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Philippe Manaël
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Artisan du web. Fondateur du réseau Ankryan et Handi-cv.com
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Après la mise en ligne de mon album photos sur mon trek "Les Balcons de la Vanoise", c'est au tour de mes carnets de voyage d'être disponibles à la lecture, jour après jour, depuis Pralognan-la-Vanoise.

http://carnets.ankryan.net/pays/france/rhone-alpes/savoie/les-balcons-de-la-vanoise

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Le Duo solidaire admiratif face à un océan doré et un ciel sublimé par le soleil couchant 🐢🐻 Port des Minimes de La Rochelle
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Un album de photos qui n'est pas feuilleté est un album qui se meurt. Les Balcons de la Vanoise fut une aventure humaine. C'était non seulement une possibilité de me prouver jusqu'où et à quelle altitude j'étais capable de cheminer pour concrétiser mes projets, de jour en jour, mais également une opportunité de tester mon niveau d'endurance après mon terrible accident survenu en octobre 2010 qui m'a laissé sur le carreau.

Naturellement, mon émerveillement à admirer le paysage chatoyant et mon insatiable réflexe à photographier tout ce qui est sublime font qu'une certaine lenteur m'accompagne durablement sur les sentiers de randonnée. Bien qu'ordonnée, ma marche est moins empressée qu'elle ne devrait l'être, en raison d'une ancienne tendinite et d'une fatigabilité croissante, et ainsi les heures s'écoulent rapidement avant d'arriver au prochain refuge - sauf quelques rares exceptions.

Toujours est-il que ce circuit en solitaire m'a appris à dépasser mes limites et mes phobies, en me fixant une certaine discipline, en évitant les hors sentiers et en poursuivant ma route tel un acharné ou un obsédé, malgré l'épuisement qui gagnait chaque jour du terrain et les dénivelés parfois très importants. Jamais l'idée d'abandonner ne m'a effleuré l'esprit, une pareille entreprise se construit, se nourrit et mûrit au fil des étapes pour mieux s'épanouir.

Mes photos sont ainsi le reflet de cette énergie mentale, de cet acharnement au quotidien, de cette douleur à franchir les cols et à parcourir les crêtes. Mon album cristallise à lui seul les épreuves traversées et les objectifs atteints. C'est mon épopée, ma force. Et cela a été un formidable défi que d'amener deux mascottes représentatives du handicap et de les faire vivre dans des saynètes ou des fables !

http://photos.ankryan.net/album/73-france-les-balcons-de-la-vanoise-savoie

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Enfin, voici la conclusion en photos de mon ultime journée sur "Les Balcons de la Vanoise", au confluent de deux vallées glaciaires (23 images) :

http://photos.ankryan.net/date-created/2017-08-29

A la veille de mon retour à la civilisation, avec son lot de stress et de nuisances sonores, mon étape du jour préfigurait des heures tranquilles et un final tout en douceur : aucun col à franchir, aucune crête à parcourir, aucune haute altitude à gagner, aucun rocher à escalader, aucune difficulté particulière. J'allais sillonner un circuit avec peu de découvertes visuelles et peu de dénivelé, car je m'aventurais en terrain connu.

Depuis le refuge Les Barmettes sous un soleil matinal flamboyant, je descendis vers la vallée de Pralognan en m'engageant dans le bois de la Glière. A la sortie du sentier forestier, à l'approche des Fontanettes, je bifurquai vers le cirque de l'Arcelin. Dans la foulée, 100 mètres en aval, je suivis un couloir boisé pour redécouvrir la Cascade de la Fraîche, superbe chute d'eau qui se taille un chemin dans la roche. Cachée derrière de grands épicéas dans un repli de la falaise, la cascade m'apparut grandiose et vibrante depuis une aire aménagée. J'installais ici mes mascottes pour ficeler de courtes histoires et enchaîner les selfies à volonté. :-D :-D

En m'éloignant après m'être restauré de noix et d'amandes, je partis par un chemin carrossable jusqu'à la forêt d'Isertan, à la lisière de Pralognan-la-Vanoise. Une large piste forestière et carrossable m'amena en balade le long de la rive droite du Doron de Chavière, parfois en épingle, souvent à l'ombre des épicéas. Les belvédères sont rares, la chaleur est étouffante, mes épaules s'alourdissaient sous le poids de mon sac et des jours cumulés dans les jambes. Au pont de Gerlon, intersection entre une route départementale et le sentier du GR 55, je gagnai à ciel ouvert la route pastorale des Prioux. Volontairement, je laissais pendiller mes deux lascars depuis un petit sac-à-dos, au-devant de mon torse, et j'observais les autres randonneurs que je croisais. Leurs réactions étaient étonnantes par moments, surtout un groupe de femmes sexagénaires qui gloussaient, et d'autres fois je sentais leur regard étonné du coin de l'oeil sans oser la moindre réflexion. Après le franchissement d'une butte, je débouchai au hameau des Prioux, dans la vallée de Chavière.

Ici, nous sommes au coeur de l'alpage, rythmé par les troupeaux de vaches tarines qui y paissent, la fabrication du Beaufort et la vie rustique montagnarde, au bord du Doron de Chavière. En quelques pas, me voilà déjà face à mon prochain et dernier hébergement de cette odysée : Le Repoju, un refuge authentique de charme qui promet à juste titre de se ressourcer et de savourer une cuisine savoyarde. J'en salivais d'avance !

Je pris possession d'un dortoir de six, accolé au restaurant La Bergerie. Cette nuit, j'allais être seul car toutes les places étaient inoccupées. A la terrasse du restaurant, je commandai une bière, ainsi qu'un verre et deux pailles pour mes compagnons de voyage : ils l'ont bien mérité en récompense de leurs efforts ! :-D Dans l'attente du dîner, je sortis faire une ballade autour de ce petit village rustique, exhibant son architecture traditionnelle, ses vieilles pierres, ses toits en lauze et ses portes boisées. Les Prioux est une invitation à la promenade, dans une vallée sauvegardée où les glaciers, torrents, cascades, lacs et zones humides façonnent les paysages. L'eau y est omniprésente, d'une part par la présence d'un torrent qui borde le hameau et d'autre part par la proximité d'une source sous la roche de la Chaudagne. Les contraintes imposées par la montagne ont influencé l'emplacement du village, bâti entre deux couloirs d'avalanche. Ainsi, à l'abri des dangers de la haute montagne et ruisselant sur un sol riche, les Prioux conserve une âme savoyarde et montagnarde. Le Parc national de la Vanoise a ainsi aménagé des sentiers de découverte, avec des quizz, des énigmes, des supports audio, des senteurs à reconnaître, etc, à destination d'un public familial. C'est aussi un lieu de départ pour de nombreux circuits de randonnée : le refuge de La Valette (où j'ai séjourné 8 jours plus tôt), le refuge du Roc de la Pêche (200 mètres en amont), le refuge de Péclet-Polset (où j'ai dormi il y a 1 semaine), le Petit Mont-Blanc (que j'ai côtoyé en grimpant au col des Saulces) et d'autres sentiers d'altitude & glaciers qui me tendent les bras pour une nouvelle escapade l'an prochain ;-)

Le soir, au restaurant du refuge, je fus rejoins à la table par deux autres clients, originaires de l'agglomération de Grenoble. Nous avons sympathisé et longuement discuté. Le dîner fut copieux, le cuisinier lui-même vint nous voir pour recueillir nos impressions ; nous l'avons chaudement remercié. La tombée de la nuit fut l'occasion de sortir dehors, sur la terrasse, sous un ciel étoilé et infusé par un air purifié. Bref, le calme de la vallée et le faible clapotis du Doron de Chavière annonçait une nuit reposante.

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La 8è journée de mon excursion sur "Les Balcons de la Vanoise" sort des mers de nuage pour vous dévoiler ses merveilles historiques (28 images) :

http://photos.ankryan.net/date-created/2017-08-28

Pour atteindre le Lac des Vaches et le Col de la Vanoise au départ du refuge Les Barmettes, l'unique voie d'accès qui fait figure de référence est celui de la "Route du Sel et des Fromages" : ce sentier historique et très touristique, bordé de murets en pierres sèches et long de 25 km, qui suit le GR 55, permettait autrefois d'acheminer le sel issu des salines de Moûtiers à dos de mulet en reliant Pralognan-la-Vanoise à Termignon. Itinéraire chargé d'histoire et d'une flore exceptionnelle. Or les plus audacieux prendraient la direction du Moriond à hauteur des Chalets de la Glière (2060 m). Ce hors sentier en épingle bifurque jusqu'à une crête qui surplombe la combe de l'Arcelin. Ici, en contrebas du sommet du Moriond, un large panorama se déploie sur l'Aiguille de la Vanoise à l'Est et sur les Dents de la Portetta et le Petit Mont-Blanc à l'Ouest.

En ce jour pluvieux, les nuages obscurcissaient l'horizon et le soleil peinait à me laisser entrevoir le moindre détail au loin. Refusant le choix de suivre le chemin classique en passant par la combe de l'Arcelin (sentier raide et caillouteux), je pris la résolution de demeurer sur la crête et de poursuivre tout au long d'une croupe herbeuse. Maintes fois, j'ai dû faire halte pour retrouver mon chemin car il disparaissait, soit sous une légère bruine, soit sur un sol humide et glissant. A force de persévérance et de lutter contre mon sentiment de vertige, je passais sous l'Aiguille de la Vanoise par sa face Sud. Ainsi je gagnais des replats rocheux qui me guidèrent aux ruines du premier refuge du Col de la Vanoise, construit en 1878 et abandonné au début du 20è siècle (2515 m). Au détour de blocs de rochers, surgissait la mythique Grande Casse et son glacier légendaire. Sa masse imposante, visible de n'importe quel belvédère, impressionne par sa forme élancée et son point culminant (3855 mm). Que de selfies réalisés par le Duo solidaire !

La traversée du lac des Assiettes, asséché une bonne partie de l'année, est l'ultime étape avant de parvenir au Col de la Vanoise. Lieu peuplé de marmottes peu effarouchées, c'est un plateau qui abrite plusieurs lacs : outre le lac des Assiettes, on admire aussi le lac Long s'allongeant sous la Grande Casse, le lac Rond en aval, le lac du col de la Vanoise en descendant vers Termignon et le lac des Vaches vers Pralognan. Le col est également un lieu de passage et de halte avec son refuge, anciennement nommé Félix Faure et rebaptisé le Refuge du col de la Vanoise. Lors de ma dernière venue en août 2013, il était en cours de rénovation avec le va-et-vient des hélicoptères. Aujourd'hui, il accueille nombre de randonneurs venus des 4 coins du monde. A un panneau indiquant l'altitude du col, sur lequel j'installais tant bien que mal mes compagnons pour une photo de groupe, j'entendais derrière moi une dame s'esclaffer. Son rire tonitruant, à l'accent anglais, laissa place à un émerveillement complice quand elle vit l'étrange couple que formait un ours et une tortue !

Longeant le lac Long dont la superficie avait encore diminué depuis ma dernière visite, je fis de grandes enjambées sous un ciel ensoleillé et une chaleur grandissante pour aborder plus bas, à travers la moraine du glacier de la Grande Casse (vestige du petit âge glaciaire), le lac des Vaches (2318 m). La superficie de ce lac n'est pas large et ne retient que très peu d'eau, mais son charme est dû au gué dallé qui le traverse en son milieu. Je m'amusai alors à agencer la fable imaginée quelques semaines plus tôt : sur les dalles de pierre plates appelées lauzes, je positionnais Boute-en-train et Oeil-vif sur une ligne imaginaire pour une course effrénée mais amicale ! A l'autre extrémité du chemin dallé, proche du sentier qui rejoint en aval la "Route du Sel et des Fromages", j'installai d'autres symboliques représentatives du handicap aux couleurs de Ladapt.

D'un pas assuré mais peu empressé, je pris la tangente vers la vallée de la Glière, suivant le Doron de la Glière. L'heure tardive hélas faisait qu'il m'était impossible d'effectuer un détour au lac de la Patinoire, en amont du lac des Vaches. Sans doute qu'il fera une destination idéale pour une prochaine randonnée dans la Vanoise ! Je regagnais alors le refuge des Barmettes pour une seconde nuit et goûter à nouveau à la cuisine savoyarde.

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Le 7è jour de ma virée pédestre sur "Les Balcons de la Vanoise" est prête à être consommée (18 images) :

http://photos.ankryan.net/date-created/2017-08-27

Pour une fois, c'était davantage une balade dominicale qu'une véritable épopée sportive ! A l'Office de Tourisme de Pralognan-la-Vanoise, j'ai pris rendez-vous avec Vanessa Favre car elle avait entendu parler de mon projet de trek sur les réseaux et voulait me rencontrer. Occasion pour elle de faire connaissance avec mes compagnons de voyage au-delà du virtuel ! Très vite, elle prit l'initiative de me venir en aide afin de m'avancer sur mon programme. Déposé en voiture au hameau des Fontanettes (1640 m) dans la vallée glaciaire de la Glière, sur le palier du Parc national de la Vanoise, je suivis à pied la direction du Couloir de l'eau à travers bois et gué.

Mes pas m'ont mené rapidement au Cirque de l'Arcelin, magnifique amphithéâtre calcaire qui offre une vue saisissante sur les grandes parois verticales du Moriond, des aiguilles de l'Arcelin et du Grand Marchet. Une curiosité locale que j'ai déjà eu loisir de parcourir 4 ans plus tôt, au départ du Col de la Vanoise (800 mètres plus haut) ! En bordure de piste, au Pont de l'Arcellin, un sentier forestier, raide et escarpé, permet de longer le torrent de la Glière et de s'approcher en amont de la falaise où il se jette en cascade. Une merveille et une pépite naturelle ! Voilà pourquoi mes compagnons n'ont pas cessé de se prendre en selfie à chaque belvédère 😃

A la sortie du bois de la Glière (2000 m), j'ai récupéré la piste classique et touristique aux abord du GR 55. Encore une vingtaine de mètres à grimper sur de grosses pierres avant d'atteindre le refuge Les Barmettes, qui jouit d'une situation idéale à la fois sur la vallée de Pralognan et sur les sommets environnants de la Vanoise ! Cadre reposant et exceptionnel pour une nuit tout en douceur 😴

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La 5è fournée sur les Balcons de la Vanoise est déjà toute chaude (60 images) :

http://photos.ankryan.net/date-created/2017-08-25

Belle journée ensoleillée en perspective mais éprouvante. Depuis le refuge des Lacs Merlet (2417 m), le paysage a retrouvé ses couleurs estivales après l'orage de la veille. En même temps que la famille belge, descente dans la profonde vallée des Avals où paissent les tarines, reines de ces prairies fleuries, pour atteindre par un sentier en lacets le col des Saulces (2456 m). Ici, le Petit Mont Blanc veille à la fois sur les Avals à l'ouest et sur le vallon des Prioux à l'est. Je délaisse la famille belge, qui rejoint Pralognan-la-Vanoise, pour récupérer un autre sentier en balcon. Me voilà sur une piste qui rétrécit à vue d'oeil à mesure que je m'approche des Dents de la Portetta, falaises déchiquetées par l'érosion et les tempêtes hivernales.

Au col de la Grande Pierre (2403 m) s'ouvre un tout autre panorama, celui des crêtes du mont Charvet. Traversée insolite entre d'énormes cratères et de curieux entonnoirs, formés par le gypse (roche soluble) et propices au développement d'une flore rare ! L'itinéraire serpente ainsi sur un sentier vertigineux, à ciel ouvert, avec panorama en 180° sur les sommets majestueux de Pralognan (Grande Casse, glaciers de la Vanoise, Dents de la Portetta, Mont Bochor...). L'épuisement m'envahit rapidement à mon arrivée au col du Golet, ultime palier avant de descendre à travers pins et épicéas pour rejoindre en fin d'après-midi Pralognan-la-Vanoise. Les jambes devenant des bouts de bois et les épaules affaiblies par mon sac 70 l, j'entrais enfin à l'Hôtel - Restaurant La Vallée Blanche pour une nuit et une journée de repos. Ce soir-là, mes compagnons n'ont pas soupé et se sont vite endormi sur le lit ;-)

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La 4è partie de mes aventures sur "Les Balcons de la Vanoise" n'attend que vous pour être feuilleté (35 images) :

http://photos.ankryan.net/date-created/2017-08-24

Cette journée fut assez courte malgré mon intention initiale. La gérante du refuge du Saut venait d'annoncer que, malgré un soleil matinal très généreux, l'après-midi risquerait d'être pluvieux, voire orageux. En m’élevant sur un sentier au-dessus du vallon du Fruit, je devais gagner le Col de Chanrouge (2531 m), sous l'oeil espiègle des marmottes. Ici le silence régnait en maître, dans la perspective de l'Aiguille et du Col du Rateau, tandis que le ciel se couvrait peu à peu d'une horde nuageuse en même temps qu'une fraîcheur automnale. Décision prise de raccourcir mon programme du jour, dans le doute d'une météo encore moins clémente. Au départ du Col de Chanrouge, un sentier traversait la vallée des Avals pour atteindre en une heure "l'intimiste" refuge des Lacs Merlet (2417 m). Sur le chemin, l'orage éclata, la pluie redoubla de violence avant que le paysage ne s'enfonce dans une brume persistante. Juste à temps pour m'introduire trempé dans le refuge, à l'instar de plusieurs autres randonneurs qui ont couru afin de se mettre à l'abri.

Mes compagnons ont aussi pris leur douche froide et forcée. Obligé de les suspendre à un cintre en mode séchage rapide ! :-D Le refuge des Lacs Merlet est assez rustique, avec une pièce unique qui fait dortoir/réfectoire et toilettes sèches à l'extérieur, dans un cadre reposant et très éloigné de toute vie humaine. Ce soir-là au dîner, nous étions qu'une famille belge parlant flamand et moi. Belle rencontre entre entre Boute-en-train et une marmotte en peluche ; ils sont devenus rapidement complices. 🐻

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[Sensibilisation handicap]

Revisitons une célèbre fable de La Fontaine ! La Tortue et l'Ours prennent le départ sur les dalles de pierre du lac des Vaches (2318 m / Savoie). Qui pensez-vous est suffisamment rusé et patient pour remporter la course ? 😏
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Ma 3è galerie de photos sur mon album "Les Balcons de la Vanoise" vient de sortir de presse (47 images) !

http://photos.ankryan.net/date-created/2017-08-23

Dormir entouré de glaciers, à une altitude de 2480 mètres et à peine réveillé par le chant matinal des marmottes, est une expérience que mes compagnons ne pourront jamais oublier. Voilà pourquoi au petit-déjeuner ils se sont prélassés sur un transat du Refuge Peclet Polset, face à un soleil naissant ;-)

Ce jour-là, nous devions impérativement gagner le Lac Blanc connu pour sa couleur azur laiteuse, puis atteindre, au terme d'une escalade rocheuse dans un décor lunaire, le col du Soufre (2819 m). Ici, au pied des Aiguilles de Péclet et Polset, le paysage prend des tonalités ocres et blanchâtres avec belvédère remarquable sur la langue glaciaire de Gébroulaz et ses moraines. L'environnement est essentiellement composé de cargneules et de gypse, balayé par un vent glacial. Après une pause déjeuner (et après de nombreux selfies !), nous avons entamé la descente qui suit la vallée creusée par le gigantesque glacier de Gébroulaz, le long du Doron des Allues, jusqu'à un plateau verdoyant du vallon du Fruit, écrins du Refuge du Saut (2140 m).

Rencontre inattendue avec une gardienne de la Réserve naturelle nationale du plan de Tuéda qui, en jetant un regard vers mes mascottes, a ironisé : "Ceux-là, vous pouvez les introduire dans le Parc !" :-D
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