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Aux Bords Du Marais
Aux Portes Du Marais, Maison de Vacances Située sur La commune de Prin Deyrançon à proximité de la route nationale 11 et de l'autoroute A10, à 20 km de Niort, à 4 km de Mauzé-sur-le-Mignon et à 45 km de La Rochelle. À l’origine il y avait deux communes : La commune de Deyrançon avec son église Notre-Dame-de-Day avec son presbytère, son cimetière qui existe encore, son parc avec son mur d’enceinte, sa mairie, son école. Le nom de Deyrançon a deux origines, une prélatine pour Rançon qui signifie rocher et latine pour Dei « Dieu ». Cela donne Rocher de Dieu. Au Moyen Âge non long du « grand chemin » qui allait de Mauzé à Niort est édifiée une église dédiée à la Vierge Marie, Beata Maria de Deyest, alias Dayeto, Notre-Dame de Dey. Le long du chemin de Mauzé à Mallet une autre église Beat Maria de Ransonio, Notre Dame-de-Rançon. Ces deux églises font partie de la même paroisse. En 1402, il y avait deux paroisses, le village de Prin se trouvait dans celle de Dey, le Petit Breuil appelé le Breuil-Morisset sous l’ancien Régime. La commune de Deyrançon dépendait de l’ancienne province de la Saintonge. Les guerres de religion ont dévasté l’église de Rançon. Il faut attendre la Révolution pour que la commune de Deyrançon soit fixée. C’est la commune la plus vaste du département, elle regroupe deux villages Prin et le Petit-Breuil, 26 hameaux et des fermes. À côté de l’église, du cimetière existait une métairie dépendant du presbytère du prieur curé ou on a construit la mairie et l ‘école, l’ensemble de celui-ci constituait un hameau dont il était le chef lieu de la commune. Les deux principaux villages avaient des intérêts différents, au xixe siècle de nombreux conflits et une rivalité ne tarde pas à s’installer. Jusqu’en 1856 le chef lieu de la commune fut le Petit-Breuil. Sur réclamation des habitants de Prin ont fit construire une mairie à Deyrançon pour mettre fin aux querelles, en 1856 le conseil général de Deux-Sèvres prit un arrêté pour sectionner la commune. Les habitants ont été soumis à un référendum pour le changement de nom et la modification de la commune. Le 3 juillet 1903, le Conseil d’État a prononcé la scission de la commune de Deyrançon en deux nouvelles communes Prin-Deyrançon et Le Petit Breuil Deyrançon. Le jeudi 7 janvier 1907, à deux heures de l’après-midi, il sera procédé, à l’hôtel de la préfecture, par M. le maire de Prin - Deyrançon M Morisset louis assisté de deux conseillers municipaux, du receveur de ma commune et M Mercier, agent voyer à Mauzé, auteur du projet, à l’adjudication d’une mairie. Histoire En 1402, Dey-Rançon était alors la commune la plus vaste du département. Relevant de l’élection de Saint-Jean-d’Angély et de la généralité de La Rochelle, elle est composée de nombreux hameaux (Prin, le Petit-Breuil, la Grange…) et fermes. Après la Révolution, les deux principaux villages sont réunis pour former Deyrançon avec plus de 1000 âmes. Mais, tout au long du xixe siècle, une forte rivalité s’installe entre les habitants du marais tourbeux et de la plaine viticole. La mairie est ingouvernable, si bien que Le Petit-Breuil devient chef-lieu de la commune en 1856. Pour mettre fin aux querelles, les Prinois réclament l’année suivante la construction à Dey d’une mairie et d’une école. En 1903, par arrêté du Conseil d’Etat, Deyrançon est divisée en Prin-Deyrançon et Le Petit Breuil-Deyrançon avec usage commun de l’église et du cimetière de Notre-Dame-de-Dey qui matérialisent aussi la frontière territoriale entre les deux nouvelles communes. En 1971, est concrétisé le projet de rattachement du Petit-Breuil à Mauzé-sur-le-Mignon. Ce paisible bourg, situé entre Niort et La Rochelle et arrosé par 12 km de cours d’eau, fleure bon la campagne et invite à de longues promenades dans sa proche plaine et à la visite de l’église romane Notre-Dame-de-Dey rappelant la ferveur religieuse de ceux qui cultivaient ces terres riches et fertiles.3 La Fraise de Prin La fraise de Prin (ou Quarantaine de Prin) est une fraise minuscule, produite sur la commune, et tire son parfum inimitable du pourtour des tourbières alcalines des marais où on la cultivait autrefois. Fin xixe, début xxe siècle, beaucoup de familles consacraient un lopin de terre à la culture de la fraise des bois (fraise de Prin). Les femmes de la commune les ramassaient pour dix centimes de francs par panier. Les fraises partaient ensuite vers Paris par la garejusqu'aux Halles. Elles étaient servies dans des grands restaurants sous le nom de "fraises des rois". Le commerce des fraises des bois s'est arrêté en 1914. Actuellement une seule personne la cultive. Les Tourbières Environ 1 800 hectares de marais sont recouverts d'une terre noire, légère et combustible: la tourbe. La couche est parfois si épaisse qu'elle a pu faire l'objet de vastes carrières, les tourbières, qui évoluent après exploitation vers le comblement et le boisement, formant un milieu impénétrable de bois marécageux. L'exubérance de leur végétation et la mouvance de leur sol spongieux, gorgé d'eau, expliquent la fascination depuis toujours exercée par les tourbières. Entourées de mystères, elles ont nourri bien des légendes comme celle de le Fontaine d'Argent au Bourdet : n'ayant pas résisté à la tentation de s'y aventurer, une marquise aurait été engloutie avec carrosse et chevaux. Dès 1818, la tourbe est exploitée dans la région de Mauzé à l'usage des bouilleurs de cru. L'exploitation est ensuite reprise après la Première Guerre mondiale, par un ancien cheminot. Cette tourbe, découpée en briques à l'aide du "petit louchet", était séchée à l'air libre puis vendue à la compagnie de chemin de fer. Plusieurs tourbières ont alors été ouvertes à Grange. Église Notre-Dame de Dey L'église Notre-Dame est située à Dey, au sud du bourg de Prin-Deyrançon. Cet édifice modeste et isolé est entouré par son cimetière. L'église Notre-Dame a été remaniée de nombreuses fois au cours des siècles. Son origine pourrait remonter au xiie siècle. Elle est donc située dans une plaine, au cœur d'une enceinte fortifiée fait de murs épais, et de tours à meurtrières. L'église de Deyrançon est très ancienne : elle a conservé une travée romane avec des chapiteaux sculptés. On y voit le prophète Daniel assis, les pieds léchés par des lions et la Luxure mordue au sein par des serpents et aux mains par des démons. Très endommagée au xvie siècle pendant les guerres de religion, elle a été reconstruite sous le nom de Notre-Dame de Dey au moment de la réunion des prieurés de Dey et de Rançon. En entrant, on constate que la nef suit une ligne trois fois brisée, peut-être parce que la reconstruction s'est faite progressivement en l'absence de plan d'ensemble. Le dallage comprend de nombreuses pierres tombales dont beaucoup ne sont malheureusement plus lisibles. On connaît le nom de personnes inhumées dans l'église à partir d'un relevé des registres paroissiaux établi pour la période allant de 1628 à 1770 mais avec un certain nombre de lacunes. On remarque surtout la belle dalle située à l'entrée de l'église. C'est celle de Jacques-Antoine Rolland, chevalier, seigneur de Grange, la Goupillère et autres lieux mort le 23 septembre 1777. Quelques années auparavant, il avait déclenché un très long conflit avec les habitants de Prin-Deyrançon en les empêchant de faire paître leurs animaux dans les marais sur lesquels ils estimaient posséder un droit de pacage. L'entretien de l'église n'a pas été assuré régulièrement. On sait, par exemple, que le 27 mai 1712, les habitants de la paroisse ont été réunis en assemblée générale à l'issue de la grand-messe. Le prieur-curé, Messire Louis Tercenier, prêtre, docteur en théologie, leur a rappelé que l'église avait besoin de réparations très urgentes. Depuis plusieurs années, il leur avait fait des remontrances et le dernier hiver venait d'aggraver la situation. La couverture était tellement endommagée qu'il pleuvait dans l'église. Aux reproches qui leur étaient faits, les habitants répondaient que la dureté des temps ne permettait pas d'engager les dépenses nécessaires aux réparations. L'état de la paroisse est connu par le procès verbal d'une assemblée générale tenue quelques années plus tôt – le 14 juin 1704. Le syndic et les habitants font, en particulier, remarquer que la paroisse, très étendue, est frappée d'une grosse taille et que plus de la moitié des terres appartiennent à des habitants de paroisses voisines alors que ceux de Dey n'y possèdent rien. Quoi qu'il en soit, en 1860, le doyen de Mauzé-sur-le-Mignon écrit à l'évêque que l'église est très convenable : les toitures ont été refaites, une sacristie a été aménagée et des travaux ont été réalisés au presbytère. En 1912, quand le curé Louis Rimbault quitte Dey après y être resté 45 ans, il ne reste que deux vieillards qui doivent aller habiter Prin. Bientôt, le hameau ne sera plus qu'un lieu de silence et de recueillement. Après son départ, le curé du Bourdet qui célèbre la messe et assure le catéchisme écrit au vicaire général que l'église a un besoin urgent de réparations. Dès 1901, le donseil municipal de Deyrançon avait décidé de vendre la mairie, l'école et leurs dépendances pour financer les frais de la division de la commune. Les deux nouvelles communes ont mis le presbytère en vente en 1920. Ancien camp de prisonniers Vestige du camp de prisonniers. À l'emplacement de l'observatoire astronomique de Prin-Deyrançon se trouve un ancien camp d'internement français construit sur ordre des Allemands datant de la Seconde Guerre mondiale. Des habitants réquisitionnés ont contribué malgré eux à sa création, certains se sont par la suite engagés dans la Résistance. On y distingue encore la guérite, ainsi que les fondations des baraquements, les ruines d'une chapelle, et une cave qui aurait servi au stockage. La proximité de la gare de Prin-Deyrançon facilitait les transferts de prisonniers. Lors de la reprise de la poche de La Rochelle par la Résistance, les Allemands y furent à leur tour internés, après le sabotage de la ligne de chemin de fer Niort-La Rochelle ------------------------------------------------------------------- ACTIVITÉS ------------------------------------------------------------------- Découvrez le labyrinthe des voies d’eau du Marais Poitevin, archipels de pierre blanche sous le soleil des grandes étendues agricoles, qui entourent les villes et villages de notre région. On voit d’abord le clocher de l’église, qui à chaque heure du jour, chante aux oreilles des amateurs d’architecture, une irrésistible mélopée. Alors, attiré par les sirènes de la curiosité, on se laisse guider jusque sur la place du village. L’odeur des bonnes choses change avec le lieu, avec la saison : les huîtres ; les anguilles ; les figues ; les champignons ; l’angélique ; un monde à part. Les ruelles sont de plus en plus étroites, de plus en plus belles. Pas besoin de tickets pour cette attraction là, c’est la vie de tous les jours qui régale. Profitez-en, venez découvrir un patrimoine exceptionnel.
Aux Portes Du Marais, Maison de Vacances Située sur La commune de Prin Deyrançon à proximité de la route nationale 11 et de l'autoroute A10, à 20 km de Niort, à 4 km de Mauzé-sur-le-Mignon et à 45 km de La Rochelle. À l’origine il y avait deux communes : La commune de Deyrançon avec son église Notre-Dame-de-Day avec son presbytère, son cimetière qui existe encore, son parc avec son mur d’enceinte, sa mairie, son école. Le nom de Deyrançon a deux origines, une prélatine pour Rançon qui signifie rocher et latine pour Dei « Dieu ». Cela donne Rocher de Dieu. Au Moyen Âge non long du « grand chemin » qui allait de Mauzé à Niort est édifiée une église dédiée à la Vierge Marie, Beata Maria de Deyest, alias Dayeto, Notre-Dame de Dey. Le long du chemin de Mauzé à Mallet une autre église Beat Maria de Ransonio, Notre Dame-de-Rançon. Ces deux églises font partie de la même paroisse. En 1402, il y avait deux paroisses, le village de Prin se trouvait dans celle de Dey, le Petit Breuil appelé le Breuil-Morisset sous l’ancien Régime. La commune de Deyrançon dépendait de l’ancienne province de la Saintonge. Les guerres de religion ont dévasté l’église de Rançon. Il faut attendre la Révolution pour que la commune de Deyrançon soit fixée. C’est la commune la plus vaste du département, elle regroupe deux villages Prin et le Petit-Breuil, 26 hameaux et des fermes. À côté de l’église, du cimetière existait une métairie dépendant du presbytère du prieur curé ou on a construit la mairie et l ‘école, l’ensemble de celui-ci constituait un hameau dont il était le chef lieu de la commune. Les deux principaux villages avaient des intérêts différents, au xixe siècle de nombreux conflits et une rivalité ne tarde pas à s’installer. Jusqu’en 1856 le chef lieu de la commune fut le Petit-Breuil. Sur réclamation des habitants de Prin ont fit construire une mairie à Deyrançon pour mettre fin aux querelles, en 1856 le conseil général de Deux-Sèvres prit un arrêté pour sectionner la commune. Les habitants ont été soumis à un référendum pour le changement de nom et la modification de la commune. Le 3 juillet 1903, le Conseil d’État a prononcé la scission de la commune de Deyrançon en deux nouvelles communes Prin-Deyrançon et Le Petit Breuil Deyrançon. Le jeudi 7 janvier 1907, à deux heures de l’après-midi, il sera procédé, à l’hôtel de la préfecture, par M. le maire de Prin - Deyrançon M Morisset louis assisté de deux conseillers municipaux, du receveur de ma commune et M Mercier, agent voyer à Mauzé, auteur du projet, à l’adjudication d’une mairie. Histoire En 1402, Dey-Rançon était alors la commune la plus vaste du département. Relevant de l’élection de Saint-Jean-d’Angély et de la généralité de La Rochelle, elle est composée de nombreux hameaux (Prin, le Petit-Breuil, la Grange…) et fermes. Après la Révolution, les deux principaux villages sont réunis pour former Deyrançon avec plus de 1000 âmes. Mais, tout au long du xixe siècle, une forte rivalité s’installe entre les habitants du marais tourbeux et de la plaine viticole. La mairie est ingouvernable, si bien que Le Petit-Breuil devient chef-lieu de la commune en 1856. Pour mettre fin aux querelles, les Prinois réclament l’année suivante la construction à Dey d’une mairie et d’une école. En 1903, par arrêté du Conseil d’Etat, Deyrançon est divisée en Prin-Deyrançon et Le Petit Breuil-Deyrançon avec usage commun de l’église et du cimetière de Notre-Dame-de-Dey qui matérialisent aussi la frontière territoriale entre les deux nouvelles communes. En 1971, est concrétisé le projet de rattachement du Petit-Breuil à Mauzé-sur-le-Mignon. Ce paisible bourg, situé entre Niort et La Rochelle et arrosé par 12 km de cours d’eau, fleure bon la campagne et invite à de longues promenades dans sa proche plaine et à la visite de l’église romane Notre-Dame-de-Dey rappelant la ferveur religieuse de ceux qui cultivaient ces terres riches et fertiles.3 La Fraise de Prin La fraise de Prin (ou Quarantaine de Prin) est une fraise minuscule, produite sur la commune, et tire son parfum inimitable du pourtour des tourbières alcalines des marais où on la cultivait autrefois. Fin xixe, début xxe siècle, beaucoup de familles consacraient un lopin de terre à la culture de la fraise des bois (fraise de Prin). Les femmes de la commune les ramassaient pour dix centimes de francs par panier. Les fraises partaient ensuite vers Paris par la garejusqu'aux Halles. Elles étaient servies dans des grands restaurants sous le nom de "fraises des rois". Le commerce des fraises des bois s'est arrêté en 1914. Actuellement une seule personne la cultive. Les Tourbières Environ 1 800 hectares de marais sont recouverts d'une terre noire, légère et combustible: la tourbe. La couche est parfois si épaisse qu'elle a pu faire l'objet de vastes carrières, les tourbières, qui évoluent après exploitation vers le comblement et le boisement, formant un milieu impénétrable de bois marécageux. L'exubérance de leur végétation et la mouvance de leur sol spongieux, gorgé d'eau, expliquent la fascination depuis toujours exercée par les tourbières. Entourées de mystères, elles ont nourri bien des légendes comme celle de le Fontaine d'Argent au Bourdet : n'ayant pas résisté à la tentation de s'y aventurer, une marquise aurait été engloutie avec carrosse et chevaux. Dès 1818, la tourbe est exploitée dans la région de Mauzé à l'usage des bouilleurs de cru. L'exploitation est ensuite reprise après la Première Guerre mondiale, par un ancien cheminot. Cette tourbe, découpée en briques à l'aide du "petit louchet", était séchée à l'air libre puis vendue à la compagnie de chemin de fer. Plusieurs tourbières ont alors été ouvertes à Grange. Église Notre-Dame de Dey L'église Notre-Dame est située à Dey, au sud du bourg de Prin-Deyrançon. Cet édifice modeste et isolé est entouré par son cimetière. L'église Notre-Dame a été remaniée de nombreuses fois au cours des siècles. Son origine pourrait remonter au xiie siècle. Elle est donc située dans une plaine, au cœur d'une enceinte fortifiée fait de murs épais, et de tours à meurtrières. L'église de Deyrançon est très ancienne : elle a conservé une travée romane avec des chapiteaux sculptés. On y voit le prophète Daniel assis, les pieds léchés par des lions et la Luxure mordue au sein par des serpents et aux mains par des démons. Très endommagée au xvie siècle pendant les guerres de religion, elle a été reconstruite sous le nom de Notre-Dame de Dey au moment de la réunion des prieurés de Dey et de Rançon. En entrant, on constate que la nef suit une ligne trois fois brisée, peut-être parce que la reconstruction s'est faite progressivement en l'absence de plan d'ensemble. Le dallage comprend de nombreuses pierres tombales dont beaucoup ne sont malheureusement plus lisibles. On connaît le nom de personnes inhumées dans l'église à partir d'un relevé des registres paroissiaux établi pour la période allant de 1628 à 1770 mais avec un certain nombre de lacunes. On remarque surtout la belle dalle située à l'entrée de l'église. C'est celle de Jacques-Antoine Rolland, chevalier, seigneur de Grange, la Goupillère et autres lieux mort le 23 septembre 1777. Quelques années auparavant, il avait déclenché un très long conflit avec les habitants de Prin-Deyrançon en les empêchant de faire paître leurs animaux dans les marais sur lesquels ils estimaient posséder un droit de pacage. L'entretien de l'église n'a pas été assuré régulièrement. On sait, par exemple, que le 27 mai 1712, les habitants de la paroisse ont été réunis en assemblée générale à l'issue de la grand-messe. Le prieur-curé, Messire Louis Tercenier, prêtre, docteur en théologie, leur a rappelé que l'église avait besoin de réparations très urgentes. Depuis plusieurs années, il leur avait fait des remontrances et le dernier hiver venait d'aggraver la situation. La couverture était tellement endommagée qu'il pleuvait dans l'église. Aux reproches qui leur étaient faits, les habitants répondaient que la dureté des temps ne permettait pas d'engager les dépenses nécessaires aux réparations. L'état de la paroisse est connu par le procès verbal d'une assemblée générale tenue quelques années plus tôt – le 14 juin 1704. Le syndic et les habitants font, en particulier, remarquer que la paroisse, très étendue, est frappée d'une grosse taille et que plus de la moitié des terres appartiennent à des habitants de paroisses voisines alors que ceux de Dey n'y possèdent rien. Quoi qu'il en soit, en 1860, le doyen de Mauzé-sur-le-Mignon écrit à l'évêque que l'église est très convenable : les toitures ont été refaites, une sacristie a été aménagée et des travaux ont été réalisés au presbytère. En 1912, quand le curé Louis Rimbault quitte Dey après y être resté 45 ans, il ne reste que deux vieillards qui doivent aller habiter Prin. Bientôt, le hameau ne sera plus qu'un lieu de silence et de recueillement. Après son départ, le curé du Bourdet qui célèbre la messe et assure le catéchisme écrit au vicaire général que l'église a un besoin urgent de réparations. Dès 1901, le donseil municipal de Deyrançon avait décidé de vendre la mairie, l'école et leurs dépendances pour financer les frais de la division de la commune. Les deux nouvelles communes ont mis le presbytère en vente en 1920. Ancien camp de prisonniers Vestige du camp de prisonniers. À l'emplacement de l'observatoire astronomique de Prin-Deyrançon se trouve un ancien camp d'internement français construit sur ordre des Allemands datant de la Seconde Guerre mondiale. Des habitants réquisitionnés ont contribué malgré eux à sa création, certains se sont par la suite engagés dans la Résistance. On y distingue encore la guérite, ainsi que les fondations des baraquements, les ruines d'une chapelle, et une cave qui aurait servi au stockage. La proximité de la gare de Prin-Deyrançon facilitait les transferts de prisonniers. Lors de la reprise de la poche de La Rochelle par la Résistance, les Allemands y furent à leur tour internés, après le sabotage de la ligne de chemin de fer Niort-La Rochelle ------------------------------------------------------------------- ACTIVITÉS ------------------------------------------------------------------- Découvrez le labyrinthe des voies d’eau du Marais Poitevin, archipels de pierre blanche sous le soleil des grandes étendues agricoles, qui entourent les villes et villages de notre région. On voit d’abord le clocher de l’église, qui à chaque heure du jour, chante aux oreilles des amateurs d’architecture, une irrésistible mélopée. Alors, attiré par les sirènes de la curiosité, on se laisse guider jusque sur la place du village. L’odeur des bonnes choses change avec le lieu, avec la saison : les huîtres ; les anguilles ; les figues ; les champignons ; l’angélique ; un monde à part. Les ruelles sont de plus en plus étroites, de plus en plus belles. Pas besoin de tickets pour cette attraction là, c’est la vie de tous les jours qui régale. Profitez-en, venez découvrir un patrimoine exceptionnel.
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