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Theviot Martial
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LES MOUSQUETAIRES INTERCEPTEURS DE DRONES

Athos, Porthos, Aramis et D'Artagnan sont les quatre aigles royaux ("les mousquetaires") qui sont actuellement dressés pour intercepter les drones. Pour les entrainer, on les nourrit sur des drones qu'ils chassent ensuite en les saisissant dans leurs serres et en les déposant ensuite au sol. Ils sont sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan et ils viendront compléter les autres systèmes actuels de lutte contre les drones (notamment brouillage).

Dessin extrait de "monquotidien.fr"
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Theviot Martial
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23 s
LES CHAMPIONS DU CHAMPIGNON
L'association des Producteurs de cèpes et Champignons de Gironde (A.P.C.C.G.), présidée par Marie Thérèse Fauqué, a pour objet la défense des intérêts des producteurs de cèpes et champignons en encourageant la recherche et l'amélioration de la production.
Les boletières expérimentales en cours d'activités sont situées à Balizac et Escaude, Parentis, Biscarosse, Vensac, le Porge et Queyrac. Des sorties sur ces boletières et au moins une sortie mycologique annuelle ont lieu chaque année, ainsi qu'une exposition à la Foire de Bordeaux durant toute sa durée (en mai) et à la fête de l'automne au Pian-Médoc (septembre), éventuellement d'autres manifestations (salon européen de la sylviculture en juin). Un bulletin (2 € hors port) est éditée. Vous pouvez vous le procurer ou avoir d'autres informations en écrivant au secrétaire général et trésorier: jmcharpentier@free.fr.
Siège: Thérèse Fauqué APCCCG 58, rue Croix de Seguey 33000 Bordeaux.
Photo extraite de minnierose.centerblog
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UN RÉGAL VISUEL OFFERT PAR LES MOUETTES RIEUSES

Lorsque j'ai placé les derniers nichoirs pour les petits rongeurs (des balles de tennis percées chacune d'un trou) aux parcs du #Bourran et du #Vivier (33700 #Mérignac), j'ai pris le temps d'admirer les dernières mouettes qui hivernent encore sur les plans d'eau de ces parcs avant qu'elles ne regagnent prochainement leurs zones de nidification.

Les mouettes rieuses rivalisent de grâce et je ne me lasse pas de les admirer: certaines avaient gardé leur plumage hivernal (un point sombre derrière l’œil), d'autres avaient déjà revêtu leur plumage de printemps (une calotte couleur chocolat) et d'autres encore portaient un plumage intermédiaire. J'ai remarqué qu'un dixième des mouettes environ était des juvéniles, reconnaissables à leurs ailes parsemées de taches brunes qui disparaitront lors du prochain automne.

Au Bourran, elles sont si peu farouches qu'elles attrapent le pain qu'on leur jette presque à portée de main! C'est un vrai régal visuel que de voir les acrobaties dont elles sont capables pour dérober leur repas aux autres oiseaux aquatiques. En s'asseyant discrètement sur un banc face à l'île aux oiseaux (côté déversoir), j'ai pu facilement suivre le rythme de leur vie lorsqu'elles sont posées sur un cyprès-chauve tombé dans l'eau et qui émerge partiellement. Certains individus semblent dormir, mais en fait ils entr'ouvrent de temps à temps un œil pour me surveiller. D'autres entament une longue séance d'entretien de leur plumage: l'oiseau récupère au niveau de son croupion un liquide huileux dont il enduit ensuite ses plumes pour les imperméabiliser. En bord de mer, cette huile prend des couleurs rosées provenant du carotène des petits crustacés que la #mouette consomme. Si elles vivent en harmonie avec quelques cormorans, les mouettes sont plus vindicatives avec les corneilles : en effet, une ou plusieurs d'entre elles poursuivent, à l'occasion, avec beaucoup d'acharnement les corvidés qui les survolent. Il y a une multitude de #photographies différentes et faciles à faire sur les mouettes dans ces deux parcs.
C'est là, en les observant de près, au repos, que l'on peut distinguer les jeunes des adultes à la couleur de leurs pattes: orangées chez le jeune, rouges chez l'adulte. Chez l'adulte, le bout des ailes est souvent plus long chez les mâles. Il devient plus pâle quand l'oiseau est âgé. Si le dessous des ailes est particulièrement clair, c'est pour que l'approche de l'oiseau soit indétectable par ses proies (les petits poissons par exemple): vue ainsi par en-dessous quand les yeux sont dans l'eau, la mouette se confond presque avec le ciel et bénéficie ainsi de l'effet de surprise.

Vous trouverez d'autres informations sur la mouette rieuse dans notre livre "Les mystères de la nature à Mérignac" (10 € à la boutique de l'Office de Tourisme de Bordeaux ou au siège de l'association #jardinetecotourisme à Mérignac), sans oublier les photographies de jice333 sur son site Flickr (ci-dessous, mouette rieuse en plumage d'hiver de JC Esnault)
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TENDANCES DES POPULATIONS D'OISEAUX DE NOTRE SUD-OUEST: AUGMENTATION OU DIMINUTION ?

Hier, dans mon post, nous avons vu que l'#étourneau n'est pas du tout un oiseau en voie de disparition! Mais, qu'en est-il des autres oiseaux dans notre région #Aquitaine?
En fait, tout dépend des espèces d'oiseaux. D'après la LPO Aquitaine, voici quelques tendances régionales concernant les effectifs de nos oiseaux sauvages.
Les espèces qui augmentent sont (dans l'ordre décroissant) : le pigeon ramier, le pouillot de Bonelli, le colvert, l'alouette lulu, le pipit des arbres, le pic épeiche, la pie bavarde, le geai des chênes, le pivert, la buse variable, le rossignol philomèle.
Par contre, les espèces qui régressent de manière spectaculaire sont : la linotte mélodieuse, le tarier pâtre, le torcol fourmilier, le chardonneret élégant, la cisticole des joncs, la fauvette grisette et, dans une certaine mesure, le bruant zizi. Pour les régressions, cela peut s'expliquer par la déprise agricole, l'urbanisation galopante et le réchauffement climatique. Pour notre part, à #jardinetecotourisme, nous avons placé des #nichoirs dans les parcs de #Mérignac pour tenter de faire revenir le torcol sur la commune.
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LES ATOUTS D'UNE HYPER-STAR A PLUMES: L’ÉTOURNEAU SANSONNET

A plusieurs reprises dans mes posts, j'ai signalé combien les étourneaux étaient nombreux à Bordeaux cet hiver car les #migrateurs venus du nord de l'Europe viennent gonfler les effectifs locaux. Le soir, sur leurs dortoirs, de nombreux bordelais ont été frappés par les gigantesques nuages de ces oiseaux en vol collectif, théâtre d'incroyables figures aériennes hyper-mobiles, en totale synchronie et à des vitesses très rapides (70 km/h). Aussi, vous vous êtes peut-être posés la question suivante: quels talents expliquent le succès de cet envahisseur qu'est Maître Sansonnet?

HYPER-DOUÉ: il a une intelligence qui sait évaluer la situation du moment. Cette faculté d'adaptation lui permet une grande plasticité dans ses comportements, d'autant plus qu'il est capable d'apprendre durablement (mémoire) et de tirer des enseignements de ses expériences de vie.

HYPER-ANTHROPOPHILE: face au déclin des paysages agricoles, il a colonisé de nouveaux milieux plus proches de l'homme pour y trouver un abri en ville afin d'y dormir et de se nourrir. Il a su notamment exploiter les surfaces de gazon et les divers déchets.

HYPER-OMNIVORE: ses menus sont variés (insectes dont les larves de tipules, vers, escargots, baies et fruits dont les figues, les cerises et le raisin). Son tube digestif possède une enzyme spéciale pour neutraliser l'alcool produit par la fermentation des fruits. Ainsi, il ne s’enivre pas avec le raisin!

HYPER-MUSCLE: trapu, robuste, cet oiseau est solidement bâti. Sa mâchoire très développée lui permet de manger des aliments inexploitables par ses compères merles et grives: il peut notamment écarter ses mandibules dans un sol tassé. Les ailes lui permettent des changements brusques de direction. L'organe chanteur de ce "braillard" est aussi très musclé.

HYPER-SOCIABLE: c'est très amusant de les voir progresser en rangs (parfois plus ou moins parallèles) sur les pelouses pour ratisser méthodiquement tout le terrain comme un rouleau compresseur (le dernier rang passant régulièrement au premier rang)!
Regardez aussi leur populeux #dortoirs au sommet des arbres. Avant de s'endormir, leur babil entremêlé produit un tumulte assourdissant (indéchiffrable et désagréable pour le passant). Le dortoir a probablement une fonction de centre de renseignements où s'échangent, peut-être, des informations sur les dangers rencontrés ou les sources de nourritures trouvées durant la journée dont profiteront les moins expérimentés le lendemain.

HYPER-POLYGLOTTE: le chant est un pot pourri de sons les plus divers, avec des imitations invraisemblables. On raconte qu'un ornithologue devinait la provenance des étourneaux migrateurs uniquement d'après les imitations des sirènes de police! De même, il parait qu'en Irlande, on dut interrompre un match de football à cause d'un étourneau qui imitait à la perfection le coup de sifflet de l'arbitre! Chaque famille a ses expressions et son dialecte qui permet à leurs membres de se retrouver dans une colonie de milliers d'#oiseaux. Cette carte d'identité auditive pourrait favoriser le voyage groupé d'oiseaux de même origine ou la ponte synchronisée de femelles d'une même zone géographique.

HYPER-AGRESSIF: lorsque j'étais étudiant, j'ai eu l'occasion de prendre en main un étourneau moribond. Quelle ne fut pas ma surprise de constater avec quelle énergie il se débattait, tout en pinçant méchamment mes doigts! Ce tempérament vif et batailleur, je le retrouve chaque année au début du printemps quand j'observe des étourneaux expulser des trous d'arbres des oiseaux plus gros qu'eux (huppe, pivert) pour prendre leur place.

Voilà! Vous avez compris que, loin d'être timide et hyper-spécialisé, ce "dur à cuire" a un tempérament de gagnant et c'est pour cela qu'on le trouve actuellement presque partout dans le monde. Nous observerons une Cité des #étourneaux lors de notre écobalade du 26 février au parc du Château (#Mérignac) dans le cadre des sorties-nature de #jardinetecotourisme. Une excellente occasion pour l'observer et en savoir davantage sur ce #sansonnet!
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UNE EXPOSITION A NE PAS MANQUER!!! L'UNIVERS DE JEPHAN DE VILLIERS (GRADIGNAN)

Vous ne savez pas quoi choisir parmi les nombreuses sorties potentielles qui vous sont offertes en Gironde ce week-end? Alors, je vous recommande très vivement d'aller vous immerger parmi les étonnantes œuvres du #sculpteur-poète #JEPHANDEVILLIERS lors d'une exposition à la médiathèque de Mérignac, durant l'été 2013. Depuis 2013,je n'ai jamais retrouvé quelque chose de plus émouvant et de plus prenant, tous domaines artistiques confondus. Je considère JEPHAN DE VILLIERS comme un artiste de premier ordre, authentique, intègre et simple. Quatre ans plus tard, il revient sur #BordeauxMétropole avec une exposition à #Gradignan, à Cayac, au Musée Georges de Sonneville. 19 ensembles sont présentés dans trois grandes salles, vendredi, samedi et dimanche. A voir absolument: on en ressort tout transformé!

Depuis son adolescence, isolé du monde par des problèmes de santé, il se découvre un attrait particulier pour la nature en vivant chez sa grand-mère. Il s'exprime en réalisant des processions (funèbres?) d'humains minuscules sculptés dans le bois mort: les bois-corps. Ils errent dans une nature silencieuse complètement dépouillée (peut-être souterraine?). Il nous invite à nous plonger dans son pays imaginaire (l'#Arbonie), onirique, sensible, étrange et minutieux. Il n'utilise que des éléments naturels: morceaux de bois, écorces, brindilles, bogues, racines, terre, plumes. Il a trouvé une forme d'expression magique qui nous saisit tout simplement et profondément. Même l'écriture est indéchiffrable, oubliée des hommes. Il nous parle de la perdition de la planète d'une manière qui tient du tour de force. Les thèmes sont aussi universels que la vie, la mort, la mémoire, le temps qui passe, le silence...

"Les personnages de Jephan de Villiers nous regardent droit dans le cœur, comme s’ils nous posaient la question décisive, comme si nous avions la clé de l’énigme, c’est peut-être pour cela qu’ils nous bouleversent..." (Nouvel observateur)

Photos extraites du site Web du sculpteur que je vous invite à visiter pour voir d'autres œuvres: http://jephan-de-villiers.com/
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QUE VOIR AU COURS DE VOS BALADES DANS LA NATURE EN FÉVRIER?

Déjà la mi-février dépassé... Avant que le mois de février se termine, il est temps que je vous donne quelques observations en vrac que vous pouvez encore faire dans la nature ce mois-ci.

Ciel: Ciel nocturne avec: Cocher, Gémeaux, Taureau, Petit Chien, Pléiades, alignement Grande Ourse-Gémeaux-Grand Chien.Vénus le soir (direction ouest/sud-ouest).

Plantes : Déclenchement des premières allergies provoquées par les pollens des arbres (de début février à fin avril). Excellente époque pour observer les bourgeons (structure, disposition, couleur, forme): fusain, buis, lilas, frêne, peuplier, sapin, rosier, arbres fruitiers (pêcher) et surtout marronnier. Chatons (noisetiers, aulnes). Premières fleurs: perce-neige, jonquilles, violette, #crocus, oxalis, ficaire, pâquerette, tussilage. Réaliser des bouquets pour forcer l’ouverture des fleurs à l’intérieur de la maison: “chatons” des saule, jonquille, mimosa.

Animaux: Glapissement, rut et dispersion des renards à la recherche d’un territoire. Rut du chat (batailles bruyantes). Jeux nuptiaux des écureuils. Musaraigne dans la maison (garage). Premières sorties du hérisson (écrasé sur la route!). Premières portées des rongeurs. Buttes de taupe. Observation des oiseaux à la mangeoire. Passage de #migrateurs: palombes, oies, cigognes, grues (depuis deux jours et ça va continuer jusqu'à la fin du mois). Dernier délai pour installer les #nichoirs (voir notre message sur Twitter). Jeux nuptiaux aériens des aigles, chouettes hulottes, vautours, grands corbeaux et grands ducs. Observation des #rapacesnocturnes les jours de pleine lune. Repasse au magnétophone pour détecter la chevêche (nuit de la chouette le 8 mars). Tambourinement des pics. Croule des bécasses. Profiter de cette période pour apprendre les premiers #chantsdoiseaux de l'année : chants de chouette hulotte, accenteur mouchet, étourneau, merle noir, grive musicienne, mésanges, rouge-gorge, alouette, cris de paons (Parc du Vivier à Mérignac). Fraie des brochets. Fin de la remontée des civelles. Rechercher les œufs de crapaud et de grenouilles (rousse, agile) au jardin botanique de La Bastide. Premiers coassements. Sur les routes, cadavres de batraciens qui se rendent dans les mares pour pondre: salamandre (mare du CDDP de Mérignac) et grenouille rousse se mettent en route pour pondre dès les premiers redoux. Idem pour les tritons palmé (presque partout!) et marbré qui retournent dans l’eau. Quelques surprises en soulevant les pierres des ruisseaux. Chenilles #processionnaires au sol (descente des pins, en procession, pour s’enterrer lors des belles journées ensoleillées). Papillon citron s’il y a du soleil. Premiers bourdons (femelles en quête d’un lieu de ponte). Explosion du phytoplancton dans les mares (à observer à la loupe ou au microscope).

Bassin d’Arcachon: A 18 (voire 24) mois après le captage (février-mars), les huîtres sont à nouveau triées. Comme elles se sont soudées entre elles, elles sont détachées les unes des autres: c’est le #désatroquage. Elles sont remises dans les parcs, en les classant par catégories dans des pochons en plastique. Arrivée des seiches adultes et des casserons (fin février et début mars). Oeufs de roussette sur les plages (nous en avons trouvé plusieurs lors de notre balade à la #duneduPilat). #Mouettes attirées par le nourrissage au pain.

Un pin-bouteille sur le Bassin d'Arcachon (photo Jean-Pierre Walker)
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SNIFF! LES GRUES CENDRÉES NOUS QUITTENT.

Depuis hier, des milliers de #gruescendrées profitent des conditions météorologiques favorables pour regagner le nord de l'Europe, à au moins 2000 km de leur site d'hivernage. Pensez à cet exploit quand vous les regarderez zébrer le ciel, à grands renforts de cris (krou... krou...) portant à plusieurs kilomètres. Ces cris permettent de repérer leur passage de nuit ou de jour (lorsqu'elles nous survolent au-dessus d'une couche nuageuse), entre 200 et 1500 m d'altitude, à des vitesses pouvant atteindre 90 km/h par vent favorable. Tant d'oiseaux qui traversent le ciel en si peu de temps est un spectacle toujours riche en émotions et renouvelé chaque année, à la même époque. Pourquoi une telle régularité dans la migration pré-nuptiale (entre le 15 février et le 10 mars)? Les #grues sont tout simplement sensibles à la durée du jour (photopériode) qui est une constante pour un jour donnée quelle que soit l'année, alors que la température elle est infiniment variable pour une jour donné d'une année sur l'autre. Si le passage s'étale sur 3-4 semaines, c'est uniquement parce qu'il faut des conditions météorologiques favorables. Les grues de notre région partent les premières. Celles venant d'Espagne passent ensuite car elles peuvent rester coincées plusieurs jours de l'autre côté de la barrière pyrénéenne quand les conditions météo sont défavorables (par exemple, par vent contraire venant plus ou moins du nord). C'est que les grues sont de bons planeurs, mais n'excellent pas dans le vol battu au-dessus des montagnes ou de l'océan. Chaque année, près du siège de notre association #jardinetecotourisme, nous avons une zone avec des ascendances thermiques Et c'est un régal visuel de voir ces migratrices tournoyer, toutes dans le même sens, pour prendre de la hauteur, dans un désordre apparent, soulevées par la bulle d'air chaud et reprendre leur trajet, en alternant planés et vol battu, jusqu'à la prochaine ascendance.

Une fois ce passage printanier terminé, il nous faudra attendre 6 mois pour les voir passer à nouveau, mais dans l'autre sens lors de leur migration automnale (entre le 23 octobre et le 15 novembre). Ces deux rendez-vous annuels intéressent de plus en plus d'observateurs et sont très appréciés de tous, voire attendus avec impatience pour certains (c'est mon cas!). Pour ces passionnés, voici le site à consulter quotidiennement pour suivre la migration au jour le jour: _https://champagne-ardenne.lpo.fr/grue-cendree/migration-et-hivernage/la-migration-des-grues-cendrees-au-jour-le-jour_

Notre région du Sud-Ouest (#Landes + #Gironde) est le principal site d'#hivernage de la grue cendrée en France, avec des effectifs totaux pouvant atteindre 70 000 individus. Chez nous, les hivernants augmentent d'année en année, probablement à cause du réchauffement climatique qui incite moins les grues à descendre jusqu'en Espagne ou en Afrique du nord. En Gironde, on les trouve à #Captieux (camp du Poteau), dans la réserve du #Cousseau et à #Cazalis (à la limite Gironde-Landes). En hiver, les grues dorment les pieds dans l'eau dans les zones humides, comme nous avons pu le constater lors d'une de nos écobalades dans le marais de #Talaris (réserve du #Cousseau). Elles se mettent ainsi à l'abri de leurs seuls prédateurs (renards) qui sont tous sont terrestres. Et ces derniers s'aventuraient dans l'eau, les vaguelettes réveilleraient instantanément ces oiseaux très méfiants.

Le jour, elles se rendent sur leurs lieux de nourrissage (champs de maïs le plus souvent) qui peuvent se trouver à plus d'une dizaine de kilomètres de leurs dortoirs. En hiver, la grue devient, en effet, végétarienne et s'adapte aux conditions locales.

La grue cendrée est le plus grand oiseau sauvage de nos contrées avec 1-1,2 m de haut et 2-2,20 m d'envergure! Sa couleur est globalement cendrée, sauf une tache rouge sur la nuque (peu visible dans la nature). La rougeur est due à l'afflux de sang car cette zone est dépourvue de plumes. Ce magnifique oiseau n'est protégée que depuis 1976.

Au XIXe siècle, la grue nichait en France et notamment dans notre région à la belle saison. Tous les amoureux de la nature espèrent que cela se reproduira au cours de ce siècle. Ce n'est pas une utopie puisqu'elle a commencé à nouveau à nicher récemment dans l'est de la France. Et c'est sur cette note d'espoir que je terminerai ce post.

Ci-dessus, dessin extrait d'"oiseauxéthologie.fr"
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MICROCOSMOS (deuxième partie)

Aujourd'hui, je vous présente la suite du post d'hier: mes deux familles d'insectes préférées.

LIBELLULES

Ces insectes au corps allongé sont dotés de deux paires d'ailes membraneuses généralement transparentes, et dont les yeux composés et souvent volumineux leur permettent de chasser efficacement leurs proies. Elles sont aquatiques à l'état larvaire et terrestres à l'état adulte.

Le mot #libellule, employé au sens large, désigne les odonates qui regroupent : les demoiselles (#Zygoptères) et les « vraies » libellules (#Anisoptères). Les anisoptères sont caractérisés par des ailes étendues à plat (à l’horizontale), non pétiolées et inégales (les antérieures plus étroites que les postérieures), de gros yeux jointifs (sauf chez les gomphes), un vol rapide, des larves trapues surtout fouisseuses, sans branchies (chambre respiratoire rectale !). Les zygoptères ou demoiselles sont des odonates au corps fin, avec des ailes antérieures et postérieures identiques, une tête plus large que longue, des yeux largement séparés. Le vol est peu rapide. Au repos, les ailes sont jointives et dressées au-dessus du corps (sauf pour les espèces du genre Lestes qui gardent leurs ailes étalées).

La tête porte les antennes (très courtes par rapport à d'autres insectes comme les papillons), les yeux composés de très nombreuses facettes, trois ocelles (ou yeux simples) et les pièces buccales de type broyeur. Chez le mâle, le dixième et dernier segment de l’abdomen, assez court, porte des appendices anaux (« pinces ») lui permettant de saisir la femelle derrière la tête lors de l'accouplement. C'est également en observant l'abdomen que l'on peut distinguer les individus mâles et femelles. Les mâles portent les pièces copulatrices sous le deuxième segment abdominal. Chez les femelles, l'organe permettant la fécondation et la ponte des œufs, appelé ovipositeur, est situé sous les huitième et neuvième segments. Ceci oblige les libellules à des positions digne du kamasutra (en forme de cœur) pour s'accoupler.

Le vol des libellules est très peu spécialisé (les ailes ne battent que dans le plan vertical), ce qui leur permet des prouesses interdites aux autres insectes. En effet, leur ailes antérieures et postérieures sont indépendantes. De plus, les nodus (grosseurs) permettent la torsion de la moitié extérieure de l'aile, ce qui donne de nombreuses possibilités : les libellules peuvent ainsi voler sur place, et même en arrière. Elles s’accouplent même en vol !

La tête, très mobile, bouge indépendamment du thorax. Les libellules étant carnivores (les larves comme les adultes), leur sort est lié à leurs proies. L'eutrophisation des milieux, le remembrement agricole avec la rectification des rivières, l'utilisation excessive de pesticides, l’introduction de carpes sont les principaux facteurs de menaces des libellules et de leurs proies. Les libellules bénéficient sous les latitudes moyennes des conditions favorables dues au réchauffement climatique. De manière générale, les libellules restent des espèces qui bénéficient actuellement sur la planète de conditions favorables et peu sont menacées. Les libellules sont considérés comme de bons bio-indicateurs de la qualité des milieux aquatiques et cela permet de mesurer l'efficacité de la restauration écologique des cours d'eau (ou des zones humides). Pour capturer ces « missiles ailés », on utilise un filet à papillons à manche rallongé. Pour les observer, on les maintient à la base des ailes, en position verticale, entre le pouce et l’index. Naturellement, il faut relâcher ces « ambassadrices des milieux aquatiques » qui ont une bonne image auprès du public. Aucune ne pique; quelques unes mordent un petit peu.

Ci-dessous, photographie de Jean-Claude Esnault montrant le bras mentonnier d'une larve de libellule. Les larves de libellules attrapent leurs proies à l'affût, sans se déplacer. Pour cela, elles utilisent un bras replié sous le menton (appelé masque) et capable de se projeter vers l'avant sur la proie tout en écartant les deux crochets situés à l’extrémité du masque. Ensuite, le bras mentonnier se replie, en ramenant ainsi la proie vers la bouche.
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#MICROCOSMOS (première partie)

Je reviens sur l'écobalade du samedi 11 février que j'ai réalisé au bois du Bouscat, dans la banlieue bordelaise, en compagnie de Soual (le garde du site). Elle était consacrée aux insectes et a attiré 27 participants en plein hiver (3°). Visiblement, c'est donc un monde passionnant à observer et ô combien inconnu et mystérieux. Je vais vous dévoiler quelques uns des aspects les plus curieux, puis je vous parlerai de mes insectes préférés (les libellules et les papillons).

- Les #insectes ont toujours 6 pattes et corps en 3 parties : tête, thorax à 3 segments, abdomen. Ils représentent 75% des espèces animales: la seule biomasse mondiale de toutes les fourmis pèse plus lourd que l'ensemble de la population humaine (sept milliards d'habitants)! On les trouve partout, dans tous les milieux (sauf pratiquement la pleine mer où il n’y a guère que les Halobates), à toutes les latitudes et à toutes les altitudes.

- Utilités et inconvénients : Les insectes pollinisent 75% des plantes. Ils recyclent la matière organique, servent de source de nourriture (hirondelle, population asiatique), améliore les sols (déjection, fouissage), servent d'indices biotiques (degré de biodiversité, détection d'une pollution aquatique), produisent du miel, de la cire, de la propolis, de la gelée royale, de la soie et même de la laque (cochenille). En période de famine ou dans certains pays (Chine, Afrique), les insectes sont une source de nourriture pour les êtres humains (voir le post publié il y a quelques semaines à ce sujet). samedi dernier au Bouscat, six enfants et deux adultes ont mangés sans hésiter (ou en hésitant un peu) des larves de #ténébrions et des grillons au chocolat!
Mais ils sont aussi une menace pour l'agriculture (lutte biologique avec d'autres insectes) et la santé (moustique et paludisme, dengue, chikungunya). Certains insectes disparaissent victimes des insecticides, de la pollution, de la restriction de leur milieu ou de la chasse commerciale (collectionneurs).

- L'entomologiste utilise le piégeage: filets (à papillons, fauchoir, troubleau-épuisette, parapluie chinois appelée nappe de chasse), récipients enterrés (à paroi jaune, avec diverses odeurs: appâts de fruits, de miel, de vin, de viande et... d'excréments!), appareil de Berlèse pour la litière du sol, la lumière ultraviolette derrière un drap blanc (la nuit), le piège entomologique composite (PEC) qui combine plusieurs méthodes, la photographie reflex avec des objectifs interchangeables 90 ou 100 mm macro (avec flash macro) et la vidéo en mode Full HD. Comme en ornithologie ou en botanique, les rares professionnels sont aidés par une multitude d'amateurs et d'associations (dont certaines "monnaient" désormais leurs informations) pour réaliser des inventaires (pique-prune et autoroute), compléter des collections, résoudre des problèmes scientifiques (écologie appliquée à la santé ou à l'agriculture).

- Mues et métamorphoses : Le fait d’avoir le squelette à l’extérieur (contrairement à nous, les êtres humains) les oblige à grandir en changeant de peau (mue). La croissance n’est donc pas homogène et se réalise par à coups.
Sauf pour ceux dépourvus d’ailes, tous les insectes subissent des métamorphoses. Il en existe deux types: incomplètes (le jeune ressemble à l'adulte, comme les criquets ou les blattes), complètes ((passage intermédiaires par des stades de larves et de nymphe comme chez, les libellules, les papillons chenilles ou les mouches asticots). Voir le paragraphe « papillons » ci-dessous.

- Les différents pièces buccales sont constituées (de haut en bas) : d’une lèvre supérieure, de 2 mandibules, de 2 maxilles et d’une lèvre inférieure. Mais, leur forme varie énormément en fonction du régime alimentaire et donc du type de mâchoires: broyeur (pour absorber les aliments solides; coccinelles), broyeur-lècheur (pour mâcher l'alimentation liquide; abeilles), suceur (trompe enroulé pour aspirer les liquides; papillons), suceur-piqueur (présence d'un stylet pour percer et absorber le sang ou la sève; moustiques), suceur-lécheur (pour liquéfier les aliments solides avant de les avaler; mouches).
Certains insectes mangeurs de bois (termites) digèrent la cellulose grâce aux bactéries vivant dans leur intestin.

- Les organes sensoriels: une paire d’yeux composés jusqu’à 30 000 facettes (idéal pour voir le mouvement; l'insecte perçoit une mosaïque de petites images car chaque facette agit comme un œil rudimentaire) et des yeux simples (ocelles), antennes (à la fois organe de l'odorat, du goût et du toucher; également récepteurs chimiques, elles captent les phéromones qui permettent la communication entre eux), pas d'oreilles (mais les sons sont néanmoins perçus par les tympans ou des soies –placés sur les tibias antérieurs chez la sauterelle-). - Les insectes n’ont pas de poumons : la respiration est passive (trachées se ramifiant à l'intérieur du corps pour amener l'oxygène jusqu'au niveau des cellules). Ceci explique que les plus grands insectes ne dépasse pas 71 cm d'envergure (record établi par une libellule géante présente au Permien et au Carbonifère). Sur les larves, on voit bien les ouvertures (ou stigmates) de ces « tubes » sur les côtés. Les larves aquatiques (libellules) ont des trachéobranchies.

- Les insectes n’ont pas de sang, mais une hémolymphe qui circule sous le ventre d’avant en arrière et revient ver l’avant en passant par le dos..

- La classification phylogénétique basée sur l'histoire évolutive du monde vivant, notamment des #ailes (ptère = aile): coléoptères (coleo = étui ; les élytres sont les ailes antérieurs épaisses qui, au repos, protègent les ailes membraneuses postérieures servant à voler), lépidoptères ou papillon (ailes couvertes d'écailles colorées disposées en rangées; lepido = écaille ; quatre ailes membraneuses et égales sillonnées de nombreuses nervures et couvertes de tuiles-écailles; antennes très courtes; trompe), orthoptères (ailes antérieures droites et coriaces protégeant les ailes arrières plus larges et repliées en éventail au repos; ils stridulent par frottement des ailes ou des pattes; sauterelles), hyménoptères (deux paires d'ailes membraneuses; pendant le vol, les ailes antérieures sont accrochées aux postérieures par de minuscules crochets; abeilles), diptères (les ailes postérieures sont modifiées en balanciers ou haltères pour stabiliser le vol; ailes antérieures membraneuses; mouches), hémiptères (une paire d’ailes en demi-élytre pour certains ; punaise, cigale), etc... Attention! les araignées, les cloportes, les scorpions, le mille-pattes ne sont pas des insectes! (réponses: ce sont respectivement des arachnide, isopode/crustacé, arachnide, myriapode).

- Les ailes ne correspondent pas à des modifications des bras comme chez les oiseaux. Ce sont des excroissances et des élargissement des segments du thorax. Elles portent des nervures (disposition caractéristique pour chaque espèce) qui sont plus simples chez les insectes plus évolués. Chaque nervure a une trachée, un nerf et un vaisseau sanguin. Les insectes les plus primitifs (collemboles, poisson d’argent) ou parasites (poux, punaise) n’ont pas d’ailes. Quand il y a des ailes, seuls les adultes en portent (au moins à un moment donné : vol nuptial des fourmis). Chez les coléoptères, la première paire d’ailes (antérieures) est transformée en élytres (très rigides, elles ne servent pas au vol, mais elles protègent les ailes fonctionnelles et l’abdomen). Chez les diptères, la deuxième paire d’ailes (postérieures) est remplacée par de petites haltères (ou balanciers) ! Chez les papillons, un dispositif d’accrochage synchronise les deux paires d’ailes.

- Les pattes peuvent se modifier pour s’adapter au saut (puce, criquet), creuser la terre (pelle de la courtilière), attraper (pinces de la mante religieuse), récolter du pollen (brosse et corbeille chez les abeilles) ou nager (insectes aquatiques comme le gyrin).

- Reproduction : Les femelles peuvent attirer les mâles en produisant des substances chimiques odorantes (phéromones détectables jusqu’à plusieurs kilomètres), de la lumière (« vers luisants ») ou un bourdonnement (moustique femelle). La plupart des insectes pondent des œufs (ovipares) qui peuvent éventuellement éclore presque immédiatement après la ponte (mouches). Quelques uns sont vivipares (les jeunes sortent vivants du ventre de leur mère sans passer par le stade oeuf : puceron). Il existe des cas de parthénogénèse (reproduction à partir d’œufs non fécondés ; puceron) et de polyembryonnie (chez certaines guêpes parasites –Encyrtides-, un œuf déposé dans l’hôte se multiplie, de manière asexuée, pour donner beaucoup –jusqu’à des centaines !- de larves).

- Quelques records :
L’insecte le plus lourd : près de 100 g pour le goliath.
L’insecte le plus grand : le phasme des tropiques avec 33 cm de long (Pharcania serratipes).
L’insecte le plus petit : une guêpe parasite de 0,2 mm de long.
L’insecte le plus répandu : le collembole (465 individus/m² en moyenne).

- Pour en savoir plus: les insectes à la loupe Éditions Dunod Romain Garrouste. Présent à la Médiathèque de Mérignac (595.7 GAR).

- Lien pour voir des photos de Jean-Claude Esnault sur le bois du #Bouscat: https://www.flickr.com/photos/128632549@N04/albums/72157652197364742
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