Profile cover photo
Profile photo
Raphaël Zacharie de IZARRA
53 followers -
Modestement à travers quelques centaines de textes http://izarralune.blogspot.com/ j'ai embrassé de près ou de loin tous les aspects du monde -des choses comme des hommes- dans toutes les directions imaginables, du gouffre le plus bas au sommet le plus glorieux, de l'anodin au sublime, de la bête au divin, du simple caillou à qui j'ai donné la parole jusqu'aux feux galactiques que j'ai fait taire devant un battement d'aile.
Modestement à travers quelques centaines de textes http://izarralune.blogspot.com/ j'ai embrassé de près ou de loin tous les aspects du monde -des choses comme des hommes- dans toutes les directions imaginables, du gouffre le plus bas au sommet le plus glorieux, de l'anodin au sublime, de la bête au divin, du simple caillou à qui j'ai donné la parole jusqu'aux feux galactiques que j'ai fait taire devant un battement d'aile.

53 followers
About
Posts

Post has attachment
Du haut du ciel, de cet autre ciel, de cet Univers sans fond, sans fin, sans ombre, je devine sa lumineuse présence.

Loin derrière ses restes, infiniment plus glorieuse que sa charogne, la face immatérielle de Farrah Fawcett rayonne dans son éternité.

Pendant que je me gave de macaronis au parmesan, sa terrestre image continue de circuler et d'illuminer les andouilles qui ne croient qu'aux apparences.

Cette facette palpable de la défunte vaut tout autant, au premier abord et dans le principe, que le prix donné à mes pâtes au fromage italien, c'est à dire que son éclat temporel, effacé, est le résultat d'une subtile et arbitraire alchimie.

Une recette rare et réussie comme la réunion de la céréale bouillie et du lait présuré.

Une fois digéré, déféqué, le plat part en pourriture. Et ne reste que le souvenir d'une jouissance que l'on répétera en mariant toujours les mêmes ingrédients.

Sauf que la céleste nouille, contrairement au mets d'ici-bas, une fois morte ou simplement flétrie, n'est point reproductible en notre monde.

En réalité elle est bien mieux qu'une assiette de blé cuit ruisselante de promesses gustatives : elle devient une pure sublimation esthétique de ce que notre planète a produit de meilleur.

Et en définitive, c'est banal de le dire, si l'aliment nouillesque nourrit agréablement mais temporairement les vivants, la beauté fawcettienne enivre durablement les esthètes.
Add a comment...

Post has attachment
Il y avait du vent. Les nuages me semblaient vivants. L'air était chargé de fantômes, de promesses, de brumes informelles, de mirages...



Un mélange de bonheur et de tristesse, de pluie et de lumière, de gloire et de pesanteur. Comme une sensation de joie pure se confondant avec cette fatale torpeur issue de dimanches mortels...



En moi, de vagues sentiments d'espoir mêlés de mélancolie.



Un flou intérieur névrotique et délicieux.


Un mystère s'installait en mon âme. Je voyais du rêve à travers le réel, percevais ce qui est caché, entendais l'écho de ce qui paraît inanimé.



Je devenais l'oiseau fabuleux d'un ciel nouveau, une conscience immense dans un espace fait de sommets et d'éclairs.



L'alchimie des éléments, du beau, des célestes reflets, des formes divinement agencées de ce jour plein de souffle et de flamme, de fraîcheur et de troublantes clartés avait opéré un prodige sur mon esprit attentif : de son doigt d'éther un ange me montrait des couleurs inhabituelles, des éclats subtils, des merveilles accessibles aux seuls éveillés, des vérités suprêmes réservées aux initiés, aux poètes, aux mystiques, aux enfants enfin...



Le quotidien sublimé par cette poétique acuité, un infini venait de s'ouvrir à moi. En franchissant la porte des banales apparences, j'étais entré dans un monde aux horizons multiples, aux dimensions vastes, aux hauteurs vertigineuses, aux profondeurs mystérieuses...



Une autre Terre où j'ai toujours un pied de posé.



C'est pourquoi aujourd'hui encore on me croit fou.
Add a comment...

Post has attachment
CONQUÊTE TERMINALE

Quelle belle fille j’ai vu en ville !

Une vraie blonde aux longs cheveux, aussi blanche qu’une endive du nord avec des tâches de rousseur en bas du cou, deux hautes qualités nichées dans le corsage et une taille parfaite.

C’est elle dont je rêve dans mes cauchemars caramélisés.

Elle a un visage encore mieux que le mien, pas de chien dans les pattes et beaucoup d’avenir de la tête aux pieds. J’ai oublié de préciser qu’elle a une voix de rossignol et des orteils aussi fins que possible.

Je veux la conquérir même si ce n’est pas gagné car j’ai bien des défauts à ses yeux...

Je n’ai pas la moustache qu’il faut, les tuiles de ma maison sont percées et mes pantalons aussi : chez moi c’est la fuite généralisée. J’ajoute que je porte des vestes démodées. Et que je suis également toujours mal rasé : même si ça fait viril, ça ne fait pas sérieux !

Elle n’est pas moche du tout mais moi je n’ai que des fleurs dans mes poches. En plus quand je la vois je prends peur et je cours aussi vite que le vent mais tombe (de fatigue) plus promptement que la pluie. Voilà le problème.

Comment charmer cette beauté sans faille si je n’ai ni or ni liqueur à lui offrir ? Juste de la paille, des papillons ou des bleuets, et encore seulement si c’est la saison... Quel ennui !

Pourtant mon coeur est en flamme, mon champignon en feu et mes nouilles pourraient même faire fondre le fromage sur mes abdominaux tellement j’ai chaud de partout dés que je pense à cet oiseau tout en poils et dentelles.

Je crois bien que c’est une russe.

Elle roule les R comme une reine des steppes, tape fort sa semelle en marchant sur les cailloux et ses jambes bénéficient de fémurs robustes... On dirait vraiment une soeur de cosaque !

Je n’ai rien pour moi, seulement cette braise qui me ronge, me fait me carapater devant son ombre et en même temps me donne des ailes. Comment vais-je séduire cette féline à épaisses tétines moi le matou sans autre atout ?

Je crois avoir une idée : je vais lui faire croire que je possède un éléphant, la souris en sera impressionnée.

Et quand elle s’apercevra que n’ai qu’une âme d’enfant au lieu de ce pachyderme, j’ouvrirai alors l’énorme barquette où loge ma plume. Sous son nez retroussé je sortirai l’hôte enjoué que je manierai telle une trompette, rien que pour la faire danser de joie.

Là, elle sera mienne je crois.

Cet espoir aussi fou que mince me tient en éveil et me fait brûler d’amour.

Et bientôt, c’est à dire demain, ou ce soir, ou cette nuit, ou dans mes prochains rêves, j’embrasserai sur les lèvres ce mirage, cette chair imaginée, ce songe inhumain, surréaliste venu du fond de la Taîga et qu’emporta peut-être loin de moi et à jamais les premières neiges de ce décembre de solitude, lorsque je trouverai le courage de rouvrir les yeux sur ma vie déserte...

Raphaël Zacharie de IZARRA
Add a comment...

Post has attachment
L'air était léger, le ciel uniforme, l'ambiance chargée d'une vague promesse : la neige s'annonçait.



L'âme aérienne, les sentiments confus, le coeur exalté, j'attendais la chute miraculeuse, marchant droit devant moi vers nulle part.



Au fil de mes pas les flocons, d'abord clairsemés puis progressivement beaucoup plus denses, changeaient le paysage sombre en éden de lumière.



C'est là que sa face de glace m'apparut.



Je vis les traits éclatants de Farrah Fawcett dans les dessins ,hasardeux que faisaient l'écume sur la terre, les arbres, les lignes de la nature.



L'empreinte de l'ange s'incrustait dans la blancheur du monde. Ses traits n'étaient point de feu mais de roc.



Ses charmes s'apparentaient à ceux du silex, étincelants, anguleux, doux et âpres à la fois.



Et sa beauté nivéenne se refléta d'un coup à travers chaque grain de cristal virevoltant dans une explosion de blanc illuminant l'Univers entier.



Tel un jeu d'artifices naturel entre éther et sol. enchanteur et frigorifiant.



Je poursuivis mon chemin les doigts gelés, des rêves éternels dans la tête.
Add a comment...

Post has attachment
Il y avait dans l'air le bleu des blés blonds, dans l'herbe le blanc des boules de brumes, dans ma tête la lune comme une bulle avec sa face reconnaissable de Farrah Fawcett.



Elle ne brillait point, elle ne brûlait pas davantage, elle poétisait tout simplement.



Mais clairement, aussi irréellement et sûrement qu'une patate étincelle de saveur dés lors qu'une noix de beurre frais lui fond sur la tronche.



Dans ce visage exceptionnel je voyais des paysages effarants, des espaces sidéraux magistraux, des majuscules différentes, un infini fait de rêves et finalement une fée avec deux F cruciaux pour initiales.



Deux F exactement comme deux ailes.



j'étais un jeune astre et je nommais cette créature sélénienne avec des mots inédits qui ne se prononcent qu'hors de cette terre.



Elle ne brillait point, elle ne brûlait pas davantage, elle pleurait de beauté sur mon âme de granit et de lumière.
Add a comment...

Post has attachment
Add a comment...

Post has attachment
Je suis devant ma bière blonde, elle est dans sa tombe.



Je porte le verre à mes lèvres, je vois ses traits dans les vagues reflets de ce que je bois.



Ma plume se mêle à l'écume et là, mes mots trempent dans cette onde féconde, l'air de rien...



Le fluide coule en moi et me monte à la tête.



Abreuvé de pisse divine, je constate que la vie est toute jaune : la Lune, le Soleil, les fleurs, mon chat, les souvenirs comme des vieilles photos, sa chevelure révolue et enfin ses os de morte.



Ma coupe peu à peu se vide, mon âme petit à petit s'allume, sa beauté éteinte progressivement m'enflamme et je sors de ma "veine à verve" des jets furieux de termes bien chauds, des flots salés de folies sémantiques !



Par cette action onirique hautement poétique j'ensemence à ma façon la Voie Lactée de la face farineuse, lumineuse et lactescente de la défunte Farrah Fawcett.
Add a comment...

Post has attachment
Virginia VOTA n’est pas une jeune femme moderne.

Cet inattendu jupon de la phallocrate “fachosphère” n’est, en effet, pas du tout l’archétype de la femelle de notre temps.

Elle pense, ce qui est déjà notable. Mais pas seulement : elle pense bien.

C’est à dire droitement, avec justesse, virilité, vaillance. Les vertus mâles par excellence...

Une pensée féminine au service du vrai et non de l’abstrait, de la vérité et non de l’ivraie.

Ce qui en fait une jeune femme, finalement, très moderne.

Il serait évidemment fort tentant d’associer Virginia à l’autre pucelle lustrée par l’Histoire. Trop facile, trop réducteur pour celle qui chevauche des montures bien de notre époque... Et qui, précisément parce qu’elle est de notre époque, en comparaison embrasse des causes encore plus héroïques !

Jouer à la Jeanne comme une sainte image ?

La sage et électrisante VOTA, qui de son propre aveu ne vota jamais en notre république, a des cordes plus éclatantes à son arc.

L’activiste aux yeux grands ouverts est en avance sur son siècle.

Tout simplement parce qu’elle ose défendre non les modes mais le monde. Non le cauchemar féministe-égalitariste mais l’enchanteresse galanterie basée sur la force du lion et la grâce de la gazelle. Non l’hystérique fausseté mais l’historique réalité. Non les flatteurs et flottants mensonges mais l’intemporel évangile, l’immuable lumière régissant les grands principes de l’homme et de l’Univers.

Les plus simples évidences qu’elle s’ingénie à rétablir sont effectivement considérées comme les plus détestables hérésies de notre société éprise d’émancipation frelatée, de liberté en toc, d’égoïsme, de blasphèmes, de jouissances perverses et autres enivrantes immoralités.

C’est dire combien est âpre, courageuse, méritoire sa mission...

Cette apparente oiselle a du plomb dans la tête, ce qui fait d’elle un argument de poids.

Bref, pour toutes ces raisons notoires et glorieuses, moi Raphaël Zacharie de IZARRA je déclare Virginia VOTA reine de la volaille pensante.

Belle, et de surcroît, intelligente : telle s’impose cette ailée d’envergure.

Habituellement, nous les machos, on n’en demande pas tant aux ordinaires volatiles...
Add a comment...

Post has attachment
Virginia VOTA n’est pas une jeune femme moderne.

Cet inattendu jupon de la phallocrate “fachosphère” n’est, en effet, pas du tout l’archétype de la femelle de notre temps.

Elle pense, ce qui est déjà notable. Mais pas seulement : elle pense bien.

C’est à dire droitement, avec justesse, virilité, vaillance. Les vertus mâles par excellence...

Une pensée féminine au service du vrai et non de l’abstrait, de la vérité et non de l’ivraie.

Ce qui en fait une jeune femme, finalement, très moderne.

Il serait évidemment fort tentant d’associer Virginia à l’autre pucelle lustrée par l’Histoire. Trop facile, trop réducteur pour celle qui chevauche des montures bien de notre époque... Et qui, précisément parce qu’elle est de notre époque, en comparaison embrasse des causes encore plus héroïques !

Jouer à la Jeanne comme une sainte image ?

La sage et électrisante VOTA, qui de son propre aveu ne vota jamais en notre république, a des cordes plus éclatantes à son arc.

L’activiste aux yeux grands ouverts est en avance sur son siècle.

Tout simplement parce qu’elle ose défendre non les modes mais le monde. Non le cauchemar féministe-égalitariste mais l’enchanteresse galanterie basée sur la force du lion et la grâce de la gazelle. Non l’hystérique fausseté mais l’historique réalité. Non les flatteurs et flottants mensonges mais l’intemporel évangile, l’immuable lumière régissant les grands principes de l’homme et de l’Univers.

Les plus simples évidences qu’elle s’ingénie à rétablir sont effectivement considérées comme les plus détestables hérésies de notre société éprise d’émancipation frelatée, de liberté en toc, d’égoïsme, de blasphèmes, de jouissances perverses et autres enivrantes immoralités.

C’est dire combien est âpre, courageuse, méritoire sa mission...

Cette apparente oiselle a du plomb dans la tête, ce qui fait d’elle un argument de poids.

Bref, pour toutes ces raisons notoires et glorieuses, moi Raphaël Zacharie de IZARRA je déclare Virginia VOTA reine de la volaille pensante.

Belle, et de surcroît, intelligente : telle s’impose cette ailée d’envergure.

Habituellement, nous les machos, on n’en demande pas tant aux ordinaires volatiles...

Raphaël Zacharie de IZARRA
Add a comment...

Post has attachment
Elle était blonde comme un soleil de blé mais moi je la voyais bleue tel un cristal, aussi blanche que la Lune, verte à l'image des haricots de mon jardin.



Farrah Fawcett avec sa chevelure de fée, sa face géométrique, son sourire astral était tout un théâtre, toute une esthétique, toute une flamme vue depuis mon potager.



Avec sens des contrastes, voire ironie, j'associe son front pur aux visages écarlates de mes tomates mûrissantes, ses lèvres claires à ma fraîche salade, se sjoues creuses aux patates joufflues issues de mes sillons fertiles.



L'artichaut aux couches multiples, le pâle navet auréolé de son rouge éclat, la carotte longiligne au teint vif incarnent les naturels artifices que je retrouve, sur un plan plus aérien mais tout aussi horticole, chez cette fleur sans égale que fut cette femme aux traits irréels, aux ailes oniriques, aux airs d'ange.



C'est pourquoi je pense invariablement à ce papillon cosmique à chaque fois que je déguste une ratatouille d emon jardinet aux parfums légers de légumes mêlés de rêves.
Add a comment...
Wait while more posts are being loaded