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Jean-Christophe Heckers
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Simple précision, pour ainsi dire je ne "résiste" qu'en tant que je refuse (sauf exception pour expérimentation de la chose) de céder aux douces sirènes de l'exclusivité. J'ai bien essayé de me passer d'Amazon en employant un système plus direct (Payhip), avant de me tourner vers BoD, pour devoir reconnaître que le lecteur-consommateur est tellement bien dressé qu'hors d'Amazon il ne connaît plus grand chose, voire se méfie bêtement (alors même que la firme à Jeff le suit à la trace dans ses activités). J'ai aussi considéré qu'on pouvait se placer hors du terrain de jeu commercial, mais alors il est indispensable de bien choisir un espace de publication où la valorisation de l’œuvre ne dépend pas d'un tarif, ce qui revient d'ailleurs à se priver d'un potentiel vaste lectorat (et à se faire taper sur les doigts par certains autoédités: tout travail mérite salaire, on vous reprochera de chercher à être rétribué autrement qu'en menue monnaie). Bref, la seule chose à laquelle je résiste en fait, c'est l'équation curieuse autoédition=Amazon. Peut-être que par manque de cupidité je préfère être un peu plus libre et me passer des généreux 70% concédés par Bezos à ses serfs. Bien entendu, cette attitude se traduit par des ventes insignifiantes qui feraient pouffer le pire vendeur de presses-purée et vous discrédite d'emblée aux yeux de ceux qui ne jurent que par le classement Amazon.
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J'en reviens toujours, en considérant la situation présente, à ce paragraphe de Stanislas Lem qui soit était prémonitoire, soit reflétait la réalité du monde de l'édition à la fin des années soixante. Il m'est revenu instantanément en mémoire en lisant le quatrième paragraphe en partant de la fin (je ne suis pas réveillé: dit-on bien en ce cas "anté-antépénultième"?). Voici le lien vers cet extrait qui, hélas, m'a marqué de façon indélébile:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=760518513989578&set=a.204677396240362.45319.100000943105755&type=3&theater

Dans ma "wish-list", figure aussi le rêve incongru de trouver éditeur. Pire, je serais plus que satisfait d'un petit éditeur compétent puisque l'important est de disposer d'un adversaire qui me pousse dans mes derniers retranchements et me force à sacrifier maints paragraphes médiocres. Hélas, le dernier correspondant aux critères d'exigence requis avait fini par foutre le camp en Amérique du Sud (si, c'est vrai). Plutôt me priver de lecteurs potentiels que de signer pour publier une endive fade, telle est ma position. Ce rêve, qui ressemble de plus en plus à un paysage dévasté par les ravages d'une médiocrisation du goût favorisée par le consumérisme, meurt petit à petit tant le nombre de petits éditeurs incompétents (notamment, même pas fichus d'écrire en français correct) devient aussi astronomique  que les pseudo-éditeurs qui dévorent tout ce qui passe (les sous de l'auteur, en particulier). En fait, si je caresse ce fantasme au poil devenu rêche, c'est que le système amazonien ne peut pas me convenir, où l'on étoile et commente sans trop être consistant, et où un hit-parade lorgné avec concupiscence ne signifie intrinsèquement pas grand chose (et surtout lorsque ça vire à l'entrépouillage d'auteurs qui feraient passer une bande de singes pour une civilisation avancée, que voulez-vous que ça m'inspire?).

Bref, les avis de lecture me laissent plutôt froid (quoique en être cruellement dispensé m'interroge un tantinet), les livres portant galon de maréchal me font penser que l'état-major est bien fourni en pseudo officiers supérieurs, et je fonctionne par ailleurs dans mes choix en mettant l'accent sur des bouquins qui ont parfois plus de dix ans d'âge et ont réussi à survivre, ce qui doit bien signifier quelque chose. Quant aux doutes sur mes propres prétentions littéraires, outre qu'elles m'ont toujours pourri la vie (non, franchement, cette insistance à demander si je suis sûr que c'est pas un peu nul, à force...), elles sont copieusement nourries par le tour qu'a pris le monde éditorial et autoéditorial. Ce qui est pénible. Tout de même.
Autoédition : fleurir ou périr
Autoédition : fleurir ou périr
blog-elenbrigkoridwen-elieapocalypse.fr
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Une agence secrète de renseignement (spécialisée dans la confusion), quelques cadavres assaisonnés à la sauce tomate et farcis de parmesan, une première mission pour Benoît Carlsen. Lequel se prend peu à peu au jeu de la rédaction d’un rapport, son seul confident fiable… et encore… Jusqu’où plongent les racines du mystère, vers quels horizons lointains vont-ils nous entraîner, c’est ce que l'on découvrira au fil des jours.

VOUS AUTRES / Phase Zéro / Préambulatoire
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quasiallegretto.wordpress.com
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Une agence secrète de renseignement (spécialisée dans la confusion), quelques cadavres assaisonnés à la sauce tomate et farcis de parmesan, une première mission pour Benoît Carlsen. Lequel se prend peu à peu au jeu de la rédaction d’un rapport, son seul confident fiable… et encore… Jusqu’où plongent les racines du mystère, vers quels horizons lointains vont-ils nous entraîner, c’est ce que l'on découvrira au fil des jours.
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Traversées des Limbes, ce sont quinze nouvelles pour ceux qui aiment le mélange des genres ou ne craignent pas de pouvoir les aimer. Laissez-vous tenter, soit par la version numérique, soit par la version papier! Mon besoin de financer un nouveau taille-crayons me pousse à solliciter votre soutien.

Outre la version papier, la version immatérielle est désormais disponible, ce qui permet de nourrir les liseuses voraces.


Extrait :


J’ai sorti la partition. Un œil sur les remarques au stylo rouge que j’ai osé déposer – est-ce que j’ai bien fait ? suis-je si bien placé pour juger ? –, mais de toute façon j’ai déjà compris qu’on ne parlerait pas de son concerto, et surtout pas de ce passage injouable dont jamais violoniste même surdoué ne viendrait à bout. Et que je ne pourrai pas annoncer que Nadia et moi c’est fini depuis le dimanche précédent, j’ai si longtemps été nul, elle a jeté l’éponge, je m’en veux de n’avoir pas réagi à temps, d’ailleurs ça n’aurait rien changé et elle aurait quand même quitté le navire avant qu’il sombre. Non, inutile d’y penser. Ironiquement, ça m’a donné du temps pour l’étudier à fond, ce fichu morceau. J’aurais donc matière à discuter. Mais en face de moi, enfoncé dans le canapé comme s’il voulait y être englouti, Daniel pense à autre chose. Il a cet air absent et triste que je lui ai déjà connu et qui laisse présager une grave confidence sur ses cruelles amours. Mais plus absent et plus triste que les fois précédentes. Ce doit être du sérieux.

C’est un soir d’août, un de ces soirs qui vous assènent la fin de l’état de grâce estival : les jours se sont mis à raccourcir tellement qu’il faut déjà tirer les rideaux bien trop tôt et se résigner à l’éclairage artificiel. Pressentant que je vais remplir le rôle de confesseur à défaut de celui de conseiller, j’allume une bougie sur la table basse. Intimité crépusculaire pour des aveux dont je devine déjà la nature. Puis je m’agrippe au fauteuil avant d’amorcer la discussion avec une phrase insignifiante, du genre : « Ça n’a pas l’air d’aller fort. » Il se recroqueville. J’attends un peu, réponse ou pas réponse ? Et il se lance sans prévenir.


(PS : la version imprimée, contrairement à ce qu'Amazon affiche, met en gros dix jours à faire le trajet de l'imprimerie à la boîte aux lettres.)
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Outre la version papier, la version immatérielle est désormais disponible, ce qui permet de nourrir les liseuses voraces.


Extrait :


J’ai sorti la partition. Un œil sur les remarques au stylo rouge que j’ai osé déposer – est-ce que j’ai bien fait ? suis-je si bien placé pour juger ? –, mais de toute façon j’ai déjà compris qu’on ne parlerait pas de son concerto, et surtout pas de ce passage injouable dont jamais violoniste même surdoué ne viendrait à bout. Et que je ne pourrai pas annoncer que Nadia et moi c’est fini depuis le dimanche précédent, j’ai si longtemps été nul, elle a jeté l’éponge, je m’en veux de n’avoir pas réagi à temps, d’ailleurs ça n’aurait rien changé et elle aurait quand même quitté le navire avant qu’il sombre. Non, inutile d’y penser. Ironiquement, ça m’a donné du temps pour l’étudier à fond, ce fichu morceau. J’aurais donc matière à discuter. Mais en face de moi, enfoncé dans le canapé comme s’il voulait y être englouti, Daniel pense à autre chose. Il a cet air absent et triste que je lui ai déjà connu et qui laisse présager une grave confidence sur ses cruelles amours. Mais plus absent et plus triste que les fois précédentes. Ce doit être du sérieux.

C’est un soir d’août, un de ces soirs qui vous assènent la fin de l’état de grâce estival : les jours se sont mis à raccourcir tellement qu’il faut déjà tirer les rideaux bien trop tôt et se résigner à l’éclairage artificiel. Pressentant que je vais remplir le rôle de confesseur à défaut de celui de conseiller, j’allume une bougie sur la table basse. Intimité crépusculaire pour des aveux dont je devine déjà la nature. Puis je m’agrippe au fauteuil avant d’amorcer la discussion avec une phrase insignifiante, du genre : « Ça n’a pas l’air d’aller fort. » Il se recroqueville. J’attends un peu, réponse ou pas réponse ? Et il se lance sans prévenir.


(PS : la version imprimée, contrairement à ce qu'Amazon affiche, met en gros dix jours à faire le trajet de l'imprimerie à la boîte aux lettres.)

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Outre la version papier, la version immatérielle est désormais disponible, ce qui permet de nourrir les liseuses voraces.


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J’ai sorti la partition. Un œil sur les remarques au stylo rouge que j’ai osé déposer – est-ce que j’ai bien fait ? suis-je si bien placé pour juger ? –, mais de toute façon j’ai déjà compris qu’on ne parlerait pas de son concerto, et surtout pas de ce passage injouable dont jamais violoniste même surdoué ne viendrait à bout. Et que je ne pourrai pas annoncer que Nadia et moi c’est fini depuis le dimanche précédent, j’ai si longtemps été nul, elle a jeté l’éponge, je m’en veux de n’avoir pas réagi à temps, d’ailleurs ça n’aurait rien changé et elle aurait quand même quitté le navire avant qu’il sombre. Non, inutile d’y penser. Ironiquement, ça m’a donné du temps pour l’étudier à fond, ce fichu morceau. J’aurais donc matière à discuter. Mais en face de moi, enfoncé dans le canapé comme s’il voulait y être englouti, Daniel pense à autre chose. Il a cet air absent et triste que je lui ai déjà connu et qui laisse présager une grave confidence sur ses cruelles amours. Mais plus absent et plus triste que les fois précédentes. Ce doit être du sérieux.

C’est un soir d’août, un de ces soirs qui vous assènent la fin de l’état de grâce estival : les jours se sont mis à raccourcir tellement qu’il faut déjà tirer les rideaux bien trop tôt et se résigner à l’éclairage artificiel. Pressentant que je vais remplir le rôle de confesseur à défaut de celui de conseiller, j’allume une bougie sur la table basse. Intimité crépusculaire pour des aveux dont je devine déjà la nature. Puis je m’agrippe au fauteuil avant d’amorcer la discussion avec une phrase insignifiante, du genre : « Ça n’a pas l’air d’aller fort. » Il se recroqueville. J’attends un peu, réponse ou pas réponse ? Et il se lance sans prévenir.


(PS : la version imprimée, contrairement à ce qu'Amazon affiche, met en gros dix jours à faire le trajet de l'imprimerie à la boîte aux lettres.)
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