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Cyrille SCHWANDER
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Je vous souhaite une très...
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3 jours de VTT de Vernon au Havre
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Vernon-Le Havre
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De Paris à Rouen à VTT en mai 2012

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Voici le diaporama de notre chemin de Stevenson à VTT
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Sur le chemin de Stevenson (GR-70) à VTT en 2013
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Sur le chemin de Stevenson (GR-70) à VTT en 2004
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Sur le chemin de Stevenson (GR-70) à VTT en 2007
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Le chemin de Stevenson (GR70) à VTT en mai 2007
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Sur le chemin de Stevenson (GR-70) à VTT en 2007
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Préambule : Le TMB, est un vieux rêve d’adolescent qui date depuis bien longtemps. Les premières photos et récits que j’ai pu lire datent de près de 20 ans (il s’agit des premiers numéros de VTT Magazine, le numéro 1 si mes souvenirs sont bons). Puis un jour, avec mon ami Cyrille, j’ai lancé l’idée de réaliser ce parcours de rêve. Faute de disponibilité de Cyrille lors des dernières années au mois de septembre, nous avons lancé l’idée en début d’année 2008 et fixer un objectif de date à début juillet 2008.
Je me suis chargé de l’organisation de ce raid avec comme principal objectif : avoir un parcours en étant au maximum sur le VTT. Le choix le plus difficile sur ce parcours n’a pas été l’entrainement, mais savoir : dans quel sens réaliser ce raid ? Après de longues soirées de recherche et d’étude sur le net, de mails, de lecture du magazine Bike qui a consacré un article sur le sujet, d’appels auprès d’accompagnateurs, nous avons opté pour un parcours dans le sens des aiguilles d’une montre, soit le contraire du TMB piéton. Nous pouvons vous dire que contrairement aux détracteurs qui nous prédisaient un parcours technique fait pour les VTTistes sans cerveaux (à savoir les anglo-saxons pour les locaux), nous ne regrettons pas notre choix. Nous avons en tout et pour tout eu au maximum 4 h de portage.
Enfin nous remercions Régine qui a pu nous assurer une assistance sans faille au cours de notre périple, avec des massages pour Cyrille, ce qui lui a valu d’être souvent devant moi dans les montées.
Notre raid s’est déroulé sur 4 jours, ce qui semble être l’idéal pour pouvoir découvrir et ne pas souffrir. Il est possible de le réaliser en 3 jours, mais là cela devient ultra sportif. Pour réaliser ce tour, deux périodes sont à mon avis à privilégier pour éviter la foule : 1ère quinzaine de juillet et 1ère quinzaine de septembre. Réaliser ce tour plus tôt dans la saison me semble difficile compte tenu des nombreux névés encore présents au niveau des versants nords des cols les plus hauts. Nous avons choisi début juillet car cela permet d’avoir une flore très abondante et des soirées encore longue. Nos montures (Specialized Stumpjumper FSR Comp pour Cyrille et Decatlhon 9.2 pour moi) se sont révélées des compagnons fiables, sans problème technique. Nos hébergements réservés quelques semaines avant le départ sont accessible par voiture. Le départ s’est déroulé de Chamonix proche de la piscine le 1er juillet 2008 vers 10h.

1ère étape : Chamonix - Champex le Lac
Du centre sportif, nous remontons en prenant la rive gauche de l’Arveyron jusqu’au niveau de l’hélistation pour rejoindre le centre des Praz, puis traverser le Golf et remonter rive droite le long de l’Arve jusqu’au centre d’Argentière. D’Argentière, 2 options : soit aller jusqu’au Tour par le petit balcon Nord après le parking des
grands Montets pour rejoindre la télécabine du Tour jusqu’au col de Balme (13€ ouvert de 9h00 à 16h45), soit aller jusqu’à Montroc (notre option), puis col des Montets par un sentier, ensuite descente à droite jusqu'à Vallorcine, pour emprunter la télécabine jusqu’au col des Posettes pour éviter une longue montée sur un chemin caillouteux sans intérêt. Nous remontons quelques mètres de dénivelé pour arriver au col des Posettes et admirer le panorama somptueux de la chaîne du Mont Blanc français s’offrant à nous. Nous remontons par un chemin facile jusqu'au col de Balme pour rejoindre l’itinéraire pédestre du TMB. Nous faisons notre première pose déjeuner sur le territoire suisse. Du col de Balme, descendre par GR TMB jusqu’au col village de Trient. La descente qui se fait au début cassante du fait des nombreux cailloux et rochers, devient plus technique et raide avec de nombreux lacets et marches. Il s’agit d’une première descente de rêve au milieu des mélèzes. Nous arrivons à Trient pour trouver les premières et dernières vaches d’Hérens de notre périple. Des vaches noires avec une tête carrée destinées au combat. Nous reprenons par la route la destination du col de la Forclaz où nous attends Régine. Au col nous optons pour le chemin de Bovine, souvent décrit comme le calvaire de ce TMB (ce que je comprends encore plus dans le sens piéton). Le chemin est ascendant jusqu’à « Portalo » et alterne des parties roulantes avec portages et poussette. Lorsque nous arrivons au niveau des fermes de Bovine, nous roulons sur une partie descendante avec un single track de rêve jusqu’au point 1903m. A partir de cet endroit nous allons descendre dans un dédale de chaos, rochers, torrents, névés. Un peu de portage et poussette qui dure environ 1 h. Après la Jure, nous sommes sur un chemin carrossable jusqu’au Plan de l’Au, puis à droite pour rejoindre Champex d’en Bas et Champex d’en Haut par une petite route. Nous sommes ravis d’en terminer pour cette première journée qui s’arrêtera au gîte « Bon Abri » pour un dîner bien mérité après une douche salvatrice. A noter, une version plus soft est possible depuis le col de la Forlaz, en passant sur la route par Martigny (dénivelé supplémentaire environ 500m).
Les chiffres clés de la journée : 45 km, 4h50, 9.13 km/h, dénivellés de +1700 m et -1900 m, 2211 m au plus haut et 1030 m au plus
bas.

2ème étape : Champex le Lac - Courmayeur
Dès le matin, le soleil est de la partie, ce qui annonce une journée sous les meilleurs auspices. Nous découvrons le village et le lac de Champex, un modèle de plénitude pour les amoureux de la montagne, et un cliché de la Suisse. Nous suivons l’ensemble du TMB sur la quasi intégralité du territoire Suisse lors de cette étape. A la sortie de Champex, nous allons couper à droite par un single track rapide qui fait partie de nos mémoires à jamais. Il s’agit d’une
succession de bosses-virages et sauts qui nous dirigent à Issert et nous permet de rejoindre la vallée du Val Ferret, célèbre pour les vaches d’Hérens. Si célèbre que nous en avons pas vu une !!! Nous sommes en fond de vallée pour admirer les vieilles fermes et bâtisses du valais Suisse. Nous suivons le TMB jusqu’au point 1207m après Praz de Fort, car l’itinéraire à fait l’objet d’une déviation qui rend impraticable le sentier qui longeait les rives du torrent de la Drance du Ferret. A ce point nous prenons l’option de la route pour reprendre notre itinéraire du TMB après Branche d’en Haut pour rejoindre La Fouly. Nous faisons notre halte pique-nique juste avant ce village sur une aire de jeux naturelle, histoire de nous dégourdir les jambes. Nous découvrons en levant nos têtes les premiers hauts sommets du massif avec les glaciers et les cascades.
Nous rejoignons le Grand col Ferret avec un vent de face fort, ce qui laisse présager un changement de temps. Il s’agit d’une longue montée, qui selon votre forme peut se faire en intégralité sur le vélo. Nous croiserons au niveau de la Peule un groupe (...) longue montée, qui selon votre forme peut se faire en intégralité sur le vélo. Nous croiserons au niveau de la Peule un groupe de VTTistes accompagné qui n’aura pas pris le temps de s’arrêter alors que pour nous suons pour arriver au point culminant de ce raid. Une halte s’impose pour reprendre des forces et admirer l’un des plus beaux panoramas (Mont Dolent, Aiguilles de Triolet, grandes Jorasses, Grand Combin) et les vallées du Ferret Suisse et Italien.
Nous redescendons vers le Val Ferret Italien, dans un premier temps par un sentier escarpé et technique qui oblige par moment
de mettre pied à terre, puis par un chemin à partir du refuge Elena. Plein gaz jusqu’au parking d’Arnuva. Nous restons en fond de
vallée sur la route, histoire de limiter le dénivelé jusqu’au point 1505m après Planpincieux. Nous gagnons la rive gauche du torrent
« La Doire de Ferret » sur un chemin descendant coupé après Pompalière par les restes d’une coulée d’avalanches. Nous surplombons l’autoroute jusqu’à la Saxe pour la traverser. A cet instant, nous retrouvons une dure réalité : le bruit et les odeurs
causés par le trafic international entre France et Italie. Nous regagnons notre étape par la route en direction du val Veni. Au
niveau de Plan Ponquier, suivre à gauche variante TMB, pour arriver à notre halte nocturne pour atteindre le refuge Monte Bianco.
Une arrivée tardive qui nous laissera le temps quand même de prendre une bonne douche et enchainer sur un repas à la saveur
italienne, à la fois simple, raffiné et copieux. Le soir l’orage gronde ce qui laisse présager de l’humidité pour la soirée.
Les chiffres clés de la journée : 55 km, 5h52, 9.18 km/h, dénivelés de +2200 m et -2000 m, 2537 m au plus haut et 1050 m au plus
bas

3ème étape : Courmayeur - Gîte d'alpage de Plan Mya
Après l’orage de la veille, nous pensions que les nuages allaient être chassés très rapidement, mais en se levant, nous découvrons un horizon bouché avec des nuages menaçants. Un fin crachin commence à apparaître, et nous tentons de repousser de quelques
minutes notre départ. Mais en vain, l’éclaircie attendue n’arrive pas et nous décidons de partir sous cette pluie fine. Du refuge, nous prenons un sentier en direction de Gerotta, qui devient un chemin quand nous nous rapprochons de « Cantine de la Visaille ». La pluie ne nous quitte plus et devient de plus en plus drue. Nous nous arrêtons le long de la route menant au lac de Combal, mais rien ni fait. Sur cette route d’alpage, nous avons eu les applaudissements d’un groupe de japonais avec les raditionnelles prises de photos. Nous persistons, et le temps devient cauchemaresque, avec une pluie forte et un vent de face. Nous ne voyons rien, nous sommes trempés jusqu’aux os, et nous montons vers le chemin menant au refuge Elisabetta Soldini pour faire une halte dans d’anciennes bergeries au niveau de « l’Alpe inférieure de Lée Blanche». Nous repartons en direction du col de la Seigne. Nous nous arrêtons à la Casermetta juste en dessous du col. Nous avons trouvé dans ce lieu, chaleur, réconfort (auprès des gardiens qui étaient de jeunes étudiants qui nous ont offert un thé qui nous a bien réchauffé).
Après cette pause nous poussons nos vélos dans la boue jusqu’au col ; et là nous retrouvons un horizon gris, mais sans pluie.
Nous pensions que la descente vers la Ville des Glaciers serait dangereuse, il n’en est rien, un pur moment de bonheur, parfois
glissant. Nous regagnons par la route les Chapieux ou nous attend Régine pour nous apporter des affaires de rechange sèches et chaudes. Nous déjeunons au Refuge de la Nova, un bon repas qui nous permet d’oublier nos malheurs de la matinée. Après déjeuner, le ciel se fait menaçant, mais il ne pleut pas encore. Nous partons par la route en direction du Cormet du Roselend. Sur cette route, la pluie revient en force accompagnée d’un vent de face. Les derniers mètres avant le col nous ont semblé interminables. Nous pensions retrouver Régine au col, mais elle a filé plus loin. Nous descendons sur une route détrempée jusqu’au niveau du refuge du Plan de la Lai, et à gauche destination Refuge de Plan Mya. Cette dernière montée s’est faite en un temps record tant nous étions pressés d’en finir. Nous sommes arrivés dans ce gîte d’alpage en poussant la porte d’entrée comme des zombis. Nous nous sommes agglutinés autours du poêle à bois pour nous réchauffer et sécher nos vêtements. Régine que nous attendions s’était égarée sur la route en allant jusqu’à Beaufort. Ce lieu simple dégageait une grande humilité autour de la table de la famille de Françoise Bochet. La cuisine était excellente. Nous étions ce soir là, les seuls hôtes et nous disposions pour nous d’un dortoir de 22 places.
Les chiffres clés de la journée : 35 km, 3h46, 9.40 km/h, dénivelés de +1600 m et -1400 m, 2516 m au plus haut et 1549 m au plus bas.

4ème étape : Gîte d'alpage de Plan Mya - Chamonix
Après la nuit au refuge, nous redécouvrons le soleil matinal qui nous réveille dans le dortoir. Nous profitons d’un petit déjeuner
copieux avec des confitures maisons exquises. Nous repartons sous le soleil jusqu’au lac de Roselend par la route. Nous avons
rencontré sur la route les vaches tarines de notre alpagiste qui remonte peu à peu en altitude. Nous contemplons la chapelle de
Roselend qui surplombe le lac. Au niveau des Lanches, nous prenons un chemin qui monte jusqu’au col de sur Frètes pour
rejoindre la route menant vers la Gittaz. Pause pour contempler ce hameau d’alpage. Nous revenons en arrière en direction du lac
de la Gittaz (au dessus du point 1588 m) pour tourner à droite par un chemin qui monte jusqu’au col de la Gitte. Sur notre parcours nous rencontrons un berger avec son troupeau d’ovins d’environ 2000 têtes. Le chemin est mal indiqué sur la carte IGN. Nous passons sur un sentier dans la grande Pierrère sous la tête de la Cicle et l’aiguille de Roselette pour rejoindre le Bolchu. Cette traversée est tout simplement magique et le Mont-Blanc scintille de toute sa splendeur dans un ciel bleu pur. Au sol, tant les fleurs de montagne sont abondantes, nous devons faire attention de ne pas rouler dessus. Nous rejoignons le col du Joly pour descendre ensuite par un singletrack direction la « Chenalettaz », puis de Nant Borrant pour reprendre le TMB ou Régine nous attend à Notre Dame de la Gorge pour la pause pique-nique. Descente vers les Contamines et Saint Gervais par le sentier qui longe le « Bon Nant ». Nous pensions récupérer le tramway du Mont Blanc à St Gervais, mais dans la gare, je m’aperçois que le dernier tramway est parti depuis plus d’une demi-heure (fausse note sur mon organisation). A partir de ce moment, une seule possibilité pour rejoindre notre objectif, monter sous un soleil de plomb par la route (13%) jusqu’à Mont Paccard puis par un chemin qui nous mène au col de la Forclaz qui sera notre dernière bavante. Nous abordons ensuite une descente raide et sans intérêt jusqu’aux Granges de Chavant puis arrivée dans le village des Houches. Vu l’heure tardive et les impératifs de chacun, nous rejoindrons Chamonix par la route qui passe par le lac des Gaillands. Nous arrivons à notre point de départ, humbles et heureux d’avoir réalisé un rêve qui nous a enchanté les sens.
Les chiffres clés de la journée : 68 km, 6h10, 11.2 km/h, dénivelés de +2100 m et -3000m, 2359 m au plus haut et 795 m au plus
bas.

Stéphane
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Le Tour du Mont-Blanc (TMB) à VTT
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