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Jao AndriaF
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Pour rappel, nous évoquions dans un article précédent la nécessité d’une pause, d’un stop and go avec pour objectif de refonder la nation malgache en réformant, entre autres, ses institutions et de repartir sur de bonnes bases.

Nous évoquions point par point le processus qui conduirait à cette refondation devenue nécessaire et vitale pour Madagascar.

Entre-temps et quelques jours après la parution de cet article, quelques médias malgaches faisaient état d’une rumeur qui depuis ne cesse d’amplifier et qui attrait à un projet concocté par des membres non identifiés du gouvernement et dont l’objectif serait d’organiser une « Convention » dite du 14 octobre.
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Un simple remaniement sans un changement de premier ministre ne fera qu’enraciner un peu plus des pratiques politiques résolument rétrogrades et perpétrées par des individus qui, au-delà des discours d’intention et des postures, sont incapables de se remettre en cause, parce que corrompus par une idéologie de confiscation du pouvoir propre à cette catégorie de personnels politiques qui ignorent, entre autres et sciemment, la définition de ce qu’est un mandat politique et qui repose sur un principe fondamental, celui d’être limité dans le temps, puisque conféré temporairement, soit par le peuple, soit par les institutions.
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À 24 heures du vote de confiance qui devra consacrer ou non le bien-fondé de la démission et du remaniement express du gouvernement « Valls II », on ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre la solennité de cet acte qui vise un double objectif, d’abord mettre un terme à une crise de gouvernement et ensuite tenter d’impulser une nouvelle dynamique en phase avec le projet politique et économique des deux têtes de l’exécutif français, et la légèreté d’un autre couple exécutif qui a en charge un pays autrement plus en « triste » état que la France. Nous voulons évidemment évoquer Madagascar.
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Question existentielle pour Madagascar : comment faire face à un pouvoir exécutif incompétent et à un Parlement irresponsable ? Réponse salutaire : remanier le gouvernement et dissoudre l’Assemblée nationale.

Évoquer Madagascar en 2014, c’est évoquer un pays confronté – entre autres – à au moins deux plaies récurrentes : une crise politique persistante qui a pour corollaire une misère économique, sociale et culturelle devenue endémique.

Ces deux phénomènes s’auto alimentent et aboutissent à des situations pour le moins extravagantes sinon révoltantes. Les dérives constatées au sein de l’Assemblée nationale en sont une parfaite illustration, notamment s’agissant de l’émolument et des avantages des députés qui, pour rappel, sont des représentants élus et mandatés par le peuple pour le représenter.
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Une fois encore l’ancienne puissance coloniale, en l’occurrence la France, semble être la cible d’attaques directes et indirectes fomentées par des entités difficilement identifiables, mais dont la signature et le mode d’action sont toujours les mêmes : faire de la France le bouc émissaire désigné – parfois à tort, parfois à raison – quand Madagascar s’enlise et fait face à des troubles sociopolitiques.
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Aborder le sujet « Air Madagascar » évoque chez chaque malagasy des perceptions d’appartenance et provoque des réflexes quasi sentimentalistes et identitaires en rapport à une enseigne définitivement instituée dans le patrimoine national. Il est en de même de la part de l’État, actionnaire principal, adepte d’une démarche paternaliste et qui n’hésite pas à instrumentaliser ce joyau de la fierté patriotique pour justifier les décisions stratégiques le concernant. Tout cela n’enlève en rien qu’Air Madagascar, seule compagnie aérienne de dimension nationale, est une entreprise commerciale avec des contraintes financières drastiques et un environnement économique concurrentiel sans concession. Le fait de l’oublier empêche de constater que le business model devenu inadapté du « vorontsara dia » et la politisation de sa gouvernance sont les principales causes des crises à répétition de cet emblème de la souveraineté de Madagascar, fidèle soldat qui a pour mission de défendre l’image et les intérêts du pays.
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Une règle historique : un coup d’État n’est pas le mal en soi, il n’en est que le symptôme.

Le samedi 30 août 2014, des éléments de l’armée du Lesotho investissent le quartier général de la police dans la capitale, afin, selon eux, de désarmer des policiers qui voulaient fournir des armes à des manifestants qui avaient l’intention de tenir un rassemblement contre le gouvernement. Si le premier ministre Thomas Thabane [Le Monde du samedi 30/08/14], qui depuis s’est réfugié en Afrique du Sud, dénonce un coup d’État, l’armée assure qu’il n’en est rien.
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Les élections de décembre 2013 devaient, selon l’expression consacrée, mettre un terme à la crise politique qui elle-même avait duré près de cinq années, avec toutes les conséquences funestes que tout le monde ou presque a pu constater.

Même si fondamentalement il y avait de quoi émettre de sérieux doutes quant au déroulement de l’ensemble du processus, à commencer par les critères, peu objectifs et sources de discordes, ayant permis d’établir la liste des candidats en lice, ou encore l’encadrement et l’organisation chaotique, teintée d’amateurisme, du processus électoral avec au bout du compte des résultats connus à l’avance par la magie du fait accompli ; personne n’avait intérêt à ce que ces élections capotent ou soient reportées.
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La question semble provocante, mais elle mérite d’être posée. Plus de 80% des députés sont issus des régions (pris au sens qu’elles se situent en dehors de la Capitale, Antananarivo) ; cinq (5) provinces sur six (6) et vingt-et-une (21) régions sur vingt-deux (22) se trouvent en dehors de la circonscription administrative liée à la capitale. Or, fait étrange et révoltant, aucun élu de ces régions ou issu de cette majorité absolue (en terme de nombre et de position géographique) ne pipent mot sur la loi concernant la décentralisation. Seuls les débats houleux concernant la Capitale se font entendre et sont rapportés par les médias.
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Justice populaire, expéditive, trafic de bois de rose, d’êtres humains, d’espèces protégées, grèves incessantes et violentes, foyers de tension, opérations de ratissage, meurtre de masse, expropriation, arrestations arbitraires, enlèvements, demande de rançon, corruption, crimes et criminels d’État, bandes organisées, bandits de grands chemins, en col blanc, mafia, impunité, népotisme, tels sont les maux qui hantent le quotidien de Madagascar. Maux qu’on refuse d’affronter en face et de traiter, sous prétexte que cela ne nous regarde pas et que les autorités sont là pour ça. Mais au fait, de quelles autorités parle-t-on ?
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