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Mémoires d'Avalon
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Faire connaître la tradition druidique d'Avalon à travers les Mabinogions et autres contes gallois.
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Ça implique quoi une divinité patronne? Comment on sait qu'on en a une? J'ai longtemps cru qu'on choisissait de se dédier à une divinité, par affinités principalement. Que c'était la définition de :to be call to ...

J'ai cru que Cerridwen pouvait être ma patronne. Après tout elle chapeaute, la mort, l'herboristerie, la transformation. Bonus elle cool tant chez les druides que les sorcières et le féminin sacré. C'est ma tête qui parle, principalement. Concrètement, on a pas développer une grande relation elle et moi, enfin surtout moi. Peut-être a-t-elle fait des tentatives de son côté et je n'ai pas écouté ou entendu.

Je revisite cette notion de patronne ces derniers temps. Il y a des indices: un tatouage florale à 16 ans, suivit d'un autre de hibou entre la naissance de mes deux filles. Une statuette offerte à mon premier intensive avalonien en 2000, un hibou en étain. Un cadeau d'outre-mer: un hibou en onyx... Mes mitaines de four ont des hiboux, mon porte clef est un hibou, ma boîte à lunch a des hiboux... C'est seulement parce que c'est la mode hein? Peut-être, peut-être pas...

Mettons que c'est des hints, des signes, je ne sais pas comment répondre. Concrètement on fait quoi? C'est tellement personnel les dévotions. Je vois passer une anthologie dédié à Bloddeuwed, je croise des infos à son sujet au milieu d'autres choses. Am I being call to? Ma tête y trouve peu d'intérêt, mon coeur est incertain. Je ne voudrais pas commencer quelque chose et lâcher peu de temps après. Faire chier une divinité c'est rarement une bonne chose.



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Ça fait un petit moment déjà, près d'un mois, que cet article a été publié. Il a fait du bruit dans la communauté anglophone, mais je n'ai rien vu passer dans la communauté francophone.

Deux camps se sont creer: d'un côté les adeptes de la sorcellerie qui disent que celle-ci n'est pas une pratique pure et belle, mais qu'elle possède un côté sombre qui ne doit pas être niée. De l'autre les adeptes de la loi du triple retour et de "as you arm none, do what ye will" et pour qui hexer quelqu'un est une faute grave.

On s'entend, ce débat a surtout eu lieu dans la communauté wiccane et sorcière, mais je crois que la question mérite d'être posée dans un contexte druidique. Est-ce qu'un druidisant ou une druidisante peut employer le mauvais sort contre une personne?

Historiquement, nous savons que le druide pouvait employer la satire contre une personne qui ne respectait pas ses engagements. La satire était crainte de tous et pouvait causer des maux physique et aller jusqu'au bannissement de la personne satirisé. Il y a aussi les druides qui ont maudit les soldats romains lors de la bataille pour Iona.

De nos jours, nous prônons la communication et le respect, le recours à la violence est décriée par tous. De plus, en tant que païen, certain d'entre nous sont victimes de discrimination. Il est tout à notre avantage de paraître inoffensif et bienveillant afin de calmer les craintes de notre entourage peu familier avec nos pratiques.

Pourtant, lorsque les recours mondains ont atteints leur limite, comme dans cette histoire, et que le résultat ne nous semble pas à la hauteur, pouvons-nous en tout âme et conscience resté les bras croisés? N'est-il pas notre devoir d'en appeler aux dieux et maudire formellement le transgresseur? Les druides étaient les gardiens de l'ordre social, nous n'avons plus cette fonction, la loi et la justice s'en charge. Cela ne nous dispense pas de réfléchir par nous-même et, si nous le jugeons approprié, d'utiliser les moyens mis à notre disposition de par notre pratique religieuse pour aider la balance de la justice à pencher du bon côté.

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Un petit vidéo qui résume bien la recherche sur la mythologie gauloise. Bonne écoute!

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Une méta-étude en arrive à la conclusion que le sentiment exaltation conduit à la croyance au supernaturel. Lorsque que nous sommes devant un paysage à couper le souffle, nous y voyons souvent la présence des dieux. Ces moments nous pousse à trouver un sens au monde qui nous entoure et peuvent être la source en une croyance au supernaturel. Si vous voulez lire la recherche vous même vous trouverez le lien plus bas.

L'expérience religieuse ou spirituelle est subjective. Il est très difficile d'en expliquer la teneur à quelqu'un qui n'en a pas fait l'expérience. Mous avons peu de vocabulaire pour y arriver et, surtout, peu de gens pour valider cette expérience. À moins d'avoir la chance de faire partie d'une clairière, la plupart d'entre nous sommes des druidisantes et druidisants solitaires. Il est plus difficile dans ces conditions de maintenir nos croyances face à une majorité qui rejette le supernaturel et qui prétend qu'il existe un seul dieu ou alors pas du tout.

L'étude Awe, uncertainty and agency detection, nous apporte un moyen de contrecarrer cette influence et de nous aider à maintenir nos vision d'un monde enchanté. Il faut s'efforcer de créer des moments d'exaltation. La pratique druidique y est sujette naturellement puisque les rites se font en extérieur. Se tenir face à une étendue d'eau et sentir la présence des divinités acceptants nos offrandes, marcher sous la seule lumière de la lune jusqu'au lieu du rituel et sentir les esprits gardiens qui nous accompagnent; ce ne sont que quelques exemples de moment propice à l'exaltation.

Ce sentiment renforce notre croyance en un ordre divin et enchanté. Cela ajoute également de l'importance à la pratique. Les druides sont vus comme des sages ayant étudié longtemps et mémorisé une somme importante de connaissance. Il est facile de tomber dans l'académisme et ne s'en tenir qu'à l'aspect intellectuel du druidisme. Par contre, il sera plus difficile de maintenir une vision du monde cohérente avec son enseignement. L'intellect seul ne suffit pas, il faut y ajouter le sentiment, le coeur, et cela se fait par la pratique qui, elle, amène le sentiment d'exaltation qui renforcera nos croyances.

Profitez des beaux jours pour sortir en nature, faites vos offrandes, communiquez avec les Dieux et les esprits gardiens. Vous y gagnerez plus que la connaissance!

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Pour future référence. On entend peu parlé de druidesse ou alors pour dire qu'elles étaient limitées à la divination. À quelle point ces perceptions sont dues à la misogynie du chercheur ou de l'historien vs une réalité?

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Vraiment? Un temple druidique? Une autre preuve appuyant le lien entre druide et nature! 
Druids Temple Yorkshire.
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Les pierres levées ont toujours quelque chose de fascinant!

Supernatural Mythical Stone, Scotland
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Bonne fête des mères!

Le mouvement païen et druidique utilise beaucoup le concept jeune fille, mère et vielle femme. Par contre, nous avons peu ou pas de mythe qui nous présente une vie entière comprenant les 3 phases. Pas le Mabinogion en tout cas.

Il y a Rhiannon, probablement celle qui se rapproche le plus d'une vie complète. Elle est jeune fille lorsqu'elle fait appel à Pwyll. Elle devient mère à la naissance de Pryderi et dans la branche de Manawydan son fils, Pryderi, est maintenant adulte alors elle est toujours mère, mais doit se rapprocher de vieille femme également...

Arianrhod passe de jeune fille à mère, même si elle ne reconnait pas son fils.

Branwen donne naissance également, mais elle meure de chagrin avant de devenir vieille femme.

Cerridwen nous est souvent présenté comme une vieille femme, mais nous savons qu'elle est mère de par le conte de Taliesin. Son aspect jeune fille n'est pas évoqué.

Bloddeuwed est jeune fille, ne donne pas naissance et meure avant de devenir vieille femme.

La mère est un aspect qui prend beaucoup de place. C'est une fonction féminine qui a longtemps emprisonné les femmes. Possiblement, qu'à une lointaine époque cette fonction venait avec honneur et reconnaissance avant d'être vu comme une prison. Le mouvement féministe a voulu affranchir les femmes de la maternité et cette affranchissement fut nécessaire afin de retrouver un contrôle et une autonomie sur nos corps et nos vies.

Par contre, qu'en ait-t-il des femmes qui choisissent de ne pas enfanter? L'aspect maternel et fertile de la femme est le plus proéminent dans les mythes et la maternité est encore célébrer aujourd'hui avec la fête des mères. Sans compter le fait que les jeunes femmes, en couple ou non, qui affirme ne pas vouloir d'enfant se font souvent dire: tu ne sais pas ce que tu manques, tu changeras d'idée...

La triade jeune fille, mère et vieille femme célèbre les phases de la vie, mais la phase mère est celle principalement mise en valeur et reconnu tant dans nos mythes que dans la société civile. Comment pouvons nous arriver à un plus grand équilibre et une plus grande inclusion? Que tout les aspects soient célébrés et que les femmes qui choisissent de ne pas enfantés ne se sentent pas exclues. 

"Tout acteur se disant: "Je ne vis pas comme vous, j'ai ma vie à moi, avec d'autres lois, d'autres intérêts, un autre sens de l'honneur", est à sa façon un maître truand." --La Médiocratie, Alain Deneault.

Acteur ici se lisant comme une personne et non comme la profession d'acteur.

Cette phrase m'interpelle particulièrement en tant que Druide et Païenne. À quel point est-ce que j'accepte de jouer double jeu entre ma vie professionnel et personnel? Je me soumets aux normes de mon employeur pour préserver ma subsistance, mon chèque de paie. Ces normes sont parfois en conflit violent avec mes intérêts, ma vie et mon sens de l'honneur. Suis-je donc un maître truand?

La distorsion entre mes croyances, ma profession de foi, et mes actes cause une cassure en moi. La plupart du temps j'arrive bien à compartimenter et me dire que ma vie, ce n'est pas mon travail. Le travail n'est que le moyen que je me donne pour obtenir les ressources nécessaires pour vivre ma vie. Je ne parles pas que de logement et nourriture, mais aussi des ressources nécessaire pour maintenir mon blog, aller aux rassemblements druidiques, continuer à parfaire mes connaissances et ma pratique.

Est-ce que ce serait préférable de tout plaquer et chercher un emploi qui correspond à mes intérêts et mes valeurs? De cette façon, je ne serais plus truand. Je n'aurais pas à jouer un jeu. Ou à l'inverse, devrais-je abandonner ces intérêts et cette vie qui ne cadre pas avec le capitalisme et la soi-disant modernité. Honnêtement, les deux propositions me semble impossible, la deuxième plus que la première. Je suis condamnée à jouer la partie.

Être Druide et Païenne m'amène à me poser des questions difficiles. Ces questions me font voir l'espace entre ce que je veux croire et les courants de pensées majoritaires qui influencent tout ce qui nous entoure: la tyrannie de l'économie de marché, une vision monothéiste du monde, que le siège soit occupé par un dieu, aucun dieu (athéisme) ou par la science. Ces courants réduisent tout à sa plus simple expression: avec ou contre. Cette position inconfortable crée des tensions psychiques qui parfois me pousse vers la dépression. Heureusement, les dévotions et rituels aide à rétablir un certain équilibre en renforçant la vision druidique et païenne du monde et pour un temps l'emprise des "moldus" se relâche.

Est-ce que vous aussi, vous sentez une distorsion entre vos croyances et le monde dans lequel vous évoluez? Au contraire, avec vous réussi à combiner les deux?


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