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Pénurie d’« ingénieurs »… Info ou Intox ?

La France ne formerait pas assez d’ingénieurs ! Ainsi ont déclarés ces dernières années un grand nombre d’experts reconnus du monde de l’entreprise et des écoles d’ingénieurs parmi lesquels Louis Galois ou Christian Lerminiaux, Président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI), … . Certains affichent des chiffrent allant jusqu’à un déficit de 12.000 ingénieurs en 2020, justifiant ainsi d’une nécessaire augmentation du budget des écoles. Pourtant, aujourd’hui se sont environ 30.000 étudiants diplômés chaque année qui sortent des écoles d’ingénieurs contre 18.000 il y a à peine vingt ans. Pourtant, le besoin serait situé aujourd’hui à environ 40.000 étudiants par an, d’autant que 32 à 45% seraient embauchés avant d’être diplômés.
D’autres voies s’élèvent pour souligner qu’il s’agirait plus d’un problème de titre et de diplômes que d’un réel manque. Aussi, les tensions observées auraient pour origine la manière dont les entreprises et recruteurs comprendraient le terme « ingénieur », certains pensant que seules les écoles d’ingénieurs forment des « ingénieurs », les autres pensant que n’importe quel BAC+5 technique ou scientifique en rapport avec la conception, la réalisation, la fabrication de produits, les projets ou les grandes installations dans tous les domaines industriels suffise à définir un « ingénieur ».

Préalablement à toute réflexion, il semble important de rappeler ce que l’on entend par « Ingénieur ». En France, l'usage du titre d'ingénieur et l'accès à la profession sont libres. Il peut donc s’agir à la fois d’un titre, d’une profession et parfois même de l’intitulé d’un emploi. Toute personne exerçant donc une activité professionnelle demandant une compétence technique ou scientifique, à la limite quel que soit son niveau d’étude, peut se revendiquer « ingénieur » ; C’est pourquoi on recense un nombre très important d’ingénieurs et cadres techniques répertoriés dans les statistiques de l'INSEE (CSP 38).
Aussi, si l’usage du titre « ingénieur » est libre en France, le titre d'« Ingénieur diplômé » est lui réglementé, il concerne environ 30.000 étudiants chaque année et la délivrance d'un titre d' « ingénieur diplômé » par une école ou un organisme de formation professionnelle est depuis 1934 soumise à l'agrément de la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI). Un étudiant d’une école habilitée par l’État à délivrer un diplôme d'ingénieur, devient après ses études, « ingénieur diplômé ». Seuls ceux-ci ont ce titre et leur nombre de moins de 65 ans est estimé à environ 750.000 personnes soit environ deux fois moins que le nombre inscrits sur le répertoire INSEE sus-évoqué.

En complément de ce qu’il est exposé ci-dessus, il convient de préciser que généralement, les statistiques publiées fréquemment ci et là ne traitent que des « ingénieurs diplômés », et ne prennent absolument pas en compte l’ensemble de la population technique et scientifique de BAC+5. Ces statistiques récentes relatives à ces derniers montrent qu’actuellement, le taux de chômage global pour cette catégorie se situe entre 3,5 et 4% pour s’établir à moins de 2% pour les 30-40 ans, et ce, alors même qu’une génération assez nombreuse de ces « ingénieurs diplômés » arrivera à l’âge de la retraite dans les dix ans à venir.
Aussi, il semble incontestable de dire que la pénurie d’ « ingénieurs diplômés » soit bien réelle et puisse même tendre à s’accentuer dans les années à venir, quelle qu’en soit l’origine ou les motivations premières.

Enfin et pour étendre la réflexion aux métiers techniques et scientifiques à BAC+5 en général, il semble bon de préciser que les responsables des filières techniques et scientifiques en général s’inquiètent du nombre d’inscrits qui diminuent d’années en années. Effectivement, les métiers techniques ou scientifiques, quel que soit le niveau, n’attirent plus les jeunes, de multiples facteurs très divers semblant justifier de cette lame de fond. A terme et sans mobilisation ou revalorisation aucune de ces filières, il se pourrait alors que la pénurie ne se cantonne plus seulement aux « ingénieurs diplômés » ou aux « ingénieurs » dont il est principalement question dans cet article, mais se propage durablement à la population des techniciens et finalement l’ensemble des métiers techniques et scientifiques ; Cela aurait pour grave conséquence possible l’affaiblissement de la recherche et de l’innovation en France avec pour corollaire une accélération du déclin industriel Français. Il ne tient qu’à nous d’en prendre conscience.
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Les Femmes dans les métiers techniques et scientifiques

A l’heure où le mot « parité » a prit corps et s’est enraciné dans les discours et les systèmes de pensées, il est bon de dessiner un tableau présentant un état des lieux de la situation actuelle dans les filières et les métiers techniques et scientifiques.

Vous avez dit parité ? Comme c’est bizarre… 

Si l’on prend le cas des ingénieurs pour lesquels il est plus facile de trouver des statistiques mais qui dégagent la tendance de fond, 27% des diplômés ingénieurs et 1/3 de l’ensemble des étudiants scientifiques et techniques d’aujourd’hui sont des femmes. Dans toutes les classes d’âge, les salaires des hommes sont systématiquement supérieurs à ceux des femmes. De 6 % chez les débutants, cet écart culmine à 25 % chez les 45-49 ans, lorsque le fait que les femmes occupent moins souvent des postes de managers que les hommes joue son plein effet. Enfin, une grande disparité existe entre chaque secteurs : certains ont un pourcentage de femmes importants lorsque d’autre en ont un nombre quasi inexistant, alors que encore une fois les secteurs vers lesquels les femmes se tournent semblent les moins rémunérateurs. Pour exemple, très nombreuses dans les filières agronomiques, elles se tournent souvent naturellement vers les secteurs comme l’agriculture ou l’agro-alimentaire moins rémunérateur.

Face à ce constat, il est souvent souligné le rôle que joue la société, notamment par le biais de l’école, plus particulièrement au collège et au Lycée, lorsque les grands choix d’orientations se jouent, et où se véhiculent toujours de nombreux stéréotypes. Les Hommes feront des sciences « dures », ingénierie, industrie, mécanique, informatique, … quand Les femmes seront dans les métiers de la mode, de la gestion ou du service.

Mais, en définitive, est-ce la société qui impose cette vue et implicitement l’induit donc, ou une absence d’information, ou un choix délibéré de chaque individu, ou encore une résultante de la petite enfance ?

Finalement, il semblerait qu’il s’agisse à minima d’un cocktail de ces quatre facteurs principaux combiné à des priorités de vie différentes qui, au fil de l’eau, d’années en années, génère cet écart si spectaculaire, d’une part sur le nombre de femmes qui se dirigent vers les métiers techniques et scientifiques, et par la suite, leur évolution tant en terme de responsabilité que de salaires. 

Et pourtant selon une majorité d’acteurs féminins des filières techniques et scientifiques et du recrutement, au-delà de la petite enfance qui est quasi exclusivement du ressort de la famille, la société, elle, pourrait prendre sa part de responsabilité pour casser les idées reçues et ainsi augmenter la part des femmes en montrant : que ces métiers attirent des hommes et des femmes comme les autres métiers, que les métiers techniques et scientifiques sont des métiers de technique mais aussi de création, que certains de ces métiers nécessitent un travail d’équipe pour construire, qu’ils s’inscrivent dans la modernité et qu’ils ont pour certains une utilité publique, qu’ils représentent une opportunité unique de s’enrichir au travers de métiers variés, …
En définitive, il semble que le chemin restant à parcourir soit encore long pour rendre évident une démarche aujourd’hui pas si évidente. Cependant, il convient aussi de constater que la dynamique est en cours, l’évolution croissante de la part des femmes dans les filières techniques et scientifiques sur les 25 dernières années en attestant. Reste que les entreprises sont demandeuses de cette diversité au sein de leurs métiers techniques ou scientifiques, ce qui représente de réelles opportunités souvent extrêmement valorisantes pour les femmes afin d’occuper des postes intéressants, bien rémunérés, à responsabilité et offrants une évolution certaine. Gageons que les filles d’aujourd’hui, femmes de demain  sauront apprécier cette filière qui leur ouvre les bras.
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