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TV Finance, chaîne 100% web spécialiste des marchés financiers. Actualités, interviews et analyses vous attendent en direct du lundi au vendredi
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Les fintech révolutionnent les moyens de paiement

Fintech, terme né de la contraction de finance et technologie évoque un monde compliqué et novateur. Or ces sociétés ont en commun de démocratiser des services autrefois réservés aux seules banques et de les mettre à disposition du grand public grâce à une interface simple. 

On a déjà parlé des robo-advisors qui permettent de gérer votre allocation d’actif et fond de l’ombre aux grands noms de la gestion de portefeuille. Voici maintenant, dans une toute autre catégorie mais sur un marché gigantesque, des fintech qui s'intéressent aux moyens de paiement.

Sur le créneau du paiement, Smile and Pay vient de lancer une solution très économique notamment pour les micros entreprises. L’enjeu : démocratiser l'accès au règlement par carte bleue pour les microentreprises, qui ne sont souvent pas dotées de terminal de paiement : les frais demandés par les acteurs qui commercialisent traditionnellement ce type d'appareils sont trop élevés par rapport à leur chiffre d'affaires. Mais attention, la concurrence est rude sur ce segment avec notamment l’américain Square, déjà valorisé plus de quatre milliards de dollars.

Des solutions sont également en train de se développer du côté des moyens de paiement à l’international. Fini le casse-tête du change avec des taux prohibitifs : créée en 2012, PayTop, spécialisée dans les paiements en ligne à l'international, a notamment développé une carte de paiement multi-devises qui concurrence les banques. La start-up a également dans le collimateur le marché juteux des transferts d’argent à l’international type Western Union. Mais elle se distingue des acteurs traditionnels du secteur grâce à ses prix fixes : 4 euros pour un transfert de 0 à 150 euros, 8 euros pour des montants supérieurs.

Les fintech s'attaquent à de nombreux domaines : le monde des placements via la gestion de portefeuille et le crowdfunding, mais aussi l'assurance, les moyens de paiements et plus largement tous les services bancaires. Les banques ont-elles du souci à se faire ? 

Oui ! Une récente étude du cabinet McKinsey estime que les acteurs Internet pourraient provoquer d'ici une dizaine d’année une baisse de 20 à 60 % des bénéfices bancaires selon les métiers... Dans les services de paiement, les profits chuteraient de 35%. Faute de parade, elles ont pour l’instant décider de relever leurs frais… sans qu’aucun nouveau service ne soit apparu. L’inverse du mantra des fintech : faire plus simple, plus pratique et moins cher.
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Ça craque sur le high yield !

On parle liquidité ce matin : deux fonds américains d'obligations risquées sont incapables de faire face aux demandes de retrait. Une situation qui ne rappelle pas de bons souvenirs aux investisseurs.

Il n’y a pas que les actions qui tanguent en ce moment. On pourrait rapidement reparler des obligations et en particulier des junk bonds, ces obligations parmi les plus mal notées mais qui offrent en contrepartie un rendement plus élevé : les fameuses obligations high yield ou haut rendement.
C’est sur ce secteur de la dette des entreprises mal notées que les Etats-Unis ont connu leur première victime de liquidité. La société de gestion américaine Third Avenue a annoncé qu'elle suspendait les remboursements demandés par les porteurs de son fonds Focused Credit Fund, qui compte près de 800 millions de dollars d'encours. En un an cependant, ces encours ont fondu, puisqu'ils pointaient à 2,75 milliards de dollars à la fin 2014...
Or la société Third Avenue n'arrivant plus à vendre assez d'actifs pour rembourser ses investisseurs, les dirigeants n'ont eu d'autre choix que de geler les avoirs de leurs clients, en attendant de pouvoir liquider leurs positions dans de meilleures conditions.

C’est la première fois depuis 2008 que cette situation se produit. Quels sont les facteurs qui expliquent cette situation ?
En cause évidemment, la perspective d'une hausse des taux de la Reserve fédérale d’une part et l’augmentation des défauts de paiement pour les sociétés notées BB+ ou moins, sociétés pétrolières en tête. Les investisseurs en quête de rendement avaient massivement misé sur cette catégorie spéculative. Aujourd’hui, ils fuient cette classe d'actifs : en une semaine, ce sont près de 3,5 milliards de dollars qui ont ainsi été retirés sur l'ensemble des fonds « high yield » aux Etats-Unis. Et ce d'autant que ce scénario n’est pas un cas isolé : un autre fonds de 1,3 milliard de dollars, Stone Lion Capital, est lui aussi dans l'impossibilité de rendre aux investisseurs leur argent. Les marchés redoutent un effet de contagion et désertent encore plus ce compartiment asséchant la faible liquidité. Bref, on assiste peut-être aux prémices d’un krach sur les junk bonds.
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Et vous, que pensez-vous de la TTF?

La TTF ou taxe sur les transactions financières se met en place difficilement en Europe.

A l’origine de cette taxe, une réflexion du prix Nobel d’économie James Tobin. Son idée, qui date des années 1970 : taxer les transactions financières. En 2011, en pleine crise financière, l’idée est revenue sur le devant de la scène lorsque les Etats ont été mis à contribution pour renflouer les établissements financiers en faillite. Il paraissait juste qu’une petite taxe soit prélevée sur chaque transaction afin de se constituer un matelas de protection contre les chocs à venir. La proposition : prélever 0.1% sur chaque transaction sur les actions et les obligations, et 0.01% sur les produits dérivés.
Beau projet sur le papier mais difficile à mettre en œuvre dans une Europe à 28 ou chaque pays défend bec et ongles sa souveraineté fiscale. En discussion depuis des années, une version allégée pourrait ainsi être mise en place mais ne concernerait que dix pays européens.

La taxe sur les transactions financières devait en théorie entrer en vigueur le 1er janvier 2016. A quelques jours de l’échéance, on se dirige vers un accord a minima : la TTF s'appliquerait à l'ensemble des transactions, y compris les échanges intra-journaliers ("intraday trading") mais aucune décision n’a en revanche été prise en ce qui concerne le taux d’imposition.

Les dix Etats européens se donnent encore du temps pour peaufiner leur proposition finale dont l'épineuse question de l’affectation de cette taxe : ONG et mouvements altermondialistes souhaitaient que les 30 à 35 milliards d’euros collectés soient affectés aux enjeux mondiaux du changement climatique et de la pauvreté. Une annonce en pleine COP21 aurait été une réussite. Mais c’est raté.
La commission européenne se heurte en effet à une levée de boucliers. Dix pays engagés et qui ne s’entendent pas encore, ce n’est clairement pas assez. Dans des marchés globalisés, de plus en plus automatisés, cette nouvelle taxe sur les transactions financières ne serait réellement efficace que si elle était partagée par l’ensemble des centres financiers névralgiques mondiaux : Londres, New York, Singapour, Tokyo…

Les professionnels redoutent donc une perte de revenus, la délocalisation des transactions, donc des activités, et des suppressions d'emplois.

Bercy n’a en tout cas pas attendu un accord européen ou mondial. Les investisseurs ont vu apparaître sur leurs avis d’opéré une TTF qui est en fait un impôt de bourse de 0.2% sur chaque transaction portant sur les actions des sociétés dont la capitalisation est supérieure à 1 milliard d’euro. Mais cette nouvelle taxe n’est pas sans impact : selon une étude de l'AMF, la TTF française sur les actions aurait réduit d'environ 10% les volumes. Une taxe nouvelle qui ne plaide pas pour le retour des investisseurs en Bourse...
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L'ère du pétrole cher est-elle révolue ?

Coup de froid sur les matières premières et notamment sur l’or noir hier avec un baril de brut léger américain, le fameux WTI, tombé nettement en dessous de la barre symbolique des 40$. Le baril européen ne fait pas mieux et chute lui aussi en dessous de 42$, un plus bas depuis 2009. L’addition est salée pour tous ceux qui avaient misé sur un rebond du brut : le prix du baril a dévissé de plus de 60% en 18 mois passant de 115$ à moins de 40$.

Et la dégringolade n’est pas terminée : le relèvement des taux d’intérêt américains, attendu pour la semaine prochaine, pourrait accentuer cette chute. En effet, on observe une corrélation positive entre la hausse du dollar et la baisse des cours du pétrole. Plus le billet vert se renchérit et plus les prix du brut sont poussés à la baisse. Une hausse des taux très probable risque donc par ricochet, en boostant le dollar, de faire baisser les cours du brut.

En dépit de la chute des prix du pétrole, l’OPEP a décidé vendredi dernier à Vienne de maintenir sa production à ses niveaux actuels. Ce n’est pas vraiment une surprise, même si certains membres de l’OPEP tels que le Nigeria, le Venezuela ou encore l’Algérie commencent à souffrir de la faiblesse des cours. Mais pour certains, Arabie Saoudite en tête, il n’est pas question de réduire sa production, actuellement 32 millions de barils par jour (mbj) soit un tiers du pétrole mondial. Pas question de perdre des parts de marché au profit notamment des pétroles de schistes américains.

L’ajustement se fera par le marché, c’est-à-dire par le jeu de l’offre et de la demande. Dans ces conditions de surproduction, d’optimisation et d’alternative énergétique, et avec une croissance mondiale qui perd en dynamisme, l’ère du pétrole cher est peut-être révolue. On anticipe pour 2016 un pétrole à 25 voire 20$, une aubaine pour les consommateurs, une équation plus difficile pour les finances publiques et les banques centrales qui sont toujours à la recherche de l’inflation perdue…
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Mark Zuckerberg cède sa fortune... à sa fondation.

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook est devenu papa. Dans la foulée, les heureux parents ont annoncé qu’ils feront don de 99% de leur fortune à leur nouvelle fondation caritative, la "Chan Zuckerberg Initiative".

Dans la foulée d’autres milliardaires tels que Warren Buffett ou Bill Gates, Marc Zuckerberg, le petit prince des réseaux sociaux, a donc décidé de consacrer sa fortune aux bonnes œuvres ou plutôt à sa propre fondation. Concrètement, au total 99% de sa fortune soit près de 45 milliards de dollars au cours de sa vie. Que les fans se rassurent, qui dit transfert des actions ne dit pas perte de contrôle : il garde le contrôle des droits de vote de sa société et entend rester également le CEO de Facebook de ”nombreuses années”.

On savait que le fondateur de Facebook était philanthrope. Avec sa fondation, il passe un stade supérieur… qui sert également ses intérêts. 20 millions de dollars pour amener le WiFi dans les écoles, 75 millions à un hôpital de San Francisco, 25 millions à la lutte contre Ebola, 100 millions aux écoles publiques du New Jersey... On estime les dons de Zuck à 1.6 milliard de dollars. Cependant la fondation personnelle est également un moyen commode de gérer son patrimoine…

Aux Etats-Unis la législation vise même à inciter les entrepreneurs à prendre ce type d'initiatives. La création d’une fondation permet de transférer le contrôle de sa société sans payer de taxes sur les plus-values, et de léguer le tout à ses descendants sans payer de droits de succession. La petite Maxima sitôt née sitôt déshéritée ne l’est donc pas tant que ça puisqu’il suffit qu’elle hérite de la fondation pour se retrouver à nouveau à la tête de Facebook.
Pratique également pour les impôts, la fondation permet de déduire chaque année de ses impôts le montant donné. Avec des dons allant jusqu’à un milliard de dollars par an transféré au cours des trois prochaines années, Zuckerberg devrait donc voir son impôt fondre de manière conséquente.

Derrière la philanthropie, le couple organise donc son patrimoine. En effet, si la volonté des jeunes parents d’agir pour la formation personnalisée, la lutte contre les maladies, le rapprochement entre les gens ou les peuples, et la construction de communautés fortes, le couple fait aussi tout bonnement de la gestion de patrimoine.
Est-ce condamnable ? Non, et surtout on serait bien inspiré en France de s’en inspirer au lieu de multiplier les niches fiscales coûteuses et compliquées. Après tout, voilà l’exemple d’un jeune homme qui a réussi et qui souhaite choisir lui-même comment et à qui il souhaite faire bénéficier la richesse qu’il a créé.

Et il aura du temps pour y réfléchir et surtout pour pouponner : fait rarissime dans la Silicon Valley, le jeune papa PDG de 31 ans, a aussi décidé de s'accorder deux mois de congé de paternité et encourage ses employés à faire de même.
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