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L'agence spatiale française / The French space agency
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Les artisans stellaires
Par l’équipe Galileo LEOP

Depuis cette nuit, il ne nous reste plus que 3 satellites sur les 4 lancés. Rassurez-vous rien de grave, nous n’en avons pas perdu un en route, il a simplement changé de centre de contrôle. Car notre rôle s’arrête là, après les premiers pas des satellites Galileo, et la suite de leur aventure sera pilotée loin de Toulouse.

Nos collègues du centre de contrôle routine à Munich étaient à l’autre bout de la « voice loop », ce forum audio sur lequel nous communiquons entre opérateurs. Nous avons passé la soirée avec eux, à revoir la configuration de 267-Antonianna, avant de leur en confier la charge au terme d’une opération que nous appelons « Command Control Handover ». Nos homologues allemands sont donc désormais aux commandes de ce satellite pour ses nombreuses années de service à venir. C’est à la fois une tristesse de laisser partir l’un de nos satellites, mais c’est aussi une grande satisfaction de l’avoir amené jusque-là. Et notre travail est loin d’être fini, car les 3 passagers qui accompagnaient Antionianna à bord d’Ariane nous attendent encore. Il reste une grosse semaine de travail, faite de manœuvres et de surveillance rapprochée, avant de les confier eux aussi, un à un, au centre de contrôle routine. Puis, en début d‘année prochaine, notre équipe de la mécanique spatiale reviendra assister la routine pour le positionnement fin des quatre satellites. 

Tout comme on prend conscience de notre place dans la galaxie lorsque l’on observe la Voie lactée la nuit par temps clair, confier un satellite au centre contrôle routine nous rappelle notre rôle d’artisan dans la construction de la constellation Galileo. Une par une, nos étoiles européennes prennent place dans le ciel grâce à nos efforts, combinés à ceux de tous les acteurs de ce projet. Ce dernier billet est l’occasion de les remercier, de les féliciter et de nous souhaiter à tous bonne chance pour la fin de cette mise à poste.

Galileo Toulouse Operations Center, Out.

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En route pour l’orbite Galileo !
Par l’équipe Galileo LEOP

Positionnés sur une orbite dite « d’injection » par le transporteur de l’Espace, Ariane5, nos 4 petits Galileo ne sont pas pour autant arrivés à leur destination finale.

Tournant autour du globe en quelque 14 heures, ils sont sagement restés quelques jours sur cette orbite, le temps que les équipes de la "Flight Control Team" les mettent en route, s’assurent du bon fonctionnement de chacun des sous-systèmes, puis les réorientent un à un vers la Terre.
Une fois ces premières opérations effectuées, on scrute de très près le fonctionnement des propulseurs, qui ont été actifs en tout début de vie des satellites et leur ont permis de s’orienter au plus vite vers le Soleil, notre source d’énergie dans l’espace. Pour nos 4 Galileo, ce sont les experts du constructeur OHB venus de Brême qui effectuent cette analyse. Leur verdict tombe : la comparaison aux résultats attendus montre pleine satisfaction ! Les équipes opérationnelles obtiennent donc le GO pour démarrer les manœuvres. Nous voici en route pour l’orbite "MEO", qui accueillera nos satellites pendant leurs quelques 15 ans de durée de vie !
 
Les équipes de Dynamique du vol ("Flight Dynamics"), qui ont travaillé depuis plusieurs jours à localiser très précisément les satellites dans l’espace, effectuent le calcul des poussées à réaliser. Ces calculs sont extrêmement précis. Les satellites doivent en effet être placés sur une orbite dite « de dérive » qui leur permettra d’arriver au point visé début janvier, date prévue pour une seconde série de manœuvres pour atteindre la position finale de chaque satellite.
Pour que le service Galileo fonctionne correctement, ce point doit être atteint de manière quasi parfaite, ce qui ne laisse aucune place aux approximations.
 
Et nous voilà partis pour le premier satellite, « 267 », ou « Antonianna » selon le nom qu’on préfère. Pour ce satellite, on va même passer au-dessus de l’orbite visée pour inverser le sens de dérive et rattraper notre objectif début janvier : il s’agit de la plus grosse manœuvre Galileo réalisée depuis 5 lancements !
 
40 minutes après l’allumage des propulseurs, le comportement du satellite a donné entière satisfaction. La direction de poussée, quasi parfaite, et le temps d’allumage des tuyères, à la seconde près, laissent présager d’une excellente performance pour cette première manœuvre. Il nous faudra attendre encore quelques heures pour avoir une connaissance très précise de la position du satellite et confirmer la réalisation quasi parfaite de la poussée.
267 est en route pour prendre sa place dans la constellation…

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L’Orange Bleue
Par l’équipe Galileo LEOP

Un a un, nous réorientons nos satellites pour les tourner face à leur Terre d’origine. Une fois arrivés en orbite, ils ont passé les deux premiers jours en « pointage solaire », un mode qui permet une gestion très simple du satellite et de ses ressources énergétiques. Mais pour rentrer en service, il faut pointer les antennes qui fourniront le précieux service de localisation vers la Terre, et entrer dans un mode de contrôle d’attitude plus sophistiqué.

Sur les écrans de la « Flight Control Team », la présence rassurante de la Terre s’interprète, plus qu’elle ne se constate directement. Voyants qui s’allument, sigles changeants et autres symboles cryptiques pourraient déconcerter le regard du néophyte, mais pas la pupille experte de Stéphanie qui sait interpréter le moindre frétillement sur un graphe. Elle est spécialiste du contrôle d’attitude pour cette équipe. Quand à elle, Laurence suit le mouvement des panneaux solaires qui démarrent pour la première fois leur incessante oscillation pour suivre la direction du soleil. Julien complète ce trio en assurant le fonctionnement optimal de l’ordinateur de bord et la réception des télémesures utiles pour cette opération. Nos contrôleurs Sophie, Jérémy et Oliver ont également sacrifié leur week-end, aux côtés de Rémi, chargé de coordonner cette équipe. Ils ont la main sur les satellites, ce sont eux qui leur « parlent ».

Étrange est cet instant ou le satellite découvre à nouveau la Planète Bleue… Venu de la surface de la Terre, il en est maintenant distant de plus de 23 000 km. Émouvant de penser que dans cet Espace immense, si loin de tout, la Terre est avec le Soleil son seul point de repère… Et que depuis leur orbite, chaque satellite Galileo voit la terre aussi grosse vous verriez une orange tendue à bout de bras. Une Orange Bleue…
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20/11/2016
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Le premier cri
Par l‘équipe Galileo LEOP

Ca y est. Le décollage s’est déroulé nominalement, il ne reste que les 4 satellites sur le dernier étage du lanceur en phase balistique. Les opérateurs satellites attendent la séparation. Ils sont à leur poste, prêts à dérouler les procédures maintes fois jouées durant la campagne de préparation. Un sentiment d’impatience, mais également une pointe d’inquiétude sont là et tous sont dans l’expectative des premières mesures de télémétrie.

Cette télémétrie est générée puis émise grâce aux antennes présentes à bord des satellites. Des stations sol dans le monde entier sont configurées et permettent de faire le lien entre l’espace et le centre de contrôle. Pour Galileo, les données des satellites peuvent ainsi être récupérées par Hartebeesthoek en Afrique du Sud, Dongara et Yatharagga sur la côte ouest de l’Australie, Kerguelen sur les îles du même nom dans l’océan Indien.

Pendant la mise à poste, les membres de l’équipe Operation Manager, en partenariat ceux du Network Operation Center, sont chargés de gérer ces stations sol afin d’assurer une couverture optimale. Ainsi, les opérateurs satellite devraient pouvoir dialoguer en quasi permanence avec les 4 satellites.

Casque sur la tête, tout le monde est à l’écoute. À l’instant prévu, une voix annonce que la séparation de la première paire de satellites a eu lieu. Tous les yeux se rivent sur les écrans, chacun retient son souffle. Puis d’un seul coup, les graphes, les affichages commencent à s’animer sur les écrans : les premières mesures de télémétrie arrivent. Immédiatement, les automatismes reprennent le dessus : chaque opérateur procède aux premières vérifications de ses sous-systèmes et commence à dérouler la procédure.

Quelques minutes plus tard, on réussit à prendre un peu de recul. On réalise que la télémétrie reçue n’est pas simulée, mais correspond à ce qui est réellement envoyé par les satellites. C’est un peu comme le premier cri d’un bébé qui vient de naître. À partir de maintenant, ces 4 satellites seront nos bébés. Nous allons nous en occuper pendant la quinzaine à venir avant de passer le relais à l’équipe de routine à la fin de la mise à poste.

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Le mur du temps
Par l‘équipe Galileo LEOP

La veille d’un tir, tous les opérateurs satellite vous le diront, il plane un sentiment étrange. Ce n’est pas vraiment le trac de rentrer en scène, mais plutôt une excitation, une impatience qui se manifeste. Quelque chose qui se révèle lorsqu’on réalise que ce que l’on a attendu patiemment est enfin là. Le fameux « jour J », ce moment précis où le présent rejoint le futur. L’équivalent temporel du passage du mur du son. Le mur du temps.

Demain, à 14h06 heure de Toulouse, Ariane 5 va emporter pour la première fois 4 satellites Galileo. C’est une première pour notre centre de contrôle et ses équipes, habitués à accrocher les étoiles 2 par 2 dans l’Espace européen à l’aide du lanceur Soyuz. Un précédent pour lequel une organisation légèrement différente a été pensée par l’ESOC et le CNES. Un précédent qui a nécessité un an de préparation, alors que les lancements Soyuz se poursuivaient. Un précédent pour lequel toutes les équipes ont travaillé dur, ensemble vers un objectif unique : le succès de la mission. Et ces équipes se sont retrouvées au complet aujourd’hui à Toulouse.
La mécanique spatiale a voulu que nos 4 satellites prennent leur envol le même jour que Thomas Pesquet, ce qui nous associe encore un peu plus à son extraordinaire voyage. Nul doute qu’il connait mieux que personne la sensation d’arriver en face de son objectif, après des années d’entrainement. Humblement, depuis notre salle de contrôle, nous le saluons.

Cette nuit, pour la dernière fois, nous rêverons peut-être de ce lancement Galileo. Et quand sur le pas de tir s’égrèneront les secondes, que la réalité habillera ce qui l’an dernier n’était qu’un concept encore, il sera temps de savourer l’émotion de participer à de tels accomplissements. Peut-être en fermant les yeux, sur l’ultime seconde du décompte.
Ô temps, suspend ton vol…
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Une semaine avec… Galileo
Jeudi 17 novembre, 4 satellites #Galileo ont été placés sur orbite par #Ariane5. Pour l’équipe « CNESOC », au Centre Spatial de Toulouse, a alors commencé plusieurs semaines de travail aux commandes de ces satellites…
Rendez-vous sur https://plus.google.com/collection/Q7vux ;)
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Human spaceflight and robotic exploration image of the week: Testing drinking water on the International Space Station - Flight surgeons and astronauts closely monitor the quality of the drinking water and the Aquapad #experiment, developed by +CNES, that ESA astronaut Thomas Pesquet will run in space aims to simplify the regular testing. #missionProxima  

Read more:
http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2016/10/Testing_the_waters
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Human Spaceflight image of the week: France’s +CNES space agency Fluidics experiment will run during ESA astronaut Thomas Pesquet’s Proxima mission on the International Space Station to probe how fluids behave in weightlessness. The experiment will help to improve the performance of satellite propellant systems, extending their working lives by using every last drop in their tanks. #missionProxima  

Read more:
http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2016/10/Sloshing_fluids
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Les #CNEStalks reviennent ! Ce soir, de 17h30 à 18h30, nous parlerons des vols en apesanteur #0G avec Sébastien Rouquette, notre responsable des vols paraboliques. Posez vos questions ici-même ou sur Twitter avec #CNEStalks !

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#MerciRosetta C’est le grand jour pour #Rosetta ! Vers 13 heures, la sonde spatiale touchera la comète « Tchouri » et cessera définitivement d‘émettre…
Vous pouvez suivre ce « baiser final » avec nous, en direct sur notre site
➡️ http://rosetta.cnes.fr/grandfinal
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