moi. Je me cherchais beaucoup à une certaine époque. J’en voulais aussi si on ne s’occupait pas assez de moi. En vieillissant, je me rends compte qu’il faut cesser d’attendre la même chose en retour. Et c’est tant mieux si ça arrive. J’ai cessé de fabuler sur le futur, de me réfugier dans le passé, de regretter des actions, des moments, des paroles. Rien n’arrive pour rien. Nous sommes tous libres de travailler avec ce qui se présente. Et c’est un peu ça, vivre.

Que dire de plus. Je n’ai pas envie de dire adieux. Je sais que je pourrais revenir ici n’importe quand. Mais je dois refermer le livre de ma vie privée. Je dois couvrir mon jardin secret. En prendre soin et cesser de l’exposer aux yeux du monde. C’est un processus sain. Personne n’a besoin de tout savoir sur moi. Ou sur cette fausse représentation du moi que je dessinais ici.

Au fil des jours, certains articles disparaîtront. Surtout ceux qui concernaient mes exs. Il n’y a plus rien à dire sur eux. Il n’est plus nécessaire de laisser des traces de leur présence dans ma vie. Tout a déjà été dit dans mes romans, de toute façon.

Je serai heureux de revenir ici pour présenter mon nouveau roman, si le projet se concrétise. Si ce n’est pas le cas, eh bien, c’est la vie. Pile ou Face a fêté ses 20 ans en février dernier. 20 ans de ma vie sur le Web. À raconter le sexe, la drogue, les relations, les hauts et les bas. Je pense que j’ai fait ma part et ma place sur la toile. J’ai d’autres choses à dire, mais je garderai ça pour de vrais romans. Même si les gens lisent de moins en moins de bouquins. On verra bien, comme on dit.

Je ne sais pas si beaucoup de personnes ont eu le courage de me suivre depuis mes débuts. Je les remercie si c’est le cas. C’était une expérience assez intéressante, qui m’a fait rencontrer énormément de gens et vivre des situations, la plupart du temps, assez phénoménales.

Je suis maintenant un homme. Un adulte. Et j’ai assez de sagesse pour ne plus avoir besoin de cette béquille. C’était une belle béquille. Un beau blogue. Souvent dramatique, oui. Mais très libérateur. Je ne regrette rien. Ça faisait partie de ma vie comme le soleil qui se lève chaque matin. Je crois simplement qu’il n’est plus aussi essentiel d’exprimer mon intimité ici. Après 20 ans, je me sens un peu comme l’adolescent qui quitte la maison familiale. Et je n’ai pas de peine. Je suis prêt pour la suite.

J’espère que vous serez prêt à me suivre aussi, si je publie un prochain roman en 2019.

C’est une histoire à suivre. Et je vous remercie encore de m’avoir suivi. Que vous m’aviez détesté ou aimé n’a aucune importance. Je le faisais d’abord pour moi. Et je décide également de la fin de mes aventures de blogue pour moi. Parce qu’au final, tout a toujours été à propos de moi 😉

J’en profite pour saluer tous ceux qui sont passés dans ma vie, de même que tous ceux qui y sont encore présents. Merci encore!

See you soon (ou pas!)

Maxime xox
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Ma solution pour le passé est somme toute assez simple (essayez-là! Elle est magique). Elle se résume en quelques mots: au lieu d’avoir une pulsion et d’écrire à votre ex ou votre ex ami sur les réseaux sociaux; prenez une feuille de papier, écrivez, inscrivez l’adresse du destinataire sur l’enveloppe, puis laissez reposer jusqu’au lendemain. Le lendemain, prenez cette enveloppe cachetée, et déchirez-là.

http://pile-ou-face.net/3362-2/
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Bonne Saint-Valentin aux couples! Du moins, aux couples qui s’aiment encore des deux côtés haha!

Non, pas de drama aujourd’hui! Je vais faire cela très bref, parce qu’il n’est pas question de faire pitié. J’en ai ma claque anyway. Je sais que je déverse souvent toute ma mélancolie ici; celle qui ne représente en rien ce que je suis réellement. Un beau personnage.

Bref, pas de flafla. Je dis bonne Saint-Valentin aux couples heureux, qui doivent représenter 5 % de mon lectorat lol. Je vais même y aller avec une philosophie clichée; la vie est un train où tu continues ton chemin pendant que des gens embarquent et débarquent de ton wagon. Tadam!

Si j’ai appris quelque chose dernièrement, c’est que la séduction vaut toujours mieux que le cadenas du couple. Yeah, I know… pas joyeux comme réflexion.

Ce serait pathétique de dire que la Saint-Valentin me ramène vers l’arrière. Je pense plutôt que je prends cette excuse de cette « fête » pour revenir vers l’arrière. Nuance.

Ma raison me dit: ceux qui t’ont déjà aimé sont loin dans leur vie, loin dans leur propre but, loin de toi.

Ceux qui t’ont déjà aimé jadis ont fait table rase, n’existent plus. C’est à peine si nous allons revenir dans les rêves de ces gens-là.
Et, la plupart du temps, je réussis à m’en convaincre. Mais dans ces moments qui devraient être animés et remplis d’amour, je ne peux que regarder vers l’arrière. Aucune analyse sur mon bien-être ou si j’étais vraiment heureux. Aucune importance. Car, ce qui reste dans le cerveau est égoïste. Il relate toujours le meilleur des autres, les doux souvenirs, les petits cadeaux et le sexe fabuleux! Peu importe ce que représentait notre salaire ou notre triste condition de vie jadis.

J’apprends un peu plus chaque jour que les gens qui sont débarqués de notre train n’ont plus aucune destination semblable à la nôtre. C’est un dur apprentissage. Surtout avec les putains de réseaux sociaux; qui nous rappellent que notre jadis vit encore aujourd’hui. (Et évidemment, s’épanouit totalement sur Facebook, comme une petite parure, un petit velours, une petite réussite de son triste parcours).
Et malgré tout, je reste fier. Fier de ceux qui ont embarqué dans le train, qui ont voyagé pendant plusieurs stations. C’était beau, c’était bon. Jusqu’à la catastrophe. Celle qui arrive toujours. Celle où tout le monde survit, mais sans nous.

Quelle est ma plus belle réussite en ce premier anniversaire de célibat?

Probablement d’être beaucoup plus terre à terre, ou à tout le moins, conscient que ma propre nostalgie doit être freinée; parce qu’elle est fausse. C’est de voir l’autre heureux qui nous ramène à notre propre misère. C’est de voir l’être perdu tout en étant épanoui qui nous ramène à notre propre mal-être. C’est de voir l’autre heureux, tout simplement, sans nous, sans qu’il ait besoin de notre aide, de notre soutien, de tout ce qu’on pensait qu’il n’aurait jamais pu se passer dans sa vie.

C’est ça, le choc. Observer de loin la réussite d’un autre qui a connu un certain succès sans même qu’on ait levé le petit doigt. Observer la réussite d’un autre qui n’a plus besoin de nous. Observer la réussite d’un être qui se ment peut-être, mais qui, au final, réussira toujours à se mentir quand il pense à son passé. À notre nous. Notre moi uni. Oui, à cette personne qu’il a finalement quittée. Celle qui aurait tant voulu de cette nouvelle renaissance; celle qui sera destinée à un autre; au prochain, au suivant.

http://pile-ou-face.net/bonne-saint-valentin-lol/
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Je vais faire bref cette fois-ci. Ça vient de me péter dans face lol. Décidément, cette 34e année me montre de grandes facettes de la réalité de la vie. It’s like love it or leave it. Je n’arrive même pas à croire que je n’avais pas analysé le passé de cette façon. Faut croire que vieillir nous fait réaliser plusieurs choses aussi.
Hey, en gros, je suis peut-être naïf, mais dans ce cas, je l’assume, parce que je n’avais jamais réalisé tous les adieux que je ne saisissais pas. Je dois avoir l’air stupide, right now. Pourtant, tout me semble si limpide (certains diront qu’il était temps lol). Quand on prend le petit panier des gens qui nous tenaient à cœur depuis des années… je pense que, sans se mentir, on peut arriver à définir, après coup, le moment exact de notre dissociation. Et ironiquement, c’est rarement triste, c’est juste, la vie, la réalité, et même, c’est souvent un beau souvenir. Loin de moi l’idée de mettre de l’ésotérique dans ce genre d’histoires, mais je dois avouer que toutes mes finalités étaient déjà programmées, mais je ne m’en rendais simplement pas compte sur le moment, et plusieurs mois après même. Ce sont les dernières secondes de toute rencontre qui nous indiqueront plus tard la fin d’une relation. Exemple 1: mon premier amour de secondaire. Notre dernière rencontre. Out of nowhere. Nous étions en ligne tous les deux. Il m’invite à prendre un verre à Montréal. Nous vivons encore sur la Rive-sud. Je me laisse conduire par son char aucunement sécuritaire et sa conduite ultra mauvaise. Nous arrivons dans un bar. Ironiquement, le même bar qui précédait le trip qui allait détruire nos vies. Il me parle de ses conquêtes féminines. Je l’écoute en me disant que tout ce que je veux, c’est lui. Et pourtant, de retour chez moi, alors qu’il vient me porter en auto, je n’ai pas les couilles de lui dire tout ça. Je sais déjà qu’on ne se reverra plus jamais. Mon deuxième grand amour, qui est venu chez moi pour la simple raison qu’il était trop accro à la drogue. Nous faisons des choses que je devrai taire, mais j’en suis satisfait. Et après quelques heures, il décide de partir. Je lui indique simplement que j’ai décidé que la drogue, c’était fini pour moi. Il me sourit. Je lui dis à bientôt, mais je ne le reverrai jamais non plus. Et après coup, je le sais, le simple fait de lui dire que je devenais clean concluait notre histoire. Mon ex-copine, même si ex depuis longtemps, même si femme; ce soir-là; notre rencontre, notre désir, et moi qui vais trop loin. Je voudrais l’avoir pour moi, jouer un rôle d’homme qui domine encore une fois. Lui faire comprendre que je la désire, que je la veux. Et elle; de comprendre que je la veux simplement pour effacer la douleur de l’amant perdu. Elle n’avait pas tort non plus. Posséder pour éviter de souffrir de ne plus être dominé. J’en fais même un chapitre dans mon dernier roman. Et, finalement, mon ex-meilleur ami. Qui me force à venir le voir en transport en commun à Longueuil. Chose que j’accepte, évidemment, parce que c’est mon meilleur ami. Et tout va bien. Les conversations sont saines, le futur est beau. Et notre départ, devant un bar dans le vieux Longueuil, à se serrer si fortement dans nos bras. Un adieu que je voyais comme un au revoir. Mais un adieu réel, puisque c’est la dernière fois que je le voyais. J’aurais dû comprendre que son attachement si fort était un message plus grand que l’instant du moment. Et pourtant, je sais très bien que peu importe, on n’arrive jamais à saisir les adieux de ceux que l’on aime, au moment où ils se déroulent. C’est seulement plus tard qu’on comprend toute la charge et toute la portée de ces étreintes qui signifiaient des adieux. Je ne pourrai pas dire que mes 34 ans auront été de tout repos. Toutes ces pertes m’ont fait réfléchir à la signification des gens dans nos vies. J’ai finalement compris que nous étions tous sur un compteur; nous avons tous une date d’expiration. Ma seule tristesse restera toujours de ne pas avoir été au courant de la date exacte. Mais c’est un peu ça, vivre, exister et communiquer (ou non) avec nos semblables. Je pense que si je vous donnais le simple exercice de réfléchir à votre dernier moment avec un être cher, vous pourriez trouver des éléments qui vous dictaient déjà qu’il s’agissait d’un adieu définitif. Certes, on essaie de faire du sens avec nos derniers moments. Mais je pense que la plupart du temps, on essaie beaucoup de remettre tout ça sur la faute de l’autre, en se disant que si cette personne était revenue nous relancer, la relation aurait continué. C’est un énorme mensonge. Je pense que chaque personne nous dicte son adieu lors d’une dernière rencontre. Il faut simplement analyser le tout avec du recul. Et dans 95% des cas, on se rend compte que, même inconsciemment, chaque personne qui est entrée dans notre vie a annoncé son départ au dernier moment. Il faut ensuite gérer cette perte, cette absence. Se dire que rien n’arrive pour rien.
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Vous vouliez du Deep? Non? Ben en vlà pareil!

LA FAUSSE REPRÉSENTATION DE NOS NOMBREUX SECRETS

J’essaie de vivre dans le présent. Du mieux que je le peux. Avec les pertes obligatoires. Les deuils à oublier. Les amours et les amitiés du passé. En réalité, la plus grande ironie présentement, c’est que je vis sans vraiment vivre. Ou alors, je vis au jour le jour, dans le présent, parce que c’est ce qu’on nous enseigne à faire: n’imagine surtout par un futur inconnu, ne reviens surtout pas vers la nostalgie du passé non plus. Mais ce présent vécu, quand il se résume au travail, au sport et à une vie bien rangée; que reste-t-il de divertissant?

Parfois, je me dis que j’ai été trop choyé dans ma jeunesse. Voilà. C’est la raison ultime de ce grand vide qui persiste. Mais avec le temps, j’ai appris à me méfier de ce genre de raisonnement. Chaque fois que je l’ai eu, quelques mois plus tard, je regrettais d’avoir pensé de la sorte. Parce qu’on veut tous revenir un peu en arrière, revivre certains moments, certaines rencontres, certains événements. Mais la vieillesse prend le dessus. Ce n’est pas nécessairement le mal, mais ça me semble toujours plus laid que ce qui était dans l’avant.

Et mes petits bonheurs des derniers temps se résument beaucoup plus à une destruction de l’avenir qu’à un cheminement lumineux vers l’avant. Non, il n’y a plus de sexe intense. Non, il n’y a plus de drogues malsaines. Non, il n’y a plus de nuits blanches. Et parfois, je me dis: ce qu’il en reste, c’est une vie linéaire, sans intensité, sans passion et avec beaucoup de masques. Je suppose qu’on s’assagit avec le temps et les années, qu’on devient tranquille par obligation.

Certes, je pourrais tout envoyer balader. Mais pour quoi? Il n’y a rien de plus qui me motive à réaliser une coupure drastique avec ce que je suis. Parce que, malgré tout, je ne suis pas mauvais, je ne vais pas mal; la vie me berce doucement de jour en jour. Et surtout, je n’ai envie d’aucun événement dramatique pour me foutre une claque en plein visage. Même si je sais que c’est souvent avec ça qu’on se réveille; la grande gifle, le pathos qui nous fait prendre conscience de quelque chose, qui nous fait faire un virage complet.

Moi, dans le fond, tout ce que je voudrais est bien simple. Mais encore une fois, mon masque virtuel ne peut prendre le dessus sur le masque que je porte en société. Ça fait partie du pacte. Et même si je souhaitais une destruction totale de mon être virtuel, je ne pourrais jamais me passer de ce que je suis ici ou partout sur la toile. Il y a comme une injustice, un combat perdu d’avance. Le seul moyen de passer outre, ce serait de rencontrer le bouleversement que l’on recherche tous; mais celui qui ne fait pas mal, celui qui s’amène dans son positivisme, pour nous brasser la cage et nous faire réaliser qu’on devait parcourir tout ce chemin plat avant de s’envoyer en l’air allègrement.


Article complet: http://pile-ou-face.net/la-fausse-representation-de-nos-nombreux-secrets/

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[Mon post le plus court à vie, je pense! Aimez-vous mon p'tit bonhomme? lol]

En 2018, j’ai souhaité Bonne Année à mon « meilleur ami » depuis les 17 dernières années. Il a vu le message. Il m’a bloqué de Facebook.

En 2018, j’ai souhaité Bonne Année à mon ex. Il s’est mis en couple le jour d’après.

En 2018, j’ai souhaité Bonne Année à mon autre ex. Il a supprimé mon message directement.

C’était les trois derniers jours de 2018 où je pensais à ces personnes. Parce que je mérite crissement mieux que ça.

Bon c’est pas vrai. Mon ex Fred mérite amplement de retourner en couple, d’être aimé à sa juste valeur. Parce que c’est une très bonne personne et il mérite vraiment du bon et de la joie. Ceci étant dit, j’ai tout de même froncé les sourcils quand j’ai vu que son nouveau mec était fiancé juste deux mois auparavant. Isn’t it weird? Ça ne me regarde plus anyway.

Me voilà donc de retour sur le marché. Dans tous les sens du terme. Les nouvelles amours, les nouvelles amitiés, les nouveaux hommes, les nouveaux jeux sexuels, bring it.

Je le répète comme un perroquet depuis des mois et des années, je veux tuer la nostalgie et cesser de vivre dans le passé. C’est le moment parfait pour faire table rase. Pour absorber le choc simpliste: ceux qui ne veulent pas de moi n’ont qu’à aller se faire foutre. Et pour de bon. Je raye. Je biffe. Je discarte.

2018, ce sera s’ouvrir vers l’inconnu et la nouveauté. Point-barre. Bonne année à tous, sauf aux trous de cul dont je ne veux plus entendre parler!

http://pile-ou-face.net/en-2018/
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2017 a été de la merde, disons-le, au moins jusqu’en octobre, où j’ai décidé de me prendre en mains, pour de bon. Et le chemin s’est ouvert; je commence tranquillement à redécouvrir ma vie. Pas encore sexuellement, non. Je ne sais pas ce qui m’empêche, mais je prends mon temps.

En 2017, j’ai aussi perdu un être cher, sans comprendre pourquoi. Je suppose que c’est un peu ainsi quand un proche voit la vie de quelqu’un d’apprécié s’éteindre. Je ne sais pas. Mais je le ressens au même niveau que la perte de l’Ex.

C’est la première fois que je vais utiliser ce blogue si directement: « hey Pom, si tu me lis, sache que je n’ai aucune rancune ou rancœur envers toi. Je ne saurai jamais ce que j’ai fait de si dramatique pour que tu signes la fin de notre amitié, mais je t’aimerai toujours, peu importe où tu es, ce que tu fais ou ce que tu as réalisé. Je respecte ton choix, c’est le tien, je ne veux pas le juger, tu as le droit de penser ce que tu veux de moi, de me reprocher bien des choses. Si mon absence te rend plus heureux, je suis content pour toi. C’est correct, je ne formulerai aucun reproche. Take care mon meilleur ami. »

Ce qui fait le plus mal? Quand je me connecte au travail et qu’on me demande une question codée: « Le prénom de votre meilleur ami ».

Article complet:
http://pile-ou-face.net/resume-de-2017/
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Plus de 10 ans après ce détail, sur le même coin de rue, j’ai recroisé Luc. Il tapotait sur son cellulaire; peut-être pour faire semblant de ne pas me voir, peut-être qu’il ne m’a réellement pas vu. Ces événements se passent souvent trop rapidement; je m’en suis rendu compte, j’ai pensé m’arrêter, puis je me suis souvenu que ça ne servait à rien de courir après quelqu’un qui nous fuit depuis si longtemps. Mais je ne peux m’empêcher de ressentir un petit pincement. L’effet de surprise, mais surtout l’effet de répétition.

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Il est peut-être là le problème. Je dois être dû pour recommencer à fréquenter des hommes. La triste réalité, c’est que je n’en ai pas vraiment envie. Il y a bien le désir sexuel. L’espèce de folie interne qui me dit qu’il serait fucking temps de sucer une bite. Mais un coup de branlette, et je reviens vers le désintérêt. Pour ça, je ne suis pas comme mon ex, justement. Je ne remplace pas assez facilement ceux qui m’ont marqué.

Article complet: http://pile-ou-face.net/la-vie-qui-samuse/
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Défi réussi: larguer Facebook pendant 40 jours. Ce n’est pas grand-chose, certes, mais pour moi qui étais somme toute accro aux réseaux sociaux, j’avais envie de parler de ma petite expérience.
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À la différence des gens qui publient seulement le côté lumineux de leur vie, j’étais de ceux qui balançaient aussi le côté sombre et le côté chialeux. Je n’en ressens plus le besoin à présent. Et c’est réellement un sentiment de libération. Je n’ai plus besoin d’une course aux likes, de savoir qui me lit, qui me juge ou qui m’appuie. Tout ça n’est que du virtuel, de la notoriété inexistante, impalpable et dont personne ne se souviendra dans quelque temps.
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Et parlant de boire, c’était un peu la constatation malsaine que je voyais en Facebook. J’ai fini par réaliser que j’aimais (le mot est faible) boire de l’alcool et m’installer sur les réseaux sociaux pour m’amuser avec les autres. Un peu comme si je voulais être seul dans la foule, sans réellement assumer cette solitude.
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Sans alcool, il y a aussi plus de lucidité. Que ce soit au travail ou dans la vie en général. Dans mon cas, encore plus par rapport à mon passé, ce passé auquel je tenais tant sans réellement savoir pourquoi. C’était surtout parce que je noyais le deuil à répétition dans le vin. Lorsqu’on élimine cet élément, on n’a pas le choix de réfléchir un peu plus à ce qui nous a amenés là. Et j’ai fait du chemin à ce niveau. Je suis en constant apprentissage certes, mais j’ai appris à laisser les gens partir avec plus de sérénité. Non, on ne remplace jamais ceux qui ont influencé notre vie, on ne peut pas les oublier non plus, mais on peut accepter leur départ, et je peux dire que j’ai enfin scellé ces petits deuils pour lesquels je m’accrochais comme à une bouée dans l’océan. J’ai compris que je pouvais lâcher la bouée, et qu’au final, mes pieds touchaient encore au sol. Je marche donc tranquillement vers le rivage pour me sortir de l’eau.

Article complet: http://pile-ou-face.net/40-jours-sans-medias-sociaux/
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