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Joseph Saint Pierre
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Voici le commentaire que j'ai écrit sur youtube
Bonjour.

J'ai trouvé cette conférence très intéressante. J'ai énormément apprécié la présentation historique de la naissance des universités au Moyen-Âge avant l'époque du développement des sciences. J'ai trouvé trop rapide l'évocation des moyens techniques modernes, notamment ceux liés au réseau Internet. Même si l'encyclopédie libre wikipedia n'est pas citée elle me semble avoir un rôle dans la remise en cause du cloisonnement des savoirs.
La référence au Moyen-âge m'a rappelé le très célèbre livre d'Umberto Eco , «Le Nom de la Rose», qui se passe en 1327 en décrivant des moines dans une abbaye. Mais Umberto Eco a écrit dans la "guerre du faux"
«rien ne ressemble plus à un monastère (perdu dans la campagne, clôturé, côtoyé par des hordes barbares et étrangères, habité par des moines qui n'ont rien à voir avec le monde et qui poursuivent leurs recherches privées) qu'un campus américain». En ayant lu cette citation de l'auteur, le fait de voir, à travers l'intrigue médiévale du roman, une réflexion concernant aussi l'université contemporaine me semble raisonnable.
J'ai trouvé totalement juste l'idée que la séparation des disciplines rend implicitement l'université opposée à la théorie de l'évolution de Darwin.
J'ai souri et trouvé très justes les remarques sur la situation particulière de l'université française, en effet la France a créé après 1968 des universités spécialisées en sciences ou en lettres, ou en droit, économie. Avec ces séparations les possibilités de rencontres même informelles entre spécialistes de disciplines très voisines, en apparence, comme géographie et géologie ou anthropologie sociale et anthropologie biologique sont très difficiles. En tant que mathématicien passionné par l'histoire du calcul je trouve gênant de me trouver dans une université scientifique qui a fort peu de liens avec l'université littéraire se trouvant de l'autre côté de Garonne.

Très cordialement.

Joseph Saint Pierre
https://mapdata.science/~stpierre

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Bonjour.

En tant que statisticien j'ai lu avec intérêt les résultats de l'enquête intitulée : «Vie étudiante : les pratiques et attentes passées à la loupe»
Cette enquête m'a été signalée par un message envoyé le vendredi 16 décembre avec comme sujet «Newsletter Formation n° 13» et avec un lien vers la page suivante :
http://www.univ-tlse3.fr/actualites/vie-etudiante-les-pratiques-et-attentes-passees-a-la-loupe-660983.kjsp

J'ai accordé une attention particulière au paragraphe sur la culture, le titre du paragraphe montre que la culture est importante dans l'enquête

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La place “très importante” de la culture dans la vie étudiante

Sur 1241 répondants, plus de 85% des étudiants déclarent accorder une place importante à la culture à laquelle 46% des sondés allouent un budget supérieur à 15 euros par mois. En tête des pratiques, c’est la musique qui remporte la palme, tandis que la sortie préférée des étudiants est le cinéma : 60% des étudiants s’y rendent une à trois fois par mois, principalement hors du campus.
Pour sensibiliser les étudiants à toutes les découvertes culturelles et artistiques, le Pôle culture s’efforce de proposer des activités dans les domaines les moins plébiscités, tel que l’opéra, le cirque ou la danse, ou encore l’organisation de conférences scientifiques. Le Pôle culture entend aussi faire évoluer la programmation et la communication sur l’offre culturelle, pour mieux répondre aux attentes de ses publics et améliorer la fréquentation des équipements du Campus, dont la salle Le CAP.
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En 2002, dans le cadre de mes activités de statisticien dans le Centre Inter Universitaire de Calcul de Toulouse j'avais aidé un stagiaire qui avait fait passer une enquête sur les pratiques culturelles de la même université, Toulouse 3. À cette époque je ne traitais presque exclusivement que des enquêtes de sciences humaines venant essentiellement de l'université Toulouse 2, le stagiaire venait d'ailleurs de Toulouse 2.

En 2002 j'avais été sidéré par l'absence de la lecture parmi les pratiques culturelles des étudiants de l'université Toulouse 3, en 2016 je suis nettement moins surpris mais la lecture est aussi absente de l'enquête. J'ai été étudiant à l'université Toulouse 3 mais aussi à Toulouse 2 et le budget consacré à l'achat de livres a toujours été supérieur aux autres consommations culturelles, sans compter l'usage presque gratuit des bibliothèques. À mon avis les principaux lieux de culture de l'université sont les bibliothèques et je regrette très fortement l'éloignement des librairies, il n'a me semble-t-il jamais été question d'installer une librairie sur le site de Rangueil alors qu'il y a une librairie sur le site du Mirail de l'université Toulouse 2, l'université Toulouse 1 est très privilégiée par la proximité des librairies dans le quartier où elle se trouve.

Je pense que les analyses sur les consommations culturelles devraient être analysées plus finement, aller voir des films même dans une salle d'arts et d'essai ou surtout dans une salle ordinaire n'est pas la même chose que voir des films étrangers dans le département de l'université correspondant à la langue et la civilisation, cela concerne surtout l'université Toulouse 2. Je me souviens d'une semaine polonaise à l'université Toulouse avec des films polonais, de la musique polonaise, avec du Chopin bien sûr, joué au piano par un musicien de l'université.

Les langues étrangères n'ont pas une place très importante dans l'université scientifique, hormis l'anglais mais plutôt de manière utilitaire, pas pour l'étude des civilisations anglophones, ni pour le théâtre en langue anglaise. L'arrivée dans les années 1990 de nombreux étudiants venant de nombreux pays européens dans le cadre du projet ERASMUS avait mis en évidence, au moins pour moi, la faiblesse dans le domaine des langues de l'université scientifique. Il me semble regrettable que les cultures non européennes soient aussi absentes.

Les deux activités culturelles principales selon cette enquête sont la musique et le cinéma, ces deux domaines sont désormais souvent abordés sous forme digitale par Internet. Le Centre Inter Universitaire de Calcul de Toulouse a été fondu dans un vaste service de l'université Toulouse 3 qui inclue l'ancien Service de Communication Multimédia de cette université, en perdant sa dimension inter universitaire et en rendant le calcul négligeable au milieu des autres services digitaux, notamment des services de vidéo. Je suis donc particulièrement sensible à l'importance des formes de culture audiovisuelles, sachant que je ne possède pas de télévision, que je fréquente que très rarement les salles de cinéma et que l'ordinateur que j'utilise habituellement n'est pas vraiment adapté à la vidéo et pas du tout à la diffusion de sons.

Je ne reconnais pas du tout mes pratiques culturelles dans celles qui semblent importantes pour l'université où je suis, mais en tant que statisticien je comprends fort bien que l'on peut avoir des goûts, des pratiques, des attentes différentes des majorités.

Joseph Saint Pierre 

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Samedi 1er octobre 2016 j'ai écouté l'émission « La conversation scientifique » présenté par Étienne Klein à 14h. Le sujet de l'émission était :« Comment se porte la culture (scientifique) ? »
L'invité était Bruno Maquart, Président d'Universcience, établissement public qui regroupe le Palais de la Découverte et la Cité des Sciences et de l'Industrie. Voici le lien de l'émission qui peut être écoutée sans limite de temps.

http://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/comment-se-porte-la-culture-scientifique

L'émission est, comme d'habitude, fort intéressante, à mon avis, mais je l'ai trouvée très « parisienne ». Il a été question de villes de province comme Rennes et aussi Toulouse. Bruno Maquart a cité pour Toulouse le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse en vantant sa formidable fréquentation supérieure à l'ensemble des autres musées de Toulouse. J'ai trouvé très gênant que ne soit même pas évoqué le nom de
« La Cité de l'Espace », en tant que Toulousain aimant beaucoup le Muséum d'Histoire Naturelle je sais que la Cité de l'Espace est le lieu attirant le plus de visites à Toulouse et que c'est un parc à vocation scientifique clairement affirmée. De plus il est caractéristique de Toulouse, la plupart des grandes villes possèdent des Muséums d'Histoire Naturelle, la Cité de l'Espace est plus originale.

Le nouveau site web de France Culture ne permet plus les commentaires et il me semble impossible de contacter les responsables de l'émission et l'invité pour leur signaler ce regrettable oubli.

Par ailleurs à la fin de l'émission il a été question d'une exposition qui aura lieu à partir du 11 octobre 2016 à Paris avec le nom « Quoi de neuf au Moyen Âge ? »
http://www.inrap.fr/exposition-quoi-de-neuf-au-moyen-age-11600
Cela a déclenché un remarque un peu moqueuse d'Étienne Klein, Bruno Maquart a cité les lunettes et les boutons de manche comme nouveautés de cette période. J'ai tout de suite pensé à des nouveautés très importantes pour le mathématicien que je suis, les chiffres indiens, l'algèbre. Cela m'a fait penser que le Moyen-Âge est trop souvent vu d'un point de vue trop strictement européen sans voir les découvertes scientifiques et techniques des civilisations Chinoise, Indienne, Arabe et leur circulation.


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J'ai regardé sur youtube deux vidéos sur les mathématiques, j'ai trouvé ces vidéos fort intéressantes mais présentant fort peu le domaine des probabiltés et des statistiques qui correspondent à mon activité de mathématicien. Le 30 août 2016 j'ai écrit un commentaire sur les deux vidéos mais à côté de la seconde, celle sur l'analyse. Je reprends ici ce commentaire très légèrement modifié.
Bonjour.


J'ai été très intéressé par les deux vidéos sur la magie des mathématiques. En tant que mathématicien je travaille depuis près de trente ans avec des scientifiques éloignés de cette discipline mais qui en ont besoin. Science4all m'a fortement rappelé le titre français d'un livre écrit en anglais, «La science pour tous» de Lancelot Hogben, j'ai consulté souvent la version en anglais de ce livre «Science for the citizen »lors de mon séjour post-doctoral en Angleterre. C'est lorsque j'étais étudiant en mathématiques que j'avais lu et relu le livre «Les mathématiques pour tous »du même auteur, le titre original est «Mathematics for the million », mais avec un sous-titre «How to Master the Magic of Numbers ». Un des avantages d'Internet est de pouvoir rendre la connaissance accessible et souvent presque gratuite, à condition d'avoir un accès. Les vidéos sont donc accessibles pour tous. Elle sont en français et la présentation des mathématiques est très française, hormis peut-être les interventions de Claire Bernard. Il est vrai que les titres des vidéos font une référence explicite aux classes préparatoires aux grandes écoles qui sont pratiquement une exception française. Les mathématiques sont universelles et si il y a une magie des mathématiques dans le système des classes préparatoires aux grandes écoles françaises il faut espérer que cette magie existe pour ceux qui ont affaire aux mathématiques en dehors de la France et aussi en dehors du système des classes préparatoires. Dans les vidéos il y a fort peu de place pour le calcul des probabilités qui est le domaine des mathématiques qui me semblait le plus intéressant lorsque j'étais lycéen. C'est en partie pour cela que j'ai opté pour des études de mathématiques à l'université où j'ai pu suivre 4 heures de probabilités et statistiques par semaine en deuxième année alors qu'à l'époque le calcul des probabilités ne figuraient pas des les enseignements des classes préparatoires de mathématiques supérieures et mathématiques spéciales. Il n'est pas question du calcul des probabilités dans les ouvrages de Bourbaki, symboliques de l'importance des mathématiques françaises, alors que les présentations françaises de l'histoire du calcul des probabilités attribuaient un rôle fondateur de ce domaine à deux scientifiques français, Blaise Pascal et Pierre de Fermat.


La présentation de l'histoire des mathématiques des vidéos ne mentionne pratiquement aucun mathématicien italien, alors que pendant quelques siècles du 13ème au 16ème c'est en Italie que sont fortement développés des domaines des mathématiques, on peut citer Fibonacci, Cardan, Tartaglia, Galilée etc. voir le site excellent où figurent les biographies de très nombreux mathématiciens du monde entier http://www-history.mcs.st-and.ac.uk/ . Galilée est souvent considéré comme essentiel pour avoir formulé l'idée que la nature était écrite en langage mathématique. Une bonne partie des mathématiques arabes sont arrivés en Europe par l'Italie avant de diffuser vers les autres pays. Attention toutefois à une approche historique fondée uniquement sur la découverte de nouveaux résultats par des spécialistes qui ont laissé des noms. L'arrivée des chiffres indiens, appelés aussi chiffres arabes parce que le calcul indien a été adopté par les arabes, a permis un usage beaucoup plus généralisé du calcul. On peut retenir le nom d' Al-Khwarizmi pour avoir adopté le calcul des indiens dans les mathématiques arabes et celui de Fibonacci pour avoir apporter ce calcul en Italie, mais il s'agit, à mon avis, d'une histoire trop événementielle et pas assez globale. Le système de numération a permis une croissance globale de la connaissance du calcul. L'utilisation du papier puis de l'imprimerie à caractères mobiles ont permis la diffusion de livres imprimés en assez grand nombre. Ces outils matériels ont très fortement contribué à la diffusion des mathématiques et donc indirectement à l'émergence de nouveaux mathématiciens. On peut imaginer que les moyens modernes notamment ceux qu'utilisent ces vidéos peuvent augmenter le nombre de personnes connaissant les mathématiques.


J'ai été étonné de n'entendre pratiquement aucun nom de mathématicien d'Allemagne alors que pendant plus de deux siècles de 1700 jusque vers 1950, ce pays a été essentiel avec de très grands noms comme Gauss, Riemann, Dedekin, Weierstrass, Hilbert etc.


J'ai apprécié que les vidéos ne soient pas uniquement tournées vers le passé et montrent l'utilité actuelle et future des mathématiques, je suis souvent confronté à un discours qui valorise les moyens informatiques et considère les mathématiques comme une discipline du passé. Ce discours avait été notamment porté un ministre de l'éducation français, Claude Allègre. J'ai noté avec plaisir que les mégadonnées, ou plutôt «Big Data »était cité comme un domaine assez récent où il y a besoin de mathématiques. Depuis quelques années je m'intéresse professionnellement très fortement à ce sujet, quelques exposés figurent sur ma page web. Je voudrais insister sur un point de divergence, dans le «Big Data »il me semble très difficile de faire l'économie des probabilités.


Merci pour votre travail.


Très cordialement.

Joseph Saint Pierre

https://mapdata.science/~stpierre/


https://youtu.be/wENkW8SXYXw

https://youtu.be/DRciHKXWneA 

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J'ai beaucoup apprécié l'émission du Salon noir, il manque les photographies mais elles sont faciles à trouver sur Internet
https://social.shorthand.com/ladepechedumidi/324tVMPlBc/prehistoire-la-decouverte-de-bruniquel

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Ma page web professionnelle http://cict.fr/~stpierre qui existait depuis 1995 n'est plus accessible depuis le mois de juillet 2015, Le Centre Inter universitaire  de Calcul de Toulouse n'existe plus depuis le 1er janvier 2011 mais certains ordinateurs du domaine de cette institution ont continué à fonctionner jusqu'à l'été 2015. J'ai continué à placer des documents visibles sur ma page http://cict.fr/~stpierre jusque au printemps 2015. Le 29 avril 2015, j'ai présenté un exposé, dans le cadre des rencontres entre ingénieurs statisticiens toulousains
http://www-gremaq.univ-tlse1.fr/perso/laurent/presentations.htm
Cet exposé a été fait en utilisant le serveur mapdata.science sur lequel sont installés les logiciels qui ont permis de préparer l'exposé. Ce serveur a été mis en place par mon ancien collègue David Tsang-Hin-Sun. Cette présentation m'a incité à placer une copie de ma page web professionnelle sur le site mapdata.science, avec en plus l'exposé du 29 avril 2015.
Cette copie de ma page web professionnelle se trouve donc à l'adresse :
https://www.mapdata.science/~stpierre/    
La page a très peu été modifiée, pour le moment. Je n'ai pas enlevé des éléments totalement obsolètes...
Mais c'est sur cette page que je place désormais les documents relatifs à mon activité professionnelle.
En tant que personnel d'un service commun des universités toulousaines j'ai été transféré dans un service de la seule université scientifique de Toulouse, l'université Toulouse 3 Paul Sabatier. Mes activités professionnelles sur le site mapdata.science et plus particulièrement le travail relatif à l'exposé du 29 avril me semblent se situer dans le prolongement d'une activité inter universitaire car il s'agit de traitements statistiques sur des résultats d'élections, représentés sur des cartes interactives.
https://www.mapdata.science/~stpierre/elections/elections.html
http://www.mapdata.science/carto/estpSARKO.html

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Un sujet passionnant, un très bon article avec beaucoup de références à des affaires passées, Alan Sokal, Élizabeth Teissier. Plutôt que fumisterie j'aurais employé le terme plus ancien de «cuistrerie» dans l'utilisation de jargons pseudo scientifique. Ce sujet me rappelle très fortement ma vision sur l'utilisation des mathématiques dans les savoirs humains, je vois une référence à Stephen Jay Gould, la Mal-Mesure de l'Homme.

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Excellent morceau, doo wop 1959, voix, guitare, saxo. Royales !
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