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Raphaël Zacharie de IZARRA
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Modestement à travers quelques centaines de textes http://izarralune.blogspot.com/ j'ai embrassé de près ou de loin tous les aspects du monde -des choses comme des hommes- dans toutes les directions imaginables, du gouffre le plus bas au sommet le plus glorieux, de l'anodin au sublime, de la bête au divin, du simple caillou à qui j'ai donné la parole jusqu'aux feux galactiques que j'ai fait taire devant un battement d'aile.
Modestement à travers quelques centaines de textes http://izarralune.blogspot.com/ j'ai embrassé de près ou de loin tous les aspects du monde -des choses comme des hommes- dans toutes les directions imaginables, du gouffre le plus bas au sommet le plus glorieux, de l'anodin au sublime, de la bête au divin, du simple caillou à qui j'ai donné la parole jusqu'aux feux galactiques que j'ai fait taire devant un battement d'aile.

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Tous les peuples sont beaux, tous les peuples sont dignes, tous les peuples sont grands.

Le Soleil se lève sur leurs chants, brille dans leurs yeux, se couche sur leurs oeuvres.

Et le clair de lune qui dans le secret de la nuit rend les hommes authentiques donne aux peaux multiples la couleur unique du sel et du sucre, de la vie et de la mort, des larmes et de l’amour.

Des pygmées lointains aux géants des mythes oubliés, des hôtes des neiges aux conquérants des sommets, des nomades les plus crasseux jusqu’aux princes des sables, tous regardent vers le ciel.

Les rêves de toutes les races sont les rêves des dieux.

Les ethnies qui entre elles échangent mais ne se mélangent pas demeurent en paix : leur force et leur richesse ne sont pas dans leur fusion mais dans la préservation farouche de leurs différences. La gloire de ces sangs étrangers est non pas dans leurs ressemblances mais dans ce qui les distingue.

Chaque souche a son âme, chaque espèce ses fruits, chaque forêt ses légendes, chaque royaume ses astres.

L’orgueil des branches humaines n’est pas dans leur uniformité mais dans leur singularité : l’habitant de la Mongolie ne goûterait guère au breuvage du danois et le touareg du désert perdrait sa fierté à échanger sa tente contre une chaumière normande...

Si j’estime que l’autre est mon reflet, je ne vois plus l’autre. Et je nie son essence.

Mais si j’admets qu’hors de ma frontière il est noir tandis que je suis blanc, que sa tradition est faite de bois et que la mienne est faite de pierre, qu’il blanchit sa terre et que je fleuris mon jardin, qu’il mange son miel et que je bois mon vin, bref qu’il est mon contraire, alors je le regarde comme un frère de la Terre et non comme un pion, un clone, un être insipide et interchangeable.

L’or des uns, la rudesse de certains, l’intelligence de ceux-là, la simplicité de ceux-ci, l’âpreté des primitifs, le raffinement des civilisés, voilà ce qui donne sa saveur à l'Univers !

En un mot l’étrangeté des fleurs fait la lumière du monde.

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Il a la face maquillée de givre, la tête lourde, le coeur vide, les veines blanches.

Et ses mains de pierre étreignent le néant.

Etendu sur son lit, figé dans son sommeil de mort, il rêve de marbre.

Il a l’air un brin solennel. Austère. Immobile. Pensif.

Il médite, les pensées creuses, sans plus d’haleine, l’âme ailleurs.

Le plafond est au-dessus de lui, la chandelle à son chevet, ses amis à ses côtés. Et le cimetière à ses pieds, un peu plus loin, un peu plus bas.

Il attend.

Dans la solitude de son trépas.

Il dort.

Plein de mystère et de silence.

Il gît.

Sans un bruit, sans faire d’ombre, il est là sans être là.

Comme un astre éteint.

Il repose dans la pièce, enveloppé de froid, plongé dans la nuit, parti vers l’inconnu, abandonné à l’infini.

Entouré d’étoiles.

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LA MARCHE DE MACRON

Il marche, impérial.

Le front serein, l’aspect illustre, le pied alerte.

Sobre et solennel, grave et mesuré, simple et presque naturel.

Il a l’envergure, l’éclat, la hauteur d’un oiseau plein de mystère et d’élégance : ailes fines, robe profonde, allure aérienne.

Une sorte de corneille subtile : l’intelligence en souliers lustrés et plumes vernies.

L’habit sombre, les pensées lumineuses, il avance vers le sommet. En route pour la gloire. Pas à pas, tel un marbre vif parmi les autres marbres immobiles qui l’entourent.

Avec ses rêves réalisés, il a regard sage du vainqueur. Sa silhouette qui chemine entre ombres et clartés se mesure aux façades immortelles. Ces murs de géants se dressant à sa droite et à sa gauche, il les égale. La pyramide le consacre, le Louvre le baptise, l’hymne l’embaume.

Et le peuple l’acclame.

Au-dessus de sa tête, le ciel de Paris. Sur ses épaules, le poids de l’Histoire. En face de lui, un destin, une mission, un pays : l’immortalité.

Il marche, cérémonieux, le geste posé, l’âme chargée.

Royal.

Après cet interminable vol en solitaire, il gravit la tribune et parle à la nation.

Le monde est à ses pieds, le siècle dans sa main.

Eclairé par les étoiles, inspiré par les dieux, enflammé par le feu sacré, il n’a jamais douté.

En ce soir du 10 mai 2017, un vent frais souffle sur la capitale. Des feux s’allument dans les coeurs, d’autres s’éteignent. Ainsi en va-t-il des grandes choses de l’Humanité.

Le jeune Macron a été élu.

La France a son Toutânkhamon.

Raphaël Zacharie de IZARRA

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La mode est à “l’hypersensibilité”. Ce qui est normal dans cette société dévirilisée et nombriliste. Religion des caniches fiers de leurs frisures, filon des experts en “psycho-truc” tarifant leur docte baratin, valeur dominante dans le créneau porteur des imbécillités à haut potentiel commercial et/ou égocentrique, l’excès de sensibilité (ou plutôt de sottise narcissique) est la dernière connerie en vogue la mieux partagée dans l’univers rose-bonbon des gogos.

Un culte déjà exploité par des radios intimistes, des télévisions populaires, des articles racoleurs de journaux spécialisés (et même génériques), tous en quêtes de nouveaux secteurs publicitaires ou simplement de rubriques et reportages démagogiques susceptibles de fidéliser les nigauds en leur servant les salades qu’ils attendent. Et ouvre la voie, n’en doutons pas, à de juteux produits dérivés...

Bref, ce concept de l’hypersensibilité n’est rien d’autre qu’une scandaleuse médicalisation de l’autolâtrie. Un signe évident de la décadence de notre civilisation, le paroxysme de l’individualisme aveugle, bête, stérile.

Dés qu’un pleurnichard lambda manifeste ses petites contrariétés de chiot douillet avec impudeur et fracas, des marchands de vent dans le meilleur des cas de simples parleurs creux n’ayant rien à vendre sinon promouvoir leur image sont là pour sanctifier ses larmes puériles, en faire un sujet d’expertise, de réflexion, de débat. Ou l’art de donner des lettres de noblesse à l’insignifiance des prétentieux anonymes.

Des perdants qui se complaisent dans l’exacerbation de leur “moi je” et qui ont inventé “l’hypersensibilité” pour se démarquer des gagnants, ces valeureux, ces forts, ces durs-à-cuire qui eux ne regardent pas à longueur de vie leurs doigts de pied mais agissent, avancent en se moquant des traînards plaintifs et larmoyants occupés à retirer des épines imaginaires de leur pied.

Je remarque que ceux qui se définissent comme “hypersensibles” sont des ex-enfants rois qui s’emmerdent dans leur existence. Fruits insipides de ces classes moyennes ayant pris leur foin standard, c’est à dire leur culture au rabais, pour de l’or. Troupeaux de veaux avachis issus de troupeaux de moutons bêlants.

Résultats consternants d’une éducation centrée sur “la réalisation de soi” ou “l’épanouissement personnel”, cette pacotille pédagogique érigée en religion.

Et ils racontent en long et en large leurs frilosités de chétifs, leurs bobos d’eunuques, leurs états d’âme de peluches humaines, leurs larmichettes d’adultes n’assumant pas leur pilosité, bref ces pauvres bébés rasés de près, à l’épiderme mental si doux, si fragile, étalent publiquement leurs couches-culottes et réclament reconnaissances et compassions pour leurs diarrhées nombrilisco-émotionnelles, ces trésors sans prix à leurs yeux...

Vous l’aurez compris, je suis un aigle, non une fiotte. Que ceux qui volent haut me suivent !

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Le Mans est en émoi : André Rieu va faire valser la cité des rillettes.

C’est un grand jour pour la classe moyenne en surchauffe.

Les retraités des quartiers populaires, grands mélomanes et fins connaisseurs de la vulgarisation des "tubes du classique" se sentant privilégiés de pouvoir admirer sur scène le Beethoven des temps modernes, ont repassé leurs habits du dimanche et lustré leurs souliers de bal.

Les employés de l’usine Renault éblouis par ces promesses de violons tourbillonnants et de guirlandes étincelantes se félicitent à l’idée de faire ce premier voyage de leur vie au pays des blondes marquises et des carrosses dorés : ils vont se croire dans la peau de leurs patrons le temps de cette soirée de rêve, s’imaginant en effet avec envie que les grands de ce monde qui les emploient sont friands de ce genre de “distraction de qualité”...

Les jeunes mariés vont venir sceller le lien du “plus beau jour de leur vie” d’un baiser-selfie mémorable sous les plus fameux airs romantiques de la musique classique revus à la sauce rose-bonbon, cette liqueur des amateurs d’opéra-variété, de Chopin-choupinou, de Mozart-bisou et de Vivaldi-vive-la-vie !

Bref les adeptes de bastringue endiablé sont aux anges !

Gageons que lors de ce concert exceptionnel les coeurs sensibles vont frémir sous la dentelle soldée de chez Pronuptia, tandis que les scooteurs vont chauffer chez les livreurs de chez Inter-Flora ! Sans oublier - il faut bien rester pragmatique dans ce flot d’émotions extraordinaires et de fantaisies haut de gamme - les employés de DOMINO-PIZZA qui vont avoir du pain sur a planche, si l’on peut dire, pour la fin du spectacle.

Parce que le Mans se doit d’être digne d’un événement aussi féérique, un feu d’artifice offert par la mairie de gauche clôturera cette fabuleuse attraction qui fera la joie de tous ces experts en musicologie (ouvriers éveillés, seniors instruits et jeunes en quête de repères culturels) venus rendre hommage à leur maître Rieu !

Produits dérivés et autres colifichets de haut prix à l’effigie du grand interprète en vente au stand officiel - qui pour l’occasion sera spécialement dressé dans la galerie marchande de AUCHAN - dés la veille du show. Venez nombreux !


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JE SUIS RICHE

Je ne porte pas de vêtements à la mode : je me présente aux autres avec la vérité de mon être perçant les apparences.

Je suis riche d’authenticité.

Je progresse sans moteur, à pieds ou à bicyclette : j’ai le goût de l’air pur et de l’effort.

Je suis riche de ciel bleu.

Je ne possède ni téléphone portable ni lunettes noires : je parle aux hommes sans appareil et ne voile pas ma vue.

Je suis riche de simplicité.

Je ne travaille pas, ne m’endette pas, ne désire rien de coûteux et de frivole, ne me sens point obligé d’imiter les moutons partant aux sports d’hiver, ne me rends esclave d’aucune futilité.

Je suis riche de liberté.

Je ne cherche pas à plaire aux idéologues, aux passants, à un patron, à mes voisins, pas plus au pape qu'au pouvoir en place.

Je suis riche d’indépendance.

Je ne chauffe pas en hiver, me déplace à la force de mes muscles, bois de l’eau claire, me nourris de pain noir et de verdures.

Je suis riche de santé.

Je ne cours pas après des chimères hors de prix, ne cherche nul trésor d’or ou de toc, n’aspire ni au superflu de poids ni aux petits riens vides de sens.

Je suis riche de légèreté.

Je ne me préoccupe guère de ma position sociale. Insensible aux artifices du siècle, aux vanités temporelles, je ne perds pas mon temps à faire briller mon image publique.

Je suis riche de l’intérieur.

Raphaël Zacharie de IZARRA

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Certains s’imaginent immenses en se nommant “enfants de la République”, se prennent pour des flambeaux en se disant “héritiers des Lumières”, se croient au sommet en se présentant comme “fils de la Raison”.

Moi je suis simplement souffle dans l’éther, vague dans l’océan, point dans le firmament.

Je n’ai aucune ambition temporelle, que des ailes pour le ciel. Pas de poids politique, juste la légèreté des nuages. Je fuse dans l’espace pendant que les lourdauds remplissent les urnes de leur foin quotidien ou ruminent en rond dans leurs étables.

Je n’adhère nullement aux valeurs sacralisées par les quadrupèdes.

“Liberté, égalité, fraternité” : voilà trois méchantes carottes pour faire braire les ânes béats !

“Bleu, blanc, rouge” : c’est le vin sec et aigre, le nectar vulgaire, l’ivresse infâme des serviteurs de l‘insignifiance, des adorateurs du dérisoire, des disciples de la petitesse.

“Laïcité” : trésor minuscule des détenteurs du rien. Respiration des porcs pataugeant dans leur fange. Air sans vitalité des âmes éteintes. Banquet fade des noceurs creux.

La “démocratie”, cette religion vide des croyants en leur bide, ne pèse rien en comparaison à l’infini de mes vues sur ce qui la ridiculise, la pulvérise, la dépasse.

Pendant que les mystiques du suffrage universel chevauchent leur bidet à la conquête de leurs doigts de pieds, moi je sonde l’Univers, libre, lumineux, aussi ténu qu’une étincelle et soudain vaste comme dix-mille galaxies.

Je ne vote pas, je vole.

Je plane, chante, ris, porté par l’Eveil.

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Jour de fête foraine au mois de mars.

Pluie glaciale.

Je me dirige vers l’entrée de ces réjouissances : une sorte de fossé jonché de détritus et dégageant de fortes odeurs d’urine. J’emprunte cette allée sinistre flanquée d’effigies clownesques géantes.

Des Têtes de Mickey, de Donald, de Gugusse.

Toutes blafardes.

Rendues méchantes grâces à leurs peintures écaillées, leurs joues ruisselantes de rouille et de crasse visqueuse donnent une saveur aigre à leur sourire ambigu.

Carnaval de gargantuesques cadavres.

Accueil effrayant.

Des cerbères, gardiens de “machines d’amusement” et autres “animateurs de jeux” musculeux aux bras tatoués et aux mines patibulaires me fixent avec malveillance depuis leur guérite. Atmosphère lourde. Sensation d’insécurité. Je me sens comme une proie en terre ennemie.

Des pleurs stridents d’enfants sortent d’un manège de chevaux aux regards morts. Tout grince dans la machinerie du carrousel et la musique qu’on y entend est glauque. De temps à autre un fracas de ferraille couvre les sanglots de terreur des bambins. Le divertissement en question est en fait un immonde dôme fait de bric et de broc, un amas de tôles de récupération, tordues, percées, bariolées, mal ajustées et dont certaines, déchirées, coupantes, dépassent dangereusement ici et là. Sur le sol (des planches moisies ponctuées de gros boulons), des traces de cambouis et de restes de vomis incrustés... Tout ce fatras est imbibé d’une odeur d’huile brûlée émanant du moteur mal réglé.

Là coulent les larmes des innocents au rythme des tours de folie !

Payés cash à un prix prohibitif.

Je poursuis mon initiation dans cette ambiance crépusculaire. Plus loin l’attraction-phare : les auto-tamponneuses.

En m’approchant de ce lieu de récréation légendaire je croise une adolescente en pleur saignant du nez, blessée au visage. Non loin d’elle, un jeune homme avec un horrible hématome sur le front, la lèvre inférieure enflée, titube, ivre-mort, l’air hagard.

Immédiatement je suis happé par le spectacle des engins qui s’entrechoquent. Le décor est criard, vulgaire, crapuleux. Et, comme toujours dans son antre, le patron à l’allure de mafieux veille à l’entrée de l’argent, l’oeil mauvais, le mot déplaisant, le geste menaçant. Vite, je passe mon chemin !

Pressé de sortir de cette foire foireuse, je suis harponné par le train fantôme : le rabatteur au déguisement sordide me propose carrément l’achat d’un ticket sous peine d’un passage à tabac... Cette fois c’en est trop, je fuis ! Avec lâcheté ou courage, je n’en sais rien.

Derrière moi, les néons lugubres s’évanouissent peu à peu dans la brume et je rentre dans mon foyer retrouver mes rêves paisibles d’aubes légères et d’eau pure.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=na5vLl6wNc4

http://www.dailymotion.com/video/x5fwt8b_fete-au-rabais-raphael-zacharie-de-izarra_travel

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Pour les affaires de ce monde je ne suis digne de rien, ne donne la main à personne, ne verse mon sang pour nulle cause, ne tends vers aucune de vos directions.

Je suis un parjure du temporel. L’ennemi de tous les siècles. L’adversaire de vos sagesses. L’hérésie de chaque pays.

Loin de vos lois, en guerre contre vos horizons.

Indifférent à vos raisons.

J’ai l’âme d’un félon.

Absent à vos appels, je ne vous sers à rien. Je trahis vos dieux, me moque de vos misères, crache dans votre ciel, urine dans votre miel, souille ce que vous adorez.

Et vous prenez ces outrages pour des hommages.

Vous êtes des larves, vous dormez sous terre et me croyez des vôtres...

Vous n’imaginez pas que puisse briller un astre majeur par-delà vos portes blindées de bêtise, au-dessus de vos faces de rats morts, plus haut que les vues de vos viscères. Vous ne savez pas que vous êtes les miettes d’un monde immensément brillant dépassant vos valeurs les plus chères.

Vous êtes flasques, vous sommeillez dans la vase et me traitez comme un frère. Ignorant tout de moi, de vous-même et de l’Univers en prenant le pire pour le meilleur. Votre ombre vous semble lumière et elle vous suffit...

Je suis là pourtant, avec mes rêves plus réels que vos semelles chargées de boue, plus vif que vos flammes de malheur, plus léger que vos pensées façonnées par la merde.

Vous souffrez pour des peccadilles, vivez pour du vent, mourez pour des idées. Ne quittant jamais le sol, vous restez des fourmis, des larves, des rats, des ânes.

Et moi je vous le dis, même si vous ne m’écoutez pas : cessez de cultiver ces sornettes qui vous aveuglent, osez toutes les oublier et je vous montrerai l’infini.

Raphaël Zacharie de IZARRA
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