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Joseph Saint Pierre
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En regardant le journal le Monde daté d'aujourd'hui
17 juillet 2018, j'ai vu un article concernant
Internet intitulé :

Susan Wojcicki, du garage Google aux manettes de YouTube

Il s'agit d'une série intitulée les Talents du Net

J'ai regardé la page wikipedia en français de Susan Wojcicki :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_Wojcicki

mais voilà aussi le lien de l'article

https://wwww.lemonde.fr/series-d-ete-2018/article/2018/07/16/susan-wojcicki-du-garage-google-aux-manettes-de-youtube_5331899_5325920.html

Le portrait de Susan Wojcicki m'a rappelé celui
d'une autre femme américaine liée à Internet Sheryl Sandberg
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sheryl_Sandberg

Elles ont à peu près le même âge, à un an près, et
sont passées toutes les deux par Harward.
Ce qui me semble intéressant chez les deux concerne
leurs formations universitaires initiales éloignées
de l'informatique.
Le cas de Susan Wojciki est plus flagrant puisque
elle a étudié d'abord l'histoire et la littérature.
En 2013 j'ai lu le livre de Sheryl Sandberg
« En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir »
Dans les représentations universitaires françaises les
grandes entreprises de Internet,
Google, Facebook et les autres
sont peuplées uniquement d'informaticiens...
Dans la région de Paris se met en place un
regroupement d'écoles, d'universités d'entreprises
dans un projet nommé Paris-Saclay voici la page
wikipedia en français qui décrit ce projet.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris-Saclay

Je reprends une phrase symbolique de la présentation
dans cette page.

Le projet Paris-Saclay vise à regrouper
organismes de recherche, grandes écoles,
universités et entreprises privées afin
de créer un pôle d'excellence scientifique
et technique de dimension internationale,
comparable à la Silicon Valley
ou à la région de Cambridge.

Il ne s'agit pas de Cambridge en Angleterre
mais de Cambridge dans le Massachussets
(États-Unis d'Amérique) ville qui se nomme
ainsi en référence à la ville universitaire
britannique et qui abrite
l'université Harward et le Massachussets
Institute of Technology (MIT)

Les universités de la Silicon Valley
et de la région de Cambridge sont très
différentes des universités françaises
et surtout des grandes écoles. Les
universités françaises sont spécialisées
et ce qui se prépare à Saclay est
essentiellement scientifique
au sens strict du terme, pas de place
pour l'histoire, la littérature,
la philosophie etc.

Cela me rappelle fortement
ce que j'ai nommé la bouducon vallée,
c'est à dire la vallée de l'Hers
avec des écoles d'ingénieurs, une
université scientifique, un complexe
scientifique, des entreprises et
très loin de là où on étudie
l'histoire, la littérature.

Réduire les entreprises de Internet
comme des entreprises informatiques
purement techniques me semble une
erreur.
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Bonjour.

Aujourd'hui, 6 juillet 2018, cela fait exactement
trente ans que je suis rentré dans le
Centre Inter Universitaire de Calcul de Toulouse.
Je me souviens fort bien du 6 juillet 1988.
Hélas le Centre de Calcul n'existe plus depuis
janvier 2011.
L'utilisation des machines que l'on appelle
ordinateurs pour faire du calcul est devenu
nettement moins important que les autres usages
comme la communication, Internet,
les réseaux sociaux et toutes ces sortes de
choses nouvelles auxquelles je ne comprends
pas grand chose.
Je suis rentré dans un centre de calcul
en raison des mes compétences dans le domaine
du calcul et certainement pas
pour communiquer. Lorsque les menaces
contre le Centre de Calcul se sont précisées
j'ai écrit un petit commentaire intitulé
« Les ordinateurs servent-ils encore à faire du calcul ? »
https://mapdata.science/~stpierre/Leterre.html
Le Centre Calcul était un service commun des
universités toulousaines, d'où l'adjectif
Inter Universitaire. Lors de la destruction
du Centre de Calcul, les personnels
ont été intégrés à la seule université scientifique
Toulouse 3 Paul Sabatier. J'ai trouvé cela regrettable.
Après ma thèse j'ai passé deux ans de recherche sur
l'utilisation des statistiques en sciences sociales en
comparant des méthodes utilisées surtout en France
avec des méthodes beaucoup plus répandues dans
le reste du Mondemais aussi en France :-)
Après ces deux ans de recherche
j'avais émis l'hypothèse que le système universitaire
français plus cloisonné que les autres, avec
des universités scientifiques, des universités
littéraires, des grandes écoles spécialisées etc.,
contribuait à une mauvaise approche des statistiques
en sciences sociales. Cela m'a déterminé à vouloir travailler
dans un service commun.
Depuis assez longtemps il y a des tentatives affichées
de combattre les cloisonnements universitaires français
avec des créations de pôles universitaires européens,
de pôles de recherche et d'enseignement,
des communautés d'établissements,
des universités fédérales etc.
Par ailleurs les discours universitaires plaident pour de l'interdisciplinarité. Lorsque le Centre de Calcul a été
détruit mon très fort intérêt pour l'utilisation
des statistiques en sciences sociales et surtout mes
plus de vingt ans de pratique ont été considérés comme
inutiles dans une université qui affiche haut et fort
son caractère scientifique, les sciences en grand,
les sciences au cœur...
Ayant été étudiant, chercheur, enseignant j'ai toujours
considéré que les missions essentielles de l'université
étaient l'enseignement et la recherche et que les ordinateurs,
les logiciels, les moyens de calcul étaient là pour ces missions.
Hélas en étant affecté à l'université scientifique je me suis
retrouvé dans un service sous l'autorité de l'administration
de l'université avec des personnels parfois très éloignés
de l'enseignement, de la recherche, surtout très éloignés de
l'utilisation des ordinateurs pour faire du calcul.
Le calcul s'est trouvé marginalisé par l'importance
de la communication mais de façon paradoxale
je suis le seul à maintenir une page web professionnelle
https://mapdata.science/~stpierre/
La communication dans le service "informatique" auquel
j'appartiens se fait presque exclusivement par oral et
pas en utilisant les fameuses techniques de
l'information et de la communication.
Mes deux ans de recherche se sont déroulés en Angleterre
et cela a contribué à me rendre familier avec langue anglaise
que j'utilisais fortement avant comme étudiant et
très fortement depuis. Je suis très souvent sidéré par
la mauvaise connaissance de cette langue par les cadres
administratifs d'autant plus qu'il y a une utilisation
massive de termes que l'on classe dans le franglais.

Très cordialement

Joseph Saint Pierre
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Le petit extrait de l'émission Apostrophes de 1982 avec Umberto Eco
https://youtu.be/VhoXnSCQ9SY m'a remis en mémoire mes 6 lectures du « Nom de la Rose ».
La première lecture fut celle d'un roman policier, de détective.
L'allusion à Sherlock Holmes est évidente en raison du nom de
Guillaume de Baskerville. Lorsque j'ai lu le Nom de l rose la première
fois j'avais repris la lecture des romans de Robert Van Gulik sur le
fameux juge Ti dans la Chine des Tang au VII ème siècle. J'ai beaucoup
lu et relu ces délicieux romans.

À l'époque je m'intéressais beaucoup à l'histoire médiévale, à
l'histoire de l'Italie, cela en rapport à l'histoire du calcul, des
chiffres, des probabilités mais aussi aux hérésies, je m'intéressais
aussi déjà très fortement à l'histoire de Toulouse.
L'inquisiteur Bernard Gui a été inquisiteur à Toulouse de 1308 à 1323
où il a notamment combattu le catharisme.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Gui
Dans la bibliothèque, dans la zone des îles britanniques il y a un
livre de Virgile de Toulouse
https://fr.wikipedia.org/wiki/Virgile_%28grammairien_toulousain%29
Ma deuxième lecture du Nom de la Rose a été accompagnée de livres
d'histoire de Jacques Le Goff, Georges Duby et bien d'autres. Je me
souviens très bien de la lecture de l'histoire de Venise par Frédéric
C Lane http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/45299
La présence de la bibliothèque, des livres, le temps passé à lire,
écrire, commenter, discuter, disputer, argumenter m'a fortement
rappelé des situations universitaires. Umberto Eco le dit on écrit sur
ce que l'on connaît. Le Moyen-Âge européen voit l'apparition des
universités, les universités sont très liées à la religion chrétienne.
L'université de Toulouse a été créée pour combattre l'hérésie cathare.

Ma troisième lecture du Nom de la Rose a été universitaire, j'ai lu
quelques années plus tard des romans de David Lodge, « Jeu de société
», « Changement de décor », « Un tout petit monde ». Oui j'avais vu
des similitudes entre l'abbaye isolé du monde extérieur et ce qui se
passe dans les universités. Voici un extrait de « La guerre du faux »
d'Umberto Eco
« rien ne ressemble plus à un monastère (perdu dans la campagne,
clôturé, côtoyé par des hordes barbares et étrangères, habité par des
moines qui n'ont rien à voir avec le monde et qui poursuivent leurs
recherches privées) qu'un campus américain » Ce qu'écrit ici l'auteur
du Nom de la Rose correspond très exactement à ma troisième lecture du
roman. Cela a un rapport avec mon passage de deux ans dans
l'université de Lancaster construite dans les années 1960 sur le
modèle des campus américain, j'avais perçu de très forte différences
entre l'université et le reste de la ville.

J'ai relu une quatrième fois le roman par attachement aux deux
personnages principaux, Guillaume et Adso, à leur parcours. En pensant
aux lectures précédentes j'ai vu leurs relations comme celles d'un
maître et d'un élève et leur parcours comme une sorte de stage, une
initiation sur le terrain de la bibliothèque, comme lieu de recherche.
Savoir se déplacer dans le labyrinthe des salles correspond à une
forme de recherche. Cette quatrième lecture a aussi été très
universitaire en se focalisant sur les relations entre maître et
élève, presque entre directeur de thèse et doctorant. Umberto Eco en
tant qu'universitaire a eu un directeur de thèse et il sans doute
encadré, dirigé des étudiants, les a initiés à la recherche, il leur a
peut être montré des bibliothèques.

Ma cinquième lecture du Nom de la Rose peut être qualifié
d'européenne. Les moines du roman viennent de nombreux pays et parlent
en latin, langue internationale. Mes deux ans de recherche en
Angleterre se sont passés dans le cadre d'un projet de recherche
européen. Les universités européennes se sont fortement connectées. En
1984 j'ai commencé à utiliser des ordinateurs connectés sur des
réseaux, au Royaume-Uni il y avait le réseau JANET (Join academic
network) et se mettait en place le réseau EARN (European Academic
Research Network). C'est en 1987 qu'est apparu le programme Erasmus
https://fr.wikipedia.org/wiki/Erasmus. Le réseau Internet a intégré
les réseaux JANET et EARN, et bien d'autres et s'est fortement étendu.
Si le roman est européen, Umberto Eco en raison de sa connaissance des
langues est aussi très européen. Les comparaisons entre pays, régions
est souvent drôle.
J'avais éclaté de rire en lisant ce passage :
====
- Donc, vous n'avez pas une seule réponse à vos questions ?
- Adso si tel était le cas, j'enseignerais la théologie à Paris.
- À Paris, ils l'ont toujours, la vraie réponse ?
- Jamais, dit Guillaume, mais ils sont très sûrs de leurs erreurs.
=====
Mes deux ans de recherche passés en Angleterre concernaient la
comparaison de méthodes mathématiques mais les aspects plus
directement liés aux différences entre les sociétés et les personnes
étaient importantes.

La dernière lecture du Nom de la Rose est lié à un sujet essentiel
dans le roman, objet de dispute, le rire. Mais aussi le plaisir de la
lecture, de la découverte, les différentes lectures donnent des
interprétations différentes, les références sont très nombreuses et
certaines connues. Il y a un petit livre appelé Apostille au Nom de la
Rose qui donnent des clefs pour comprendre certaines allusions. Jorge
de Burgos est aveugle et a un rôle important dans la bibliothèque, il
est aveugle cela rappelle l'écrivain Jorge Luis Borges. La page en
français de wikipedia sur le roman reprend certains éléments.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Nom_de_la_rose_%28roman%29 . Umberto
Eco explique bien ce qu'est la passion de la connaissance, du savoir
de la compréhension. Les personnages du roman sont animés par la
volonté de connaître, de comprendre. La recherche peut provoquer du
plaisir et même du rire.

Le film qui a été tiré du livre par Jean-Jacques Annaud m'avait bien
plu mais il ne m'a pas provoqué le même enthousiasme que le roman. Il
y a eu depuis ma dernière lecture du roman beaucoup de commentaires.
Il y a, sans doute, d'autres lectures possibles, avec des
interprétations originales...
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Cette photographie représente la plaque qui se trouve à côté du théâtre Daniel Sorano. Je l'ai prise en 2008.
Il existe une photographie sur wikipedia qui représente bien mieux cette plaque
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Toulouse_-_Plaque_de_Simon_de_Monfort.jpg

On peut voir où se trouve cette plaque sur cette représentation du théâtre sur google map
https://goo.gl/PnQxjf

Cette plaque rappelle le siège de Toulouse de 1217-1218, et plus précisément la mort de Simon de Montfort le 25 juin 1218. On commémore cette année le huitième centenaire.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Toulouse_%281218%29

Cette plaque se trouve sur un mur qui sépare le théâtre Daniel Sorano du Muséum d'Histoire Naturelle. Juste à côté de l'entrée du Jardin des Plantes par la porte Virebent.
Le théâtre est incrusté entre le Muséum d'Histoire Naturelle et l'église Saint-Exupère.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_Sorano
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9um_de_Toulouse
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Exup%C3%A8re_de_Toulouse

Le Muséum a été installé dans les locaux du couvent des Carmes Déchaussés, l'église a été construite pour le couvent en 1623 et est devenue église pour le quartier en 1807 en prenant le nom de Saint-Exupère.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Carmes_d%C3%A9chaux
Le théâtre Daniel Sorano se trouve à l'endroit qui abritait au début du XIXème siècle l'École de Médecine de Toulouse. Les facultés de Sciences et de Médecine ont été construites à côté vers la fin XIXème siècle.

Cette plaque commémorant le siège de Toulouse et le théâtre se trouve donc à un point de contact entre des lieux consacrés aux sciences, à la culture scientifique, facultés, muséum, jardin des plantes, quai des savoirs et d'un autre côté la religion catholique.

J'ai vu la pièce « La vie de Galilée » de Berthold Brecht par le Grenier de Toulouse en 1973 avec Maurice Sarrazin dans le théâtre Daniel Sorano.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vie_de_Galil%C3%A9e
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Sarrazin

À l'époque j'avais perçu cette pièce comme une défense d'une démarche scientifique contre un dogmatisme religieux.

Le muséum a été rénové après une longue fermeture, il a été ouvert à nouveau en 2008. En février 2009 l'auditorium du muséum, qui porte le nom de Philippe Picot de Lapeyrouse https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe-Isidore_Picot_de_Lapeyrouse, a accueilli une série de conférences sur Charles Darwin, la conférence du 12 février 2009 avait lieu deux siècles exactement après la naissance de Charles Darwin. J'avais assisté aux cinq conférences. Galilée et Darwin sont parfois associés en raison de deux décentrements la Terre n'est pas le centre du Monde et l'espèce humaine n'est pas au centre de la création. Les deux peuvent être invoqués pour critiquer interprétations simples de la genèse transcrites dans les livres religieux comme la Bible.

Il y a fort longtemps que je me suis détaché d'une vision dichotomique simple entre sciences et croyances. Je me sens assez proche de la position de Stephen Jay Gould appelé en français :
« Non-recouvrement des magistères » cela est assez bien expliqué sur la page wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Stephen_Jay_Gould#Non-recouvrement_des_magist%C3%A8res
Je me suis inspiré de Stephen Jay Gould pour présenter l'utilisation des statistiques en sciences humaines
https://mapdata.science/~stpierre/mmh.pdf
https://mapdata.science/~stpierre/limites.pdf
https://mapdata.science/~stpierre/dichotomie.pdf
Dans le document sur la dichotomie, ou plutôt contre la dichotomie je cite Stephen Jay Gould et son livre « Et Dieu dit : « Que Darwin soit !» : science et religion, enfin la paix ? (Rocks of Ages: Science and Religion in the Fullness of Life) »
Dans le cadre de mes activité professionnelles j'ai présenté ces exposés en 2004 et 2005 dans les locaux de la faculté des sciences, 39 Allées Jules Guesde, ces locaux ont été rénovés et profondément modifiés depuis pour accueillir le Quai des Savoirs.
Lorsque je suis né ma famille habitait rue Alfred Duméril, très proche d'une entrée du Jardin des Plantes et du muséum, mais aussi de l'église Saint-Exupère et des facultés de sciences, médecine, pharmacie. Alfred Duméril, professeur d'histoire, était le doyen de la facultés des lettres. J'ai appris à marcher dans le Jardin des Plantes, j'ai été baptisé dans l'église Saint-Exupère et ma carrière professionnelle s'est déroulée dans l'université, essentiellement en sciences, mais pas seulement. La photographie de moi prise en 1961 a été prise Jean Cousin. Le studio de photographie des allées Jules Guesde porte toujours le nom de Jean Cousin.

La plaque sur Simon de Montfort écrite en français mais cite le passage en langue d'oc de l'histoire de la croisade. Je parle encore de temps en temps cette langue d'oc.

Il y a bien d'autres significations personnelles associées à cette plaque...

Joseph Saint Pierre
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Je me permets de mettre ici des passages d'un message que j'avais écrit le 4 mars 2002, en mettant un extrait du livre «Bachot et Bachotage» d'Henri Bouasse, ancien professeur de physique à la faculté des sciences de Toulouse. Henri Bouasse est né en 1866 et mort en 1953, le livre date de 1910. Henri Bouasse a écrit de nombreux
livres de physique sur divers sujets, optique, acoustique,
dynamique etc... ainsi que sur les instruments de musique.
De plus Henri Bouasse a beaucoup écrit sur l'histoire des
sciences physiques. Il y a maintenant une page wikipedia sur cet honorable professeur. https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Bouasse
Par contre en 2002 il y avait encore l'amphithéâtre Henri Bouasse dans les locaux de la faculté des sciences de Toulouse, 39 allées Jules Guesde. Le bâtiment a été rénové et abrite le Quai des Savoirs et il n'y a plus d'amphithéâtre. Cela me semble injuste d'oublier ce professeur.
En 2002 je trouvais des échos au texte de Henri Bouasse, en 2018 cela me semble toujours aussi pertinent.
Voici l'extrait:
J'écrivais, il y a quelques mois, dans un article de revue: «il existe dans les Facultés des professeurs qui seraient recalés au baccalauréat dans leur propre spécialité, s'ils avaient la malencontreuse idée de s'y présenter sous un faux nom»
Demander comment un tel scandale est possible revient à demander comment on devient professeur de Faculté. Je parle des Facultés des sciences que je connais bien; j'admets volontiers que l'avancement est moins étrange dans les autres.
Jeune homme, remerciez Dieu d'être si parfaitement nul qu'on vous ait refusé aux agrégations des sciences physiques ou naturelles. Votre carrière est maintenant tracée ; vous serez professeur de Faculté en province, correspondant de l'Institut. Si par chance vous avez des parents haut placés, vous serez professeur à la Sorbonne et membre de
l'Institut. Reçu à l'agrégation, vous resteriez indéfiniment
professeur au lycée de quelque préfecture éloignée.
Voici le plan incliné que vous a préparé l'administration, amie des médiocres (et pour cause). Licencié vous obtiendrez facilement un poste de préparateur. Montrez alors quelque zèle; faites une petite thèse avec l'aide du professeur; il la trouvera certainement bonne et vous serez docteur avec la mention très honorable. Grâce au ciel, le chef de travaux s'enrhume et meurt. Vous appartenez au laboratoire
comme les murs et les croisées; les professeurs sont heureux de modifier le moins possible : vous l'obtenez sans presque solliciter.
Un nouveau règlement permet de nommer maître de conférences adjoint, le chef de travaux, docteur, qui jouit d'une ancienneté suffisante. D'ailleurs il peut être aussi nul qu'il lui plaira, ne jamais venir au laboratoire que pour surveiller des exercices, les surveiller nonchalamment couché sur deux chaises, se décharger de toute la besogne sur les garçons, finir par être incapable de réaliser
proprement ce qu'il est censé faire exécuter. Quant à ses connaissances, elles datent d'avant sa thèse ; elles se réduisent au bagage d'un licencié, du reste éparpillé sur la route.
J'estime à son prix un bon chef de travaux. Je serais heureux de voir récompenser les efforts de quelques-uns. Mais je n'admets pas que, suivant, sa méthode habituelle de lâcheté et de basse popularité, l'administration remplace des choix exceptionnels par des règlements s'appliquant à tous, aux plus mauvais comme aux meilleurs.
Le titulaire meurt ou passe à Paris. Notre maître de conférence adjoint est sur les lieux; il a neuf chances sur dix d'obtenir la place vacante. Au surplus, il y a tout à parier, vous verrez pourquoi, qu'il soit depuis longtemps maître de conférences et professeur adjoint. Ses chances pour le titulariat en sont notablement augmentées, il arrive aussi fréquemment, toujours pour des raisons que vous verrez, que la marche soit encore plus rapide.
Aussi vous trouverez comme titulaire des gens qui sont licenciés, docteurs par raccroc (et je vous prie de croire que ces titres ne représentent pas beaucoup de science), et qui depuis ces prodigieux efforts n'ont rigoureusement rien fait que n'aurait pu un garçon de laboratoire. Il va sans dire que, titulaires, ils dormiront sur leurs deux oreilles, choyés de l'administration qui n'a pas à redouter l'excès de leur indépendance.
Voilà ce qu'on appelle l'avancement sur place et la décentralisation. Le système sévit naturellement à la Sorbonne où il suffit de rentrer jeune par n'importe quelle porte, pour être sûr de mourir titulaire. Si l'on est trop bête, on retombera dans quelque sinécure comme il s'en trouve à Paris.
Le doyen devrait s'opposer à ces avancements scandaleux. Mais n'oublions pas qu'il est nommé par nous et qu'il est dans la main de la majorité. Les maîtres de conférences adjoints n'ont pas voix au chapitre : soyez sûrs qu'avant une élection douteuse, ils seront maîtres de conférences tout court. Un de mes anciens doyens, actuellement directeur de l'Observatoire de Paris, disait d'un croûton qui était son œuvre : «Je sais ce qu'il vaut, c'est moi qui l'ai fait !» Tous les trois ans, avant chaque élection, il s'arrangeait pour
augmenter sa majorité, avec l'aide de l'administration centrale, je dois le reconnaître.
Quand les titulaires s'obstinent à ne pas mourir, le gouvernement doit créer une chaire. Mais si le crétin à placer est suffisamment pistonné, sa tâche est singulièrement facilité par le raisonnement que l'administration ne manque pas de tenir : « X... est un imbécile, mais ce sera toujours une chaire de plus. Quand X... disparaîtra, on nommera quelqu'un d'intelligent.» Vous pensez bien qu'on n'hésitera pas à
nommer derechef un imbécile.
Voilà pourquoi notre personnel des Facultés est au dessous de sa tâche !
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Bonjour.
Le 7 avril 2018 j'ai acheté le livre de Pablo Jensen « Pourquoi la société ne se laisse pas mettre en équations » paru en mars 2018 aux éditions du Seuil. Pablo Jensen, physicien et directeur de recherche au CNRS à l'École Normale Supérieure de Lyon.
J'ai lu ce livre avec le plus vif intérêt.
Le 11 mai 2018 Pablo Jensen était l'invité de l'émission « Matières à penser » sur France Culture.
https://www.franceculture.fr/…/les-sciences-sociales-sont-e…
J'ai écouté attentivement cette émission bien trop courte, à mon avis, pour aborder tous les aspects du livre, il y a eu d'autres sujets abordés que le contenu du livre.
Le sujet du livre et son contenu me concerne très directement, après une thèse de mathématiques appliquées j'ai passé deux années de recherche post doctorales à travailler sur l'utilisation des statistiques en sciences sociales et j'ai voulu travailler dans le centre inter universitaire de calcul de Toulouse pour continuer à être impliqué dans l'utilisation des statistiques en sciences sociales.
Dans le livre de Pablo Jeansen il y a même un petit chapitre intitulé « La naissance des statistiques » Il y a aussi deux chapitres contenant l'expression « Big Data »
Page 195 il est fait référence à une méthode de statistique pour les sciences sociales que je connais fort mal, « l'analyse qualitative comparative » même si le principe me semble fort simple.
Je suis, bien sûr, allé voir comment mettre en œuvre cette méthode et j'ai trouvé le paquet de R permettant cela:
https://cran.r-project.org/web/packages/QCA/index.html
J'ai un peu regardé comment installer et tester mais je me suis demandé comment comparer cette méthode avec celles que je connais mieux. Sur l'exemple présenté j'aurais plutôt utilisé des arbres de décision
https://cran.r-project.org/web/packages/rpart/index.html
J'ai aussi regardé un article de Libération paru le 4 mai 2018, il s'agit d'un entretien entre un journaliste et Pablo Jensen
http://www.liberation.fr/…/pablo-jensen-transformer-le-mond…
INTERVIEW
Pablo Jensen: «Transformer le monde en chiffres, c’est une opération très subjective»
Un extrait de cet entretien m'a fortement rappelé un livre d'histoire que j'ai lu en parallèle « L'heure qu'il est Les horloges, la mesure du temps et la formation du monde moderne »
https://www.lesbelleslettres.com/liv…/2973-l-heure-qu-il-est
Il y a d’ailleurs un certain Albert Einstein qui a travaillé sur la possibilité de synchroniser les heures dans les différentes gares, et on pense que ça a abouti pour lui à la théorie de la relativité, mais c’est une autre histoire.
Pablo Jensen est présenté comme le fondateur des « café des sciences »
Il y a eu naguère un café des sciences et de la société qui se tenait à Ramonville dans le bar « les Marins d'eau douce » Voici un article de 2002 qui rappelle ce café.
https://www.ladepeche.fr/…/548423-rendez-cafe-sciences-soci…
En janvier 2005 j'avais assisté à une séance du café des sciences et de la société et j'avais même rédigé quelques commentaires qui se trouve encore sur ma page web.
https://mapdata.science/~stpierre/es.html
L'appellation science et société faisait une référence très nette au groupe Science et Société existant à l'université Toulouse 3 dans les années 1970
http://www.larrivage.fr/…/lesartistesd…/bioarmandwirgin.html
- Co-fondateur et animateur du groupe Science et Société 1972-1975
En 1977-1978 j'ai été inscrit en licence de mathématiques, calcul différentiel et calcul intégral et au diplôme « Science et Société »
Il est très facile de faire une généalogie toulousaine pour voir le Quai des savoirs comme descendant du groupe Science et Société en passant par le café des sciences et de la société.
Oui il y a souvent plus de matière à penser en lisant des livres en écoutant certaines émissions de radio que dans bien discussions universitaires.
Très cordialement.
Joseph Saint Pierre
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Bonjour.

Mercredi 11 avril 2018 j'ai lu un article, a priori sérieux, qui m'a beaucoup fait rire.
Voici le lien de cet article :
https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/grand-groupe-recrute-1-000-personnes-toulouse-occitanie_16296663.html

Voici la phrase de l'article qui a déclenché mon rire

«D’ici 2024, on sait que le nombre de données informatiques va être
multiplié par 44. »

Comment est il possible de connaître avec une telle précision le nombre de données qu'il y aura en 2024 ?

L'article concerne l'emploi et plus particulièrement une société qui doit recruter environ 800 scientifiques sur Toulouse.

La société est considérée comme la première entreprise de services numériques en France. J'ignore totalement ce que veut dire l'expression
services numériques, alors que le centre inter universitaire de calcul de Toulouse où j'ai travaillé pendant 23 ans a été transformé en un premier temps en un pôle de services numériques. Depuis une dizaine d'années j'ai commencé à entendre parler de cette expression.

Dans l'article il est question d'emplois dans le domaine du « Big Data » et il s'agit d'un sujet qui m'intéresse très fortement, en tant que mathématicien appliqué fortement impliqué dans les statistiques. Il y a de nombreux documents sur ma page web concernant les liens entre statistiques et Big Data.

J'utilise depuis très longtemps l'adjectif numérique de manière professionnelle dans un sens différent de celui de services numériques. Le
centre inter universitaire de calcul de Toulouse a succédé à l'institut de calcul numérique de Toulouse après l'éclatement de l'université de Toulouse. J'ai eu beaucoup d'enseignement d'analyse numérique et dans ma thèse soutenue en 1983 il est question de méthodes de calcul numérique.

L'estimation du nombre de données qu'il y a actuellement et l'estimation de l'augmentation du nombre de données fait partie pour moi de manière évidente des statistiques. Je suis convaincu qu'il y a une incertitude très importante dans l'appréciation du nombre de données qu'il y aura dans 6 ans. Cela est fortement lié à mon sujet de thèse.
Une entreprise qui prétend connaître avec une telle précision l'évolution du nombre de données trahit, à mon avis, une profonde méconnaissance
des statistiques.

En m'intéressant au Big Data j'ai été amené à lire des documents écrits par des membres d'une entreprise assez connue google, j'utilise assez fortement google. J'estime qu'il y a chez cette entreprise une excellente connaissance des statistiques élémentaires.

Très cordialement.

Joseph Saint Pierre
actu.fr
actu.fr
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Bonjour.

Samedi 7 avril 2018 j'ai acheté le livre «Le gauchisme flamboyant. L'après 68 à Toulouse » écrit par Gilbert Laval et publié aux éditions CAIRN. J'ai fini la lecture dimanche 8 avril alors qu'il pleuvait beaucoup sur Toulouse. J'ai trouvé la lecture très agréable et j'ai retrouvé à travers les faits décrits des éléments que je connais assez bien, il y a même des acteurs dont il est question dans ce livre que je connais.
J'ai beaucoup apprécié l'importance de l'Espagne et de la Catalogne dans l'histoire politique toulousaine. Le livre est assez court et certains éléments évoqués pourraient être développés comme le lien entre les suites de 1968 à Toulouse et le Larzac, ou la transformation, pour certains cas, de la contestation de 1968 en lutte régionaliste, occitane en l'occurrence. J'ai trouvé qu'il y avait un manque d'information sur ce qui s'est passé sur la faculté des sciences de Rangueil en 1968 et dans les années qui ont suivi, même si il est question de Sciences et Société et de quelques personnages. J'ai noté deux points qui me semblent erronés. Page 60 il est question des "rails toulousains du quartier Saint-Anne", je connais la rue Saint-Anne célèbre pour héberger le consulat d'Espagne, dont il est souvent question dans le livre, mais je n'ai jamais entendu parler du quartier Saint-Anne pour ce quartier appelé Saint-Étienne et surtout les lignes de chemins de fer ne sont pas associées à ce quartier. Par contre il y a une gare dans le quartier Saint-Agne, et j'ai très souvent entendu parler du quartier Saint-Agne, associé aux chemins de fer. Page 172 il est question de la première radio pirate toulousaine sous le nom de Radio Barberousse, alors que j'ai bien connu l'histoire de Radio Barbe Rouge. On peut trouver une présentation de cette radio pirate toulousaine ici http://www.schoop.fr/ficheradio.php?id_radio=1861 J'ai trouvé amusant que l'un des responsables de l'association qui a lancé Radio Barbe Rouge en 1978 se nomme Jean-Claude HARANG et a été correspondant du journal Libération à Toulouse, d'après le site, tout comme Gilbert Laval, l'auteur du livre.
J'ai beaucoup apprécié cette connexion entre les années postérieures à 1968 et l'émergence des radios pirates. Tout comme j'ai apprécié la connexion avec les éditions Verdier de Lagrasse. Dans le livre il est question des comités « Volem Viure al Païs » avec la traduction « Nous voulons vivre au pays ». un slogan plus complet « Volèm viure, decidir e trabalhar al país » ce qui se traduit « Nous voulons vivre décider et travailler dans notre pays » Cela a été détourné en « Volem rien foutre al païs » https://fr.wikipedia.org/wiki/Volem_rien_foutre_al_pa%C3%AFs Très cordialement.
Joseph Saint Pierre
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Bonjour.

Depuis assez longtemps l'université Toulouse 3 Paul Sabatier a créé des plans de l'université qui sont distribués assez largement. Le plan de cette université est aussi disponible sur son site web :
http://www.univ-tlse3.fr/html/carte.pdf
Devant la station de métro de la ligne B, Université Paul Sabatier il y a un panneau qui représente le plan de l'université avec un message très voyant « Télécharger le plan du campus sur smartphone »
Cela peut se voir sur la photographie que j'ai prise et mise sur ma page web https://mapdata.science/~stpierre/plan-universite-Toulouse3.png
J'ai aussi mis le plan fourni par l'université
https://mapdata.science/~stpierre/plan-universite-Toulouse3.pdf

Je déconseille très vivement l'utilisation du plan de l'université car celui-ci est mis à jour assez rarement et contient des informations obsolètes.

Si on consulte wikipedia on peut voir une des modifications les plus importantes du réseau de transports en commun de l'agglomération toulousaine.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin%C3%A9o_de_Toulouse
Depuis le 29 août 2016 il existe une ligne d'autobus nommée L2 ou Linéo 2 qui remplace l'ancienne ligne 64, en raison de cela la ligne numéro 2 s'appelle depuis ligne 44.
Depuis la même époque la ligne d'autobus 68 a été supprimée et par contre la ligne d'autobus 27 rejoint la station de métro de Ramonville-Saint-Agne et dessert le campus de la faculté des sciences.
Les informations se trouvant sur le plan de l'université concernant les autobus desservant le quartier sont donc fausses.

Un autre défaut du plan est, d'après moi, de s'arrêter exactement aux limites du territoire universitaire, le cas du bâtiment IVR3 ou 4R3 est symbolique. Ce bâtiment se trouve à proximité de la station de métro Ramonville-Saint-Agne. Il y a deux flèches indiquant la proximité de cette station de métro devant le bâtiment.
https://mapdata.science/~stpierre/4R3-metro.png
https://mapdata.science/~stpierre/Naturopole.png
Depuis le bâtiment on peut voir le parking de la station de métro et la rue Malaga.

https://mapdata.science/~stpierre/Malaga-1.png
https://mapdata.science/~stpierre/Malaga-1.png

Le plan fourni par l'université indique la station de métro par une flèche suggérant qu'elle se trouve assez loin.
L'accès par la rue Malaga se voit très facilement sur openstreetmap :
https://www.openstreetmap.org/#map=17/43.55820/1.47194
et aussi sur google
https://www.google.fr/maps/@43.5580636,1.473651,17z?hl=fr
La rue Malaga se trouve bien sur les openstreetmap et google et il y a des panneaux qui sont sur la rue comme pour toutes les rues de Toulouse, mais ce n'est pas le cas pour l'université, les voies ont des noms sur le plan mais il n'y aucun panneaux pour indiquer le nom des voies.
On peut noter que les coordonnées, latitude et longitude, figurent dans les liens.
Sur google on peut aussi voir des photographies
https://goo.gl/1C1TaH
https://goo.gl/BK1Aq5
etc.
Avec des téléphones intelligents on peut connaître la position courante avec la latitude et la longitude, il existe des sites pour déterminer la latitude et la longitude d'un point sur une carte
https://www.latlong.net/
Avec des formules on peut estimer ce que l'on appelle la distance à vol d'oiseau entre deux point dont on connaît latitude et longitude.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Orthodromie
Voici un site qui permet de faire les calculs en ligne.
http://www.onlineconversion.com/map_greatcircle_distance.htm
Sur les pages wikipedia concernant des lieux il y a très souvent les latitudes et longitudes, c'est le cas pour les stations de métro
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ramonville_%28m%C3%A9tro_de_Toulouse%29 43° 33′ 21″ nord, 1° 28′ 35″ est
https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9-Paul-Sabatier_%28m%C3%A9tro_de_Toulouse%29 43° 33′ 39″ nord, 1° 27′ 48″ est
L'encyclopédie wikipedia fournit des cartes mais fournit aussi des liens vers les cartes correspond vers des systèmes de cartographie, dont openstreetmap et google.
Par contre le plan de l'université ne contient aucune information de positionnement global.

Sur openstreetmap j'apprécie fortement le choix des couches
On peut avoir une carte plus légère insistant sur les pistes cyclables
https://www.openstreetmap.org/#map=17/43.55820/1.47060&layers=C
Ou une carte légère insistant sur les transports en commun.
https://www.openstreetmap.org/#map=17/43.55820/1.47060&layers=T
Ce principe est très utile pour la cartographie statistique.
Il s'agit là aussi d'une différence avec le plan de l'université où toutes les informations sont mises ensemble et sont non séparables.
Le site https://mapdata.science/ est entièrement consacré aux représentations de données sur des cartes qui sont fournies par openstreetmap.

Si je conseille systématiquement l'usage de openstreetmap je me demande pourquoi une université scientifique préfère utiliser des plans nettement moins faciles à utiliser et surtout avec des informations qui deviennent fausses par manque d'actualisation.

Je critique très souvent l'utilisation abusive des moyens technique et l'engouement pour les techniques de l'information et de la communication, le téléchargement d'un plan obsolète sur un téléphone intelligent me semble symbolique de ce que je critique, les moyens techniques aussi perfectionnés soient-ils ne compensent pas les erreurs dans le recueil des données.
Déterminer les itinéraires, les déplacements, tient compte de la géographie physique mais aussi d'informations "sociales, comme les changements de trajets des autobus. L'université Toulouse 3 affiche fortement sa vocation scientifique, «Les sciences en grand» fut longtemps affiché devant l'université, le slogan a plutôt évolué, «Les sciences au cœur» actuellement, peut-être que les informations d'un plan de nature plus géographique et sociale sont négligées par des esprits scientifiques. En tout cas je trouve cela navrant. Ce qui m'inquiète le plus concerne l'immense majorité de mes collègues qui trouvent excellent le plan de l'université et même parfois conseillent son utilisation. ce sont bien des personnels de l'université qui ont conçu l'affiche incitant à télécharger le plan et je suis peut-être le seul à trouver cela gênant. L'université se trouve à Toulouse dans une ville qui se donne le titre de capitale de l'aéronautique et de l'espace. Les satellites de communication ont fortement modifié les façons de de se repérer avec des systèmes de positionnement par satellites https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_positionnement_par_satellites dont le plus connu est le Global Positioning System (GPS), mais il y en a d'autres, notamment Galileo. Les téléphones portables utilisent ces systèmes de positionnement. Il existe une formation spécifique à ces systèmes de positionnement à Toulouse, organisée par deux écoles très proches de l'université Toulouse 3, L'École Nationale de l'Aviation Civile et l'Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace
http://www.enac.fr/fr/global-navigation-satellite-system
Comme il est écrit sur le site de cette formation le développement des systèmes de positionnement par satellite peut servir au déplacement des véhicules mais aussi des piéton·nes.
Il me semble qu'une formation de ce style pourrait aussi avoir sa place dans une université scientifique comme Toulouse 3. Les mathématiques, la physique, la mécanique, l'informatique, la géographie etc... utilisées pour ces systèmes de positionnement ne devraient pas sembler pas trop difficiles pour des universitaires scientifiques. Il semble plus facile d'intéresser les personnes extérieures à l'université à l'intérêt des sciences et techniques que les responsables universitaires qui s'occupent du plan de l'université.

Très cordialement.
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Cees photos ont été prises pendant le Café Citoyen du 15 janvier 2018. Le sujet du Café était la présentation de l'École à l'Envers de Verfeil www.lecolealeenvers.com
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