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appocalyps bella: +Sorribas lorena je ne sais plus quand ont va arrêter de se comporter comme le diable ? Et de pointer le doit toujours sur l'autre.
Jc Coste: Vous n'avez pas parlé autant du plagiat de M Macron!!! Mais lorsqu'il s'agit de Marine le Pen les journalistes ne peuvent s'empêcher d'en faire des tonnes!! Et puis arrêtez d'influencer avec vos sondages truqués on le sait ! Et on s'en fou en plus, respectez les gens et laissez les votez en leur âme et conscience. Merci pour nous!
K.E Belo:

Accueil Actualités du vin Autour du vin - archive 2013

Jean-Marie Le Pen : "Le vin est un grand consolateur"

©
"En 1975, j'ai acheté douze bouteilles de chaque premier grand cru classé de Bordeaux" se souvient le leader d'extrême droite.
Franc buveur dans sa jeunesse, Jean-Marie Le Pen se souvient des vins qui ont accompagné sa vie.
La Revue du vin de France : Vous êtes l’un des rares dirigeants politiques nationaux à avoir investi dans une maison de vin. Est-ce toujours le cas ?
Jean-Marie Le Pen : Non. Un ami, Patrick Bourson, m’avait demandé de prendre une part dans sa maison de Champagne, ce que j’ai fait. Il eut ensuite l’idée de lancer cette cuvée baptisée Veuve Poignet, qu’il voulait vendre dans les boîtes de nuit… Je pense qu’il s’est un peu servi de moi : il a pu dire qu’il avait, indirectement, les ciments Lambert comme associé… Mais j’ai gardé de solides relations en Champagne, dont mon ami François d’Aulan, ex-président de Piper et Charles Heidsieck. Et je suis commandeur de l’ordre du Sabre d’or de la Confrérie du champagne.
La RVF : Quel est à vos yeux le vin français le plus universel ?
J.-M. L. P. : Le champagne est le vin français le plus emblématique, le plus international, davantage que le bordeaux. Et puis le bordeaux accompagne des agapes, alors que le champagne est un vin de fête, qui se boit aujourd’hui à toutes les occasions.
La RVF : Plus qu’avant ?
J.-M. L. P. : Oui. Quand j’étais enfant, on ouvrait du champagne dans des circonstances exceptionnelles. On buvait plus souvent du mousseux. Aujourd’hui, le plus modeste ouvrier aurait honte d’ouvrir une bouteille de mousseux. Il débouche du champagne, comme tout le monde. Pour ma part, je fais habiller mon champagne avec mes étiquettes personnelles, illustrées de photos, pour différentes fêtes, pour le Front national et aussi à titre privé.
"JE N'OSE PLUS BOIRE MES PÉTRUS 1975"
La RVF : Le champagne populaire, c’est un progrès ?
J.-M. L. P. : Oui, le champagne est devenu plus abordable que les grands vins. Profitons-en. Moi, j’ai des Pétrus 1975 dans ma cave, je n’ose même plus les boire…
La RVF : Des Pétrus 1975 ?
J.-M. L. P. : En 1976, j’ai acheté douze bouteilles de chaque premier grand cru classé de Bordeaux, millésimées 1975. Mais un champignon, que je trouvais plutôt joli, s’est développé dans ma cave et a détérioré les étiquettes. Vous me direz, il reste le bouchon. Mais avouez que servir un Pétrus sans étiquette, c’est embêtant.
La RVF : Une cave humide, c’est bon pour le vin…
J.-M. L. P. : Il arrive que le diable porte Pierre ! J’ai aussi des cortons 1964 d’excellente qualité. J’avais acheté à un ami belge, installé à Beaune, des vins qu’il avait expédiés au Canada et qui furent finalement refusés, puis retournés en France. À 5 francs pièce, j’en ai pris 1 200 bouteilles. Nous nous en sommes longtemps régalés.
La RVF : Vous êtes originaire de Bretagne, c’est-à-dire assez loin des pays de vin…
J.-M. L. P. : Quand même ! Il y a le vignoble du Muscadet et le Pays nantais. Dans le Morbihan, j’ai une vigne, qui doit avoir mon âge. Vous savez, il y a plus de soleil que de pluie en Bretagne. La preuve, on y trouve des marais salants : s’il n’y avait pas de soleil, les paludiers mourraient de faim…
La RVF : Chez vos parents, vous buviez du vin ?
J.-M. L. P. : Mon initiation au vin s’est faite… avec du cidre. Mais mon père, jeune patron pêcheur, avait acheté une demi-barrique de vin, chez Sénéclauze, une famille de Français d’Algérie. C’était un vin de là-bas, fortement titré en alcool, plutôt 14° que 12°, ce que l’on préfère en Bretagne. Notre médecin disait : « Ici, je suis le seul à boire du 13 ! ». On le mettait en bouteilles et on le cachetait à la cire. Mais nous buvions du vin surtout pour des occasions particulières.
"ÉTUDIANT, J'ÉTAIS CHAMPION DU CUL-SEC"
La RVF : Vous avez bu davantage lors de vos études ?
J.-M. L. P. : À Paris, j’étais président de la Corpo des étudiants en droit. Nous étions pauvres, plus murgériens [une allusion à l’écrivain Louis-Henri Murger (1822-1861), auteur de Scènes de la vie de bohème, ndlr] que syndicalistes. On picolait du vin rouge, on faisait des concours de cul-sec. J’étais alors un champion du cul-sec, je l’avoue. Il faut dire que j’avais du mal à être ivre. Et surtout, je n’étais jamais malade.
La RVF : Vous ne faisiez pas mieux que les jeunes adeptes du binge drinking d’aujourd’hui, alors ?
J.-M. L. P. : C’était l’âge des sottises, il fallait que jeunesse se passe, qu’elle jette sa gourme. Membre de la Confrérie des bois-sans-soif, je menais les guindailles [fêtes étudiantes où l’on buvait sec en reprenant des chants paillards, ndlr]. Titulaire de tous les grades des ordres estudiantins, je portais une faluche surchargée d’insignes, c’était la grande vie ! Plusieurs de nos congrès estudiantins ont été organisés dans des pays de vignoble, par exemple à Saint-Émilion ou en Bourgogne.
Et soudain, il se met à chanter :
Nargue des pédants et des sots/Qui viennent chagriner notre âme !/Que fît Dieu pour guérir nos maux/Les vieux vins et les jeunes femmes/Il créa pour notre bonheur/Le sexe et le jus de la treille/Aussi je vais en son honneur/Chanter le con et la bouteille !
Vous savez, je pense connaître mille refrains et une bonne dizaine de chansons complètes dans un registre allant de la messe des morts aux chansons de cul et à boire !
La RVF : Vous avez fait les guerres d’Indochine et d’Algérie. On buvait aussi pas mal dans l’armée, non ?
J.-M. L. P. : La République française, pour des raisons électorales, transformait ses soldats, au temps du service militaire, en ivrognes et en fumeurs. Nous avions droit à un paquet de cigarettes et un demi-litre de vin gratuits par jour, dont on aurait pu se passer à 20 ans. En Algérie, dans la Légion, nous buvions plutôt de la bière. La bière se consomme individuellement, alors que le vin se partage. Mais c’est surtout chez les marins que ça buvait sec ! J’ai été marin à bord d’un sardinier. On embarquait, chaque jour, un litre de vin par tête et deux pour le patron. Notre navire rentrait toujours le dernier et le capitaine, un “bolcho”, s’en prenait à la société alors que c’était la faute d’un patron et d’un équipage de poivrots.
"NOS GOUVERNANTS NE SONT PAS DES FRANCS BUVEURS !"
La RVF : Y a-t-il des vignobles que vous connaissez mieux que d’autres ?
J.-M. L. P. : Grâce à la politique, j’ai visité tous les départements de France. J’ai pu apprécier l’immense variété de ses vins, jurançons, champagnes, languedocs, rosés de Provence, châteauneuf-du-pape, sans oublier le vin jaune. Je connais bien le Jura. Un jour, lors de la campagne de 1955, je suis allé porter la contradiction à Edgar Faure, président du Conseil. Je tenais un meeting dans le stade de Lons-le-Saulnier, mais il faisait - 20° C, je n’arrivais plus à parler. Du coup, nous sommes tous allés chez Edgar Faure, et mes troupes poujadistes ont occupé sa salle de meeting. Le seul partisan d’Edgar Faure dans la salle ce jour-là était Henri Maire, le producteur du célèbre Vin fou.
La RVF : La mairie de Paris et l’Élysée vendent les vins de leurs caves. Qu’en pensez-vous ?
J.-M. L. P. : Nos gouvernants ne sont pas des francs buveurs ! Mais les caves officielles sont remplies avec l’argent du contribuable. Si l’on n’utilise pas ces bouteilles, pourquoi ne pas les vendre ? De cette façon, des amateurs en profitent.
La RVF : Et la baisse de la consommation en France ?
J.-M. L. P. : Elle baisse à cause de critères absurdes. On juge que vous êtes dans un état presque second lorsque vous avez bu deux verres de vin. C’est imbécile. Pour les accidents de voiture, l’abus d’alcool est un facteur aggravant, c’est vrai, mais il y a souvent d’autres raisons. L’alcool n’est pas le seul fléau. Comme beaucoup de gens, il m’est arrivé de conduire en état de surchauffe sans jamais avoir de problème particulier.
La RVF : Les autorités sont toujours plus strictes…
J.-M. L. P. : On veut aller vers le risque zéro ! Or, le vin est une richesse de la France et c’est aussi un drapeau. Après, comment s’étonner des difficultés économiques de notre pays ? Il est vrai qu’aujourd’hui, le monde entier produit du vin, du Maroc aux États-Unis. Nous leur avons vendu notre savoir-faire. On a perdu notre patte, les secrets de nos traditions. Depuis l’ouverture des frontières, ça rentre, ça sort, il n’y a plus de contrôle.
La RVF : Fallait-il renoncer à diffuser nos connaissances ?
J.-M. L. P. : Non, je ne crois pas. Mais beaucoup de Français partis à l’étranger ont stimulé la concurrence. À l’inverse, c’est vrai, les pieds-noirs, de retour en France, ont contribué à l’amélioration des vins du Midi.
"JE SUIS POMEROLISTE ! C'EST MON VIN PRÉFÉRÉ"
La RVF : Le vignoble est souvent suspecté de supporter les idées du Front national. Mythe ou réalité ?
J.-M. L. P. : C’est dans le département de la Côte d’Or que le Front collecte le plus grand nombre de parrains à la candidature présidentielle. Et notre “ambassadeur” du Front en Bourgogne est originaire de Chambolle-Musigny.
La RVF : Pourtant, vous avez été élu dans le département de la Seine. Votre fille Marine est élue dans le Pas-de-Calais. Seule votre petite-fille Marion Maréchal-Le Pen est députée d’une terre viticole, le Vaucluse…
J.-M. L. P. : L’électorat du Front national se situe à l’Est, d’une ligne allant de Rouen à Perpignan. L’Ouest est notre terra incognita, ceci en raison de l’influence du clergé devenu socialiste. Les agriculteurs et les viticulteurs, souvent à la tête de petites exploitations, sont des artisans. Ils sont plus proches du Front national que les industriels de l’agriculture. Ils sont plus proches du terroir, d’une conception charnelle de la nation, de la patrie, plus attachés aux sols, aux paysages. Leurs exploitations sont transmises par héritage, dans le sens de la lignée, d’une tradition. Et dans patrimoine, il y a le mot patrie.
Et il entonne une autre chanson, le Vin Gaulois :
Vive le vieux vin de vigne/Le vieux vin gaulois/Tan ! Tan ! Terre et ciel !/Chêne, feu rouge et soleil/Tan ! Tan ! Glaive clair, flots de sang vermeil…
La RVF : Quel est votre vin préféré ?
J.-M. L. P. : Les bordeaux, mais je vais vous faire une confidence, je suis pomeroliste ! C’est mon vin préféré. J’apprécie aussi les portos, les vendanges tardives d’Alsace et quelques vins blancs allemands.
La RVF : Avec quel vin fêtez-vous vos victoires ?
J.-M. L. P. : Au champagne, comme les défaites d’ailleurs, car c’est le moment où l’on a le plus besoin d’être consolé. Et le vin est un grand consolateur.
Le mot de la direction de la rédaction
De nombreux lecteurs ont été choqués par l’ITW de Jean-Marie Le Pen publiée dans notre numéro d’octobre. Nous entendons leurs protestations et, selon la tradition constante de notre magazine, nous ne refusons pas le débat, au contraire. Cet épisode nous donne l’occasion de rappeler la ligne éditoriale de La RVF, la défense des vins de qualité et la sauvegarde de l’intérêt des consommateurs. Justement, quel est le rapport avec Jean-Marie Le Pen, s’étonnent certains d’entre vous. Si le cahier Dégustations et la plupart de nos chroniques sont centrés sur l’expertise des vins de qualité, l’entretien présenté chaque mois en ouverture du magazine est réservé à une personnalité placée sous les lumières de l’actualité. Parce que la place du vin en France se joue aussi à l’Assemblée, à l’Élysée voire à Bruxelles, il nous arrive régulièrement d’interroger des responsables politiques. Cela ne signifie pas que nous approuvons leurs idées. Avoir interviewé ces dernières années Jack Lang, l’homme d’affaires engagé à gauche Pierre Bergé ou bien Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture ne fait pas de nous des militants socialistes. De la même façon, avoir donné la parole à Valéry Giscard d’Estaing ou Alain Juppé ne traduit pas un engagement à droite de la rédaction. C’est dans cet esprit et animé par la tradition pluraliste de La RVF que nous avons interviewé dans le magazine Jean-Marie Le Pen, un entretien centré sur le vin. Cet entretien ne signifie en aucun cas que nous partageons ses idées politiques. Nous estimons avoir fait notre travail le plus honnêtement possible, sans parti pris ni volonté d’influencer d’une quelconque façon les convictions de nos lecteurs. Comme lorsqu’il s’agit de juger un vin, votre liberté d’appréciation constitue notre bien le plus précieux.
Denis Saverot, Directeur de la rédaction
a Diffuser Aux Informations De 13h et 20h Elle Vous Ment Depuis Longtemps Son père elle S'est Gros Menteur Lisez Bien L'article

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Jean-Marie Le Pen : "Le vin est un grand consolateur"

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"En 1975, j'ai acheté douze bouteilles de chaque premier grand cru classé de Bordeaux" se souvient le leader d'extrême droite.
Franc buveur dans sa jeunesse, Jean-Marie Le Pen se souvient des vins qui ont accompagné sa vie.
La Revue du vin de France : Vous êtes l’un des rares dirigeants politiques nationaux à avoir investi dans une maison de vin. Est-ce toujours le cas ?
Jean-Marie Le Pen : Non. Un ami, Patrick Bourson, m’avait demandé de prendre une part dans sa maison de Champagne, ce que j’ai fait. Il eut ensuite l’idée de lancer cette cuvée baptisée Veuve Poignet, qu’il voulait vendre dans les boîtes de nuit… Je pense qu’il s’est un peu servi de moi : il a pu dire qu’il avait, indirectement, les ciments Lambert comme associé… Mais j’ai gardé de solides relations en Champagne, dont mon ami François d’Aulan, ex-président de Piper et Charles Heidsieck. Et je suis commandeur de l’ordre du Sabre d’or de la Confrérie du champagne.
La RVF : Quel est à vos yeux le vin français le plus universel ?
J.-M. L. P. : Le champagne est le vin français le plus emblématique, le plus international, davantage que le bordeaux. Et puis le bordeaux accompagne des agapes, alors que le champagne est un vin de fête, qui se boit aujourd’hui à toutes les occasions.
La RVF : Plus qu’avant ?
J.-M. L. P. : Oui. Quand j’étais enfant, on ouvrait du champagne dans des circonstances exceptionnelles. On buvait plus souvent du mousseux. Aujourd’hui, le plus modeste ouvrier aurait honte d’ouvrir une bouteille de mousseux. Il débouche du champagne, comme tout le monde. Pour ma part, je fais habiller mon champagne avec mes étiquettes personnelles, illustrées de photos, pour différentes fêtes, pour le Front national et aussi à titre privé.
"JE N'OSE PLUS BOIRE MES PÉTRUS 1975"
La RVF : Le champagne populaire, c’est un progrès ?
J.-M. L. P. : Oui, le champagne est devenu plus abordable que les grands vins. Profitons-en. Moi, j’ai des Pétrus 1975 dans ma cave, je n’ose même plus les boire…
La RVF : Des Pétrus 1975 ?
J.-M. L. P. : En 1976, j’ai acheté douze bouteilles de chaque premier grand cru classé de Bordeaux, millésimées 1975. Mais un champignon, que je trouvais plutôt joli, s’est développé dans ma cave et a détérioré les étiquettes. Vous me direz, il reste le bouchon. Mais avouez que servir un Pétrus sans étiquette, c’est embêtant.
La RVF : Une cave humide, c’est bon pour le vin…
J.-M. L. P. : Il arrive que le diable porte Pierre ! J’ai aussi des cortons 1964 d’excellente qualité. J’avais acheté à un ami belge, installé à Beaune, des vins qu’il avait expédiés au Canada et qui furent finalement refusés, puis retournés en France. À 5 francs pièce, j’en ai pris 1 200 bouteilles. Nous nous en sommes longtemps régalés.
La RVF : Vous êtes originaire de Bretagne, c’est-à-dire assez loin des pays de vin…
J.-M. L. P. : Quand même ! Il y a le vignoble du Muscadet et le Pays nantais. Dans le Morbihan, j’ai une vigne, qui doit avoir mon âge. Vous savez, il y a plus de soleil que de pluie en Bretagne. La preuve, on y trouve des marais salants : s’il n’y avait pas de soleil, les paludiers mourraient de faim…
La RVF : Chez vos parents, vous buviez du vin ?
J.-M. L. P. : Mon initiation au vin s’est faite… avec du cidre. Mais mon père, jeune patron pêcheur, avait acheté une demi-barrique de vin, chez Sénéclauze, une famille de Français d’Algérie. C’était un vin de là-bas, fortement titré en alcool, plutôt 14° que 12°, ce que l’on préfère en Bretagne. Notre médecin disait : « Ici, je suis le seul à boire du 13 ! ». On le mettait en bouteilles et on le cachetait à la cire. Mais nous buvions du vin surtout pour des occasions particulières.
"ÉTUDIANT, J'ÉTAIS CHAMPION DU CUL-SEC"
La RVF : Vous avez bu davantage lors de vos études ?
J.-M. L. P. : À Paris, j’étais président de la Corpo des étudiants en droit. Nous étions pauvres, plus murgériens [une allusion à l’écrivain Louis-Henri Murger (1822-1861), auteur de Scènes de la vie de bohème, ndlr] que syndicalistes. On picolait du vin rouge, on faisait des concours de cul-sec. J’étais alors un champion du cul-sec, je l’avoue. Il faut dire que j’avais du mal à être ivre. Et surtout, je n’étais jamais malade.
La RVF : Vous ne faisiez pas mieux que les jeunes adeptes du binge drinking d’aujourd’hui, alors ?
J.-M. L. P. : C’était l’âge des sottises, il fallait que jeunesse se passe, qu’elle jette sa gourme. Membre de la Confrérie des bois-sans-soif, je menais les guindailles [fêtes étudiantes où l’on buvait sec en reprenant des chants paillards, ndlr]. Titulaire de tous les grades des ordres estudiantins, je portais une faluche surchargée d’insignes, c’était la grande vie ! Plusieurs de nos congrès estudiantins ont été organisés dans des pays de vignoble, par exemple à Saint-Émilion ou en Bourgogne.
Et soudain, il se met à chanter :
Nargue des pédants et des sots/Qui viennent chagriner notre âme !/Que fît Dieu pour guérir nos maux/Les vieux vins et les jeunes femmes/Il créa pour notre bonheur/Le sexe et le jus de la treille/Aussi je vais en son honneur/Chanter le con et la bouteille !
Vous savez, je pense connaître mille refrains et une bonne dizaine de chansons complètes dans un registre allant de la messe des morts aux chansons de cul et à boire !
La RVF : Vous avez fait les guerres d’Indochine et d’Algérie. On buvait aussi pas mal dans l’armée, non ?
J.-M. L. P. : La République française, pour des raisons électorales, transformait ses soldats, au temps du service militaire, en ivrognes et en fumeurs. Nous avions droit à un paquet de cigarettes et un demi-litre de vin gratuits par jour, dont on aurait pu se passer à 20 ans. En Algérie, dans la Légion, nous buvions plutôt de la bière. La bière se consomme individuellement, alors que le vin se partage. Mais c’est surtout chez les marins que ça buvait sec ! J’ai été marin à bord d’un sardinier. On embarquait, chaque jour, un litre de vin par tête et deux pour le patron. Notre navire rentrait toujours le dernier et le capitaine, un “bolcho”, s’en prenait à la société alors que c’était la faute d’un patron et d’un équipage de poivrots.
"NOS GOUVERNANTS NE SONT PAS DES FRANCS BUVEURS !"
La RVF : Y a-t-il des vignobles que vous connaissez mieux que d’autres ?
J.-M. L. P. : Grâce à la politique, j’ai visité tous les départements de France. J’ai pu apprécier l’immense variété de ses vins, jurançons, champagnes, languedocs, rosés de Provence, châteauneuf-du-pape, sans oublier le vin jaune. Je connais bien le Jura. Un jour, lors de la campagne de 1955, je suis allé porter la contradiction à Edgar Faure, président du Conseil. Je tenais un meeting dans le stade de Lons-le-Saulnier, mais il faisait - 20° C, je n’arrivais plus à parler. Du coup, nous sommes tous allés chez Edgar Faure, et mes troupes poujadistes ont occupé sa salle de meeting. Le seul partisan d’Edgar Faure dans la salle ce jour-là était Henri Maire, le producteur du célèbre Vin fou.
La RVF : La mairie de Paris et l’Élysée vendent les vins de leurs caves. Qu’en pensez-vous ?
J.-M. L. P. : Nos gouvernants ne sont pas des francs buveurs ! Mais les caves officielles sont remplies avec l’argent du contribuable. Si l’on n’utilise pas ces bouteilles, pourquoi ne pas les vendre ? De cette façon, des amateurs en profitent.
La RVF : Et la baisse de la consommation en France ?
J.-M. L. P. : Elle baisse à cause de critères absurdes. On juge que vous êtes dans un état presque second lorsque vous avez bu deux verres de vin. C’est imbécile. Pour les accidents de voiture, l’abus d’alcool est un facteur aggravant, c’est vrai, mais il y a souvent d’autres raisons. L’alcool n’est pas le seul fléau. Comme beaucoup de gens, il m’est arrivé de conduire en état de surchauffe sans jamais avoir de problème particulier.
La RVF : Les autorités sont toujours plus strictes…
J.-M. L. P. : On veut aller vers le risque zéro ! Or, le vin est une richesse de la France et c’est aussi un drapeau. Après, comment s’étonner des difficultés économiques de notre pays ? Il est vrai qu’aujourd’hui, le monde entier produit du vin, du Maroc aux États-Unis. Nous leur avons vendu notre savoir-faire. On a perdu notre patte, les secrets de nos traditions. Depuis l’ouverture des frontières, ça rentre, ça sort, il n’y a plus de contrôle.
La RVF : Fallait-il renoncer à diffuser nos connaissances ?
J.-M. L. P. : Non, je ne crois pas. Mais beaucoup de Français partis à l’étranger ont stimulé la concurrence. À l’inverse, c’est vrai, les pieds-noirs, de retour en France, ont contribué à l’amélioration des vins du Midi.
"JE SUIS POMEROLISTE ! C'EST MON VIN PRÉFÉRÉ"
La RVF : Le vignoble est souvent suspecté de supporter les idées du Front national. Mythe ou réalité ?
J.-M. L. P. : C’est dans le département de la Côte d’Or que le Front collecte le plus grand nombre de parrains à la candidature présidentielle. Et notre “ambassadeur” du Front en Bourgogne est originaire de Chambolle-Musigny.
La RVF : Pourtant, vous avez été élu dans le département de la Seine. Votre fille Marine est élue dans le Pas-de-Calais. Seule votre petite-fille Marion Maréchal-Le Pen est députée d’une terre viticole, le Vaucluse…
J.-M. L. P. : L’électorat du Front national se situe à l’Est, d’une ligne allant de Rouen à Perpignan. L’Ouest est notre terra incognita, ceci en raison de l’influence du clergé devenu socialiste. Les agriculteurs et les viticulteurs, souvent à la tête de petites exploitations, sont des artisans. Ils sont plus proches du Front national que les industriels de l’agriculture. Ils sont plus proches du terroir, d’une conception charnelle de la nation, de la patrie, plus attachés aux sols, aux paysages. Leurs exploitations sont transmises par héritage, dans le sens de la lignée, d’une tradition. Et dans patrimoine, il y a le mot patrie.
Et il entonne une autre chanson, le Vin Gaulois :
Vive le vieux vin de vigne/Le vieux vin gaulois/Tan ! Tan ! Terre et ciel !/Chêne, feu rouge et soleil/Tan ! Tan ! Glaive clair, flots de sang vermeil…
La RVF : Quel est votre vin préféré ?
J.-M. L. P. : Les bordeaux, mais je vais vous faire une confidence, je suis pomeroliste ! C’est mon vin préféré. J’apprécie aussi les portos, les vendanges tardives d’Alsace et quelques vins blancs allemands.
La RVF : Avec quel vin fêtez-vous vos victoires ?
J.-M. L. P. : Au champagne, comme les défaites d’ailleurs, car c’est le moment où l’on a le plus besoin d’être consolé. Et le vin est un grand consolateur.
Le mot de la direction de la rédaction
De nombreux lecteurs ont été choqués par l’ITW de Jean-Marie Le Pen publiée dans notre numéro d’octobre. Nous entendons leurs protestations et, selon la tradition constante de notre magazine, nous ne refusons pas le débat, au contraire. Cet épisode nous donne l’occasion de rappeler la ligne éditoriale de La RVF, la défense des vins de qualité et la sauvegarde de l’intérêt des consommateurs. Justement, quel est le rapport avec Jean-Marie Le Pen, s’étonnent certains d’entre vous. Si le cahier Dégustations et la plupart de nos chroniques sont centrés sur l’expertise des vins de qualité, l’entretien présenté chaque mois en ouverture du magazine est réservé à une personnalité placée sous les lumières de l’actualité. Parce que la place du vin en France se joue aussi à l’Assemblée, à l’Élysée voire à Bruxelles, il nous arrive régulièrement d’interroger des responsables politiques. Cela ne signifie pas que nous approuvons leurs idées. Avoir interviewé ces dernières années Jack Lang, l’homme d’affaires engagé à gauche Pierre Bergé ou bien Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture ne fait pas de nous des militants socialistes. De la même façon, avoir donné la parole à Valéry Giscard d’Estaing ou Alain Juppé ne traduit pas un engagement à droite de la rédaction. C’est dans cet esprit et animé par la tradition pluraliste de La RVF que nous avons interviewé dans le magazine Jean-Marie Le Pen, un entretien centré sur le vin. Cet entretien ne signifie en aucun cas que nous partageons ses idées politiques. Nous estimons avoir fait notre travail le plus honnêtement possible, sans parti pris ni volonté d’influencer d’une quelconque façon les convictions de nos lecteurs. Comme lorsqu’il s’agit de juger un vin, votre liberté d’appréciation constitue notre bien le plus précieux.
Denis Saverot, Directeur de la rédaction
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Jal Mahb: A mon dieu depuis que je regard plus bfmtv sa va beaucoup mieux
Frank Maclow: +Mickaël Maia je ne crois pas qu'ils vont publier grand chose sur Google +. Ils ne peuvent pas censurer les opinions des gens ici.
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Gilbert Nutier: c'est une personne très riche , peut être ;
Constant Clavier: Magnifik ! j'lui donnerais bien une médaille !
Lambert Lauryne: Plusieurs fusillades à Paris et deux explosions vers le Stade de France : au moins 18 morts et des blessés
http://sms1amour.blogspot.com/2015/11/attaque-de-paris-13112016-video.html
http://sms1amour.blogspot.com/2015/11/attaque-de-paris-13112016-video.html
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lola G: +bbvision1
Decidement devenir un bas du front, ne vous a pas ete utile..
C'est contagieux la betise ?
Chez vous oui.
Meme pas capable de se remettre en question...
Decidement devenir un bas du front, ne vous a pas ete utile..
C'est contagieux la betise ?
Chez vous oui.
Meme pas capable de se remettre en question...
lola G: +bbvision1
Je suis tres tolerante devant vos niaiseries..
Limites intellectuelles ?
Arretez on dirait un comique qui s'ignore...
L'intello du fn...
Je crois que je vais me passer de vos commentaires definitivement.
Avant on arrivait à echanger, mais là c'est ininteressant au possible.
Je suis tres tolerante devant vos niaiseries..
Limites intellectuelles ?
Arretez on dirait un comique qui s'ignore...
L'intello du fn...
Je crois que je vais me passer de vos commentaires definitivement.
Avant on arrivait à echanger, mais là c'est ininteressant au possible.
lola G: +bbvision1
Je crois surtout que j'ai fait une erreur en vous debloquant...
Moi lire par vos post les tracts frontistes ne represente aucun interet...
Voyez meme votre reponse, ben elle est idiote , que voulez vous dire de plus ...
C'est juste con.
Je crois surtout que j'ai fait une erreur en vous debloquant...
Moi lire par vos post les tracts frontistes ne represente aucun interet...
Voyez meme votre reponse, ben elle est idiote , que voulez vous dire de plus ...
C'est juste con.
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Arya Stark: La france doit dabort hèberger les sans abrit!!bizar quand méme pour les réfugiès le gouvernement trouve des appart..
Claude Lallement: La France,doit surtout se préoccupé des français et se,débarrasser de tout les étrangers qui nous coûte très cher
Justice perv erse: ché pooo ! je sais juste que le mien est insalubre ! et que l 'on accorde un FSL à d'autres mais pas à ceux qui ont tjrs payé leur loyer !!!!
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Céline LE PAPE: Pourquoi toujours blâmer le patron. Si les charges patronales n'étaient pas aussi lourdes peut être que les salaires pourraient être plus hauts.
Julien Dubois: Il faut surtout que le gouvernement fasse des économies partout pour peut-être un jour baisser réellement les impôts. Entre l'accueil des réfugiés qui coûtent cher tout de même, l'accueil de ceux qui sont déjà en France depuis plusieurs années qui perçoivent des aides.
Entre le cout de l'administration française qui est bien trop lourde, entre les services qu'il faut contacter pour régler tel ou tel soucis, ou pour obtenir tel ou tel papier. Que cela soit pour récupérer la carte grise du véhicule, déclarer un patrimoine ou même créer une entreprise, il y a du chemin et du travail à faire.
Entre le cout de l'administration française qui est bien trop lourde, entre les services qu'il faut contacter pour régler tel ou tel soucis, ou pour obtenir tel ou tel papier. Que cela soit pour récupérer la carte grise du véhicule, déclarer un patrimoine ou même créer une entreprise, il y a du chemin et du travail à faire.
Julien Dubois: Il faut partir du principe que tout travail mérite salaire.
Maintenant, les patrons tant qu'ils peuvent sous-payer, ils paieront le minimum qu'ils peuvent. Ils n'hésiteront pas de toute façon, on a 3 Millions de chômeurs, pourquoi prendre un tel a 2 000 alors que l'autre demande 1 600? Même compétences, même diplôme.
Moi j'aurai fait vite fait mon choix. Ce n'est pas bien dure à comprendre.
Maintenant, les patrons tant qu'ils peuvent sous-payer, ils paieront le minimum qu'ils peuvent. Ils n'hésiteront pas de toute façon, on a 3 Millions de chômeurs, pourquoi prendre un tel a 2 000 alors que l'autre demande 1 600? Même compétences, même diplôme.
Moi j'aurai fait vite fait mon choix. Ce n'est pas bien dure à comprendre.
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Après avoir fréquenté un collègue pendant près de quatre mois, elle rompt avec lui. C'est le début du cauchemar...
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lola G: +Juste Clovis
Ca sent le vecu, le mec qui se fait larguer...
De là à justifier !!!
Ca sent le vecu, le mec qui se fait larguer...
De là à justifier !!!
lola G: +Juste Clovis
Ah ah ah...vos commentaires le demontrent...
Mais je sais parfaitement que c'est involontaire de votre part..
Me supporter ?
Pfffffff...comme si c'etait à l'ordre du jour !
Ah ah ah...vos commentaires le demontrent...
Mais je sais parfaitement que c'est involontaire de votre part..
Me supporter ?
Pfffffff...comme si c'etait à l'ordre du jour !
lola G: +Juste Clovis
Je comprends surtout pourquoi 'on vous largue comme une vieille chaussette...
Ne parlez pas de choses dont vous ignorez l'existence...
Je comprends surtout pourquoi 'on vous largue comme une vieille chaussette...
Ne parlez pas de choses dont vous ignorez l'existence...
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