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Agriculture biologique et équitable : LA FEDERATION NATIONALE DES PRODUCTEURS PORTEE SUR LES FONTS BAPTISMAUX A BOUGOUNI

La salle de conférence du Conseil de cercle de Bougouni a récemment abrité l’assemblée générale constitutive de la Fédération nationale des producteurs de l’agriculture biologique et équitable (FENABE). La rencontre a regroupé, outre les délégués des 8 zones de culture biologique du pays, les représentants de plusieurs syndicats de producteurs, des ONG et le partenaire financier Helvetas Swiss Intercoopération. Les travaux de l’assemblée générale étaient placés sous la présidence du sous-préfet central de Bougouni, Abou Diarra. Celui-ci a justifié le choix porté sur Bougouni pour abriter ces assises par l’histoire de l’agriculture biologique au #Mali et les résultats probants obtenus dans la zone en la matière.

L’assemblée générale a planché sur trois points inscrits à l’ordre du jour : l’adoption des statuts et du règlement intérieur, l’élection des membres du bureau et la mise place des organes de la FENABE, les informations sur la campagne 2015-2016.

L’agriculture biologique a connu des difficultés énormes ces dernières années à cause des procès à rebondissement du Mouvement biologique malien (Mobiom). Mais aujourd’hui, certains producteurs ont décidé de tourner la page en jouant la carte de la paix. D’où la naissance de la Fédération nationale des producteurs de l’agriculture biologique et équitable du Mali (FENABE). Elle regroupe 72 coopératives reparties en fonction des zones ayant dépêché des délégués à la présente assemblée.

L’agriculture écologique et biologique s’impose de nos jours comme une alternative prometteuse pour pallier les effets néfastes de l’agriculture conventionnelle sur les écosystèmes et sur l’homme.

En effet, l’introduction de la culture biologique et du commerce équitable en Afrique de l’ouest, centrée sur le coton depuis 1999, a démontré que cette forme de production a un réel potentiel favorable à l’augmentation des revenus des paysans et à l’amélioration de la sécurité alimentaire des productrices et producteurs, tout en préservant l’environnement, les ressources et la diversité biologique. En outre, elle constitue une mesure d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique.

L’assemblée générale a analysé et débattu des dispositions des statuts et du règlement intérieur de la #FENABE avant de se pencher sur la composition et les attributions des instances de gestion ainsi que des commissions de travail. Les délégués ont apporté des amendements à certaines dispositions avant de valider les statuts et le règlement intérieur. Un bureau de 10 membres dirigé par Louka Cissé a été élu.

Le bilan de la campagne 2015-2016 présenté par Azaf Dembélé, le secrétaire exécutif de l’organisation, établit qu’à la date du 4 février, la production se chiffre à 244,894 tonnes sur une prévision de 534,404 tonnes.

M. S. MAIGA

AMAP-Bougouni

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ECHANGE SUR L’APPROCHE AGRO ECOLOGIQUE AU SAHEL:
Le #PAIES lancé
Sous la houlette de l’Institut de recherche et de promotion des alternatives de développement (#Irpad), le Programme d’appui aux initiatives économiques contribuant à une transformation écologique et sociale des territoires ruraux (#Paies) vient d’être lancé à Bamako à travers un forum qui se tient du 18 au 20 février. Abdoulaye Diakité, chef du cabinet du ministre de la Recherche scientifique a présidé l’ouverture du Forum de lancement du Programme d’appui aux initiatives économiques contribuant à une transformation écologique et Sociale des territoires ruraux (Paies)
Résultat d’un partenariat entre plusieurs secteurs majeurs dont les organisations paysannes comme l’Aopp et le RHK au Mali, les fédérations Mooriben, FCMN, Niya du Niger, L’UBTEC et la Coopérative Viim Baoré du Burkina Faso, ce premier forum dont l’objectif est de promouvoir un processus de transformation sociale et écologique des territoires ruraux de la région du sahel et de la région des grands lacs, permettant aux populations de ces zones rurales de vivre bien, durablement tout en étant solidaires d’autres territoires, est un véritable tremplin pour échanger sur les enjeux de l’agro écologie, et sur l’élaboration des perspectives du Paies au sahel. D’autres thématiques seront traités au cour de la rencontre en lien avec la promotion de l’agro écologie et les expériences des participants.
Trois jours durant, les participants venus du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Cote d’Ivoire se pencheront sur la gestion de la fertilité des sols, la question fondamentale des semences avec les modifications récentes des législations qui ne favorisent pas la souveraineté semencière des paysans, les enjeux liés à l’aval de la production agro écologique autour de la transformation, la communication et la consommation des produits. Il sera question aussi des filières plus localisées et les produits du territoire, les enjeux du financement pour l’agro écologie et les solutions appropriées pour le financement de l’agro écologie.
« Connaissant la nature des organisations impliquées, je reste convaincu que la logique de ce projet sera l’apprentissage collectif des partenaires, la valorisation de la dynamique collective, la compréhension commune de l’agro écologie, ses fondements et des pratiques », a dit M. Diakité.
Selon les organisateurs, de nos jours, la région du sahel connait une forte pression sur les ressources naturelles et la population est en forte croissance, avec comme corollaires le déficit d’accès aux services sociaux de base. Ces réalités cumulées à la fragilité de l’écosystème et aux effets de certaines pratiques culturales, ont, à les en croire, eu pour conséquence la baisse continue de la fertilité de nombreuses terres.
« Par ailleurs, ces 10 dernières années, de nouveaux défis s’étant présentés au CCFD. toutes choses qui ont conduit à l’élaboration du Programme d’appui aux initiatives économiques contribuant à une transformation écologique et sociale des territoires ruraux (PAIES)-dans la région du sahel et dans la région des grands lacs, financé par l’Agence française de développement (AFD) ».

Idrissa Sako, Journaliste à Les Echos
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23/02/2016
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‪#‎Sahel‬ : UN NOUVEAU PROJET POUR DEVELOPPER L’AGRO-ECOLOGIE

De nos jours, la région du Sahel connait une forte pression sur ses ressources naturelles. La population est en forte croissance avec comme corollaire un déficit d’accès aux services sociaux de base.

Ces réalités cumulées à la fragilité de l’écosystème et aux effets de certaines pratiques culturales ont eu pour conséquence la baisse continue de la fertilité de nombreuses terres. L’amélioration des pratiques des exploitations familiales doit s’adapter pour répondre aux différents enjeux alimentaires et environnementaux.

Ces 10 dernières années, de nouveaux défis se sont présentés au Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), à Terre de solidarité, à Solidarité internationale pour le développement et l’investissement (SIDI) et à leurs partenaires dans la mise en œuvre de leurs initiatives de développement agricole et de structuration des tissus économiques locaux.

Ces organisations ont cherché à répondre à deux problématiques essentielles : quelles conditions pour permettre à ces initiatives de devenir des catalyseurs d’une transformation plus large du territoire ? Quelle relation société-environnement pour permettre aux populations de vivre durablement et bien sur leur territoire ? CCFD, Terre de solidarité et SIDI ont ainsi élaboré le Programme d’appui aux initiatives économiques contribuant à une transformation écologique et sociale des territoires ruraux (PAIES) dans les régions du Sahel et des Grands lacs.

D’une durée de 18 mois et mis en oeuvre par 13 partenaires, le PAIES va promouvoir un processus de transformation sociale et écologique des territoires ruraux des régions du Sahel et des Grands lacs permettant aux populations de ces zones rurales de vivre bien, tout en étant solidaires d’autres territoires. Le programme se propose de soutenir des expérimentations locales en matière d’agro-écologie pour améliorer la fertilité des terres et la diversité des semences paysannes agricoles.

Financé par l’Agence française de développement (AFD) et le ‪#‎CCFD‬, le PAIES était hier au centre d’un forum sur l’agro-écologie organisé par le Comité catholique contre la faim et le développement, l’Institut de recherche pour la promotion des alternatives de développement (#IRPAD) et Terre de solidarité. Présidé par le chef de cabinet du ministère de la Recherche scientifique, Abdoulaye Diakité, le lancement du programme a eu lieu à l’hôtel Colombus à Hamdallaye ACI 2000.

Ce forum de l’agro-écologie qui prend fin samedi va débattre des enjeux de l’approche agro-écologique au Sahel et élaborer les perspectives du PAIES. Il doit traiter de la gestion de la fertilité des sols, de la question fondamentale des semences avec les modifications récentes des législations, des enjeux liés à l’aval de la production agro-écologique autour de la transformation, la commercialisation et la consommation. Il sera question de filières plus localisées, de produits du territoire, des enjeux du financement de l’agro-écologie et des solutions appropriées pour ce financement.

Le séminaire regroupe des participants venus du ‪#‎Burkina‬-Faso, de ‪#‎Côte‬ d’Ivoire, de ‪#‎France‬, de Guinée, du ‪#‎Mali‬, du ‪#‎Niger‬, du ‪#‎Sénégal‬ et du ‪#‎Togo‬.

L’information, la formation des participants sur les aspects conceptuels et les enjeux liés à l’agro-écologie au Sahel (gestion de la fertilité et des nuisibles, accès diversifié aux semences paysannes, commercialisation et financement), la présentation et le partage des expériences en matière de pratiques agro-écologiques dans le Sahel et des éléments de perspectives pour la mise en œuvre du PAIES au Sahel sont des résultats attendus du forum.

Jugeant que le lancement du ‪#‎PAIES‬ venait à point nommé, le chef de cabinet du ministère de la Recherche scientifique a rappelé qu’il intervenait deux mois après la tenue de la COP21 à Paris. La présente conférence, dira-t-il, fait le lien entre le climat et l’agriculture. Abdoulaye Diakité a précisé que le Programme d’appui aux initiatives économiques contribuant à une transformation écologique et sociale des territoires ruraux, est le résultat d’un partenariat entre les organisations paysannes comme l’AOPP, le RHK au Mali, les fédérations « Mooriben FCMN » du Niger, l’UBTEC et la coopérative « Viim Baoré » du Burkina Faso.
S. Y. WAGUE, journal L'Essor du 19 février 2016
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20/02/2016
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10ème édition de la #COPAGEN : L’AGRO-ÉCOLOGIE AU CŒUR DES DÉBATS

« Promouvoir l’agro-écologie pour nourrir les campagnes et les villes africaines d’aujourd’hui et demain », tel était le thème de la 10ème édition du Forum Régional de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) qui s’est tenu du 07 au 11 septembre 2015. L’organisation du dernier Forum régional de la Coalition remonte à décembre 2014. La #COPAGEN Mali était représenté par Mohamed COULIBALY d'#IRPAD, Souleymane DIARRA de l'#AOPP et Chantal JACOVETI de la #CNOP. La conférence inaugurale a été animée par Mamadou GOÏTA d'IRPAD sur le thème: "La certification des semences: une menaces pour les semences paysannes?"

À Abidjan, dans la capitale ivoirienne, la quarantaine de participants ont échangé autour du thème central suivant : « La société civile africaine face au défi de la défense des droits des communautés sur leurs ressources biologiques : Regard critique sur l’expérience de la COPAGEN à travers le temps ».

En général, le Forum régional fait le bilan critique des activités des Coalitions nationales et de la Coordination régionale. Il se prononce sur un certain nombre de thématiques et valide les grandes orientations de la COPAGEN, pour l’année à venir.

La présente édition du forum n’a pas dérogé à la règle. Car, elle a porté sur le thème suivant: « Promouvoir l’agro-écologie pour nourrir les campagnes et les villes africaines d’aujourd’hui et demain ».

Ce thème s’inscrit dans un contexte bien connu: les émeutes qui ont éclaté en 2008 ont révélé non seulement la gravité de la crise alimentaire qui secoue le monde, mais également la précarité des mécanismes et des solutions proposés pour faire face au fléau de la faim.

Depuis, l’humanité est confrontée à une double équation : d’une part, il s’agit de trouver des solutions pour sauver le milliard de personnes qui subit actuellement de plein fouet les effets pervers de la faim, et d’autre part, il s’agit par anticipation de répondre au besoin en nourriture de la population mondiale en constante évolution, laquelle est estimée à 9 milliards de personnes, à l’horizon 2050.

Dans le sillage de la recherche de solutions à la crise alimentaire mondiale, l’on évoque de plus en plus l’agro-écologie qui est désormais au cœur de nombreux discours et programmes politiques.

En effet, en avril 2008, réunie à Johannesburg, une communauté internationale de 400 scientifiques appelait, au travers d’un rapport (International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development, 2009) « à soutenir les petits paysans et intensifier les recherches en agro-écologie». En décembre 2010, l’ancien rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation en a fait son cheval de bataille.

Pour Olivier de Schutter, « il faut changer de cap, les recettes anciennes ne valent plus aujourd’hui. Les politiques de soutien à l'agriculture visaient à orienter l'agriculture vers l'agriculture industrielle ; il faut à présent qu'elles s'orientent vers l'agro écologie partout où cela est possible ».

L’une des raisons profondes qui fondent une telle conviction réside dans le fait que l’agriculture industrielle a montré ses limites vis-à-vis des défis nouveaux qui se posent à l’humanité : défi foncier, défi climatique, défi environnemental, défi alimentaire… Et c’est justement sur les contradictions et l’inconséquence de cette agriculture moribonde aux conséquences désastreuses qu’il convient désormais d’ériger les fondations d’une agriculture saine, durable, et viable.

L’agro-écologie est donc porteuse d’espoir dans la mesure où elle montre des aptitudes à répondre à tous ces défis. Si ce système agricole essaime un peu partout dans le monde, c’est bien parce qu’il ne tarit pas d’atouts.

En de nombreux endroits du Globe, les pratiques agro-écologiques ont prouvé leur capacité à nourrir les villes et les campagnes, en maintenant la biodiversité et en s’adaptant aux aléas climatiques. Leur pertinence économique est également avérée par leur effet sur le revenu des agriculteurs.

L’agro-écologie est le creuset des savoirs traditionnels qui ont été développés au cours des siècles passés autour des semences paysannes. Elle est donc l’outil de préservation et de pérennisation de ces semences sur lesquelles planent malheureusement aujourd’hui des menaces.

En effet, on assiste aujourd’hui à une vague de criminalisation des semences paysannes à travers des mécanismes légaux mais à la légitimité douteuse, dont l’aboutissement est manifestement la certification.

Le but inavoué de cette entreprise est de provoquer la disparition des semences paysannes et d’ériger dans le même temps un système semencier mondial sous le contrôle total des multinationales. Il s’agit d’un projet ruineux pour les petits paysans du monde sur lesquels se refermera à terme le piège de la dépendance vis-à- vis des firmes semencières.

La question qui reste entière est de savoir quelle alternative proposée à ce système semencier peu vertueux qui sacrifie les intérêts des petits paysans sur l’autel du libre-échange ? L’introduction des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans l’agriculture, l’alimentation et l’économie des pays du monde et singulièrement ceux de l’Afrique participe de cette stratégie.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le discours de la COPAGEN sur ces « Graines suspectes » est univoque et sans ambiguïté : « Oui pour une recherche scientifique indépendante qui valorise les ressources biologiques locales et les connaissances traditionnelles et endogènes dans l’intérêt des petits agriculteurs et des consommateurs africains, non au brevetage du vivant et aux OGM dans l’agriculture et l’alimentation, face à tous les risques avérés et potentiels actuels qui y sont attachés. » Mais, pour la Coalition, il faut aller bien au-delà du simple discours, et promouvoir l’agro-écologie, en vue d’endiguer le phénomène des OGM.

C’est donc à juste titre qu’elle exige la reconnaissance du droit inaliénable des communautés à déclarer leurs territoires « Zones sans OGM » pour le rayonnement de l’agro-écologie en Afrique. Le choix du thème, fruit des réflexions de la dernière réunion du Groupe de Coordination régionale tenue du 15 au 17 avril 2015 à Abidjan, ne manque donc pas d’intérêt. Cet espace de partage, d’échanges et de réflexions tentera de répondre aux questionnements suivants : L’agro-écologie peut-elle véritablement nourrir les villes et les campagnes ? Pourquoi et comment ?

Quel système de certification pour les semences pour la atteindre l’objectif de souveraineté alimentaire ? Comment rendre effectif le droit inaliénable des communautés de déclarer leurs territoires « Zones sans OGM » ?
Le Forum s’est fixé comme objectifs : faire un bilan exhaustif de la coordination régionale et des coalitions nationales, depuis le dernier forum régional (Abidjan, décembre 2014) jusqu’à la dernière activité de l’année 2015; donner une impulsion à la composante « agro-écologie » du programme de travail de la COPAGEN.
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15/09/2015
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Rapport de la réunion de la Coalition sur #BAD en marge des Assemblées Annuelles. Par #MohamedCOULIBALY, Coordonnateur de la Coalition des OSC sur la BAD
#IRPAD  AFRIQUE
I. Introduction

Le 27 Mai 2015 dans la salle de réunion des Résidences Maya à Abidjan, s’est tenue la réunion interne de la Coalition sur la BAD. Cette réunion se tenait en marge des Assemblées  Annuelles de la BAD qui se sont tenues du 25 au 29 Mai 2015 dans la même ville. L’objectif de cette réunion était de permettre au membre de la coalition de préparer leur participation au forum des Organisations de la Société Civile organisé par la BAD dans le cadre de ses AG. Il s’agissait aussi pour la coalition de réfléchir sur les activités menées et celles à mener en 2015, ainsi que de finaliser la discussion laissée en suspens en décembre 2014 sur la légalisation/formalisation de la Coalition comme organisation indépendante.

II. Déroulement des travaux

Les travaux de l’atelier d’un jour se sont déroulés autour de trois points essentiels, à savoir : l’analyse du programme du Forum des #OSC ; la présentation/discussion des activités de la coalition, et le débat sur les aspects institutionnels de la coalition.

II.1. Analyse du Programme du forum des OSC et Préparation des Panels

Cette partie de la réunion a porté sur deux points clefs, notamment : (i) le rappel par le président Goïta de la mise en place du comité BAD/OSC, ainsi que l’évolution des relations entre la BAD et la société civile ; (ii) les discussions autour du programme du forum  avec un accent particulier sur le panel sur les changements climatiques auquel prendrait part un membre de la coalition (Samuel Nnah NDOBE du Cameroun).

II.1.1. Comité #BAD/OSC et relation BAD/OSC en général Sur ce point, le Président de la coalition rappela que les relations entre la BAD et les organisations de la société civile ont beaucoup évolué ces derniers temps. En effet, avant la création de la coalition, cette relation était assez timide avec une BAD moins encline à collaborer avec les OSCs qu’elle avait du mal à considérer comme des partenaires à part entière. C’est avec la création de la coalition que cette tendance a changé, car la coalition a mené un plaidoyer fructueux auprès de la direction et du Président Kaberuka pour changer les pratiques de la BAD envers la société civile.

Selon le Président de la coalition, le président Kabéruka est à saluer pour son ouverture et sa réceptivité par rapport aux questions de participation et d’engagement de la société civile avec la BAD. Les points positifs à mettre au compte de cette ouverture sont entre autres, le recrutement d’une personne dédiée spécifiquement à l’engagement de la société civile, la mise en place des bureaux d’information au niveau pays, et l’institution de journées portes ouvertes dans les bureaux pays permettant à la société civile et à d’autres acteurs de visiter les bureaux pays et accéder à l’information sur le portefeuille de la BAD dans le pays.  Sur la mise en place du comité BAD/OSC, le président a tenu à clarifier que sa mise en place n’a pas été bien vu par les membres de la coalition, notamment le comité de pilotage. Selon lui, les membres du comité BAD/OSC ont été désignés par la BAD elle-même, et non choisis/nominés par les organisations de la société civile, ce qui met des doutes sur la légitimité des représentants de la société civile dans ledit comité. Il donna l’exemple de sa propre désignation par la BAD pour représenter la coalition dans ce comité. En effet, la BAD a envoyé un email au président de la coalition en lui demandant de siéger dans le comité BAD/OSC en tant que représentant de la coalition des OSC sur la BAD. Avant de donner son accord, le président engagea une discussion au sein du comité de pilotage qui donna la  position de la coalition, à savoir : « la BAD n’a pas le droit de désigner le représentant de la coalition dans une telle instance. Le comité de pilotage est d’accord que Mamadou représente la coalition, mais lui demande, en revanche, d’écrire à la BAD pour signifier la désapprobation de la coalition de la démarche de désignation du représentant de la coalition. »

S’agissant du Forum des OSC organisé dans le cadre des AG de la BAD, le président a aussi rappelé qu’il a été entièrement organisé par la BAD, et qu’aucun représentant de la société civile n’y a participé. Tout le programme a été préparé par la BAD, et la coalition n’a été  approchée que quand ils avaient besoin d’avoir un représentant dans un panel. Cette brève intervention du président suscita certaines interrogations parmi les participants. Les questions ont porté sur les points suivants :

Avec cette manière de procéder, on est en droit de se demander si la BAD nous prend au sérieux. S’agit-il d’un forum de la société civile si c’est la BAD qui fait tout ? Comment peut-on changer cette tendance, car la BAD utilise notre nom « société civile », et pourrait en user pour faire passer certains de ses messages ?

La quintessence des échanges autour de ces questions donne ce qui suit. La BAD prend la société civile au sérieux, il appartient à la coalition de comprendre que la manière dont on est perçu et traité par la BAD dépend de nous-mêmes et de notre approche vis-à-vis de l’institution. Selon certains membres de la coalition, il n’y a aucun problème dans cette approche solitaire de la BAD, car elle nous révèle qu’il s’agit d’une activité purement BAD, 

et la coalition doit se voir comme invitée au même titre que les organisations de la société civile présentes à ce forum. La coalition devrait plutôt mettre l’accent sur le comment et le pourquoi de sa participation pour tirer profit de ce forum.

Pour d’autres,  il n’est pas possible de laisser la BAD appeler cet événement « forum de la société civile » et se contenter du rôle d’invité. Pour ceux-ci, la coalition doit contribuer à mettre en place des normes/critères pour ce forum et en redéfinir l’agenda. Certaines propositions pour le programme se faisait jour quand le président rappela que le programme est déjà arrêté et qu’on ne pourrait plus rien changer. Mais l’on pourrait, en revanche, préparer nos différentes interventions et aborder certains points qui ne figurent pas au programme mais en lien avec le sujet en débat pendant l’intervention en question.

Les échanges sur ces points se terminèrent par la proposition que Mamadou Goïta utilise son temps de parole à la fin du forum pour prononcer certaines préoccupations de la coalition sur l’approche de la BAD et sur le contenu du forum. Là aussi, la proposition avait du mal à passer, car cette intervention était destinée au remerciement de la BAD pour l’organisation du forum et l’engagement des discussions avec la société civile. 

II.1.2. Discussions autour du programme du forum des OSC 
Deux sujets essentiels du forum ont fait l’objet d’analyse et, de discussion par la coalition pendant la réunion du 27. Ces thèmes sont : (i) contrôle citoyen et redevabilité, et (ii) attentes pour la COP 21 et le rôle des OSC pour orienter les résultats.

Contrôle Citoyen et Redevabilité
Sur ce sujet, la question pour guider les discutions portait sur le système de redevabilité de la BAD elle-même. Comment ce système est-il perçu par les membres de la coalition ? Et comment peut-il être amélioré ?
D’entrée de jeu, il a été reconnu que la BAD dispose d’un système de redevabilité assez bon (du moins, sur papier). En effet, la Banque dispose d’une panoplie de politiques ayant pour but d’assurer la transparence dans ses opérations, ainsi que de garantir leur durabilité sociale et environnementale : la politique sur l’accès et la divulgation de l’information, la politique sur la lutte contre la corruption, le système intégré de sauvegarde, etc. a ces politiques s’ajoute le mécanisme indépendant d’inspection (MII), qui reçoit les plaintes des personnes affectées par les projets financés par la BAD. 

Le problème de la mise en œuvre des politiques demeure un problème réel, et c’est à ce niveau que la coalition est appelée à jouer pleinement son rôle. Un membre de la Coalition a eu à tester certaines de ses politiques au niveau du Sénégal autour d’un projet cofinancé par la BAD (la centrale à charbon de Sendou), et le constat a été que la BAD est très opaque et inaccessible quant à l’accès à l’information sur les projets qu’elle soutient. « Actuellement le projet est arrêté, car un audit a été mené sur ses impacts sur l’environnement et les populations, mais il a été impossible pour nous d’accéder au rapport de l’audit » a conclu Aly Sagne de Lumière Synergie Développement(LSD).

b. Attentes pour la #COP21 et Rôle des OSC pour orienter les résultats
Ce panel était d’une importance particulière pour la coalition car connaissait la participation d’un de ses membres, Samuel Nnah Ndobe du Cameroun. A ce niveau, les discussions tournèrent autour du renforcement de l’intervention dudit panéliste par les préoccupations de la coalition dans le cadre des négociations sur le climat. La discussion a été aussi l’occasion pour les membres qui ne sont pas familiers avec le sujet d’actualiser et d’approfondir leur connaissance là-dessus.  
Les échanges portèrent sur le choix du paneliste représentant la coalition, ainsi que sur les contributions des uns et des autres sur le sujet. Sur le choix du panéliste, il a été relevé que Samuel Nnah a été un bon choix pour le sujet, car il travaille sur la question des changements climatiques depuis plusieurs années et fait montre d’une expérience non négligeable. D’autre part, la présence d’un membre de la coalition au panel témoigne de son sérieux et de son professionnalisme dans ses rapports avec la BAD. Ce sérieux doit continuer. Quant aux questions et autres contributions des parties, elles portaient sur les points suivants :

F La question de l’agriculture intelligente. La promotion de ce mode d’Agriculture ne doit pas être un moyen pour les pays du nord et les multinationales de consolider leurs positions et leurs parts de marchés des technologies agricoles sur le continent. Il faut que l’Afrique reste vigilante ;

La transition vers l’économie verte. Comment cela se fera-t-elle, d’où proviendra l’argent pour cette transition ? la discussion porte aussi sur la réduction des gaz à effet de serre à travers la réduction de l’utilisation de combustibles fossiles, pour arriver à limiter l’augmentation de la température globale autour de 2°C. L’argent investi dans la promotion des énergies fossiles devraient pouvoir être redéployé sur les technologies moins polluantes...
La question de l’accaparement des terres, et des ressources en général. Les droits des communautés à leurs ressources, et à sauvegarder leur mode de vie tel que l’agriculture familiale doivent être sauvegardés... tout ceci est à mettre dans le cadre de la gouvernance des ressources naturelles.
Le transfert de technologie ne doit pas constituer un moyen pour le nord d’envoyer en Afrique les technologies polluantes ;  L’Afrique ne doit pas payer pour quelque chose qu’elle n’a pas causé. Ce sont les Etats pollueurs qui doivent réduire leurs émissions, et compenser les victimes de pertes et dommages causés par les changements climatiques.

F Le constat général est que la voix de l’Afrique est très faible dans ces négociations, chose qui est due souvent à notre impréparation, et/ou à notre manque d’expertise sur les questions discutées, mais aussi à l’absence souvent de position commune Africaine.

A l’issue des échanges, le paneliste de la coalition, M. Nnah NDOBE, prit la parole pour remercier tous les participants des différentes contributions faites. Il assura les uns et les autres que malgré le peu de temps de parole qui lui est réservé pendant le panel, il fera le nécessaire pour mettre en exergue la quintessence des points soulevés par les membres de la coalition.

II.2 Discussion sur les aspects institutionnels de la coalition
La deuxième partie de la réunion fût consacrée aux questions institutionnelles de la coalition. 

Ces questions furent discutées à travers deux points : (i) la présentation du plan de renforcement des capacités d’influence de la coalition ; (ii) la discussion sur la formalisation de la coalition.

II.2.1. Présentation du Plan de renforcement de capacité de la coalition

Le plan de renforcement des capacités d’influence de la coalition est le résultat d’un exercice initié et financé par Oxfam Novib pour aider la coalition à mieux se développer en vue d’atteindre des résultats palpables. Cette initiative a consisté en la conduite d’une enquête auprès des membres de la coalition à travers un questionnaire élaboré autour d’un outil appelé « la roue de l’impact » comportant 10 dimensions. Cette enquête visait à évaluer la capacité d’influence de la coalition afin de d’identifier les dimensions nécessitant une intervention de renforcement de capacité. 

L’enquête fût suivie de deux ateliers organisés à Nairobi auxquels la coalition sur la BAD et d’autres réseaux financés par Novib ont pris part. À l’issue de ces ateliers, la coalition a pu proposer, avec l’appui d’un coach, un plan de renforcement de capacité avec des activités clés à mener dans des délais prévus. Oxfam Novib a aussi décidé d’accompagner la mise en œuvre de ce plan à hauteur de 25 000€.

La présentation de ce plan a été faite par Mike Keania du Nigeria qui a participé au processus avec d’autres membres de la coalition. La mise en œuvre peut maintenant être envisagée après le partage des résultats avec les membres.

II.2.2. Discussion sur la Légalisation/formalisation de la coalition

La discussion sur l’enregistrement de la coalition afin de lui conférer une personnalité juridique a commencé depuis la rencontre de Bamako de Novembre 2013. A l’issue de cette rencontre, un groupe de six personnes a été mis en place pour préparer des statuts et règlement intérieur conformément aux lois de la République de Cote d’Ivoire où la coalition compte ouvrir son siège.  Ce groupe présidé par Mamadou Taran Diallo de l’AGT Guinée a produit lesdits documents qui ont été traduits et partagés avec tous les membres de la coalition. 

A la rencontre d’Abidjan de Décembre 2014, la discussion a été lancée pour l’adoption des textes. D’autres propositions ont émergé qu’il ne fallait pas enregistrer la coalition comme entité avec personnalité juridique, mais garder sa forme de réseau informel mais structuré. Les discussions se sont terminées en Décembre 2014, sans que la question soit tranchée. Elle a donc été reportée pour être tenue en marge des Assemblées annuelles de la BAD de Mai 2015. Il était presque 19h lorsque les discussions commençaient sur l’enregistrement. Certains participants ont donc proposé de les reporter à une autre date, notamment le prochain atelier de renforcement de capacité dont la date sera connue très prochainement, et de les tenir au tout début de ladite rencontre. Cette proposition fut adoptée, à charge pour le coordonnateur de lancer un sondage en ligne afin que de collecter les avis de tous les membres sur une question fondamentale et préliminaire, à savoir : êtes-vous d’accord pour l’enregistrement de la coalition  comme organisation indépendante ?  Si oui, pourquoi ? Si non, Pourquoi ? (donner les avantages et les inconvénients dans chaque cas).

L’option qui aura obtenu la majorité de « OUI » sera retenue, et les discussions porteront sur les textes à adopter lors des prochaines réunions.

Fin des travaux
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Debate on "The rise of the #food sovereignty and #agroecology movements in Africa and around the world", by #MamadouGoita, Executive Director of #IRPAD. Date: Tuedays, April 21, 2015 in Ottawa University, #Canada.
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#Selingué, #Mali: Declaration of the International Forum for #Agroecology
Nous vous livrons la déclaration du forum international sur l'agro-écologie auquel Mamadou Goïta (IRPAD AFRICA) a participé à Selingué dans l'espace Nyéleni au Mali la semaine dernière du 24 au 27 février. M. Goïta était membre du comité méthodologique qui a préparé le contenu et le programme de ce forum qui a regroupé environ 300 personnes des cinq continents. La version française de cette déclaration suivra prochainement. 

#Declaration of the International Forum for Agroecology

Nyéléni, Mali
27 February 2015

We are delegates representing diverse organizations and international movements of small-scale food producers and consumers, including peasants, indigenous peoples and communities (together with hunter gatherers), family farmers, rural workers, herders and pastoralists, fisherfolk and urban people. HTogether, the diverse constituencies our organizations represent produce some 70% of the food consumed by humanity. They are the primary global investors in agriculture, as well as the primary providers of jobs and livelihoods in the world.  

We gathered here at the Nyéléni Center in Sélingué, Mali from 24 to 27 of February, 2015, to come to a common understanding of agroecology as a key element in the construction of Food Sovereignty, and to develop joint strategies to promote Agroecology and defend it from co-optation. We are grateful to the people of Mali who have welcomed us in this beautiful land. They have taught us through their example, that the dialogue of our various forms of knowledge is based on respectful listening and on the collective construction of shared decisions. We stand in solidarity with our Malian sisters and brothers who struggle – sometimes sacrificing their lives – to defend their territories from the latest wave of land grabbing that affects so many of our countries. Agroecology means that we stand together in the circle of life, and this implies that we must also stand together in the circle of struggle against land grabbing and the criminalization of our movements.

BUILDING ON THE PAST, LOOKING TO THE FUTURE

Our peoples, constituencies, organizations and communities have already come very far in defining Food Sovereignty as a banner of joint struggle for justice, and as the larger framework for Agroecology. Our ancestral production systems have been developed over millennia, and during the past 30 to 40 years this has come to be called agroecology. Our agroecology includes successful practices and production, involves farmer-to-farmer and territorial processes, training schools, and we have developed sophisticated theoretical, technical and political constructions. 

In 2007 many of us gathered here at Nyéléni, at the Forum for Food Sovereignty, to strengthen our alliances and to expand and deepen our understanding of Food Sovereignty, through a collective construction between our diverse constituencies. Similarly, we gather here at the Agroecology Forum 2015 to enrich Agroecology through dialogue between diverse food producing peoples, as well as with consumers, urban communities, women, youth, and others. Today our movements, organized globally and regionally in the International Planning Committee for Food Sovereignty (IPC), have taken a new and historic step.

Our diverse forms of smallholder food production based on agroecology generate local knowledge, promote social justice, nurture identity and culture, and strengthen the economic viability of rural areas. Smallholders defend our dignity when we choose to produce in an agroecological way. 

OVERCOMING MULTIPLE CRISES

Agroecology is the answer to how to transform and repair our material reality in a food system and rural world that has been devastated by industrial food production and its so-called Green and Blue Revolutions.  We see agroecology as a key form of resistance to an economic system that puts profit before life. 

The corporate model over-produces food that poisons us, destroys soil fertility, is responsible for the deforestation of rural areas, the contamination of water and the acidification of oceans and killing of fisheries. Essential natural resources have been commodified, and rising production costs are driving us off the land. Farmers’ seeds are being stolen and sold back to us at exorbitant prices, bred as varieties that depend on costly, contaminating agrochemicals.  The industrial food system is a key driver of the multiple crises of climate, food, environmental, public health and others. Free trade and corporate investment agreements, investor-state dispute settlement agreements, and false solutions such as carbon markets, and the growing financialization of land and food, etc., all further aggravate these crises. Agroecology within a food sovereignty framework offers us a collective path forward from these crises.

AGROECOLOGY AT A CROSSROADS

The industrial food system is beginning to exhaust it's productive and profit potential because of its internal contradictions – such as soil degradation, herbicide-tolerant weeds, depleted fisheries, pest- and disease-ravaged monocultural plantations – and it's increasingly obvious negative consequences of greenhouse gas emissions, and the health crisis of malnutrition, obesity, diabetes, colon disease and cancer caused by diets heavy in industrial and junk food.

Popular pressure has caused many multilateral institutions, governments, universities and research centers, some NGOs, corporations and others, to finally recognize  “agroecology”.  However, they have tried to redefine it as a narrow set of technologies, to offer some tools that appear to ease the sustainability crisis of industrial food production, while the existing structures of power remain unchallenged.  This co-optation of agroecology to fine-tune the industrial food system, while paying lip service to the environmental discourse, has various names, including "climate smart agriculture", "sustainable-" or "ecological-intensification", industrial monoculture production of "organic" food, etc.  For us, these are not agroecology: we reject them, and we will fight to expose and block this insidious appropriation of agroecology. 

The real solutions to the crises of the climate, malnutrition, etc., will not come from conforming to the industrial model. We must transform it and build our own local food systems that create new rural-urban links, based on truly agroecological food production by peasants, artisanal fishers, pastoralists, indigenous peoples, urban farmers, etc.  We cannot allow agroecology to be a tool of the industrial food production model: we see it as the essential alternative to that model, and as the means of transforming how we produce and consume food into something better for humanity and our Mother Earth.

OUR COMMON PILLARS AND PRINCIPLES OF AGROECOLOGY

Agroecology is a way of life and the language of Nature, that we learn as her children. It is not a mere set of technologies or production practices.  It cannot be implemented the same way in all territories.  Rather it is based on principles that, while they may be similar across the diversity of our territories, can and are practiced in many different ways, with each sector contributing their own colors of their local reality and culture, while always respecting Mother Earth and our common, shared values. 

The production practices of agroecology (such as intercropping, traditional fishing and mobile pastoralism, integrating crops, trees, livestock and fish, manuring, compost, local seeds and animal breeds, etc.) are based on ecological principles like building life in the soil, recycling nutrients, the dynamic management of biodiversity and energy conservation at all scales.  Agroecology drastically reduces our use of externally-purchased inputs that must be bought from industry.  There is no use of agrotoxics, artificial hormones, GMOs or other dangerous new technologies in agroecology. 

Territories are a fundamental pillar of agroecology. Peoples and communities have the right to maintain their own spiritual and material relationships to their lands. They are entitled to secure, develop, control, and reconstruct their customary social structures and to administer their lands and territories, including fishing grounds, both politically and socially. This implies the full recognition of their laws, traditions, customs, tenure systems, and institutions, and constitutes the recognition of the self-determination and autonomy of peoples.

Collective rights and access to the commons are fundamental pillar of agroecology. We share access to territories that are the home to many different peer groups, and we have sophisticated customary systems for regulating access and avoiding conflicts that we want to preserve and to strengthen. 

The diverse knowledges and ways of knowing of our peoples are fundamental to agroecology.  We develop our ways of knowing through dialogue among them (diálogo de saberes). Our learning processes are horizontal and peer-to-peer, based on popular education. They take place in our own training centers and territories (farmers teach farmers, fishers teach fishers, etc.), and are also intergenerational, with exchange of knowledge between youth and elders. Agroecology is developed through our own innovation, research, and crop and livestock selection and breeding. 

The core of our cosmovisions is the necessary equilibrium between nature, the cosmos and human beings. We recognize that as humans we are but a part of nature and the cosmos  We share a spiritual connection with our lands and with the web of life. We love our lands and our peoples, and without that, we cannot defend our agroecology, fight for our rights, or feed the world. We reject the commodification of all forms of life.

Families, communities, collectives, organizations and movements are the fertile soil in which agroecology flourishes. Collective self-organization and action are what make it possible to scale-up agroecology, build local food systems, and challenge corporate control of our food system. Solidarity between peoples, between rural and urban populations, is a critical ingredient.
 
The autonomy of agroecology displaces the control of global markets and generates self-governance by communities. It means we minimize the use of purchased inputs that come from outside. It requires the re-shaping of markets so that they are based on the principles of solidarity economy and the ethics of responsible production and consumption. It promotes direct and fair short distribution chains. It implies a transparent relationship between producers and consumers, and is based on the solidarity of shared risks and benefits. 

Agroecology is political; it requires us to challenge and transform structures of power in society. We need to put the control of seeds, biodiversity, land and territories, waters, knowledge, culture and the commons in the hands of the peoples who feed the world. 

Women and their knowledge, values, vision and leadership are critical for moving forward. Migration and globalization mean that women’s work is increasing, yet women have far less access to resources than men. All to often, their work is neither recognized nor valued. For agroecology to achieve its full potential, there must be equal distribution of power, tasks, decision-making and remuneration. 

Youth, together with women, provide one of the two principle social bases for the evolution of agroecology. Agroecology can provide a radical space for young people to contribute to the social and ecological transformation that is underway in many of our societies.  Youth bear the responsibility to carry forward the collective knowledge learned from their parents, elders and ancestors into the future. They are the stewards of agroecology for future generations. Agroecology must create a territorial and social dynamic that creates opportunities for rural youth and values women's leadership.

STRATEGIES

I. Promote agroecological production through policies that…
1. Are territorial and holistic in their approach to social, economic and natural resources issues.
2. Secure access to land and resources in order to encourage long term investment by small-scale food producers.
3. Ensure an inclusive and accountable approach to the stewardship of resources, food production, public procurement policies, urban and rural infrastructure, and urban planning. 
4. Promote decentralized and truly democratized planning processes in conjunction with relevant local governments and authorities.
5. Promote appropriate health and sanitation regulations that do not discriminate against small-scale food producers and processors who practice agroecology.
6. Promote policy to integrate the health and nutrition aspects of agroecology and of traditional medicines.
7. Ensure pastoralists’ access to pastures, migration routes and sources of water as well as mobile services such as health, education and veterinary services that are based on and compatible with traditional practice.
8. Ensure customary rights to the commons. Ensure seed policies that guarantee the collective rights of peasants’ and indigenous peoples’ to use, exchange, breed, select and sell their own seeds.
9. Attract and support young people to join agroecological food production through strengthening access to land and natural resources, ensuring fair income, knowledge exchange and transmission.
10. Support urban and peri-urban agroecological production.
11. Protect the rights of communities that practice wild capture, hunting and gathering in their traditional areas – and encourage the ecological and cultural restoration of territories to their former abundance.
12. Implement policies that ensure the rights of fishing communities.   
13. Implement the Tenure Guidelines of the Committee on World Food Security and the Small-scale Fisheries Guidelines of the FAO.
14. Develop and implement policies and programs that guarantee the right to a dignified life for rural workers, including true agrarian reform, and agroecology training.

II. Knowledge sharing
1. Horizontal exchanges (peasant-to-peasant, fisher-to-fisher, pastoralist-to-pastoralist, consumer-and-producer, etc.) and intergenerational exchanges between generations and across different traditions, including new ideas. Women and youth must be prioritised.
2. Peoples’ control of the research agenda, objectives and methodology.
3. Systemize experience to learn from and build on historical memory. 

III. Recognition of the central role of women
1.  Fight for equal women's’ rights in every sphere of agroecology, including workers’ and labour rights, access to the Commons, direct access to markets, and control of income 
2.  Programs and projects must fully include women at all stages, from the earliest formulation through planning and application, with decision-making roles. 

IV. Build local economies 
1. Promote local markets for local products.
2. Support the development of alternative financial infrastructure, institutions and mechanisms to support both producers and consumers.
3. Reshape food markets through new relationships of solidarity between producers and consumers.
4. Develop links with the experience of solidarity economy and participatory guarantee systems, when appropriate. 

V. Further develop and disseminate our vision of agroecology 
1.  Develop a communications plan for our vision of agroecology 
2.  Promote the health care and nutritional aspects of agroecology 
3.  Promote the territorial approach of agroecology
4.  Promote practices that allows youth to carry forward the permanent regeneration of our agroecological vision 
5.  Promote agroecology as a key tool to reduce food waste and loss across the food system

VI. Build alliances 
1.  Consolidate and strengthen existing alliances such as with the International Planning Committee for Food Sovereignty (IPC)
2.  Expand our alliance to other social movements and public research organizations and institutions

VII. Protect biodiversity and genetic resources
1.  Protect, respect and ensure the stewardship of biodiversity 
2.  Take back control of seeds and reproductive material and implement producers’ rights to use, sell and exchange their own seeds and animal breeds
3.  Ensure that fishing communities play the most central role in controlling marine and inland waterways

VIII. Cool the planet and adapt to climate change
1.  Ensure international institutions and governments recognize agroecology as defined in this document as a primary solution for tackling and adapting to climate change, and not “climate smart agriculture” or other false versions of agroecology 
2.  Identify, document and share good experiences of local initiatives on agroecology that address climate change.

IX. Denounce and fight corporate and institutional capture of agroecology
1.  Fight corporate and institutional attempts to grab agroecology as a means to promote GMOs and other false solutions and dangerous new technologies.
2.  Expose the corporate vested interests behind technical fixes such as climate-smart agriculture, sustainable intensification and “fine-tuning” of industrial aquaculture. 
3.  Fight the commodification and financialization of the ecological benefits of agroecology. 

We have built agroecology through many initiatives and struggles. We have the legitimacy to lead it into the future. Policy makers cannot move forward on agroecology without us. They must respect and support our agroecological processes rather than continuing to support the forces that destroy us.  We call on our fellow peoples to join us in the collective task of collectively constructing agroecology as part of our popular struggles to build a better world, a world based on mutual respect, social justice, equity, solidarity and harmony with our Mother Earth.
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2015-03-03
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#Agriculture et sécurité #alimentaire au #Mali
Faisant successivement face à des crises politiques, économiques, alimentaires ainsi qu’à des conflits, la population malienne est des plus vulnérables et une des plus pauvres au monde. La sécurité alimentaire est prioritaire au Mali.

Le secteur agricole occupe 75% de la population mais ne contribue qu’à environ 40% du PIB du pays. Ceci traduit les faibles performances de l’activité agricole, principale cause de pauvreté.

Le potentiel agricole du #Mali est colossal et pourrait largement contribuer à la lutte contre la faim mais ce potentiel n’est malheureusement pas exploité comme il pourrait l’être, faute de capacités techniques et organisationnelles, mais surtout faute de moyens. https://www.sosfaim.org/be/nos-actions/en-afrique/mali/
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