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Bruno Lemaire
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Docteur en Mathématiques et ès Sciences économiques, ancien doyen associé d'HEC, membre Comité Central du FN, conseiller commun. Perpignan
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Ce n’est qu’en protégeant nos PME, nos artisans, nos agriculteurs, nos ouvriers contre une concurrence qui n’est ni loyale, ni équilibrée, ni transparente - et qui ne profite qu'aux plus forts, c'est à dire à ceux qui n'ont aucun scrupule à exploiter les plus faibles - , que nous pourrons défendre réellement le bien commun, à savoir les intérêts du plus grand nombre, et pas seulement ceux d’une petite minorité nomade, l’hyper classe dont se gargarisent certains médias. C'est d'ailleurs fort justement la position du Front National.
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En guise de conclusion, au moins provisoire, le Front National ne semble pas avoir besoin de reprendre de fond en comble son programme, dès lors qu’il sait proposer et défendre de façon cohérente ses 3 piliers, priorité nationale – l’ADN du mouvement – protectionnisme intelligent (ni trop libéral ni trop étatique, mais de simple bon sens « onusien ») et enfin une monnaie adaptée à notre économie, et pas à celle de l’Allemagne. Laquelle risque d’ailleurs de se retrouver elle-même ensevelie sous des monceaux d’euros qu’elle aura de plus en plus de mal à utiliser, c’est du moins ce qu’en disent des experts, pourtant très libéraux, comme Sannat ou Gave.
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La lutte des classes reviendrait-elle à l’honneur, ou serait-ce une simple légende urbaine revenue d’un passé que certains auraient toujours nié ?

Ce ne serait donc plus « prolétaires de tous les pays, unissez-vous », mais bien « laissons des miettes à nos prolétariats locaux », et, pour cela, essayons de ne pas trop favoriser des flux migratoires qui pourraient déclencher une révolte de « nos » prolétaires.
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Le dilemme est donc simple. Soit nous continuons comme depuis 30 ou 40 ans, et la France devient une province de moins en moins respectée et respectable d’un être informe et multi-culturel qui continuera quelques décennies à s’appeler Europe, avant que les vagues migratoires essentiellement sub-sahariennes n’aient contribué à en changer plus ou moins complètement le ou les modes de vie.
 
Soit, au-delà des vrais problèmes économiques qui se posent à la France, dont certains sont évidemment causés par un euro si mal adapté à notre économie, mais si favorable à l’Allemagne, nous saurons aborder et traiter en priorité le problème de notre identité, de notre sauvegarde civilisationnelle, de notre indépendance, et trouverons les ressources et le courage pour défendre nos propres valeurs, qui passent nécessairement par la mise en exergue de la priorité nationale, au-delà mais incluant la question légitime de nos diverses souverainetés.
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Le pragmatisme n’exclut pas la fermeté sur le recouvrement de souverainetés en grand danger
 
Dans son premier engagement présidentiel, Marine Le Pen parlait de 4 souverainetés en danger, sinon déjà en perdition. Nous ne parlerons ici que deux d’entre elles, les souverainetés monétaires et budgétaires, que l’on peut ranger sous un même chapeau, celui de la souveraineté économique, même si la souveraineté budgétaire va un peu au-delà.
 
Comme je l’ai écrit dans un précédent billet, l’un des plus gros problèmes économiques de la France est constitué par ses déficits commerciaux, que ce soit à l’intérieur de la zone euro ou vis-à-vis de pays qui n’en font pas partie, qu’ils soient ou non européens.
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Il faut que la France puisse exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Pour l’économique et le social il semblerait qu’une condition nécessaire soit la sortie de l’€. Or la sortie de l’€ n’est pas populaire auprès de nos concitoyens, certes pour de mauvaises raisons, mais c’est un fait.
 
Devant cet état de fait on peut 1) soit compter sur la pédagogie pour faire changer d’avis nos concitoyens, mais il faudrait des années pour les convaincre compte tenu de toutes les forces hostiles qui tiennent les médias dominants, 2) soit contourner l’obstacle.
 
La bonne nouvelle est que pour exercer concrètement sa souveraineté économique et sociale, la France peut s’affranchir des contraintes de l’€, sans avoir à sortir officiellement du système.
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Comme je l’ai dit, écrit et tweeté juste après le débat du mercredi 3 mai, Marine Le Pen a dit une grosse bêtise sur l’écu, qui n’a jamais servi de monnaie de transaction, mais Macron a fait pire encore, puisque cet ex-ministre semble ne pas savoir comment se déroulent les transactions internationales.
 
En tant que supporter de Marine Le Pen, j’ai évidemment tendance subjectivement à penser que l’erreur de Marine est moins grave, mais en tant qu’économiste je me dois de dire que celle de Monsieur Macron est de loin beaucoup plus grossière, voire même volontairement mensongère.
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