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Theviot Martial
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LE PARC CHAVAT (PODENSAC)
(ouvert de 8h30 à 18h30)

Cette sortie est réalisée par l'association jardin-et-ecotourisme le 10 mars (www.jardin-et-ecotourisme.fr).

Pour vous inciter à lire le post ci-dessous, je vous invite à admirer les 87 photographies prises par Jean-Claude Esnault dans ce parc féérique en copiant-collant le lien suivant: https://www.flickr.com/photos/128632549@N04/albums/72157675828655314

Le domaine #Chavat s’appelle ainsi depuis la fin du XVIIe siècle lorsqu’en 1685 la famille qui le possédait portait ce même nom. Ce domaine, délaissé au cours du dernier quart du XIXe siècle, doit sa renaissance à un homme de goût : François #Thévenot, riche industriel. Il va acquérir cette propriété en 1914 pour la sauver de la ruine et la transformer en jardin remarquable, à la fois musée statuaire en plein air et arboretum. Suite à de nombreuses dégradations, de nombreuses #statues ont été enlevées du parc pour les protéger. Le parc Chavat est classé au titre des Monuments historiques. Entre jardin régulier en terrasse et parc boisé, les allées conduisent en différents points remarquables complétés par des compositions statuaires .Marbres et bronzes attendant le promeneur pour le conduire dans un monde enchanteur né de rêves humains. Toutes ces œuvres sont inspirées de l’Antiquité gréco-romaine et de la #Renaissance et elles émanent donc un parfum d’Italie.
Le plan du parc se développe latéralement sur une parcelle rectangulaire, d’environ 5,5 ha, close de murs. L’ensemble est de style composite. La partie régulière est divisée en trois espaces qui se succèdent longitudinalement entre la terrasse sur Garonne et l’allée droite principale. A l’angle est, les tennis précèdent les plates-bandes de l'ancienne roseraie. A l’ouest, le tapis de verdure devant le château et les deux chambres triangulaires qui l’encadrent s’inscrivent dans un demi-cercle. La partie paysagère occupe les deux-tiers de l’espace restant. Elle est composée de deux cercles juxtaposés, l’un circulaire à l’est, l’autre ovale à l’ouest. Ils sont articulés par des allées tournantes et des carrefours complétés par des espaces intermédiaires, le tout étant lié par une allée péricentrale du sud au nord. L’entrée de la maison du gardien occupe l’angle sud, la masse presque carrée du château s’installe au nord, en limite des deux parties du parc que ses façades regardent. L’ouverture de l’espace central du premier cercle accueille le visiteur et le met en perspective. Elle s’oppose aux entrelacs du parcours d’eau qui occupe le second cercle. Le parc est clos de murs dont l’appareil irrégulier porte la terrasse à balustrade (avec une belle vue sur les berges de la Garonne) et le chemin de #halage auquel une petite porte métallique (fermée !) permet d’accéder et qui est précédée par un escalier en rocaille. (fermée !).
En août-septembre surtout, VUE SUR LE #MASCARET (se renseigner à l’Office de #Tourisme pour les dates et les horaires : le phénomène se produit 1h30 à 2 h environ après l’heure de la marée basse à Bordeaux). Mais, le meilleur emplacement pour observer cet étonnant spectacle naturel est en amont du parc Chavat, sur le pont de #Béguey (4, rue de l’Église) qui franchit la #Garonne au sud du village.
Côté ville, l’ancien mur se poursuit par des grilles qui s’accordent au portail qui ouvre sur le parc dans l‘angle sud. Des grilles à double ventaux portent, dans la partie supérieure, les initiales « CC » du Château Chavat et « FT » de François Thévenot. Les piliers bagués sont contrefortés par des portes latérales surmontées d’ailerons renversés. Un vestibule vert accueille le visiteur. L’allée droite centrale est encadrée par une double allée en quinconce de marronniers. A l’ouest, le buste en marbre de François Thévenot regarde à l’est la maison du gardien. Le bâtiment surélevé est précédé d’une galerie et traité en bossage rustique qui s’accorde aux murs de la terrasse du château. L’allée centrale ouvre la perspective du premier cercle encadrée par deux chiens de marbre assis. Bornée par des écrins de verdure, elle s’ouvre au centre jusqu’au #Discobole qui précède l’allée tournante à l’est. Le carrefour d’entrée propose les deux directions opposées, à l’est vers l’allée principale et à l’ouest vers le temple de l’#Amour, au-delà du bouquet de grands séquoias dont subsiste un témoin.
La direction Est, après avoir contourné la maison du gardien et suivi l’allée blanche entre des bosquets, débouche sur l’allée droite qui traverse le parc et mène au château. Fermée à l’est par la statue de la# Vénus de Capoue, elle dessert les tennis et la roseraie. Derrière un rideau d’arbres, les anciens tennis étaient encadrés par une palissade d’arcades qui ont aujourd’hui disparu au profit d’un second court.
L’ancienne w était limitée au nord par une grande #pergola surélevée parallèle à l’allée principale. Elle s’ouvre au centre sur une fontaine de jardin dont le dessin octogonal et la vasque supérieure étaient ornés de figures de bronzes assises et adossés évoquant les #mythes de l’ancienne #Delphes. Dans la partie basse, les contreforts d’angle du #bassin portaient des figures de silènes. Au centre, la colonne portant la vasque était entourée d’un quadrige de #cariatides. Au-dessus, quatre #satyres bandent arcs et tridents vers le #monstre python auquel Apollon écarte les mâchoires. Aujourd’hui la fontaine a été dépouillée de la majorité de ses sculptures. L’#Apollon, disparu, a été remplacé par un# silène. Sur la colonne porteuse, les quatre cariatides ont été dépouillées de leurs chevaux porteurs de vasques aujourd'hui déposés.
Un escalier droit orné de lions couchés descend au nord vers les anciens parterres. Dans la partie basse se déployaient des parterres compartimentés et des plates-bandes de rosiers et de variétés de formes différentes au centre desquelles trônaient deux figures de #muses assises. Dans l’axe central, une #Athéna guerrière regarde l’ancienne fontaine à l’Apollon. Vers la Garonne, la balustrade ornée de vasques, aujourd’hui disparues, ferme la composition tout en ouvrant la vue sur les coteaux de la rive opposée. En reprenant l’allée principale vers l’ouest au sortir de l’ancienne #roseraie, un espace de repos est aménagé du côté opposé. Cantonné par une paire de vases sur pied en marbre rose aux anses ornées de masques, il assure une transition entre deux ensembles.
L’allée se poursuit jusqu’au #château latéralement au perron nord fermé par une vasque. Face à la façade nord du château, le tapis vert rectangulaire qui se déploie jusqu’à la Garonne est encadré par deux chambres de verdures triangulaires bordées de magnolias arbustifs. Elles sont introduites, aux angles par deux centaures de bronze sur pied maintenant abrités au château.
Le boulingrin central est orné à l’est d’une fontaine dont la vasque sur pied de marbre blanc sculpté porte une sirène de bronze. A l’ouest, le centre est occupé par un puits de bronze octogonal richement décoré de reliefs à l’antique, séparés par des figures d’#atlantes et cariatides engainées surmontés d'un lion en bronze, gardien du puits. Dans un style néo-Renaissance, on y retrouve des allégories dionysiaques et marines. Sur un piédestal carré orné de grotesques, un lion assis tenait dans sa gueule la poulie du puits.
Devant la façade latérale ouest du château, un espace trapézoïdal entouré de bosquets fait transition entre les deux parties du jardin. Une bambouseraie en occupe la pointe sud. Au centre un #gladiateur en bronze saluait « Ave Caesar. Morituri te salutant ».
Le perron sud du château, qui était à l’origine agrémenté d’une Vénus accroupie portant une vasque de fleurs, ouvre sur la perspective latérale du second cercle et sa pièce d’eau. L’allée transversale qui traverse au pied du perron tourne de part et d’autre autour du second cercle. A l’est, l’allée entre deux cercles rejoint le carrefour du temple de l’Amour.
Au centre d’une butte triangulaire aux cotés cintrés, trois escaliers droits mènent à la rotonde du petit temple de l’Amour. Il s’inscrit dans un cercle entouré de bancs de pierre abrités sous des catalpas. La base des quatre colonnes ioniennes au fût de marbre rose repose sur un socle de marbre blanc orné de reliefs aux figures féminines. Elles portent la petite coupole à écailles qui abrite la statue féminine dénudée dénouant sa chevelure. Les deux bancs de marbre qui la regardent sont portés par des pattes de lion et les figures de lions ailés en accoudoir s’achèvent en volute de rinceaux.
L’escalier nord du temple de l’Amour offre une perspective qui traverse le second cercle vers le château laissant à l’est, la «montagne » du haut de laquelle on découvre le parcours d’eau qui serpente à travers le second cercle. Au nord, la #grotte abrite le plus beau groupe en marbre sculpté des Âges de la vie dont la blancheur se découpe dans le décor en rocaille : 18 personnages, du nourrisson au vieillard, du philosophe au travailleur de force ! Hélas, certaines statues ont été dégradées par des vandales ! Diverses catégories sociales figurent dans le groupe sculpté : l'intellectuel, le travailleur manuel (portefaix appuyé sur sa charge), le religieux. Peut-être faut-il voir un portrait (de l’artiste Ernesto #Gazzeri) dans le seul personnage qui regarde le promeneur.

L'arrivée d'eau, symbole de la source de vie, est le centre de l'attention de la plupart des personnages. C'est également vers elle que se dirigent les petits animaux. Cependant deux personnages s'en éloignent : un religieux et une religieuse qui se retirent du monde et qui refusent les plaisirs de la vie. Les animaux sont probablement une allégorie des éléments. Ernesto Gazzeri est venu surveiller en 1919 la mise en place de cet important groupe sculpté. Pendant son séjour, il logeait à l'auberge du village (hôtel du Cheval blanc).
Des arrivées d’eau et canalisations laissent imaginer en effet une cascade dans la rocaille à l’arrière du groupe sculpté. Des escaliers latéraux gravissent la rocaille ou permettent d’en descendre au plus près de la grotte et de son décor.
Une mare s’étend aux pieds du groupe et capte son reflet, des pas japonais la traversent d’ouest en est ; autour, des lagons de rocaille accueillent la végétation aquatique. La rivière artificielle (alimentée par le château d’eau proche de Le #Corbusier) serpente ensuite dans la partie centrale. Elle croise les chemins sinueux qui courent de part en part et la franchissent par des gués et petit pont de rocaille. Au centre du grand méandre, le gué au hêtre pleureur offre des perspectives sur les Ages de la vie vers le sud et sur le petit pont et le château vers le nord.
Le pont de rocailles, à quatre degrés, est protégé au nord par une rambarde et au sud par un ensemble de rochers. Un bosquet d’où émerge la glycine l’accompagne.
Une écluse de #rocaille, aujourd’hui fermée, débouche sur le lac artificiel, ou vivier, aujourd’hui à sec, dont les berges de ciment s’arrondissent devant le château. En contrebas des espaces alentours, le lac était jusqu’à la tempête de 1999, entouré d’une végétation dense. A l’ouest, une grotte rustique (manquant d’entretien hélas !) abritait une statue de la Vierge donnée en 1934 à l’église de# Loupiac. Cette grotte en rocaille située à la fin du parcours d’eau évoque le monde souterrain et les morts. Elle permet de méditer sur le mystère et le cheminement de la vie.
Des bancs invitent le promeneur à la fraîcheur et lui permettent de contempler le château et son reflet. Un système de canalisations permet d’amener l’eau du château d’eau et d’évacuer le trop plein vers la Garonne.
Ce parcours d’eau reprend le principe de la serpentine des parcs à l’anglaise et y mêle des références japonaises. Comme lui il évoque le parcours de la vie, affirmée par la #sculpture. Entre la montagne (où jaillit la source de vie) et la grotte (qui évoque la mort), il forme des méandres, rencontre des chemins qui le traversent et arrive au terme du lac d’où il s’écoule, apaisé, contemplé.
A l’extérieur de l’enceinte du #jardin, des# serres, un jardin #potager (disparu et transformé en jardins familiaux partagés), une centrale électrique (démolie) et un château d’eau venaient compléter cet ensemble. Ce château d’eau (1918), en forme de phare et en béton armé, fut construit par Le Corbusier pour alimenter le parc en eau. Au sommet se trouve le réservoir dont le centre est traversé par une échelle pour accéder à la terrasse sommitale. Juste en dessous du réservoir se trouve la #gloriette, un salon éclairé sur tout son périmètre par des baies en plein cintre.

AUX ENVIRONS IMMÉDIATS.

En chemin, entre la gare et le parc Chavat :
Chartreuse des Eyres 7, cours Xavier Arnozan Podensac. Château avec deux tours aux extrémités.
Maison des Vins de Graves (au niveau de la grande route passant devant les Halles : D113 ; 500 m avant les Halles) : 61, cours du Maréchal Foch. Surtout des vins blancs pouvant bénéficier des appellations : #cérons, #graves ou même graves supérieurs et une faible quantité de rouges. Pour avoir des informations, consulter le site Internet : http://www.vinsdegraves.com/
A l’emplacement des halles, à – 0,55 m, 7 m² d’une mosaïque gallo-romaine détruite (hélas) aux 2/3 par les terrassiers. Villa gallo-romaine.
Un des chais de #Lillet : KINA LILLET (1930) est écrit sur la façade (au-dessus d’une verrière qui gêne l’observation) en lettres saillantes (caractéristiques de l’Art décoratif de 1930). Musée Lillet.
* Les restes d’une ancienne# léproserie* rue des tuilières (au nord du parc Chavat).

En remontant en amont le long de la route longeant la Garonne :
#Estey avec « écluse », cale de mise à l’eau et #carrelets, papillons sur les salicaires, libellules (en été), #ragondin et colverts. Lavoir-fontaine (XIV, XIX, XXe siècles)avec toit en zinc tagué : attention au sol TRÈS glissant à cause de la mousse verte!! Cascades. Eaux transparentes mais néanmoins eutrophisées. Des moineaux viennent s’y baigner et des pigeons y boire. #Bergeronnette. Groupe de #séquoia toujours vert, #plaqueminier et #oranger des osages.
Les ruines du château #Miramonde de Cailhau (XIIIe au XVIe siècles) : une enceinte circulaire et deux tours semi-circulaires. A l’est, un corps de bâtiment sur trois niveaux avec fenêtres à croisée de meneaux. A travers une ouverture fermée par une grille, on aperçoit : meurtrière en biseau, vase, bassin à sec, banc. Pierre de Gironde avec fossiles d’huitres, fragments de briques, garluche et pierres de lest (galets). Trous de nids de vespidés.
Miramonde de Cailhau (1296-1364) figure au centre du sceau de #Podensac.
Avant la guerre de 100 ans, en 1293, Philippe Le Bel envoie son connétable occuper la région pour rappeler à l’ordre son vassal le roi d’Angleterre. Seuls Rions et Podensac résistent pendant huit jours. Lorsque les Anglais quittent les lieux, les Gascons se font tous « engiber, pendre et écrouer ». Podensac est rasé, sauf le château. L’enceinte de la ville ne sera jamais reconstruite. Le bien sera rendu en 1303.
Pendant la #Fronde, le duc d’#Epernon (seigneur de Podensac) fait armer les places sur la Garonne. Les partisans du duc se réfugient dans l’église et le château (face à face). Quand l’église est prise, le château capitule.
Vieille église Saint-Vincent (avec #martinets de mai à juillet). Edifiée à partir de 1533. Art gothique tardif. Réparée à la mi-XVIIe après le siège des parlementaires. Bombardée sous la Fronde (1649). Inondée en 1770. Au XIXe siècle, façade et clocher ont été refaits. Inscrite aux Monuments Historiques (1925). Prendre du recul pour contempler la rosace au-dessus du portail d’entrée. A l’intérieur (si l’église n’est pas fermée !), voûtes à liernes et tiercerons rares dans notre région. Le sol intérieur a été rehaussé à cause des crevasses. Tombes intérieures.
Porte du #presbytère (XIXe) en plein cintre, barrée d’une verrière. Au-dessus, un cartouche rectangulaire avec armes et feuillages sur les côtés verticaux. Et encore au-dessus, un oculus ceint d’un décor et coiffé d’un archivolte.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR INTERNET : http://www.chavat.podensac.sitew.fr/#Accueil.A (très complet : historique, descriptif, collections végétales, statuaire).
*Pour lire sur le Web l’histoire de Podensac, recopier le lien suivant : http://www.patrimoine.podensac.sitew.fr/Le_sceau_de_Miramonde.C.htm#Le_sceau_de_Miramonde.C
http://podensac.fr/upload/decouvrir/histoire_patrimoine/patr_lecorbusier_restauration.pdf
VIDEO :
*https://www.youtube.com/watch?v=4bZSie9xgLw

A proximité, la cité médiévale de #Rions, les #fossiles de #Saucats ou les jardins de #Grenade (Saint-Selve).
_Si vous voulez participer à nos sorties gratuites, consulter le programme de nos écobalades en copiant-collant le lien suivant: http://www.jardin-et-ecotourisme.fr/sejour-eco-touristique.php_
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D'habitude, notre association "#jardin-et-#écotourisme" n'organise que des écobalades sur le département de la #Gironde. MAIS, nous ferons une exception ce dimanche en faisant une #excursion dans les #Landes non loin de la Grande #Leyre et de la Petite Leyre. Pour celles et ceux qui ne pourraient pas venir (ne serait-ce qu'à cause du temps maussade et pluvieux prévu ce jour là par la météorologie), voici le circuit que nous vous proposons de réaliser en autonomie un jour où le temps sera plus ensoleillé.

LA LEYRE LANDAISE

L’AIRIAL
Dans les Landes, les villages sont formés de deux types de secteurs:
1) le bourg où se concentrent les maisons, l’église, les services publics et le petit commerce,
2) les quartiers, formés d’un ou plusieurs airiaux dispersés en couronne autour du bourg
et à une certaine distance.
L’#airial est un vaste espace sans clôture, avec quelques chênes (le plus souvent pédonculé) ou d’autres feuillus (châtaignier), à priori sans pin, avec un bâti dispersé et typique, parcouru éventuellement de fossés (drain, limites). Aujourd’hui, il faut veiller à ne pas dénaturer les airiaux tout en évitant de les fossiliser et de porter uniquement sur eux un regard nostalgique. Il est important de comprendre en profondeur ces lieux de vie.
Cette alchimie heureuse entre le bâti et le non bâti repose sur la règle de tirer le meilleur partie de l’espace et des ressources locales sans les épuiser. Les habitations sont en pans de bois (axe #Lharie-#Lencouacq), en #garluche (axe #Commensacq-Le Teich) ou en pierre (axe Belin-Beliet-Captieux).

LA LEYRE
La Leyre a une longueur de 116 km. Son bassin versant correspond pour l'essentiel aux limites du Parc Naturel Régional (#PNR) des Landes de #Gascogne. Elle traverse la Grande Lande et le Pays de Buch. Ce sont les eaux de la nappe phréatique peu profonde qui, affleurant en de multiples sources, donnent naissance à la Leyre. C’est un fleuve bicéphale: la
Grande Leyre naît du drainage du marais du Platiet (SO de Sabres) + la Petite Leyre se forme entre Luxey et Retjons. La Petite Leyre (calme à eau claire) et la Grande Leyre (impétueuse et à eau foncée) confluent au « #Hourc d'Eyre » à #Moustey pour former l’Eyre qui se jette en formant un delta de 3 000 ha dans le Bassin d’#Arcachon.
Parmi les animaux originaux : le petit scarabée #hoplie bleue (grappe de mâles étincelants de juin à août !), gyrin nageur (découvert en 1947, très localisé), #cistude, #loutre, #genette, #vison d’Europe (forte mortalité à cause des collisions avec les voitures ; dernier bastion français, mais en voie d’extinction)
Et parmi les plantes : l’#hottonie palustre (fleur à 5 pétales lilas), le fluteau nageant (fleur à 3 pétales blancs), la #fontinale chevelue (unique station française et moins de 20 stations dans le monde !). Dans les tourbières : plusieurs espèces de #sphaignes dont deux rares (sphaigne de Magellan et sphaigne trompeuse), #linaigrette à feuilles étroites, #droséra à
feuilles rondes, #narthécie (liliacée rare à floraison jaune d’or et protégée en #Aquitaine).

DES LANDES A LA FORÊT DE PINS
Vers 1789-1850, 60-70% des Landes étaient mal drainées, près d’un million de moutons étaient surveillés par des bergers montés sur #échasses qui permettaient de parcourir 15-20 km par jour. Le régime agropastoral de cette époque permettait le libre usage des communaux. Puis, après la loi d’assainissement et la mise en culture des Landes (1857), tout le
paysage et l’économie ont changé avec l’apparition des plantations de pins et la vente des communaux durant la deuxième moitié du XIXe siècle.

LES CAGOTS
Le #cagot appartient à une sorte de caste conditionnée dès leur naissance dans l’acte de baptême. Parmi eux, des descendants des Maures et des lépreux. Ils n’avaient pas de nom, mais un prénom suivi de Cagot, Chrestian, Gézitain. Ils étaient parqués au fond de l’église avec un bénitier distinct et une petite porte d’entrée (pour les forcer à se courber en pénétrant
dans l’église ! ). Ils vont chercher l’eau à des fontaines spéciales, comme celle de Saint-Clair à Saint Léger-de-Balson. Ils étaient inhumés à l’écart des « vrais chrétiens ».

SAUGNACQ-ET-MURET
Pour des raisons politico-économiques complexes, cette commune se trouve en dehors du parc naturel des Landes de Gascogne bien qu’elle soit traversée par la Leyre ! Saugnacq-et-Muret compte deux églises très différentes l’une de l’autre : une à Saugnacq, l’autre au Muret. Ces 2 églises sont hélas fermées.
-Quartier LE #MURET (au nord du village et à l’ouest de l’autoroute A63):
*Église/chapelle Saint-Roch du Muret (au nord de le Muret, à l’écart du village et dans un airial boisé).Photo à la fin de ce post. https://www.marinellebaladesphotos.fr/la-chapelle-saint-roch-et-lafontaine-gu%C3%A9risseuse-saint-eutrope-saugnacq-et-muret-40/
L'église/chapelle et le magnifique airial (planté de chênes centenaires) forment un site naturel inscrit en date du 12 décembre 1975, avec quatre tables de pique-nique. Du cimetière qui l’entourait, il ne reste qu’une pelouse.
Mentionnée au XIIe siècle, cette chapelle jacquaire, implantée dans un airial boisé, a une architecture typique de la région. Derrière le porche, un petit clocher-mur à campanilesurmonté d'une croix. La cloche date de 1654. Elle est dédiée à Saint-Roch, saint protecteur de la nature et du bétail. De sa maçonnerie en "garluche" se détachent un porche auvent en bois (avec nid de tourterelle) et un clocher-pignon triangulaire orné d’un grand abat-son (surtout vers l’arrière). A l’intérieur (plus ou moins visibles à travers
le trou de la serrure de la porte d’entrée!), sont conservés un retable en bois sculpté présentant des motifs de coquilles et une statue de saint Roch en pèlerin. Le choeur est tapissé de boiseries et de deux tableaux.
*Dans l’airial, 250 m derrière la chapelle, en la longeant sur la gauche par un chemin, on accède à un petit étang, puis à une source signalée par une croix : la #fontaine Saint-Eutrope, probablement déjà fréquentée avant la construction de l’église Saint-Roch. Elle soulage les estropiés (#Eutrope>>estropi signifie « déformé » en gascon) et les maux des
jambes. On y descend par un escalier très rustique. L’arrivée de l’eau par deux tuyaux métalliques n’est pas très jolie à voir ! #Blechnum et #osmonde.
En rejoignant Saugnacq, on passe au-dessus de la voie ferrée. En 1955, c’est ici entre Lamothe et Ychoux qu’un record du monde de vitesse sur rails a été établi avec 331 kilomètre/heure, et c’est là aussi que les premiers essais du #TGV ont été effectués.
Quartier #SAUGNACQ (à l’est de Le Muret):
*Dans le bourg, des panneaux expliquaient l’organisation du village de jadis, mais ils sont désormais trop dégradés ou ont disparu : ils nous conduisaient de l’ancienne pharmacie à la dépendance du forgeron, en passant par la chapelle. On peut découvrir : une fresque constituée de deux chevreuils, une maison en garluche et brique, un #orme (avec crêtes liégeuses).
*Sur le monument au morts de 14-18 à Saugnac, un nom B… (sous Bigneros) est effacé car le pseudo-décédé a été retrouvé bien vivant, quelques années après, en Belgique!!
Autre caractéristique : la veuve éplorée du sculpteur R. Wlerick (1923) porte des escarpins (et non des sabots), signe d’une certaine richesse des saugnacais.
*Église Notre-Dame de Saugnacq (100 m plus loin, dans le virage): Au centre du village, l’église (hélas fermée) à été entièrement remaniée au XIXe siècle. Elle présente une longue nef étayée de contreforts, surmontée à l’ouest par un clocher-tour carré dont la chambre des cloches (l’une d’elles date du XVIIIe siècle) est percée de trois baies. Le mur sud (côté route), à 7 m à droite de l’entrée dans l’édifice, conserve en hauteur un cadran solaire. L’église abrite un mobilier et une décoration intéressants, comme un chemin de croix, une chaire à prêcher, une sculpture de Saint Michel terrassant le dragon
qui datent du XIXe siècle, mais aussi des objets plus anciens comme des vierges de pitié des XVIIe et XVIIIe siècles. Une belle piéta en bas relief ?
*Sur la place de l’église, devant le mur sud, est érigée une croix en fer forgé, reposant sur un socle de pierre carré. La croix porte un Christ en croix rayonnant, et une représentation censée être du Sacré-Coeur.
*Pont de Saugnacq : mini-cascade, 3 ilots de grandes osmondes, joli plage de sable.
*Castéra : Au lieu-dit #Castéra (à l’est de Biganon), à proximité de l’église de Saugnacq, à la confluence de la Leyre et du ruisseau de Garabosse, l’ensemble castral est composé d’une motte castrale (restes surélevés
d’une ancienne place forte) et de fossés (antérieurs au Moyen-Âge ?). Étant donné la longueur des fossés, très importante pour le Moyen-Âge, puisqu’ils s’étendent sur 800 mètres, il pourrait s’agir des vestiges d’un camp protohistorique datant de l’âge de fer, mais ces hypothèses n’ont pas été confirmées.
-Quartier de #CASTELNAU (au sud-ouest de Saugnacq-et-Muret): attention ! il faut faire un petit détour et quitter la D634 pour prendre la D20 sur la gauche (un panneau indique « Castelnau »). Majorité de maisons rurales du XIXe,
avec toitures à 4 pans, rectangulaires, assez allongées au rez-de-chaussée et façade en garluche. Le grenier présente de petites ouvertures : rondes (oeil de boeuf) ou demi-lune (U renversé) en briques pleines, carrées avec encadrement de pierre.

BIGANON (rattaché à Moustey en 1964)
Eglise Saint-Pierreès-Liens (fermée):
Elle est située dans un virage, à l’ouest de la route, entre –au fond la minuscule mairie (50 m²) et le monument aux morts (16 disparus ; la moitié de l’effectif concerne 4 familles). Construite au XIe siècle en petit appareil de garluche, elle a un clocher-mur (XIVe) pour façade ouest, flanquée au nord d'une tourelle d'escalier circulaire. Le clocher est précédé d'un porche bas à deux portes latérales en plein cintre et un grand oculus (trou
rond sans vitrage) au niveau du porche d’entrée, à l'ouest. Dans l’abat-son, un nichoir à chouette effraie a été placé (près de la cloche !) mais il est occupé par des abeilles ! C’est un vaste édifice roman décoré de peintures murales médiévales, découvertes qu’en 1982. Dépourvu de tout décor sculpté, l’édifice constitue un exemple de la simplicité des édifices du Moyen Âge. Toutefois, son organisation est assez complexe : un chevet (à pans) à abside circulaire est complété par deux absidioles nettement séparées de l’abside principale. Le transept a des bras sur-abaissés. Au XIXe siècle, on accole un porche à la
façade occidentale.
- Fontaine Sainte Ruffine (derrière l’église de #Biganon, du côté du chœur): Elle était très visitée jadis : la dernière procession à la fontaine a eu lieu le 10 juillet 1956). On la pensait dotée de vertus miraculeuses pour soigner les maux de la peau qui touchaient les enfants en bas âge. La tradition voulait qu’on les lave avec leur brassière, puis les mères de famille devaient ensuite les laisser à l’église ! Dans la vasque, des fouilles réalisées en 1976 ont
livré des pièces de monnaie en grand nombre dont les plus anciennes datent du Second-Empire. L’ouvrage maçonné permettait de se déshabiller en toute pudeur pour les traitements de peau. Attention ! C’est assez profond et on le voit bien en été quand la fontaine est à sec.
Sur la pelouse, trois vieilles bornes verticales en pierre.

MANO (23 quartiers !)
Le centre du bourg de #Mano est situé 1 km au sud de l’étang de Roumehort. Mais il n’y a pas de route praticable pour y accéder (solution : marche sur un chemin).
- Sans grand intérêt, l’église de Mano (fermée) a été transférée avec son cimetière en 1856 à son emplacement actuel. Sous la voussure de la porte occidentale, une plaque située sur le portail occidental témoigne de ce transfert : on peut ainsi y lire : "Cette église et le cimetière ont été transférés par M Dubern, maire de Mano, en l’année 1856, à l’âge de 55 ans, veuf de Marie Pallas, décédée en 1855". Avec sa rosace trifoliée, l’église, au clocher très court, est dédiée à la Vierge Marie et à Saint-Antoine. De dimensions modestes, elle est composée d’une nef unique terminée par une abside à trois pans. Le choeur est voûté d’ogives, tandis que la nef est voûtée d’arêtes. L’entrée dans l’édifice, orienté, se fait par un clocher-porche carré surmonté d’un toit en pavillon. Une partie du mobilier de l’ancienne église est réutilisé
dans l’actuelle, comme le maître-autel, les fonts baptismaux du XVIIe siècle et un Christ en Croix probablement du XVIe siècle. Le reste du mobilier et tous les objets liturgiques datent du XIXe siècle.

BELHADE
Les richesses architecturales de #Belhade sont constituées par son église romane et son château médiéval (unique spécimen de ce type en Haute Lande), sans compter les maisons à colombage du village. Se garer rue de l’église, sur une place (avec un énorme chêne liège d’1,1 m de diamètre) face et entre l’église et le restaurant Eulode.
- Construite au XIIe siècle, l’ église romane Saint-Vincent de Xaintes (fermée) fait sans doute partie à l’époque de l’ensemble constitué par le château et sa motte féodale. À l’abri d’un porche remis à neuf, l’église romane possède un portail roman simple surmonté d’un chrisme, symbole chrétien formé des deux lettres grecques X et P, au tympan. Ce portail est encadré de 4 beaux chapiteaux mutilés et ornés de scènes narratives : « La tentation et le Mal » (dans l’ordre ; à gauche : lutte homme/dragon à queue, musiciens jouant de la musique profane ; à droite : monstres superposés sur 2 rangs, Ulysse et les sirènes). Porte des cagots (à gauche du porche). À l’image d’autres églises de la région landaise, elle comprend une haute abside suivie d’une nef basse dont le mur sud est en grès ferrugineux. Le chevet de l’église est construit en petites pierres assez irrégulières mêlés à un appareil allongé.
Au XVe siècle, l’église subit des remaniements importants : une chapelle rectangulaire, prolongée par la suite par un bas-côté de même longueur que la nef est ainsi ajoutée. Par la suite, on construit un clocher-mur (avec abat-son) et un porche couvert. Cette église est l’ancienne chapelle castrale du village : en effet, dans la petite chapelle, clef de voûte aux armes du château (écu de la famille de Lane) + sur la voûte, fresque représentant un personnage (le mécène de l’artiste peintre ?) aux mains jointes d'où
s'échappe un phylactère portant les restes d'une inscription. Son visage souriant est finement exprimé, son vêtement (vraisemblablement un surcot) permet de dater cette peinture de la fin du XVe siècle. Parmi les autres éléments de décor, une tête d'ange est peinte sur le plafond de la chapelle, de nombreux rinceaux et décors simples ont été réalisés à main levée, de couleur ocre pour la plupart .
- À une centaine de mètres derrière l’église Saint-Vincent de Belhade se trouve la fontaine miraculeuse Sainte-Anne, restaurée en 1889 (débit presque au goutte à goutte lors de notre visite du 20/08/2017). Possibilité de présence de #salamandres sur les rebords maçonnés ?
À l’époque où les croyances païennes sont courantes, cette source miraculeuse est en particulier visitée par les femmes qui désirent avoir davantage de lait pour leurs nourrissons. On dit donc qu’elle est dotée de vertus « lactogènes. Les femmes ne boivent pas l’eau mais l’appliquent sur leurs seins. Cette opération est réalisée discrètement, à la suite de la procession qui a lieu le 26 juillet, jour de la sainte Anne. Ces cérémonies traditionnelles cessent dans les années 1960. Mais en 1992, le maire de Belhade décide de réhabiliter cette tradition, désormais toujours en vigueur ! Aujourd’hui, le site reste très bien entretenu, avec un banc juste en face. La fontaine est régulièrement visitée, notamment au moment de la fête du village.
- Sentier de découverte de la salamandre : A partir de cette fontaine, descendre la pente en empruntant le chemin qui nous amène à une passerelle après être passé devant plusieurs écriteaux présentant la flore des lieux ( ?, grande prêle, #angélique des bois, aulne, sureau noir, orme champêtre, saule, frêne, aubépine). Grandes osmondes et menthe. Callitriche. Papillons. Caloptérix vierge et rassemblement de #gerris. Près de la passerelle (et cascade bruyante car gros débit et d’un mètre de
haut, 30 m en aval), grand panneau (explications sur : Petite Leyre –pente à 1/1000 donc très faible!, libellules, pêche à la mouche) et deux échelles de crues (hauteur d’eau : à 0,5 m le 20/08/2017). Entre le pont Guilhemsans et la passerelle, on longe la Petite Leyre dans le quartier de Lagleyre. C’est un parcours de #pêche avec #truites, mais on ne voit pourtant pas de poissons (le 20/08/2017). Ici, le ruisseau est tellement étroit et encombré que le lancer doit se faire sous le coude. Le leurre est une mouche
sèche (à fabriquer). Les écriteaux explicatifs ont été réalisés par les élèves du Lycée agricole et des forêts de Sabres. Revenir par un large chemin pentu (en sens interdit pour les voitures) qui débouche derrière le restaurant.
Reprenons la route vers Moustey. A gauche, haie de cosmos sur le côté gauche, en été.
Château de Belhade (privé) :
A l’ouest du village, à gauche, il est construit sur une motte féodale. Il a été occupé sans discontinuité. Au XIXe siècle, on apporte à l’édifice des modifications considérables avec l’aménagement de l’intérieur, la construction d’une aile et de dépendances. Entourés de fossés noyés dans un roncier, les bâtiments s’ordonnent désormais autour d’une vaste
cour (avec puits central surmonté d’une ferronnerie) dans laquelle on pénètre par un portail encadré de deux tours massives, basses et rondes surmonté de pignons en céramique. Au fond de la cour, s’élève le bâtiment principal avec un massif escalier droit et central (+ un petit escalier à gauche), dont la façade ouest est complétée par deux tours polygonales (avec paratonnerres). Depuis une trentaine d’années, le château et ses dépendances sont la propriété d’une importante Société d’exploitation agricole et forestière, dont le siège se trouve au château de Lestonnac à Gradignan, en Gironde.
Nombreux criquets dans les prés aux alentours immédiats.
*Face au château, dans les champs (de l’autre côté de la route), jadis élevage de daims.
Route de Sore : La Bergerie (actuellement salle des fêtes de Callen depuis 1937,à l’ouest de Sore, sur D143, reliant Sore à Callen, au nord du carrefour de Callen). La Bergerie est un ancien parc à moutons typiquement landais. Rachetée par la commune, démontée pièce par pièce, elle est remontée sur les conseils de l’architecte des Bâtiments de France. Son sol est composé de pavés de bois. Sa superficie est de 180 m² au total. Elle est disponible pour toutes les manifestations (mariages, banquets, concerts, réunions, etc).

MOUSTEY
#Moustey viendrait de « monasterium » (car, ici, il y avait un monastère-hôpital jusqu’au XVIIIe).
Office de Tourisme/Syndicat d’initiative place de la mairie (05 58 07 71 26)
La ville s’enorgueillit d’avoir deux rivières et deux églises jumelles qui se côtoient, face à face!
Juste avant d’entrer à Moustey, la Grande Leyre (à l’ouest) et la Petite Leyre (à l’est) se rejoignent en un confluent très bucolique et frais appelé “ hourcq d’Eyre ” (hourcq = fourche en gascon). La Leyre est donc, en fait, un fleuve bicéphale qui est la colonne vertébrale de l’écosystème du PNR des Landes de Gascogne. Comme le terrain est plat, son cours dessine de nombreux méandres . La forêt galerie qui borde ses rives était jadis

l’unique zone boisée de la lande . Le débit moyen est de 21 m3/s,mais il y a de grandes variations entre l’été et l’hiver. Le microclimat frais permet la présence de droséra, nénuphar, osmonde royale. Jadis, le bois était transporté vers l’aval par flottage sur l’eau par des #radeliers (comme les maître draveurs du vieux Canada). Un panneau explicatif renseigne sur la Leyre, historique et les deux églises. Boutis de sangliers. Joli plage de
sable. Martin-pêcheur, truite. Invisible loutre, mais traces éventuelles (empreintes, épreintes sur troncs tombés et en travers de la rivière).
Accès : prendre le chemin pour se garer en pleine forêt à 80 m de la route. Deux tables de piquenique pour 16 personnes au moins.
- Trois églises !
La commune de Moustey possède trois églises, dont deux églises à demi-siamoises (Saint-Martin pour les paroissiens, Notre Dame pour les pèlerins !) face à face à 20 m de distance l’une de l’autre, depuis 5 siècles, avec jadis un cimetière commun ! Lorsque que Moustey annexe Biganon en 1964, elle reçoit sa troisième église : celle de Biganon (Saint-Pierre-ès-Liens : voir ci-dessus).
*à l’ouest, Église Notre-Dame (plus élancée et plus petite, désaffectée, gothique ?)
°Extérieur:
Située près de la borne « 1000 km », c’est la plus ancienne.
Devant l’entrée de l’Église Notre-Dame, se trouve une borne en pierre « 1000 km » (idem à Mimizan !), à côté de la statue en bois d’un pèlerin : distance la séparant de Saint-Jacques de Compostelle. Rectangle de pierre comportant les éléments signalétiques (flèches, 1000 km) nécessaires pour se rendre à Compostelle depuis Moustey. Ainsi, la direction est indiquée par une flèche et le nombre de kilomètres restant à parcourir est inscrit. Cette borne, en plus d’un repère géographique, est également une marque religieuse pour les pèlerins. En effet la borne est décorée dans sa partie supérieure par une
coquille Saint-Jacques en relief qui est l’emblème des pèlerins.
Construite avec des murs épais en garluche au XIIIe siècle, elle fut remaniée au XVe siècle (renforcée côté nord d’une contre-allée). Elle est formée d’un grand rectangle (deux piliers la partage en deux dans le sens de la longueur) et d’un petit carré (avec fresques). L’église Notre-Dame était liée à un hôpital destiné aux pèlerins de Saint--Jacques-de-Compostelle (dernier vestige détruit en 1872). Cet édifice a une porte « deus gahets » dite des cagots (murée de nos jours). A l’extérieur, un insolite pommeau de pierre d’une épée pointe à une extrémité du sommet du toit.
°Intérieur:
Aujourd’hui désacralisée, cette église abrite une exposition-vente artisanale. Dans le petit choeur carré, on a découvert en 1985 et restauré (trop ?) en 1989 des peintures murales de facture très linéaire sur un fond de faux-joints imitant un mur de briques (faux appareil à joints blancs):
Sur le mur sud (à droite), deux scènes classiques de la Genèse réparties de part et d’autre de la fenêtre (d’abord à droite de la fenêtre « expulsion du paradis terrestre » d’Eve et d’Adam portant une houe, chassés par l’ange du jardin de l’Eden, puis –à gauche de la fenêtre « péché originel » avec un mince (10 cm) filet à fond blanc explicatif : Adam et Eve croquant la pomme, les jambes pudiquement croisés, succombent au serpent
tentateur à tête humaine enroulé autour du tronc d’arbre de la connaissance du Bien et du Mal avec le démon caché dans le feuillage).
Sur les murs est et nord, des scènes plus originales pour Les Landes : un double « cortège de priants », femmes –une avec son enfant emmailloté sur son dos- et d’hommes, sur une dizaine de mètres, tous en prière et agenouillés (sauf un seul). Les regards se dirigent vers
une figure centrale disparue (Vierge ?).
Tous les personnages ont perdu une grande partie des détails picturaux (rehauts et plis des vêtements) et des couleurs d’origine. Cette dégradation est plus visible du côté nord à cause de l’humidité (les priants ne débutent qu’à 1,8 m du sol au nord et à 1,3 m du carrelage à l’est). On ne peut que déplorer la disparition ancienne des peintures des parties hautes de l’abside qui aurait permis, de surcroît, de mieux comprendre ces peintures.
Livre à consulter pour avoir des informations complémentaires : « peintures murales des églises de la Grande Lande » Editions Confluences (1998) PNR des Landes De Gascogne. Jean-Pierre Suau et Michelle Gaborit
*à l’est (point d’eau), Église Saint-Martin (la plus grande)
C’est toujours l’église paroissiale. Construite en garluche au XIIe siècle (style roman), elle subit des remaniements au XVe siècle. La porte en bois sculptée est couronnée d’un tympan (Saint Michel + Saint Martin). Un tour près de la porte. Porte des cagots sur le mur sud. Le culte de Saint Martin est particulièrement répandu dans les Landes. Ce saint est surtout connu pour la scène biblique du partage du manteau avec un mendiant. Il est le
patron des fantassins, des maréchaux, des meuniers, des militaires, des piétons et des soldats. Un vitrail moderne représente saint Jacques en habit de pèlerin.
L’église abrite un bas relief (guerre 14-18) et des fresques blanches sur fond rouge et bleu. Point d’eau potable à l’est. Deux tables de pique-nique.
En suivant un chemin (démarrant derrière l’église) pendant un kilomètre, à l’est, on arrive à deux escaliers descendant vers la Grande Leyre.
-Petit lavoir, en bordure de route. En face, à 200m, très haute tour métallique de surveillance pour détecter les incendies.
Fontaine miraculeuse Saint-Yves :
A un kilomètre de Moustey, au milieu d’une forêt de pins, se trouve la source Saint-Yves. Dédiée à Saint-Yves (second patron de la ville), elle serait dotée de vertus miraculeuses pour les yeux. La source est
complétée par une fontaine en 1966, quand les élèves maçons du centre pour handicapés de Moustey construisent un bâtiment en pierre autour de la source afin de remplacer un abri de bois surmonté de quelques tuiles. On raconte d’ailleurs que cette source coulait à l’origine entre les deux églises de Moustey.
On trouve sur place des reliques de Saint Yves qui ont été apportées dans les années 1860. La procession qui avait lieu le 19 mai, jour de la fête du saint, a aujourd’hui disparu.

VIEUX RICHET
*L’église romane surélevée de #Richet (au lieu-dit hameau du Vieux Richet, à l’est) :
Accès : prendre la route de Sore, puis tourner à gauche pour aller à Vieux Richet. Là, dans le village, juste avant le village, en arrière d’un airial vide, grande cheminée d’une verrerie disparue et derrière le cimetiere entourant l’église clôs d’un mur. Elle protège toujours le « #segrat » (cimetière). Elle est construite au XIIe siècle mais comporte de nombreuses parties du XVe siècle. L’entrée dans l’édifice se fait par un porche bas, construit contre le clocher à campanile, dont la cloche est protégée par une chambre constituée de bardeaux de châtaignier (hours). Hélas, l’église est fermée (clé à la
mairie donc inacessible le week-end). Elle est couronnée de modillons sculptés, visibles que sur un côté (l’autre côté donnant sur une propriété privée). Fresques du XVIe (peintures moralisatrices abimées : « les 7 péchés capitaux » opposés aux » 7 oeuvres de Miséricorde »). Chevet archaïque. Dans le cimetière, un grand cyprès solitaire, une dalle d’ardoise brute couvrant une tombe et une curieuse bassine ronde sert d’abri à une croix.
Entrée du cimetière avec toit. Dessins et écrits d’enfants sur les tuiles coiffant le mur du cimetière (2003).
Sur le chemin conduisant au cimetière, terriers de grosses guêpes-parasites. Dans le secteur, il y avait jadis trois poteries (disparues désormais).
*A côté de cette église et de son cimetière se trouve hélas dans une propriété privée ! la fontaine « Houn de las Langas » dite fontaine des Langes . Saint protecteur (Saint-Eutrope). Elle est consacrée à la santé des enfants et faciliterait notamment leurs premiers pas. D’ailleurs, le nom de cette fontaine provenait de la présence continuelle et renouvelée de langes et mouchoirs d’enfants déposés sur les tuiles de l’appentis qui protège la source. En effet, il fallait se passer sur la partie malade du corps de la terre humide puisée à l'emplacement de l'ancienne source puis abandonner derrière soi une
mèche de cheveux. On conseillait aussi de déposer à terre des pièces de monnaie, mais
toujours en valeur impaire.
Description : Un bâti en bois avec une plaque gravée, une boite de conserve accrochée à un bâton permet de recueillir l'eau qui se trouve à environ 1,50 de profondeur. Des exvoto entourent cette fontaine où à l'arrière une croix de bois montre un signe religieux de l'endroit.
Fontaines miraculeuses des Landes : http://fontainesdeslandes.over-blog.com/2016/07/sources-et-fontainesvisitees.html

PISSOS
http://pissoscope.blogspot.fr/2015/09/parcours-dune-maison-landaise-d.html
Nombreuses maisons du village en garluche.
-Eglise Saint Pierre (1902) : à l’est, sur la route de Sore (D43). Dans un style
néogothique. De plan allongé, surmontée à l’ouest d’un clocher-porche carré à flèche polygonale en pierre. La nef centrale est étayée de contreforts. L’église de Pissos ne conserve que quelques meubles du XIXe siècle de l’ancien édifice comme des fonts baptismaux, et des confessionnaux, le reste ayant été réalisé au XXe siècle (chemin de croix, chaire à prêcher, verrières, orgue). Lien pour en savoir plus sur les vitraux et leurs donateurs :
http://pissoscope.blogspot.fr/2013/12/dagrand-maitre-verrier-de-rome-pissos.html
-Sur la route de Sore, verrerie d’art (atelier de souffleur de verre, 71, route de Sore) dans l’ancien logement des pompiers. Plus loin, au sud de la route, maison typiquement landaise derrière une pizzeria : l’ex-maison des artisans.
A 1 km à l’est avant d’arriver à Pissos, dans la direction de Sore (D43), descendre au
niveau du pont de Testarrouman sur la Grande Leyre (plage + haut lieu des promenades en canoë). Il y a un double pont : l’ancien et le nouveau se côtoient parallèlement.
Descendre côté aval (plus en aval, traces d’un autre pont) et remonter vers l’amont. Petite cascade. Galerie forestière, avec chênes majoritaires, potamots (y pêcher faune aquatique), osmonde, libellules, éventuellement martin-pêcheur et #héron cendré. Base nautique. Traces de sanglier sur la plage (boutis). Pancarte (Leyre, loutre, échelle de hauteur d’eau caché dans le feuillage en amont de la plage : h variant de 0,2 à 2,5m).
Accrobranche. WC.
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LA PLUS BELLE #PROMENADE DANS LA #NATURE EN #HIVER EN GIRONDE ? LE PARC ORNITHOLOGIQUE DU TEICH

Dans le cadre des activités de notre #association "jardin-et-#ecotourisme", nous avons réalisé une super-#balade dans la #réserve #ornitholgique du #Teich, sur le bassin d'#Arcachon (à 40 km à l'ouest de #Bordeaux).
Notre photographe, Jean-Claude Esnault, a réalisé un superbe album photographique de 117 #photographies exceptionnelles que nous vous vous recommandons d'aller voir (https://www.flickr.com/photos/128632549@N04/albums/72157667733444689).
Pour en savoir plus sur les #oiseaux présents sur ces# photos, vous trouverez dans ce post différents renseignements très utiles si vous souhaitez visiter cette réserve riche en oiseaux des #marais #hivernants et #migrateurs. Mais, commençons par quelques conseils basiques si vous n'êtes pas un #ornithologue averti.

QUELQUES CONSEILS GÉNÉRAUX A LIRE ABSOLUMENT AVANT LA VISITE
 °En hiver, il fait froid, il vente et il pleut souvent. Il faut donc s’équiper en conséquence. S’il pleut, il y aura de nombreuses flaques d’eau d’une profondeur de 1 à 2 cm tout au long du chemin (bonnes chaussures de marche fortement conseillées). Lorsque le chemin est formé de lattes de bois, ne pas marcher dessus (car elles sont TRÈS glissantes : ne marcher que sur la partie grillagée pour éviter les chutes).
°Lorsque vous rentrez dans les cabanes d’#observation, « collez » vous contre le mur opposé aux fenêtres jusqu’à ce que le groupe soit entré en entier (sinon, il n’y a que les premiers entrants qui verront les animaux les plus farouches comme le martin pêcheur et certains limicoles) ; puis, s’avancer doucement vers les « fenêtres » mais en restant en retrait de 30 cm (sinon, les oiseaux –à la vue perçante- détectent notre présence). Surtout ne pas laisser dépasser vos #téléobjectifs des fenêtres de l'#affût.
°Parler à voix basse et fermer les #portables (extraits du règlement de la réserve).
°Dans les cabanes, descendre des bancs toujours par l’avant : JAMAIS par l’arrière (sinon, fort risque de chute).
°Attention à ne pas heurter l’un des 3 pieds encombrants du #télescope si vous en avez un (exigüité des cabanes pour les groupes d’observateurs). Ne pas toucher au télescope lorsque vous regardez dedans: il grossit 40 fois (le moindre attouchement le désaxe).
°A l'entrée de la réserve, des #jumelles et une #longuevue peuvent être louées.
°Dans tous les abris, vous trouverez, en hauteur, des représentations de nos amis ailés qui vous permettront d’identifier les oiseaux présents en ces lieux (avec les graphiques d’abondance relative mois par mois pour chaque espèce).
°En consultant Internet (oiseaux/net), vous pouvez vous exercer à reconnaitre les oiseaux les plus courants. Les principaux caractères à retenir pour les oiseaux sont: la silhouette générale, les critères clés au sol et en vol, le comportement et surtout les cris.
°A chacun de faire ses observations personnelles (les différentes façons de se nourrir en fonction des espèces, par exemple) : il y a tant à voir qu’on ne peut pas tout commenter ! En janvier, il y a déjà beaucoup de #parades, de couples formés et de luttes pour défendre le territoire. Enfin, si vous pratiquez la photographie de la #faune authentiquement sauvage, n’oubliez pas votre appareil : il n’y a pas de meilleur endroit en #Gironde pour cette activité.

PRÉSENTATION RAPIDE DU SITE
Le site a complètement été modelé par l’homme à la fin du XVIIIe siècle (création d’un réseau de #digues pour créer des #bassins afin d’élever des #poissons). Grâce à la ténacité de Claude #Quancard (directeur départemental de l’agriculture) auprès du préfet et du maire du Teich complétée par un voyage d’étude dans la réserve du #Zwin (Belgique) pour convaincre les indécis, la zone de 120 ha a été achetée par la municipalité du Teich en 1970 et elle est alors devenue propriété communale. La réserve (initialement « parc ») ornithologique a été créée en 1972 et elle est incluse dans le #Parc Naturel Régional des #Landes de #Gascogne (antenne locale à la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon : tél : 05.56.22.80.93). Le premier garde fut Alain #FLEURY (actuellement: c’est FEIGNE Claude: c.feigne@parc-landes-de-gascogne.fr). Il y a environ 70 000 visiteurs par an.
Depuis plus de 40 ans, le bilan de la réserve est très positif : grâce à des aménagements appropriés, le nombre d’espèces et les effectifs ont considérablement augmenté comme l’illustrent les recensements réguliers effectués (voir panneau d’informations à l’entrée du parc). Le #parcours complet fait 6 km et il y a une bonne vingtaine d'affûts.

LES OISEAUX LES PLUS ABONDANTS DE DÉCEMBRE A FÉVRIER
(juste après le nom de chaque l’oiseau, entre parenthèses, j’ai mis un nombre : c’est effectif moyen en hiver). Pour vous aider à estimer les tailles par comparaison, voici quelques références pour comparer les oiseaux entre eux lors de l’identification : goéland argenté et colvert : 56-57 cm, mouette rieuse : 37 cm, étourneau : 22 cm ; rouge-gorge : 13,5 cm.
°#aigrette garzette (50):
60 cm (les deux-tiers de la taille de la grande aigrette). Ressemble à un héron blanc aux orteils jaune vif (noirs/vert gris chez les juvéniles). Quasiment absente au moment de la création du parc. Vol assez énergique et ramé, le cou replié en S sans renflement proéminent.
Silencieuse la plupart du temps, elle émet un cri rauque sorte de « aahh » ou « kark » lorsqu'elle est dérangée ou sur la #colonie, et également des gargouillis (comme lorsqu’on passe rapidement sa main de haut en bas sur ses lèvres à plusieurs reprises).
°grande aigrette (30) :
88 cm (de la taille d’un héron cendré, donc un tiers plus grande que la garzette). Bec-dague tout jaune. Long cou fin serpentiforme, en S plus ouvert que la garzette et avec un renflement en vol (et très longues pattes dépassant de la queue + des battements d’ailes plus lents). Se nourrit de façon plus calme que la garzette (donc plutôt comme un héron ; ne court pas après les proies) et dans une position particulière (en forme de point d’interrogation : le haut incurvé, le bas droit ou tendu de côté en formant un angle bizarre d’environ 45° avec le corps). Hivernante en expansion (premiers hivernants réguliers en 1978).
°#avocette (600):
42 cm. Long bec mince et de forme originale (très retroussé vers le haut). Plumage contrasté du dos avec des stries blanches et noires, ailes blanches à pointes noires (vue de dessous) paraissant plus rondes que chez les autres échassiers, longues pattes dépassant fortement de la queue en vol. Démarche gracieuse, assez rapide. L’oiseau le plus bruyant en hiver sur la réserve du Teich (sifflements flûtés et agaçants car répétitifs : kluit, klîp) du fait d’une certaine agressivité. Pendant que ses pattes délogent ses proies, son bec recourbé vers le haut lui permet de « sabrer » latéralement l’eau dans une position confortable. Imaginez ce que serait sa position si le bec était droit ! Nage à l’occasion et bascule comme un canard. Son nom d’avocette viendrait de sa robe « d’avocat » !
°#barge à queue noire (713) :
41 cm. Une seule large barre noire en bout de queue, barre alaire et croupion blancs sont très visibles de l’arrière quand elle se pose en vol plané (en vol, elle rappelle l’huitrier pie si on ne voit pas le bec). Très longues pattes. Se déplace doucement car elle chasse au toucher (elle perd beaucoup de temps en sondages de prospection).
Au printemps, ses parades en #vol sont de vraies démonstrations aériennes, avec des balancements sur les côtés, des descentes en piqué, en lançant des cris répétés en séries nerveuses, d’une variété, d’une intensité et d’une vigueur déconcertantes: gritto gritto gritto… (nasillards, rêches et dissyllabiques), diu-i…diu-i (assez lents, puis s’accélérant). En dehors de la période de nidification, elle est peu loquace, sauf lors de ses déplacements en grands groupes. Les cris font penser aux sons nasillards du vanneau huppé. Les cris d’alarme les plus courants sont des di di di di di en série rapide et continue.
°#bécasseau variable (7000 début janvier) :
Assez petit (16-22 cm en fonction des sous-espèces). Le plus commun des bécasseaux. Bec noir de taille moyenne légèrement arqué au bout. Picore la vase pour manger petits crustacés et un minuscule escargot (#Hydrobie), sans même lever la tête, le dos vouté (attitude typique des bécasseaux), patauge fréquemment en eau peu profonde. En hiver, dos gris brunâtre rayé. Cou + poitrine + flancs ; tous les trois finement striés de gris. En vol: barre alaire blanche et côtés blancs de la queue, croupion blanc. En groupe, le vol est massif et allongé, montant et descendant comme un panache de fumée. Quand il vire, sa masse entière étincelle de gris et de blanc.
Le Bécasseau variable est en général assez silencieux sur les sites de halte migratoire et d’hivernage : il ne se manifeste que par de petits cris de contact peu sonores, parfois répétés en trilles « trui ».
°#canard #souchet (300):
50 cm. Enorme bec difforme en spatule. Livrée bigarrée unique du mâle (très utile pour l’identifier en vol) : tête sombre (de loin), poitrine blanche, flancs roux foncé (cette dernière partie est souvent immergée sous l’eau car il flotte avec l’avant très enfoncé, le bec dirigé vers l’eau). En vol (assez lourd), #miroir alaire bleu pâlot aux épaules + les ailes semblent plantées très en arrière (à cause du long bec) + « touk touk » bas. Se nourrit le cou tendu à l’horizontale, le bec au ras de l’eau, en quête de plancton. Ce bec au bout fortement aplati et sensible est pourvu de fines lamelles serrées qui lui permettent de pomper l’eau, de la tamiser/filtrer pour retenir les microorganismes et de rejeter ce qui n’est pas comestible.
°#chevalier #arlequin (30) :
Légèrement plus grand (29-32 cm), plus vif/actif et plus élégant/élancé, plus haut sur pattes que le chevalier gambette, avec un cou plus long. En hiver, plumage plus pâle et plus uniformément gris uni (et juvénile très barré dessous jusqu’à la fin de l’automne) + motif de la tête caractéristique : bande sombre du bec à l’œil avec un sourcil blanc au-dessus de ce trait et qui s’estompe derrière l’oeil. La base du bec n’est rouge que sur le tiers basal de la mandibule inférieure. Bec fin et plus long (plus de 2 fois la largeur de la tête) que le chevalier gambette, avec le bout extrême légèrement arqué vers le bas. En vol très rapide et bas, pas de barre blanche sur les ailes, mais une tache blanche et étroite remonte haut sur le dos (croupion et queue grisâtre) + longues pattes dépassant de la queue.
° chevalier #gambette (40) :
28 cm. En vol rapide et saccadé, coupé de glissades descendantes, avec des oscillations d’une aile sur l’autre, trois ‘triangles’ blancs caractéristiques formés de la large bordure blanche tout le long de l’arrière de chaque aile, ainsi que le dos et le croupion. Ondulations avant d’atterrir et ailes levées un instant après l’atterrissage. Queue barrée de noir. Longues pattes de couleur rouge-orangée (jaune orange chez les juvéniles). Long bec (moins de 2 fois la largeur de la tête) à racine rouge (la moitié du bec près de la racine) et à pointe noire (moitié de l’autre extrémité). Cercle oculaire blanc (peu visible). Seul chevalier tâché dessous au delà des pattes. Le jour, sa technique est de chasser à vue en marchant rapidement, s’arrêtant pour sonder du bec ou picorer le sol, s’aventurant souvent en eau assez profonde.
Très loquace et nerveux (“la sentinelle des marais”), les appels habituels et caractéristiques sont constitués de 2-3 syllabes enchainées: tiu tiu…, tiu huh u… Comme d’autres chevaliers, il manifeste son inquiétude par des secousses nerveuses, en hochant la tête par saccades, tout en criant des tchcip thcip tchip d’alarme. Juste avant l’envol, il émet un sifflement plus long et plaintif (tuut…) qui se mue en une série accentuée lorsque l’inquiétude monte: tut u tut u.
° #colvert (400) :
57 cm. Canard de surface le plus commun (60% des canards abattus à la chasse). Mâle avec bec jaune, femelle avec un peu d’orangé sur le bec. Mâle avec tête verte foncée, poitrine brune. Mâle et femelle ont un miroir bleu/violet iridescent entre deux barres blanches; c’est le moyen de plus sûr de le reconnaitre en plumage d’éclipse quand il mue (avril, septembre) ou en vol. Vol rapide avec des battements peu amples des ailes. Le plumage terne de la femelle lui permet de passer inaperçu pendant la couvée et l’élevage des jeunes. Monogame, mais il change de partenaire chaque année. Observez la parade nuptiale sur l’eau en hiver: le mâle gonfle la poitrine et siffle, puis dresse ses rectrices (= plumes de la queue) 2-3 fois, enfin il aplatit sa tête sous l’eau et tourne. Accouplement sur l’eau, la femelle étant à moitié noyée durant l’acte! La femelle simule une blessure pour éloigner les prédateurs de la couvée. C’est la femelle qui cancane; le mâle émet de discrets « rab rab ». Se nourrit sur l’eau et à terre. Pollution génétique par croisement auto sanguins (d’où des aberrations de couleurs du plumage et des ailes non complètement développées).
On entend surtout le coin-coin bruyant de la femelle. Ce cancanement démarre souvent vigoureusement, puis il s’atténue tout en descendant. Il n’est pas lié au comportement territorial. Lors des nuits de printemps surtout, le mâle émet un cri rauque et étouffé: un rrék nasal, isolé ou en série qui évoque un coassement de batracien.
°grand #cormoran (100) sous espèce atlantique ici:
90 cm. Plumage noir bleuté. En vol, ressemble à une croix et tient la tête au-dessus de l’horizontale. Lorsqu’ils nagent ou se perchent, tous les cormorans tiennent le bec légèrement relevé. Les jeunes ont le dessous blanc. Il se sèche au soleil ou au vent en écartant les ailes car son plumage n’est pas imperméable (à cause de l’insuffisance de la sécrétion huileuse qui devrait imperméabiliser le plumage). Cet oiseau, généralement silencieux, se manifeste parfois sur les lieux de nidification ou lorsqu'il est sur son perchoir.. Son cri est un peu glougloutant ("gra-gra"), mélangeant croassement et gémissement guttural: il rejette alors la tête vers l’arrière.
°#courlis cendré (1000)):
Le plus grand #limicole (52-57 cm). Très long bec recourbé vers le bas. Ils plongent leur bec dans la vase et grâce à la courbure du bec, une simple rotation de l’axe du bec génère un mouvement exploratoire ample de l’extrémité augmentant les chances de trouver une proie (vers). Sa taille imposante, le bec plus long et l’absence de raies noires et blanches (pas de sourcil net) sur la tête le distingue du courlis corlieu. Vol puissant de mouettes, aux battements mesurés et relativement lents, en lignes ou en chevrons.
Son #chant flûté, sonore, liquide, lent, plus plaintif que le courlis corlieu, est un des plus beaux que l’on puisse entendre (tu-tu-tui). C’est un sifflement mélodieux, lentement ascendant et se terminant par un trille (témolo). Il débute par quelques sons bas, peu audibles, puis la tonalité s’élève, la série s’accélère et se poursuit en trille prolongé qui finit par ralentir en s’éteignant. Alarme: série précipitée kouihihihi… Mais, ici, au Teich, en hiver, on entend plutôt le sifflement d’appel, puissant et doux, qui peut se transcrire par tlu-it ou cour-li. Le cri est un peu analogue à celui de l’oedicnème criard, mais son timbre est moins rauque et il ne se termine pas par un crescendo.
°#foulque macroule (600) :
38 cm. Bec et plaque frontale blancs chez l’adulte. Plumage noir. Plonge en permanence faisant une cabriole avant de disparaitre sous l’eau. Les foulques sont obligés de courir sur l’eau pour pouvoir décoller (comme la poule d’eau). En vol (rapide avec battements d’ailes brefs), les pattes démesurées sont pendantes (bien visibles, vues de l’arrière). Sur l’eau, les combats et les simulacres d’intimidation sont fréquents.
Les femelles sont les plus bruyantes. Ce sont elles qui émettent continuellement le cri strident typique de l’espèce: kvek kevk kevk (un peu comme deux brins d’herbe que l’on fait vibrer en soufflant dessus). Le mâle émet des sons sourds semblables à un bouchon qui sauté (put) et des pitz. Autres cris: wi-vu, wit.
°#grèbe #castagneux (30) :
25 cm. Petite silhouette en boule et courtaude (pas de queue visible) semblable à un bouchon bossu. Bec typique court et trapu. Cou petit. Comme tous les grèbes, vol avec des battements rapides, la tête plus basse que le corps. En vol, c’est le seul grèbe sans blanc aux ailes. On le trouve sur les eaux calmes bordées d’une végétation touffue.
Les cris de contact sont des sifflements doux et tenus (ouit ouit) ou secs (pfit), de rapides tilululu ou un descrescendo rapide ti te dududu. L’appel hennissant rappelle le cri de la femelle coucou, en plus nasillard et avec une tonalité moins élevée et descendante.
°#pluvier argenté (50) :
27 cm. Aspect dodu, attitude penchée/courbée et triste. Bec assez court. Grosse tête. Picore avec un mouvements de bascule (comme le vanneau). En vol, le creux de l’aile est noir + croupion blanc et légère barre alaire. Retentissant de jour comme de nuit, son appel en vol est un sifflement trissyllabique, trainant, mélancolique/plaintif, liquide et mélodieux, sur un ton interrogatif: tli eu îî? L’imitation de cet appel l’attire irrésistiblement. Très sociable, il se rassemble sur la grève, jouant avec l’avance et le recul de la mer.
Son sosie: le pluvier doré a, lui, un cri monosyllabique, plus grave et non modulé.
°#sarcelle d’hiver (484) :
35 cm (le plus petit canard d’Europe). De loin, petit canard de surface gris à tête sombre. Chez le mâle, rectrices (plumes de la queue) noires et crème. Plumage de la femelle joliment vermiculé sur le dos et les flancs. La tête qui pivote indique l’imminence de l’envol ; ce départ est presque à la verticale, avec une accélération très rapide grâce à un mouvement des ailes appuyé et important. Vol très rapide et bas, souvent capricieux, se balançant et plongeant comme les limicoles, en plusieurs troupes compactes et manœuvrant ensemble, on voit le miroir brillant vert et noir encadré de barres claires. Très loquace : en troupe, chœur de gloussements brefs, à sonorité nasale.
° #spatule (200):
85 cm. Allure élégante. Plumage d’un blanc pur avec un curieux bec long, plat, très élargi et jaune au bout. Vol régulier, lent, souvent à la file, avec des glissés et planés ailes horizontales, et cou tendu (ce sont deux différences avec les hérons et les aigrettes). Avec son bec, elle fauche la surface de l’eau pour capturer les petits animaux flottants (grâce à un important réseau nerveux sur le bec, elle chasse au toucher plutôt qu’à la vue). Le Teich est le premier site d’hivernage pour cette espèce.
°#tadorne de Belon (200) :
61 cm (le plus grand canard de surface). Nom donné en hommage au zoologiste de la Renaissance: Belon. Ni tout à fait oie, ni tout à fait canard (comme les canards, pour la morphologie et la voix; comme les #oies, pour la quasi-absence de dimorphisme sexuel net + le mâle participe aux soins des petits). Visible de loin car plumage multicolore et contrasté: mâle avec grosse caroncule rouge (“casquette”!), tête vert foncé, poitrine noisette, deux grosses taches noires parallèles à la limite aile/dos, le reste blanc. Accouplement sur l’eau. Niche dans arbre ou terriers (dunes avec oyats). Plaines maritimes et estuaires. Rassemblement en crèche des jeunes après une longue marche à partir du nid. Alimentation: crustacés (écrevisses américaines) et coquillages (hydrobies), sinon se contente de végétation (algues bleues en janvier-février). En juin-juillet, regroupement lors de la migration de mue dans la mer de Wadden. Plutôt silencieux en dehors de la période de nidification.
°#vanneau huppé (30) :
Longue huppe. Plastron noir. Dos et queue vert irisé, mais paraissant noir de loin. En vol lent et désordonné, ressemble à un papillon géant avec ses ailes larges et arrondies. Le vol de parade (mars) est curieusement acrobatique. Picore, les pattes raides, dans les prairies rases: il tapote souvent le sol pour faire réagir ses proies avant de les manger.
Ses expressions vocales sont originales et variées, caractérisées par le timbre et les intonations interrogatives/plaintives. La structure de base comprend 2-3 syllabes modules (chrèè-rouit ou pirouit), tantôt plaintive, tantôt nasillardes ou rauques. Le cri d’alarme est une version plus simple: pilu. Pleurs couinants comme des vagissements de bébé ou les pleurs mécaniques des poupées (ou des nounours) lorsqu’on renverse sur le dos ou qu’on leur appuie sur le ventre! En groupe, choeurs.

BIBLIOGRAPHIE
*Le parc ornithologique Le Teich Guide Nature du Conseil départemental de la Gironde. Jean-Yves LORSIGNOL. (on trouve cette brochure dans pratiquement toutes les médiathèques de Gironde)
*Guide des limicoles d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Editions Delachaux et Niestlé (les guides des naturalistes) D. Taylor (présent au CDDP de Mérignac sous la côte 598 3 TAY)
*Le guide expert de l’ornitho pour éviter les pièges de l’identification. Editions Delachaux et Niestlé (les guides des naturalistes) D. Taylor (présent au CDDP de Mérignac sous la côte 598 VIN)
+ nombreux CD sur les cris dans toutes les médiathèques


INTERNAUGRAPHIE
*http://www.reserve-ornithologique-du-teich.com
*http://www.web-ornitho.com/Chants.chant.cris.des.oiseaux.de.france.et.europe.htm
*http://www.chant-oiseaux.fr/
* Vers 1938, savez-vous qu'il y eut un projet délirant d’#aéroport et de base d’#hydravions à l’emplacement de la réserve : http://www.leonc.fr/autourdubassin/leteich/index.html

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26/12/2017
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En prévision de la #balade dans la #boletière de #Vensac (Médoc, en #Gironde) le 18 novembre et compte tenu de l'actuelle poussée de #champignons, il m'a paru intéressant de vous donner quelques renseignements bien utiles aux ramasseurs de #cèpes.
Vous pouvez aussi consulter notre site Web en copiant-collant le lien suivant: http://www.jardin-et-ecotourisme.fr/champignons-fonges-mycetes-467.htm

COMMENT OPTIMISER VOTRE CUEILLETTE DE CÈPES?

Qui n'a pas rêvé de ramasser beaucoup de cèpes de #Bordeaux! L'authentique connaisseur (celui qui a beaucoup appris sur le terrain au fil des années) ne peut s'empêcher de toujours s'étonner devant la prodigalité artistique de la #nature chaque fois qu'il découvre une famille de cèpes! Même la limace manifeste son amour pour les bolets par un baiser humide et dévorant!

Apprenez à reconnaitre les bons coins, là où s'arrête les voitures en rase campagne (attention! cela peut être aussi des chasseurs, notamment de palombes). Commencez par avoir une bonne connaissance des végétaux propices à sa présence. Ce champignon pousse aussi bien en plaine qu'en montagne. Stations aérés avec feuillus mêlés (chênes, châtaigniers, hêtres, pins sylvestres, épicéas, sapins, sous les fougères avec houx et bruyères), ainsi que dans les sous-bois et les bords moussus des chemins ou des fossés. Les arbres doivent avoir un certain âge (plus de 20 ans pour les chênes) et être associés à certaines plantes (pour les chênaies: le fragon, la fougère aigle, le genêt à balais, le lierre, les bruyères, la laiche à épis pendants, la bourdaine, la molinie bleu, le chèvrefeuille des bois, la mousse). les cèpes sont accompagnés par d'autres champignons caractéristiques comme le meunier ou #clitopile petite prune (appelé "garde-cèpe" reconnaissable à sa forte odeur de farine fraîche), l'amanite tue-mouches, le gomphide glutineux. Il apparait au même moment que le #rosé des prés, le #coprin chevelu, la vesse de loup géante et la psathyrelle de Candolle. Les écosystèmes les plus ingrats sont souvent les plus propices (terre acide et plutôt pauvre). Il n'aime guère les ronces. Il est inutile de le chercher sous les peuplements exclusifs de pins maritimes.

En septembre, on le récolte sur les versant à l'ouest ou au sud-ouest; plus tard plus profondément en forêt (à l'abri du froid). Pour éviter la concurrence d'autres #mycophages, il n'est pas rare que je parte à leur recherche dès les premières lueurs de l'aube.

Outre les lieux de pousse, il faut aussi connaitre les besoins du cèpe: en résumé, lumière, chaleur (mais pas de sécheresse prononcée, bien que la sécheresse au printemps soit appréciée) et bonne hygrométrie (sans humidité permanente, notamment les sols inondés en hiver sont préjudiciables aux cèpes).

Dans le détail, les pluies doivent être abondantes (au moins 30 mm d'eau pour favoriser la pousse sur les sols sablonneux; l'idéal est 50 mm, voire 80 mm) mais discontinues. Il n'y a pas de bolets lors des printemps et des étés trop pluvieux (par contre, à la place, il y a des #girolles et des trompettes des morts). Par contre, les brutales précipitations de fin d'été sont favorables.

Les deux conditions d'optimisation sont un printemps sec et chaud (pour créer un bon potentiel mycélien), puis un automne avec un gros choc thermo-hydrique (pour déclencher la pousse des chapeaux). Si l'été précédent a été chaud, c'est encore mieux! Le cèpe fructifie quand la température est inférieure à 16°, mais la production s'arrête si la température est inférieure à 8°-10°. Par conséquent, il pousse donc surtout entre le 20 octobre et le 20 novembre. Avec le réchauffement climatique, il y aura des pousses de plus en plus tardives: on en verra probablement encore à Noël à l'horizon des années 2030. Pour avoir des cèpes de taille normale, il faut alors attendre 10-15 jours pour une température de 14° (pour le cèpe de Bordeaux), 12 jours si 15-17° (donc un peu plus tôt pour le cèpe à tête noire). Entre le stade petit bouchon et la maturité, il s'écoule 5-6 jours, mais un cèpe peut aussi rester petit pendant 3-4 jours avant de pousser. L'indispensable choc thermique (refroidissement du sol par la pluie) ou hydrique est favorable à la pousse car il doit y avoir un grand écart de température entre le sol et l'eau (d'où l'intérêt des fortes averses de grêle formées de gouttes de glace).

Bien que j'ai un mal fou à convaincre les sceptiques, je suis personnellement persuadé que la lune n'a pas d'influence sur les cèpes.

A savoir si vous avez oublié votre panier et que vous avez trouvé un bon coin! Jadis, les ramasseurs de #bolets (des résiniers souvent) de notre région du Sud-Ouest se contentaient d'empaler leurs trouvailles sur une tige de fougère dénudée de ses feuilles. C'est un moyen simple et bien pratique pour les transporter quand on est pris au dépourvu. La meilleur manière de les ramasser est de tourner le champignons d'un quart de tour sur son pied et de tirer vers le haut. Se servir d'un couteau risque de propager des ennemis du mycélium des cèpes.

Un dernier conseil: ne jetez pas vos vieux bolets avec des vers: au contraire, régalez-vous avec ces derniers qui contribuent à leur donner un fumet à part! Après tout, ils n'auront mangé que du cèpe durant leur courte vie...

LA CULTURE DES BOLETS EN BOLETIERE, UNE UTOPIE?

L'homme peut modifier certaines conditions, mais il n'est pas maître de l'Univers: il ne commande ni au vent, ni aux écarts de température.

Pendant plus de 10 ans, l'APCCG (voir ci-dessous) a oeuvré avec les services de l'INRA (Jean-Claude Guimberteau) aux recherches sur le cèpe de Bordeaux. Puis, en 2001, les recherches ont été interrompues par l'#INRA par manque de moyens.

En Gironde, quelques personnes et l'APCCG ont continué ces expérimentations pour cultiver ce champignon. Frédéric Placin, professeur de sciences physiques à l'Université de Bordeaux, a acheté 3 ha de bois en 1996, au Bosque, à Biscarosse. Vous trouverez des renseignementstrès détaillées sur sa boletière expérimentale si vous voulez faire de même: http://lescepes.free.fr/index.php?page=boletieres/bebb&lg=

Un autre boletière girondine se trouve dans le nord du médoc. Elle appartient à Roland Piquemal, également propriétaire du moulin à vent classé de Vensac. Un projet de Jean Rondet est à l'étude pour créer un label Cèpe du #Médoc. Il y aurait aussi une dizaine d'autres boletières au Porge, une à Escaudes et à Balizac (dans le Bazadais; avec le soutien du lycée agricole et forestier de #Bazas) et une à #Hourtin.

Vous pouvez obtenir aussi des renseignements sur la "culture" du cèpe et d'autres champignons auprès de l'Association des Producteurs de Cèpes et de Champignons de Gironde (APCCG) 0556473471.

Et sur Internet:

lescepes.free.fr.

http://boletus.agrispot.fr (carte d'indices de pousse précoce ou tardive)

Voici deux moyens de planter des cèpes:

-soit ramasser des glands pris sous les chênes à cèpes. Les cèpes peuvent apparaitre au bout de 18 ans.

-soit faire macérer des chapeaux de cèpes dans l'eau pendant 8 jours et répandre ce jus entre les chênes. Les cèpes peuvent apparaitre au bout de 1-2 ans.

Il est conseillé de faire des éclaircies fin août (fougères, pins) et des élagages jusqu'à 2 m de haut, sinon le spot devient stérile.

LE CÈPE ET LES MÉDIAS

Le pic d'articles dans les médias apparait en septembre-octobre. Pour avoir les honneurs de la presse, le cèpe doit peser au moins au minimum 1,2 kg ou être une bizarrerie (champignon faisant la courte échelle à un autre, par exemple). L'omelette géante avec des cèpes intéresse aussi les journalistes. A #Villefranche-du-Périgord, le record est celle réalisée avec 800 kg de cèpes et 1900 oeufs dans une poêle de 1,6 m de diamètre! Les médias s'intéressent également àl'intronisation de personnalités dans la confrérie du cèpe (de la pointe du Médoc, par exemple) et la pseudo-culture des cèpes.

A lire: le livre du cèpe Patrick Rödel Edition Confluences octobre 2005
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LE VERT, COULEUR SYMBOLIQUE DU PRINTEMPS

Jadis, la couleur verte était surtout une couleur vigoureuse associée aux vêtements des Barbares, ennemis des Romains. Discrète jusque vers l'an 1000 en Occident, la couleur verte accompagne l'amour courtois, la jeunesse, le printemps, la nature, les dessins des vitraux et des enluminures.

Mais, à partir du XIVe siècle, le vert a mauvaise réputation: le diable (auparavant rouge et noir) adopte cette couleur, ainsi que le dragon, le serpent , la sirène... L'eau verte est associée à la maladie. C'est la couleur du poison aussi. Les êtres humains aux yeux verts sont accusés de tromperie et condamnés à mort comme des sorciers. Plus tard, le vert deviendra même une couleur frivole et immorale!

Au Moyen-Age, le métier de teinturier est très réglementé: ceux qui utilisent le bleu ne peuvent pas utiliser le jaune. D'où la difficulté de faire des vêtements avec une couleur verte belle et stable dans le temps.

Ce n'est qu'au XIXe siècle que le vert redevient fréquentable, mais il ne deviendra courant sur les objets de la vie quotidienne que vers 1950. De nos jours, le vert est la couleur symbolique de la vie, de l'espoir, de la santé, de la chlorophylle, du jardinage et de l'écologie (les Verts). Heureux retournement de nos conceptions!

Bien qu'il n'existe pas de pigment #vert, les animaux (rainette, verdier, sauterelle) revêtent cette couleur pour se cacher dans la nature. C'est une teinte structurelle c'est-à-dire crée par la disposition de microcristaux dans des poils, des plumes ou des écailles: ils agissent en sélectionnant et en ne réfléchissant que la couleur verte.

Pour quelques temps, je vais arrêter de publier des posts, faute de disponibilités (multiplication des sorties et des animations dans la #nature avec l'association jardin-et-ecotourisme, #expositions, étude de la nidification des #oiseaux dans nos #nichoirs à #Mérignac, travaux de #jardinage, préparation de concerts en #Gironde). Le but de la plupart des posts publiés depuis plus de 3 mois était de vous donner des informations utiles et très pratiques sur la faune sauvage (quand et où? + indices de présence: empreintes, coulées, restes de repas, crottes, terrier, cris...) pour vous permettre de voir ce que vous n'aviez encore jamais vu de vos propres yeux. Alors, n'hésitez pas à les relire pour passer, cette année, un #printemps riche en découvertes..

dessin extrait de "graffici.ca".
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LA MÉSANGE CHARBONNIÈRE (13 - 14 cm; 18 g)

Si vous êtes un observateur attentif, vous avez du remarquer que les #oiseaux commencent partout à nidifier. Et si vous avez un #jardin avec un #nichoir, peut-être est-il actuellement en cours d'occupation par les #mésanges ?.

Commune pour nous, la #charbonnière l'est aussi pour le Turc ou le Vietnamien car son aire de répartition est très vaste. Cela prouve sa remarquable adaptation aux milieux les plus divers.
Elle est reconnaissable à sa calotte noire, ses joues blanches, une cravate noire (plus large et plus longue chez le mâle) sur fond jaune.
Quand différentes espèces de mésanges vivent dans une forêt, elles se partagent l'espace comme dans un immeuble. Au niveau du sol, on trouve les mésanges huppé, nonnette et charbonnière en hiver. Dans les branches: les mésanges bleue et boréale. Quant à la mésange noire, elle est tout en haut des conifères.

Presque silencieuses en novembre, elles commencent à se faire entendre en décembre. De février à mai, c'est le grand concert métallique des "petits serruriers", une symphonie pour scie à métaux, lime et autres instruments car le timbre est métallique. Mi février, les mésanges inspectent les cavités. Par rapport à un site naturel, un bon nichoir sera presque toujours préférentiellement choisi. Par des vols répétés, le mâle attire la femelle vers la cavité où il souhaite installer le nid. Il y pénètre et il picote le bord de l'orifice, tant de l'intérieur que de l'extérieur. Il lui offre aussi des proies lorsque la femelle pépie comme un oisillon en frémissant convulsivement des ailes sur place, perchée sur une branche. Ces offrandes deviendront très fréquentes pendant la ponte et la couvaison.

En mars, la femelle s'active seule à la construction du berceau pendant 5 à 12 jours (alors qu'elle a déjà commencé à pondre). Elle confectionne d'abord un bon tapis de mousse qu'elle recouvre d'un matelas de duvet, de laine, de toiles d'araignée, de crins et de poils. J'ai vu des mésanges, devant des terriers de renard, en train de défaire des crottes pour en extraire des poils de souris ! Puis, de fin mars à avril, elle pond de 6 à 15 œufs de 17-18 x13-14 mm, lisses, brillants, blancs tachetés de marques pourpres assez nombreuses en général. La ponte sera couvée que par la femelle et que lorsque tous les œufs seront pondus. Elle ne quitte alors le nid que quelques minutes pour se dégourdir les ailes, après avoir recouverts ses œufs tant qu'elle n'a pas commencé la couvaison. Si on la dérange lorsqu'elle est sur son nid, la femelle le défend avec courage en gonflant ses plumes pour effrayer l'intrus.

Chez la mésange bleue, le mâle arrête de zinzinuler dès que la femelle a pondu et commence à couver. Le mâle de la charbonnière, lui, continue à chanter pour maintenir un lien fort avec la femelle.

Après une incubation de 13-14 jours, l'éclosion des jeunes s'étale sur une période de 2 à 4 jours. Leurs yeux s'ouvrent à 8-9 jours. Chaque petit ogre reçoit 30 à 70 becquées par jour. La mésange est l'un des meilleurs insecticides naturels! Elles nourrissent leurs petits avec les minuscule chenilles (à cette époque) de la processionnaire du pin et de la tordeuse du chêne. Si elles ne sont pas disponibles, elles prennent les araignées les plus grosses en attendant que ces chenilles grandissent et atteignent la taille des araignées. Alors, les chenilles sont données prioritairement aux jeunes car ce sont des larves très caloriques et donc excellentes pour leur croissance. Lors de ce nourrissage, le couple parcourt 15 km par jour. 10000 à 15000 becquées seront données pendant les 18 jours de séjour au nid. Quand ils apportent des proies, les parents se postent souvent à la même place et c'est donc l'oiseau le plus affamé ou le plus costaud qui bouscule les autres pour être au bon endroit pour être nourri. Le parent peut aussi nourrir celui qui ouvre le plus largement le bec. Comme le nid est plongé dans l'obscurité, le bord du bec (commissures) des mésangeaux est d'un jaune très clair et leur gosier orange, ce qui permet aux parents de bien viser pour enfourner la nourriture.

A l'âge de deux semaines pour les plus précoces, 18 jours pour la plupart et trois semaines pour quelques tardifs, les jeunes quittent le nid pour ne plus y revenir. Ils restent dans les environs pendant une semaine ou deux. Après la sortie du nid, la femelle nourrit les petits dont les plumes ont le jaune le plus pâlot: or, ce sont justement les plus faibles. Les deux semaines qui suivent la sortie du nid sont les plus dangereuses car les jeunes inexpérimentés sont d'un seul coup confrontés au monde extérieur à leur nichoir, monde dont il ignore tous les dangers. Ils s'émancipent 2 à 4 semaines après leur sortie du nid. Au bout d'un an, 80 à 90% de la nichée a disparu. Les mésanges restent dans le secteur, ne s'éloignant que 2-3 km de leur lieu de naissance. Ce sont les mâles qui partent le plus loin.

Le mâle de la mésange bleue est couramment bigame: il élève donc deux nichées simultanément avec deux femelles. La mésange charbonnière, elle, a une stratégie différente: monogame, elle élève deux nichées successives dans 10 à 50% des cas (la deuxième avec seulement 6-9 œufs, en général dans un autre nid) d'après une étude que j'avais faite dans les années 80 au bois de #Thouars (#Talence). Les oisillons de la deuxième nichée restent un peu plus longtemps avec les parents (15 à 22 jours après la sortie) jusqu'à la première quinzaine d'août. Durant la mue d'été, ces enfants terribles des jardins sont enfin silencieuses.

Si vous voulez favoriser la nidification des mésanges, posez des nichoirs en bois non raboté, aux parois épaisses de 2 cm, non peintes et non traitées, à plus de 3 m de haut, dans un endroit tranquille, à l'abri du vent et de la pluie. En hiver, ils seront utilisés comme gite nocturne.Notre association "jardin-et-#ecotourisme" organise, le 21 avril, une sortie étude des nichoirs du parc du Château (#Mérignac). Ce sera aussi l'occasion de prendre des #photographies de ces sympathiques oiseaux.
_Photo de mésanges charbonnières de 15-18 jours dans un nichoir, extraite du site "jack.darley.free.fr"
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LE COUCOU GRIS

Coucou, #coucou... Ça y est ! Ces jours ci, vous avez entendu résonner son chant caractéristique et connu de tous. Le #coucou est physiquement bien visible sur les pins les plus hauts de la clairière de la Contemplation, dans le parc du château (#Mérignac). Allez vite le voir car ça vaut le coupcoup! Quand j'étais bambin, mes premières notes ornithologiques de 1964 indiquent qu'il arrivait vers le 10 avril en Gironde et maintenant il débarque d'Afrique avant la fin du mois de mars. Tout ça à cause du réchauffement climatique! Les mâles les plus âgés arrivent les premiers sur leur territoire.
Il a la taille d'une tourterelle, avec une longue queue qui lui donne une allure très fuselée. De loin, il ressemble à un rapace. Vous le verrez, les ailes un peu pendantes, chantant avec frénésie d'avril à juillet et se déplaçant sans cesse d'un arbre à l'autre. Vous entendrez aussi un cri qui va crescendo: c'est celui de la femelle kukukukukuku.
Son territoire couvre de 10 à 150 ha avec une à quatre femelles, auxquelles il faut ajouter des femelles satellites et des mâles satellites en marge du territoire. Car si la femelle est monogame, le mâle, lui, est polygame. Les coucous sont très utiles car c'est le seul oiseau à faire une grande consommation de chenilles velues (comme les processionnaires) dédaignées par les autres oiseaux.
#Reproduction:
Entre le 20 avril et le 20 juillet, la femelle abandonne ses œufs dans les nids d'autres espèces d'oiseaux (après avoir enlevé un œuf du nid-hôte pour que le nombre d’œufs reste identique): le pas vu-pas pris dure une dizaine de secondes. Elle ne s'occupe pas du tout de sa progéniture. Elle les confie aux parents adoptifs du nid parasité. Le petit coucou ne connaitra jamais ses vrais parents. Malgré tout, il trouvera tout seul, en été, le chemin de retour vers l'Afrique pour hiverner. En Europe, il existe une vingtaine d'espèces-hôtes possibles: accenteur mouchet, fauvette, troglodyte, rouge-gorge, rouge-queue noir, bergeronnette grise, rousserolle. L'incubation est courte: 11 - 12 jours. Il éclot ainsi un peu avant ses faux-frères et le juvénile peut s'en débarrasser en les poussant hors du nid avec son dos très sensible après maintes gesticulations: il met au moins 3 - 4 h pour faire tomber hors du nid quatre œufs (et bien davantage si les poussins sont déjà éclos). Il reste 19 - 24 jours au nid. Certains parents adoptifs s'occupent bien du jeune coucou, d'autres non.
#Migration:
Les lieux d'#hivernage se trouvent en Afrique de l'Est, donc le coucou ne passe pas par les Pyrénées et Gibraltar, mais il migre par la Méditerranée centrale (Italie) ou orientale (Les Balkans). Il franchit d'une seule traite toute l'#Afrique du nord soit 3000 à 4000 km !
#Anecdote:
Jadis, les grandes #horloges avait un coq qui poussait un cocorico. Mais, dès 1738, l'apparition des petites horloges a nécessité l'adaptation des horlogers de la Forêt Noire pour y mettre un mécanisme moins encombrant et donc un chant plus court, d'où le nouveau cri "coco" ou "coucou" (allusion au retour du coucou: "Coucou me voilà!").
Pour en savoir plus:
Le livre "le coucou gris" à La médiathèque de Mérignac (cote: 598.7 ISE).

Photo du coucou extraite du site -blog-domi.over-blog.fr";
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LE CHEVREUIL (hauteur au garrot : 57 - 72 cm ; 10 – 30 kg)*

Agile, excellent sauteur et rapide (90 km/h sur courtes distances), le #chevreuil est le plus petit cervidé indigène d'Europe
Hormis en novembre-décembre, le mâle (appelé #brocard) porte des bois courts qui le distingue de la femelle (#chevrette sans bois). En hiver, son miroir sur le derrière a la forme d’un rein ou d’un haricot (alors que celui de la femelle a une forme de cœur).
Sa morphologie est adaptée pour vivre dans les taillis serrés avec un arrière train surélevé pour se forer un chemin dans le sous-bois. Il recherche un habitat morcelé : un couvert bas et dense alternant avec des champs, des clairières et des friches ensoleillées. S'il s'approche volontiers des habitations proches des lisières tôt le matin ou la nuit, il fuit le contact de l'homme : quand il le voit, il n’est pas rare qu’il commence à s’enfuir, puis il s’arrête pour le regarder car il est curieux. Son territoire est de l’ordre de 6 – 10 ha. Il est sédentaire, sauf dans la période du rut (mi-juillet - mi-aout). Ses mœurs sont surtout crépusculaires, mais il est aussi visible en plein jour. En général, les troupes de 10 à 15 têtes se forment seulement en automne et en hiver. En dehors du rut, les mâles sont plutôt solitaires. La mise-bas se déroule en mai. Le #faon reste tacheté pendant 2 mois, avec des taches alignées (contrairement au faon du cerf).
Il consomme des plantes mais peut aussi consommer des bourgeons, feuilles et jeunes branches d'arbres, éventuellement des céréales et il est friands de sel.
Comme il est infesté de tiques, il contribue à la diffusion de la maladie de Lyme.
Traces :
Pour un observateur attentif, ses #coulées sont visibles en lisière quand il quitte le couvert.
En hiver, il mange des bourgeons et les pousses des arbrisseaux, mais il ne mange pas l’écorce. Le chevreuil aime frotter ses bois sur les arbres : l’écorce est alors rayée entre 20 cm et 1 m au-dessus du sol. Pour déposer des sécrétions odorantes, il abime aussi les arbres (écorce effilochée) lorsqu’il délimite son territoire en frottant sa glande frontale car elle est située à la base des bois. En même temps, il gratte le sol alternativement avec les pattes avant et laisse donc une marque au sol (#régalis) dont les traces sont plus souvent visibles que les frottis. Le mâle surtout gratte aussi le sol avant de se coucher dans son gîte.
A l’époque du rut (été), vous verrez d’autres marques au sol (qui sont reproduites chaque année au même endroit) : des ronds, des ellipses ou des huit autour d’un gros obstacle (buisson). Cela se produit lorsque la femelle se déplace en tournant et en virevoltant, suivi par le mâle. Les jeunes font aussi des traces similaires.
L’empreinte des deux pinces de chaque patte est petite : 4,5 cm de long et 3 cm de large, avec une éponge très courte. Les pinces s’arrondissent avec l’âge. Lorsqu’il marche, la longueur du pas est de 60 à 90 cm.
Les crottes (appelées #moquettes !) ressemblent à celles de la chèvre et du mouton : elles ont 10 – 14 mm de long sur 7 – 10 mm de large (un bout en creux ou arrondi, un bout avec une pointe). En été, elles peuvent être agglomérées.

Le chevreuil ne crie pratiquement que lorsqu’il a peur : c’est une sorte d’aboiement sec et répété (beûh-beûh-beûh où le b est très peu marqué).

Empreintes patte avant (AD) et arrière (PD) du chevreuil_-extraits du site "animal.cheloniophilie.com"_
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LE SANGLIER (150 - 160 cm; jusqu'à plus de 200 kg)

Si le #sanglier était rare dans les années 60, il a beaucoup proliféré depuis et des campagnes d'abattage ont désormais lieu pour limiter sa (sur)population. En 2016, 9300 ont été tués en Gironde. En France, durant la saison 2015-2016, 650 000 sangliers ont été abattus. On en éliminait 100 000 dans les années 80 et deux fois moins dans les années 70. En 40 ans (entre 1974 et 2014), le nombre de sangliers abattus a été multiplié par 12. Il semblerait que le réchauffement climatique le favorise avec de meilleures glandées et des hivers plus doux bénéficiant à la survie des jeunes. Son statut diffère d'un département à l'autre: gibier ou nuisible, chasse libre ou soumise à un plan qui fixe le nombre maximum de bêtes à abattre.

Son poids est compris entre 50 et 150 kg, parfois même plus de 200 kg. Aussi, les coulées dans la végétation sont bien visibles, rectilignes, larges d'une vingtaine de centimètres et jalonnées de quelques boutis. La trace la plus répandue et la plus visible est justement les boutis : à la recherche de sa nourriture, il a pour habitude de retourner la terre avec son nez, à coups de boutoir, pour y trouver vers et racines. On dit alors qu’il fouge. Ce fouissage a un rôle bénéfique en aérant la terre et en réveillant la banque de graines. L'*empreinte* a la forme d'un trapèze : à l'avant, deux sabots ou pinces (= deux doigts) avec deux autres plus espacés à l'arrière (les gardes) visibles lorsque la terre est souple et que le sanglier a au moins 3 ans. Les pieds avant sont plus grands que les pieds arrière. Pour un #marcassin, la largeur de l'empreinte est seulement de 3 cm, alors qu'elle peut atteindre 8 - 9 cm pour un vieux sanglier. Chez les jeunes, les pinces sont plus pointues que chez les vieux. Il recherche la tranquillité pour se reposer : un endroit à l’abri du vent et des regards indiscrets, dans des fourrés épais, bois, landes ou au milieu de champs cultivés. Durant la journée, il se repose dans une petite dépression sèche au sol, abritée du vent et du soleil (donc exposée au sud, sud-est ou sud-ouest), derrière une grosse souche ou dans des buissons épais (ronciers): la bauge. S'il y reste quelques jours, il la tapisse de feuilles mortes et d'herbes sèches. Le soir, en sortant de la #bauge, il prend des bains de boue, formant alors une souille (ou un souillard), afin de débarrasser son pelage des parasites, des insectes et réguler sa température (car le sanglier ne transpire pas). Les #souilles d'été et d'hiver sont différentes. On peut même en déduire la taille de l'animal puisqu'en sortant de la #souille, il se débarrasse de la boue en se frottant sur les troncs d’arbres environnants (#houssures = frottis). La hauteur de la vase (ou boue) sur l'arbre, associée aux dimensions de la souille, donne une idée de la hauteur/taille de l'animal. Il ne faut pas confondre les souilles vaseuses avec les mares aux eaux claires. C'est dans ces dernières qu'il s'abreuve à l'aube avant de regagner sa bauge. Non loin de la bauge, vous pourrez découvrir les excréments du sanglier (7 cm de diamètre à l'état frais): ils ont la forme de boudins ou de quilles en hiver, de bouse noire-verdâtre en automne, de boules ou de balles plus ou moins accolées au printemps et en été. Les cris ressemblent à ceux du cochon. Ils deviennent de plus en plus graves au fur et à mesure qu'il vieillit. Les sens les plus développés du sanglier sont l'ouïe et l'odorat.

Les femelles se regroupent en #compagnies de 2 à 6, suivies de leurs jeunes de l’année et des femelles de l’année précédente. La laie de tête mène le groupe. A l’âge adulte, les mâles se tiennent généralement à l’écart, non loin de la compagnie, ou vivent en solitaire, ne s’y joignant qu’en période de rut qui a généralement lieu autour du mois de décembre (de mi-novembre à janvier). La femelle s'isole une semaine avant l'accouchement (fin avril-début mai). Elle construit un nid (#chaudron) en milieu ouvert (hautes herbes, cultures) qui ressemble à un tas d'herbe d'un mètre de haut, entrecroisé de branches. Les compagnies (#laies et leurs petits de l'année) se reforment 15 jours à 3 semaines après les naissances. Les #marcassins perdent leurs rayures vers 4 - 5 mois.

Dessin empreinte de sanglier (ceillac.com)
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LAPIN DE GARENNE

Aujourd'hui, notre association "#jardin-et-ecotourisme" organise une #balade, ouverte à tous et gratuite, pour découvrir la #biodiversité de la #flore et de la #faune du parc de #Luchey-Halde, à #Mérignac. C'est une zone où le #lapin et ses traces sont visibles. C'est donc l'occasion de vous présenter, avec le post ci-dessous, cet animal commun , ainsi que les indices trahissant sa présence dans les lieux qu'il habite.

Plusieurs lieux à Mérignac abritent de nombreux lapins sauvages: parc du Château,# aéroprt, parc de #Beutre, environs de #LeroyMerlin... Ils restent au fond de leur terrier le jour (sauf dans les lieux tranquilles), mais on peut les voir à l’aube et au crépuscule (notamment les jeunes entre avril et août).

A tout moment, de nombreux indices trahissent leur présence. En étant attentif, vous verrez donc:
*des crottes (appelées “repères”): de couleur brun foncé, très visibles, de diamètre toujours inférieur à 1 cm, déposées souvent sur de légères buttes. Elles servent au marquage du territoire par le mâle dominant qui laisse sur elles la sécrétion de ses glandes anales. Quand il y a énormément de crottes, il s'agit de WC collectifs: les pétouillers. L’analyse des crottes permet de retrouver toutes les particules non digérées. Le lapin émet aussi des crottes molles qu’il ré-ingère pour récupérer des éléments (vitamines) qui se forment dans son gros intestin (caecotrophie).
*des gratis (terre grattée et mise à nu) surtout aux limites du territoire. Creusés par le mâle dominant, ils mesurent environ 3-10 cm de profondeur et 5 à 15 cm de long. Il y dépose souvent une ou plusieurs crottes, à côté plutôt que dedans. Cela permet de les distinguer des gratis de chiens, ainsi que leurs formes en pointe.
*des plantes sectionnées ou des écorces rongées: Aux alentours des terriers d’un groupe familial (dont l’ensemble est appelé garenne), la végétation herbacée est souvent très rare ou a même disparu, rongée en permanence. Les petits arbustes sont écorcés (bois éclatant de blancheur) et abroutis: comme ils sont ébourgeonnés, ils se transforment en buissons touffus et de formes irrégulières du fait des tailles répétées que leur imposent les lapins (en hiver notamment).
*des terriers sont creusés en terrain sec, souvent dans l’amas racinaire d’un tronc de pin renversé. L’entrée mesure de 10 - 15 cm de diamètre selon leur ancienneté et leur fréquentation. A titre comparatif, voici les diamètres des autres terriers que pouvez trouver sur la commune: 30 cm pour le blaireau, 20 - 25 cm pour le renard, 5 - 8 cm pour le rat, 3 - 4 cm pour le mulot, 5 cm pour le martin pêcheur et l’hirondelle de rivage. Lorsque le creusement s’effectue de l’extérieur, les déblais frais du sous-sol forment des monticules dont la couleur fait contraste avec l’environnement. Lorsque les galeries sont creusées de l’intérieur, il n’y a pas de déblais devant l’entrée: en effet, le lapin presse alors les déblais contre les parois. On reconnait un terrier occupé à son odeur, aux crottes, aux empreintes et aux poils accrochés devant l’entrée. Par contre, il est abandonné s'il y a des toiles d’araignée ou des feuilles mortes à l'entrée.
des sentiers (appelés "coulées") bien nets sont visibles dans la végétation: elles relient les trous de la garenne; d’autres (moins nets) vont vers les lieux où le lapin se nourrit.
des empreintes en forme de lancettes (avec souvent deux griffes qui peuvent être les seules marques laissées sur un terrain ferme). Le plus long des ongles est du côté interne. Dans le sable ou la neige (voir photo ci-dessous), la disposition *caractéristique en Y de quatre grandes empreintes suffit à caractériser le lapin, même si leur contour est flou : quand il court, deux empreintes côte-à-côte (ce sont les pattes postérieures PP: 4 x 2,5-3 cm) suivies de deux empreintes l’une derrière l’autre (ce sont les pattes antérieures PA). Quand il saute, la voie ressemble à celle de l’écureuil: deux empreintes des PP bien écartées entre lesquelles viennent se placer les deux empreintes des PA (les quatre empreintes forment un trapèze renversé). La voie mesure 20 à 30 cm de long et 10 cm de large. Les sauts mesurent, eux, 60 à 80 cm.
Photo d'empreintes de lapin extraite du site "fr.dreamstime.com"
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